Photographie de Artichaut
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Asteraceae

Artichaut

Cynara cardunculus

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Aussi appelée : Artichaut cultivé Artichaut commun

Description botanique

Type : grande plante herbacée vivace.

Hauteur :

généralement 1 à 2 mètres.
Port

La plante forme une grande rosette de feuilles avant de produire de puissantes tiges florales.

Tiges

Elles sont :

robustes ;
dressées ;
ramifiées dans leur partie supérieure.
Feuilles

Les feuilles sont :

très grandes ;
profondément découpées ;
vert grisâtre à gris argenté ;
parfois légèrement épineuses.

Elles peuvent dépasser :

50 à 80 cm de longueur.

Fleurs

L’inflorescence est un grand :

capitule

entouré de nombreuses bractées charnues.

Si le capitule n’est pas récolté pour l’alimentation, il produit de nombreuses fleurs :

bleu violacé ;
violettes ;
tubulaires.

La floraison est spectaculaire et très attractive pour les insectes pollinisateurs.

Partie alimentaire

Ce que nous appelons couramment « l’artichaut » correspond au :

capitule floral immature

On consomme principalement :

la base charnue des bractées ;
le réceptacle floral, appelé cœur d’artichaut.

Le « foin » situé au centre correspond à des structures florales immatures.

Répartition

Cynara cardunculus est originaire du :

bassin méditerranéen.

La plante et ses formes cultivées sont aujourd’hui présentes notamment en :

Italie ;
Espagne ;
France ;
Portugal ;
Grèce ;
Afrique du Nord ;
autres régions tempérées.

L’Artichaut est cultivé dans de nombreux pays pour son intérêt :

alimentaire ;
médicinal.

Habitat

Les formes sauvages apprécient :

terrains secs ;
friches ;
coteaux ;
milieux méditerranéens ;
sols bien drainés.

Les formes cultivées préfèrent :

sols profonds ;
riches ;
fertiles ;
suffisamment humides.

Principes actifs

Les principaux constituants de l'artichaut comprennent les cynarines, les flavonoïdes, les acides phénoliques, les fibres, les minéraux et les vitamines.

Usages traditionnels

Les feuilles d’Artichaut sont traditionnellement utilisées pour :

digestion difficile ;
sensation de lourdeur après les repas ;
ballonnements ;
manque d’appétit ;
troubles digestifs associés à la fonction biliaire.

L’Artichaut possède une longue réputation comme plante :

digestive ;
cholérétique ;
cholagogue traditionnelle ;
hépatobiliaire.

Usages culinaires

Côtes et pétioles — Cardon

Les grosses côtes charnues constituent la principale partie consommée du cardon. Elles sont généralement blanchies puis cuites afin d'atténuer leur amertume.

Elles peuvent être préparées :

en gratin ;
à la vapeur ou à l’eau ;
braisées ;
en soupe ou potage ;
avec une sauce blanche ou béchamel ;
en accompagnement de viandes et poissons.

Le gratin de cardons est notamment une préparation traditionnelle en Suisse, particulièrement dans la région genevoise.

Capitules — Artichaut

Chez les variétés d’artichaut, on consomme le capitule floral immature avant l'ouverture des fleurs.

Les parties appréciées sont :

le cœur ou fond d’artichaut ;
la base charnue des bractées.

Ils se consomment cuits à l’eau, à la vapeur, farcis, grillés, marinés ou incorporés aux salades et plats méditerranéens.

Jeunes tiges

Les jeunes tiges tendres peuvent également être consommées après épluchage et cuisson. Leur saveur est légèrement amère et végétale.

Fleurs comme présure végétale

Les fleurs séchées de Cynara cardunculus possèdent des enzymes coagulantes, notamment des cardosines. Elles sont traditionnellement utilisées comme présure végétale pour faire coaguler le lait, particulièrement dans certaines productions fromagères du Portugal et d'Espagne.

Feuilles

Les grandes feuilles sont très amères. Elles sont beaucoup plus utilisées en phytothérapie que comme légume. Elles peuvent entrer dans certaines préparations amères ou boissons traditionnelles, mais ne constituent pas un aliment courant.

Posologie

Infusion de feuilles

Adultes et adolescents de plus de 12 ans :

1,5 g de feuilles sèches coupées pour 150 ml d’eau bouillante ;
laisser infuser environ 10 à 15 minutes, puis filtrer ;
4 fois par jour.

Soit une dose quotidienne d’environ 6 g de feuilles sèches.

Une autre modalité reconnue par l’EMA permet :

2 g de feuilles par préparation ;
3 fois par jour ;
soit également 6 g/jour.

Poudre de feuilles

Pour la feuille séchée pulvérisée :

600 mg par prise ;
3 fois par jour ;
soit 1,8 g de poudre par jour.
Extraits

Les doses dépendent fortement du DER (rapport drogue/extrait) et du solvant utilisé. La monographie EMA reconnaît plusieurs préparations, notamment des extraits aqueux secs et des extraits hydroalcooliques. Il est donc préférable de suivre la teneur et la dose indiquées pour l’extrait standardisé concerné plutôt que de donner une dose unique valable pour tous les extraits.

Précautions

L'artichaut est généralement considéré comme sûr lorsqu'il est consommé dans le cadre d'une alimentation normale. Cependant, des réactions allergiques peuvent survenir chez certaines personnes sensibles. Il est recommandé d'éviter les préparations à base d'artichaut en cas d'allergie connue aux plantes de la famille des Asteraceae.

Contre-indications

Aux quantités alimentaires, l’Artichaut est généralement bien toléré.

Les préparations médicinales de feuilles peuvent parfois provoquer :

diarrhée légère ;
spasmes digestifs ;
ballonnements ;
nausées.

Obstruction des voies biliaires
⚠️ Précaution importante

Les préparations cholérétiques ne doivent pas être utilisées arbitrairement en cas :

d’obstruction des voies biliaires ;
de certaines maladies biliaires importantes.

Une obstruction nécessite une prise en charge médicale.

Calculs biliaires

En présence de :

calculs biliaires connus

l’usage médicinal concentré de feuilles d’Artichaut nécessite un avis professionnel.

Stimuler la sécrétion ou l’écoulement biliaire peut être problématique dans certaines situations.

Allergies

Comme l’Artichaut appartient aux Asteraceae, prudence chez les personnes allergiques à :

camomille ;
arnica ;
achillée ;
pissenlit ;
ambroisie ;
souci.

Des réactions allergiques restent possibles.

Interactions

Médicaments hypolipémiants

Prudence avec les extraits concentrés associés à :

statines ;
autres traitements hypolipémiants,

notamment lorsqu’ils sont utilisés dans un objectif de réduction du cholestérol.

Plantes cholérétiques

L’effet digestif et biliaire peut s’additionner avec :

pissenlit ;
boldo ;
fumeterre ;
curcuma.

Cela n’est pas nécessairement problématique, mais demande davantage de prudence en présence d’une maladie biliaire.

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