Photographie de Caprier
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Capparaceae

Caprier

Capparis spinosa

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Aussi appelée : Câprier commun Câprier épineux Câprier méditerranéen

Description botanique

Capparis spinosa est un arbuste vivace particulièrement adapté à la sécheresse.

Type :

Arbuste ligneux vivace.

Hauteur :

généralement 30 cm à 1 mètre ;
les rameaux peuvent s'étendre horizontalement sur 1 à 3 mètres ou davantage.

Port :

étalé ;
rampant à retombant ;
fortement ramifié ;
parfois buissonnant.

Tiges :

longues ;
souples lorsqu'elles sont jeunes ;
devenant ligneuses ;
souvent arquées ou retombantes.

Épines :

Selon la variété, les stipules peuvent être transformées en :

petites épines ;
épines recourbées.

Certaines formes cultivées sont pratiquement dépourvues d'épines.

Feuilles :

alternes ;
simples ;
arrondies à ovales ;
épaisses ;
légèrement charnues ;
vertes à vert grisâtre ;
généralement longues de 2 à 5 cm.

Leur texture relativement épaisse constitue une adaptation aux environnements secs.

Floraison :

Principalement :

du printemps à la fin de l'été,

avec des variations selon le climat.

Fleurs :

grandes ;
blanches à blanc rosé ;
parfois légèrement violacées ;
très décoratives.

Elles possèdent :

quatre pétales ;
de très nombreuses longues étamines ;
des anthères souvent violettes ou pourpres.

Boutons floraux :

Ils sont récoltés avant leur ouverture pour produire les câpres.

Fruits :

ovoïdes à allongés ;
charnus ;
verts puis rougeâtres à maturité ;
portés par un long pédoncule.

Ils sont appelés :

câprons ;
caper berries en anglais.

Graines :

nombreuses ;
brunâtres ;
incluses dans une pulpe rougeâtre à maturité.

Racines :

puissantes ;
profondes ;
particulièrement adaptées aux sols secs et pierreux.

Répartition

Le Câprier possède une vaste aire de répartition dans les régions :

méditerranéennes ;
nord-africaines ;
moyen-orientales ;
asiatiques chaudes.

Il est notamment présent ou cultivé en :

Espagne ;
France méditerranéenne ;
Italie ;
Grèce ;
Turquie ;
Chypre ;
Maroc ;
Algérie ;
Tunisie ;
Égypte ;
Israël ;
Jordanie ;
Liban ;
Syrie ;
Iran ;
Irak ;
Afghanistan ;
Pakistan ;
Inde.

Habitat

Le Câprier est remarquablement adapté aux milieux :

secs ;
chauds ;
rocheux ;
pauvres.

Il pousse naturellement sur :

falaises ;
rocailles ;
coteaux secs ;
terrains pierreux ;
vieux murs ;
talus ;
ruines ;
fissures de rochers.

Il apprécie :

le plein soleil ;
la chaleur ;
les sols très bien drainés ;
les terrains calcaires ou pierreux.

Il résiste remarquablement bien :

à la sécheresse ;
aux fortes chaleurs ;
aux sols pauvres.

Il supporte en revanche mal :

l'eau stagnante ;
les sols constamment détrempés.

Son système racinaire profond lui permet d'exploiter l'humidité disponible dans les terrains très secs.

Principes actifs

Les composés phytochimiques bioactifs identifiés dans la plante comprennent les terpénoïdes, les alcaloïdes, les glucosinates, les tocophérols, les polyprénols, les isothiacyanates, les caroténoïdes et les composés phénoliques.

Le criblage préliminaire d'un extrait alcoolique de parties aériennes a donné des alcaloïdes, des glycosides, des glucides, des tanins, des composés phénoliques, des flavonoïdes et des triterpénoïdes, tandis qu'un extrait aqueux a donné des stéroïdes, des glycosides, des glucides, des flavonoïdes et des saponines.

Utilisations Culinaire:

Le bourgeon de câpre salé et mariné est utilisé comme assaisonnement ou garniture. Ingrédient commun dans la cuisine méditerranéenne. Les Fruits mûrs sont commercialisés sous le nom de baies de câpres.
ils ajoutent du piquant, un arôme particulier et un goût salé aux aliments tels que les sauces pour pâtes, les pizzas, le poisson, les viandes et les salades.
Dans les câpres, la saveur est due à l'acide caprique.

Médecine Rurale:

Diverses parties de plantes, y compris les fruits et les racines, ont été utilisées comme phytothérapie traditionnelle depuis l'Antiquité.

Les câpres ont des utilisations pour l'artériosclérose, comme diurétiques, désinfectants rénaux, vermifuges et toniques.

Les infusions et décoctions d'écorce de câpres sont traditionnellement utilisées contre l'hydropisie, l'anémie, l'arthrite et la goutte.

il est utilisé en médecine ouïghoure pour le traitement de la polyarthrite rhumatoïde.

les écorces de racines sont utilisées pour la splénomégalie, les troubles mentaux et les glandes tuberculeuses, également utilisé pour le traitement de la goutte et des hémorroïdes.

les Infusions et décoctions d'écorce de racine sont utilisées pour l'hydropisie, l'anémie, l'atonie générale et l'arthrite.

l'écorce de racine est utilisée comme purgatif, tonique, diurétique, vermifuge, emménagogue et analgésique.

Les fleurs sont utilisées comme stimulant dans la dysfonction érectile.

La Plante entière est utilisée contre la toux et l'asthme.

En médecine ayurvédique, on dit qu'ils sont des stimulants et des protecteurs hépatiques, améliorant la fonction hépatique.

En médecine traditionnelle, les racines, les fruits et l'écorce ont été utilisés comme diurétique, tonique et antipaludique. Également utilisé pour la diarrhée et les hémorroïdes.

Usages traditionnels

Le Câprier possède une très ancienne tradition médicinale.

Digestion

Différentes parties ont été utilisées traditionnellement pour :

stimuler l'appétit ;
favoriser la digestion ;
accompagner les ballonnements ;
soutenir certaines fonctions digestives.
Foie

La plante possède une tradition d'utilisation pour accompagner :

la fonction hépatique ;
certaines gênes biliaires.

Ces usages sont principalement traditionnels et ne doivent pas être assimilés à un traitement d'une maladie du foie.

Articulations

L'écorce de racine et différentes préparations ont été employées pour :

douleurs articulaires ;
rhumatismes ;
inconforts inflammatoires.
Peau

Les feuilles et racines ont également été utilisées extérieurement pour certaines :

irritations ;
inflammations ;
affections cutanées.
Médecines traditionnelles

Le Câprier apparaît dans différentes traditions :

méditerranéennes ;
grecques ;
arabes ;
persanes ;
ayurvédiques.

Usages culinaires

Le Câprier possède un usage culinaire majeur.

Câpres

Les câpres sont les boutons floraux non ouverts.

Après récolte, ils sont généralement :

salés ;
mis en saumure ;
conservés au vinaigre ;
parfois lactofermentés.

Ils développent ainsi leur saveur caractéristique :

acidulée ;
salée ;
légèrement piquante ;
aromatique.
Utilisations des câpres

Elles accompagnent :

poissons ;
viandes ;
sauces ;
salades ;
pizzas ;
pâtes ;
légumes ;
tartares ;
préparations méditerranéennes.

Elles entrent notamment dans certaines :

sauces tartares ;
tapenades ;
sauces au citron.
Câprons

Les fruits jeunes sont également récoltés puis conservés :

au vinaigre ;
en saumure.

Ils peuvent être consommés comme :

condiment ;
accompagnement apéritif.
Jeunes pousses et feuilles

Dans certaines régions méditerranéennes, les jeunes feuilles ou pousses sont également :

blanchies ;
marinées ;
conservées au vinaigre.
Attention au sel

Les câpres commerciales en saumure peuvent être très riches en sodium.

Un rinçage avant consommation permet de réduire une partie du sel de surface.

Posologie

Usage alimentaire

La forme la plus sûre et la mieux établie reste l'utilisation des :

câpres ;
câprons

comme condiments alimentaires.

Infusion traditionnelle des feuilles

Préparation indicative :

1 à 2 g de feuilles séchées ;
dans 200 à 250 ml d'eau chaude ;
infuser 10 minutes ;
filtrer.

Cette préparation possède surtout un intérêt ethnobotanique ; il n'existe pas de posologie clinique universellement reconnue.

Décoction de l'écorce de racine

L'écorce de racine a historiquement été utilisée en décoction.

Cependant, en raison :

du manque de standardisation ;
de sa composition concentrée ;
de données toxicologiques insuffisantes,

une posologie domestique précise de l'écorce de racine n'est pas recommandée.

Poudre et extraits

Des poudres et extraits de :

fruits ;
feuilles ;
boutons

font l'objet de recherches.

La dose dépend entièrement :

de la partie utilisée ;
du rapport d'extraction ;
de la concentration.
Usage externe traditionnel

Les feuilles écrasées ou certaines décoctions étaient traditionnellement utilisées localement sur la peau.

Effectuer un essai sur une petite zone, car les composés soufrés peuvent être irritants chez certaines personnes.

Précautions

Les extraits et pulpes de câpres ont été utilisés dans les cosmétiques, mais des cas de dermatite de contact et de sensibilité ont été signalés lors de leur utilisation

Contre-indications

Le Câprier est généralement bien toléré lorsqu'il est utilisé comme aliment correctement préparé.

Câpres fraîches non préparées

Les boutons fraîchement cueillis sont :

amers ;
piquants ;
peu agréables à consommer directement.

La fermentation, le salage ou la conservation au vinaigre permettent de développer leur saveur caractéristique.

Sel

Les câpres en saumure peuvent contenir beaucoup de sodium.

Prudence en cas de régime strictement contrôlé en sel.

Troubles digestifs

De grandes quantités peuvent provoquer chez certaines personnes :

irritation gastrique ;
ballonnements ;
inconfort digestif.
Allergie

Des réactions allergiques sont possibles, bien que peu fréquentes.

Grossesse et allaitement

L'utilisation normale des câpres comme condiment alimentaire doit être distinguée des extraits médicinaux concentrés.

Par prudence, éviter les fortes doses médicinales et les extraits concentrés pendant :

grossesse ;
allaitement,

faute de données suffisantes.

Racine

Les préparations concentrées de racine ou d'écorce de racine nécessitent davantage de prudence que l'utilisation alimentaire des câpres.

Interactions

Médicaments antidiabétiques

Certaines études cliniques et expérimentales ont exploré les effets de préparations de Capparis spinosa sur la glycémie.

Une prudence est donc recommandée avec les extraits concentrés en association avec :

insuline ;
metformine ;
sulfamides hypoglycémiants ;
autres traitements antidiabétiques.

Une surveillance de la glycémie peut être nécessaire.

Antihypertenseurs

Les câpres en saumure sont riches en sel, ce qui doit être pris en compte chez les personnes :

hypertendues ;
suivant un régime pauvre en sodium.

Il s'agit davantage d'une considération nutritionnelle que d'une interaction pharmacologique directe.

Plantes hypoglycémiantes

Prudence avec des doses médicinales associées à :

Fenugrec (Trigonella foenum-graecum) ;
Gymnema (Gymnema sylvestre) ;
Momordique (Momordica charantia) ;
Cannelle (Cinnamomum verum).

Les effets sur la glycémie pourraient s'additionner.

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