Photographie de Arbre du suicide
Toutes les plantes
Apocynaceae

Arbre du suicide

Cerbera odollam

3 photos
Aussi appelée : Cerbère odollam

Description botanique

Type :

Arbuste ou arbre tropical persistant.

Hauteur :

généralement 5 à 15 mètres ;
parfois davantage selon les conditions.

Port :

dressé ;
fortement ramifié ;
cime dense.
Latex

Toutes les parties de la plante peuvent produire un :

latex blanc et collant.

Celui-ci doit être considéré comme irritant et ne doit pas entrer en contact avec les yeux ou les muqueuses.

Feuilles

Les feuilles sont :

simples ;
entières ;
disposées en spirale ;
souvent regroupées vers l’extrémité des rameaux ;
oblongues à lancéolées ;
vert foncé brillant.

Fleurs

Les fleurs sont :

blanches ;
parfumées ;
à cinq pétales ;
avec un centre souvent jaunâtre, rosé ou rougeâtre.

Elles ressemblent à celles de plusieurs autres Apocynaceae.

La plante peut ainsi rappeler certains :

lauriers-roses ;
frangipaniers ;
autres arbres tropicaux de la famille.

Fruits

Les fruits sont :

ovoïdes à presque sphériques ;
verts lorsqu’ils sont jeunes ;
devenant jaunâtres ou rougeâtres à maturité selon les conditions.

Ils ressemblent parfois à de petites mangues, ce qui explique le nom anglais :

Sea Mango.

Graine

Le noyau renferme la partie particulièrement dangereuse :

la graine ou amande interne

où se concentrent des hétérosides cardiotoniques comme la cerbérine

Répartition

L’espèce possède une vaste répartition naturelle tropicale allant du :

sud de l’Inde ;
Sri Lanka ;
Bangladesh et régions voisines ;
Asie du Sud-Est ;
Malaisie ;
Indonésie ;
Papouasie ;
jusqu’à plusieurs îles du Pacifique.

Elle est particulièrement associée aux zones côtières tropicales.

Habitat

Cerbera odollam pousse principalement dans :

mangroves ;
marécages ;
estuaires ;
berges ;
zones côtières ;
forêts humides littorales.

Elle tolère :

forte humidité ;
sols temporairement inondés ;
environnements littoraux.

Principes actifs

L’extrait aqueux de feuilles a donné une teneur élevée en phénols, tanins, flavonols et alcaloïdes, tandis qu’un extrait méthanolique présentait une teneur plus élevée en anthocyanes et en glycosides cardiaques.

Les grains produisent de la cerbérine, un cardénolide de type digoxine et une toxine glycoside cardiaque.

Utilisations Culinaire.

Au Bangladesh, une espèce de la région côtière n’est pas considérée comme trop toxique et même les habitants utilisent la partie charnue du fruit comme nourriture.

Médecine Rurale.

Les parties de Cerbera odollam contiennent des composés toxiques, notamment des alcaloïdes cardiotoniques, qui peuvent être mortels en cas d'ingestion. Les graines de l'arbre sont particulièrement toxiques et ont été utilisées par certaines cultures pour empoisonner des animaux et des humains.

Cependant, dans certaines régions, les extraits de l'arbre ont été utilisés dans la médecine traditionnelle pour traiter diverses affections.

Cette plante contient un poison mortel qui est aussi utilisé dans la pharmacopée traditionnelle car, à très faible dose, c'est un cardiotonique très efficace et un excellent vomitif

Utilisé traditionnellement comme émétique, cathartique, dans le traitement de l’hydrophobie et des rhumatismes.

Utilisé dans la paralysie.

L’écorce, les feuilles et le latex sont considérés comme émétiques et purgatifs.

L’écorce est utilisée à l’extérieur pour traiter la teigne.

Les feuilles sont utilisées en externe pour traiter la teigne.

Une décoction de feuilles est ajoutée à un bain aromatique après l’accouchement.

L’huile est appliquée en externe pour traiter la gale et est utilisée comme tonique capillaire qui tue également les poux de tête.

Les fleurs sont utilisées comme traitement contre les hémorroïdes.

Une huile obtenue à partir de la graine est utilisée pour l’onction de la tête comme tonique capillaire.

Autres.

Aux Philippines, graines utilisées comme poison pour les poissons.

Ailleurs, les graines sont utilisées comme biopesticide, insectifuge et mort-aux-rats.

Usages traditionnels

Certaines populations ont historiquement utilisé différentes parties de Cerbera odollam dans des pratiques ethnomédicinales ou techniques.

Des usages externes ou traditionnels ont notamment été rapportés pour :

certaines affections cutanées ;
plaies ;
douleurs ;
inflammations.

Le genre a également été étudié pour différentes activités pharmacologiques. Cependant, le risque toxicologique domine largement son intérêt thérapeutique domestique.

Usages culinaires

Aucun usage alimentaire recommandé

Le fruit ne doit pas être traité comme une mangue ou un fruit tropical comestible.

Il ne faut pas consommer :

graines ;
noyaux ;
fruits ;
latex ;
préparations artisanales de la plante.

La graine est particulièrement dangereuse en raison de sa forte teneur en glycosides cardiotoniques.

Posologie

Usage interne

Aucune posologie phytothérapeutique orale sûre ne peut être recommandée.

Cerbera odollam contient des hétérosides cardiotoniques (cardénolides), notamment la cerbérine, la nériifoline et d'autres composés apparentés. La cerbérine agit de façon comparable aux digitaliques et peut provoquer bradycardie, troubles de conduction, hyperkaliémie, arythmies graves et décès.

La graine/amande du fruit est particulièrement dangereuse. Des intoxications humaines mortelles sont bien documentées.

Précautions

Les graines sont utilisées comme poison ; même un seul grain peut être mortel.

Utilisé pour le suicide et l’homicide.

Les grains contiennent de la cerbérine, un cardénolide de type digoxine, et du glycoside cardiaque qui bloque les canaux ioniques calcium dans le muscle cardiaque, provoquant des arythmies, le plus souvent mortelles.

En Inde, il est à l’origine de plus de la moitié des décès par empoisonnement des plantes, un empoisonnement mortel sur 10 est attribué à Cerbera.

La difficulté à détecter la cerbérine dans les autopsies et le masquage de son goût par des épices fortes en font un agent approprié d’homicide et de suicide en Inde.

A utilisé seulement en externe

Contre-indications

☠️ TOXICITÉ TRÈS ÉLEVÉE

Éviter :

ingestion ;
préparations artisanales ;
poudres ;
teintures ;
extraits maison ;
accès des enfants aux fruits.
Latex

Le latex peut également provoquer une irritation de :

peau ;
yeux ;
muqueuses.

Porter des gants lors de la taille ou de la manipulation de fruits endommagés.

Interactions

Toute utilisation médicinale interne étant déconseillée, l’objectif n’est pas d’établir une liste de combinaisons sûres.

Une exposition pourrait être particulièrement problématique chez une personne utilisant :

digoxine ;
antiarythmiques ;
médicaments modifiant le potassium ;
diurétiques ;
traitements cardiaques.

La toxicité cardiaque peut rendre les associations imprévisibles.

Photographies

Galerie

3 images