Photographie de Chanvre d'Eau
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Asteraceae

Chanvre d'Eau

Ayapana triplinervis

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Aussi appelée : Ayapana Ayapana à trois nervures Herbe à thé

Description botanique

Malgré son nom français, elle n’appartient pas au genre Cannabis.

Type :

Plante herbacée vivace à sous-arbrisseau.

Hauteur :

généralement 30 cm à 1 m ;
parfois davantage dans des conditions tropicales favorables.

Port :

dressé ;
ramifié ;
parfois légèrement étalé.
Tiges

Les tiges sont :

fines ;
dressées ;
vertes à rougeâtres ;
ramifiées.
Feuilles

Les feuilles constituent un excellent caractère d’identification.

Elles sont :

opposées ;
simples ;
étroites ;
lancéolées ;
allongées ;
légèrement coriaces.

Elles présentent généralement trois nervures longitudinales très visibles, ce qui explique l’épithète :

triplinervis.

Lorsqu’elles sont froissées, elles dégagent une odeur :

aromatique ;
douce ;
légèrement épicée.
Fleurs

Les fleurs sont regroupées en petits :

capitules.

Elles sont généralement :

rose pâle ;
mauves ;
blanchâtres à rosées.
Fruits

Les fruits sont de petits :

akènes

adaptés à la dispersion.

Répartition

L’Ayapana est originaire de l’Amérique tropicale, particulièrement :

bassin amazonien ;
Guyanes ;
Brésil ;
régions voisines.

Elle a été introduite et cultivée dans de nombreuses régions tropicales :

La Réunion ;
Maurice ;
Madagascar ;
Seychelles ;
Inde ;
Sri Lanka ;
Indonésie ;
Malaisie ;
Philippines ;
autres îles tropicales.

Elle s’est naturalisée localement dans certaines de ces régions.

Habitat

Le Chanvre d’Eau apprécie les milieux :

chauds ;
humides ;
tropicaux.

On le rencontre dans :

jardins ;
terrains humides ;
bords de chemins ;
friches ;
lisières ;
zones cultivées.

Il préfère :

sols riches ;
humidité régulière ;
bon drainage ;
soleil doux à mi-ombre.

Malgré son nom de Chanvre d’Eau, il ne s’agit pas nécessairement d’une plante :

aquatique.

Principes actifs

La plante produit du cinéol, de l'alpha-phellandrène, de l'alpha-terneol, de l'ayapanine, de l'ayapine, du bornéol, de la coumarine, du sabinène, de l'ombelliférone, entre autres.
Hemarin, une des coumarines, est utilisée comme remède antitumoral en phytothérapie.
Les feuilles contiennent une huile volatile, l'huile d'ayapana, 1,14%.

Usages traditionnels

L’Ayapana est une plante médicinale populaire dans plusieurs pharmacopées tropicales.

Troubles digestifs

Les feuilles sont traditionnellement utilisées contre :

digestion difficile ;
lourdeurs digestives ;
nausées ;
douleurs abdominales légères ;
ballonnements.
États fébriles

L’infusion est traditionnellement utilisée lors de :

fièvre ;
refroidissements ;
états grippaux dans la médecine populaire.
Voies respiratoires

Elle est également employée pour accompagner :

rhume ;
toux légère ;
irritation des voies respiratoires.
Tonique traditionnel

Dans certaines régions, l’Ayapana est considérée comme une plante :

tonique ;
stimulante digestive ;
réconfortante.
Usage externe

Les feuilles fraîches ou leurs préparations sont traditionnellement utilisées sur :

petites plaies ;
contusions ;
irritations ;
piqûres d’insectes.

Usages culinaires

L’Ayapana n’est pas un légume courant.

Son principal usage assimilable à un usage alimentaire est la préparation d’une :

tisane aromatique traditionnelle.

Posologie

Infusion traditionnelle des feuilles

Pour un adulte, à titre traditionnel :

1 à 2 g de feuilles séchées ;
200 à 250 ml d’eau chaude ;
couvrir ;
laisser infuser 5 à 10 minutes ;
filtrer.

Traditionnellement :

1 tasse après le repas ;
jusqu’à 1 à 2 fois par jour sur une courte période.
Avec les feuilles fraîches

Une petite quantité de feuilles fraîches peut également être utilisée en infusion.

Décoction

La décoction est possible mais généralement moins nécessaire pour les feuilles tendres.

L’infusion permet de mieux préserver certains :

constituants aromatiques.
Usage externe

Préparer une infusion plus concentrée, laisser refroidir puis utiliser en :

compresse ;
lavage.

Précautions

Aucun Connu à ce jour

Contre-indications

Aux quantités traditionnelles modérées, l’Ayapana est généralement utilisée sous forme d’infusion.

Cependant, les données cliniques modernes restent :

limitées.
Coumarines

La plante contient différents composés coumariniques.

Cela justifie d’éviter :

doses très élevées ;
extraits concentrés non standardisés ;
cures prolongées.
Grossesse

Par prudence :

usage médicinal interne déconseillé pendant la grossesse faute de données suffisantes.
Allaitement

Même précaution pendant :

l’allaitement.
Enfants

Éviter les extraits concentrés chez les jeunes enfants.

Maladie hépatique

En cas de maladie hépatique ou de traitement potentiellement hépatotoxique :

demander un avis professionnel avant une utilisation médicinale régulière.

Interactions

Anticoagulants et antiagrégants

La présence de coumarines ne signifie pas automatiquement que la plante agit comme la warfarine. Cependant, faute de données suffisantes, la prudence est recommandée avec les extraits concentrés chez les personnes prenant :

warfarine ;
acénocoumarol ;
autres anticoagulants ;
antiagrégants plaquettaires.
Plantes influençant la coagulation

Éviter les associations concentrées non supervisées avec de fortes doses de :

Ginkgo ;
Ail ;
Gingembre ;
Saule.
Médicaments hépatiques

Prudence avec les extraits concentrés en association avec des médicaments pouvant affecter le :

foie.

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