Photographie de Arrow-Root de Tahiti
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Dioscoreaceae

Arrow-Root de Tahiti

Tacca leontopetaloides

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Aussi appelée : Tacca pied-de-lion, Tacca polynésien

Description botanique

Type :

Plante herbacée vivace à gros tubercule souterrain.

Hauteur :

généralement 60 cm à 1,5 m ;
parfois davantage avec l’inflorescence.
Tubercule

Le tubercule est :

souterrain ;
globuleux à irrégulier ;
riche en amidon ;
parfois volumineux.

C’est la partie ayant le principal intérêt alimentaire traditionnel.

Feuilles

Les feuilles sont :

grandes ;
profondément divisées ;
portées par de longs pétioles ;
vertes ;
très découpées.

Leur silhouette peut rappeler une grande feuille palmée ou plusieurs folioles disposées en éventail.

Fleurs

L’inflorescence est très caractéristique.

Elle porte :

plusieurs petites fleurs ;
des bractées ;
de longs filaments pendants.

Ces filaments peuvent atteindre plusieurs dizaines de centimètres et donnent à la plante un aspect spectaculaire.

Les fleurs sont généralement :

verdâtres ;
jaunâtres ;
brunâtres à pourprées selon les populations.

Fruits

Les fruits sont :

charnus ;
ovoïdes à globuleux ;
regroupés sur l’infrutescence.

Ils contiennent plusieurs graines.

Les graines participent surtout à la reproduction de la plante et ne constituent pas la partie alimentaire principale.

Répartition

Tacca leontopetaloides possède une vaste distribution tropicale dans l’Ancien Monde et le Pacifique.

On la rencontre notamment dans :

Afrique tropicale ;
Madagascar ;
Inde ;
Sri Lanka ;
Asie du Sud-Est ;
Indonésie ;
Philippines ;
Papouasie-Nouvelle-Guinée ;
Micronésie ;
Mélanésie ;
Polynésie.

Elle possède une importance particulière dans plusieurs cultures des îles du Pacifique.

Habitat

L’Arrow-root de Tahiti pousse principalement dans :

forêts claires ;
zones côtières ;
lisières ;
terrains ouverts ;
sols sablonneux ;
îles tropicales.

Il apprécie :

chaleur ;
humidité saisonnière ;
sols bien drainés ;
lumière à mi-ombre.

La plante peut traverser une période de repos pendant laquelle ses parties aériennes disparaissent tandis que le tubercule persiste sous terre.

Principes actifs

Le criblage phytochimique a produit des alcaloïdes, des saponines et des tanins de la feuille, alors que seuls des alcaloïdes étaient présents dans les tubercules.

Utilisations Culinaire :

Attention

Les tubercules sont considérés comme toxiques, mais le poison est éliminé par trempage et lavage, et rinçage répété des tubercules féculents dans l'eau.

Utilisé comme aliment car les rhizomes produisent beaucoup d'amidon.

Les fruits ont un goût sucré.

Pour obtenir l'amidon, les tubercules sont épluchés et râpés, la pulpe lavée à l'eau plusieurs fois, puis tamisée. À partir de la solution aqueuse d'amidon, les grains d'amidon sont déposer, collectés et séchés au soleil.

Médecine Rurale:

Utilisé pour la dysenterie et la diarrhée.

En Inde , également utilisé pour la dysenterie. Rhizome utilisé pour les pieux.
La tribu Bhilla du Maharashtra applique de la pâte de tubercules sur les furoncles.

Utilisé pour les courbatures et les maux de tête, pour arrêter les hémorragies internes de l'estomac et du côlon.

Aussi, appliqué sur les plaies pour arrêter le saignement.

Au Nigéria, la racine broyée est placée sur une zone infestée de vers de Guinée pour arrêter les épidémies ; également pris en infusion pour traiter l'hépatite.

Une préparation de racine est utilisée pour traiter les morsures de serpent. Les fleurs sont frottées sur les morsures de serpent.

Dans les îles polynésiennes , les tubercules crus amers sont utilisés pour traiter les maux d'estomac, notamment la diarrhée et la dysenterie.

A Hawaï , de l'amidon en poudre appliqué sur les plaies comme hémostatique ; utilisé pour arrêter le saignement de la coupure du cordon ombilical.

Aux Îles Cook , l'amidon s'applique sur les plaies et les brûlures. les tubercules crus mélangés à de l'eau et de l'argile rouge sont consommés contre la diarrhée et la dysenterie, et pour arrêter les hémorragies de l'estomac.

A Hawaï, les tubercules râpés sont lavés à l'eau courante pendant de longues périodes et l'extrait amer résultant à l'état dilué est utilisé pour traiter la diarrhée et la dysenterie, en particulier chez les nourrissons.

En Côte d'Ivoire , la décoction de feuilles se prend par voie orale pour l'éléphantiasis scrotal et l'oedème de l'estomac.

Les pétioles broyés sont frottés sur les piqûres d'abeilles et de guêpes.

La sève de la tige rôtie est pressée dans les oreilles comme remède contre les maux d'oreilles.

Une décoction de racine est bue après l'accouchement pour éliminer les gaz excessifs.

L'intérieur de la racine est pressé dans de l'eau et appliqué en rinçage sur les yeux blessés.

L'amidon de la racine est frotté sur les plaies et les brûlures.

Les tiges de feuilles écrasées de la plante sont frottées sur les piqûres d'abeilles et de guêpes .

La tige est torréfiée et la sève pressée et utilisée sous forme de gouttes auriculaires comme remède contre le mal d'oreille.

Autres :

Au Nigeria l'eau dans laquelle les grilles de tubercules ont été lavées est utilisée comme détergent.

La plante est utilisée dans le culte traditionnel et les sacrifices.

Usages traditionnels

L’utilisation majeure est alimentaire.

Dans plusieurs îles du Pacifique, le tubercule est transformé en une fécule connue sous différents noms locaux, notamment :

Pia

Cette fécule était traditionnellement utilisée comme :

aliment énergétique ;
farine ;
épaississant ;
ingrédient de puddings et desserts.

Des usages médicinaux populaires de la plante ont également été rapportés dans différentes régions pour :

troubles digestifs ;
diarrhées ;
inflammations ;
certaines affections cutanées.

Mais l’intérêt médicinal est secondaire par rapport à la production d’amidon.

Usages culinaires

Amidon du tubercule

Une fois correctement traité, le tubercule fournit une fécule fine utilisée comme :

farine ;
épaississant ;
base de desserts ;
ingrédient de bouillies ;
préparation traditionnelle pour enfants et personnes ayant besoin d’aliments facilement digestibles.
Texture

L’amidon produit une préparation :

douce ;
neutre ;
relativement légère.

Il peut être utilisé d’une manière comparable à :

arrow-root véritable ;
fécule de manioc ;
amidon de maïs.
9. ⚠️ Tubercule cru : ne pas consommer

Le tubercule brut contient des substances qui doivent être éliminées avant consommation.

Il est traditionnellement :

râpé ou broyé ;
mélangé avec beaucoup d’eau ;
lavé plusieurs fois ;
filtré ;
laissé décanter ;
l’eau surnageante est éliminée ;
l’amidon est lavé de nouveau ;
puis séché.

Ce processus peut être répété plusieurs fois.

Fabrication traditionnelle de la fécule

Le procédé général consiste à récupérer uniquement la fraction amidonnée.

Étape 1 — Nettoyage

Les tubercules sont :

lavés ;
épluchés.
Étape 2 — Broyage

Ils sont ensuite :

râpés ;
écrasés ;
broyés.
Étape 3 — Lavages répétés

La pulpe est mélangée à de grandes quantités d’eau.

Ces lavages permettent d’éliminer progressivement :

substances amères ;
composés solubles indésirables.
Étape 4 — Filtration

La suspension est filtrée afin de séparer :

fibres ;
débris végétaux.
Étape 5 — Décantation

L’amidon se dépose au fond.

Étape 6 — Séchage

Le dépôt d’amidon purifié est ensuite séché pour produire la :

fécule de Tacca.

Posologie

Amidon / farine de tubercule préparé

Après détoxification traditionnelle correcte :

poudre ou amidon : 20 à 40 g par jour, incorporés à de l'eau, une bouillie ou une préparation alimentaire ;
pour un usage digestif traditionnel, certaines sources donnent environ 30 à 50 g/jour d'amidon préparé.

Ces quantités correspondent davantage à un usage traditionnel/alimentaire qu'à une posologie pharmacopéique officiellement validée.

Décoction

Une source secondaire ayurvédique rapporte :

tubercule séché préparé : 10 à 20 g ;
eau : 500 ml ;
faire frémir puis filtrer ;
préparation répartie en 2 à 3 prises dans la journée.

Je présenterais toutefois cette posologie comme traditionnelle et indicative, car elle n'est pas établie par une monographie clinique reconnue.

Usage externe — feuilles

Un usage ethnobotanique particulièrement précis est documenté à Pohnpei, en Micronésie :

prendre quelques feuilles ;
les écraser ;
appliquer directement la préparation sur l'éruption cutanée ;
2 fois par jour pendant environ 4 jours ou davantage selon l'usage traditionnel rapporté

Précautions

La racine non traitée est considérée comme toxique

Les tubercules sont considérés comme toxiques, mais le poison est éliminé par trempage et lavage, et rinçage répété des tubercules féculents dans l'eau.

Contre-indications

Tubercule non traité

Le principal danger est l’utilisation du tubercule :

cru ;
insuffisamment lavé ;
mal transformé.

Cela peut provoquer :

nausées ;
vomissements ;
douleurs abdominales ;
diarrhées ;
irritation digestive.
Préparation correcte indispensable

Seule une fécule ayant subi une détoxification traditionnelle appropriée doit être considérée comme alimentaire.

Interactions

Les interactions médicamenteuses spécifiques sont très peu documentées.

La fécule alimentaire purifiée ne présente pas les mêmes préoccupations que les extraits concentrés.

Pour les extraits médicinaux, les données sont insuffisantes pour établir des associations sûres.

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