Photographie de Chardon des Montagnes
Toutes les plantes
Acanthaceae

Chardon des Montagnes

Acanthus montanus

3 photos
Aussi appelée : Acanthe des montagnes Acanthe d’Afrique

Description botanique

Malgré le nom de Chardon des montagnes, Acanthus montanus n’est pas un véritable chardon : les vrais chardons appartiennent principalement aux Asteraceae, tandis que cette espèce appartient aux Acanthaceae.

Type :

Plante herbacée vivace à sous-arbrisseau.

Hauteur :

généralement 1 à 2 mètres ;
parfois davantage dans des conditions favorables.

Port :

dressé ;
buissonnant ;
fortement ramifié.
Tiges

Les tiges sont :

dressées ;
robustes ;
vertes lorsqu’elles sont jeunes ;
parfois légèrement ligneuses à la base.
Feuilles

Les feuilles sont :

opposées ;
grandes ;
profondément lobées ;
vert foncé ;
souvent munies de dents ou lobes terminés par des pointes.

Elles peuvent rappeler celles de certaines espèces de :

chardons,

d’où son nom vernaculaire.

Fleurs

Les fleurs sont :

blanchâtres ;
rosées ;
mauves à violacées selon les populations.

Elles sont regroupées en :

épis terminaux.
Bractées

Les fleurs sont entourées de bractées :

robustes ;
épineuses.
Fruits

Le fruit est une :

capsule.

À maturité, elle libère plusieurs graines relativement grosses.

Répartition

Acanthus montanus est originaire d’Afrique tropicale.

On le rencontre notamment dans différentes régions de :

Afrique occidentale ;
Afrique centrale ;
Afrique équatoriale.

Il est signalé notamment au :

Nigeria ;
Cameroun ;
Gabon ;
République démocratique du Congo ;
Guinée équatoriale et régions voisines.

Il est également cultivé dans certaines régions tropicales comme :

plante ornementale ;
plante ethnomédicinale.

Habitat

Le Chardon des montagnes pousse principalement dans :

forêts tropicales ;
sous-bois ;
lisières forestières ;
vallées ;
terrains ombragés ;
zones humides.

Il apprécie :

mi-ombre ;
chaleur ;
humidité atmosphérique ;
sols riches en matière organique ;
sols bien drainés mais restant frais.

Il est généralement mieux adapté aux environnements forestiers humides qu’aux :

terrains très secs ;
zones fortement exposées.

Principes actifs

Le criblage phytochimique de l'extrait de racine a révélé une abondance d'alcaloïdes et de glucides, avec des traces de saponines, de glycosides et de terpénoïdes.

Le criblage phytochimique de l'extrait brut a donné des stérols, des tanins, des flavonoïdes des lipides, des glycosides, et des sucres.

Utilisations Culinaire:

En Afrique , Considéré comme un aliment de famine.

Médecine Rurale:

Au sud-est du Nigeria , les racines sont utilisées pour les furoncles.

Les Feuilles sont utilisées contre la toux.

En médecine traditionnelle africaine , utilisé dans les infections urogénitales, les douleurs urétrales, l'endométrite, la cystite, les courbatures.

Au Congo, la partie centrale des rameaux ou des feuilles, est appliquée en cataplasme chaud sur les abcès matures.

Une décoction de feuilles et de brindilles est utilisée comme purgatif.

Au Cameroun , utilisé pour le traitement de l'épilepsie et de la fièvre, également utilisé contre la douleur, l'inflammation et la menace d'avortement.

Une infusion de feuilles est utilisée pour la toux et les problèmes de poitrine.

Au Gabon , macérât de feuilles utilisé chez les enfants comme émétique.

Les Jeunes pousses fraîches sont utilisées pour les troubles cardiaques.

Au Nigeria et dans d'autres régions d' Afrique, utilisé pour le traitement de la gonorrhée, de la syphilis, des plaies et des furoncles, aussi pour hypertension, les dysfonctionnements cardiaques et hépatite.

Usages traditionnels

Acanthus montanus possède une place dans différentes médecines traditionnelles africaines.

Douleurs et inflammations

Les feuilles et racines sont traditionnellement utilisées pour accompagner :

douleurs articulaires ;
douleurs musculaires ;
inflammations ;
gonflements ;
douleurs diverses.
Rhumatismes

Certaines préparations sont employées traditionnellement pour :

rhumatismes ;
douleurs articulaires.
Troubles digestifs

Les feuilles ou racines peuvent être utilisées pour :

douleurs abdominales ;
troubles digestifs ;
inconfort intestinal.
Voies respiratoires

Des usages traditionnels sont rapportés pour :

toux ;
refroidissements ;
troubles respiratoires légers.
Affections cutanées

En usage externe, les feuilles sont utilisées sur :

petites plaies ;
irritations ;
inflammations cutanées ;
furoncles dans certaines traditions.

Usages culinaires

Acanthus montanus n’est pas considéré comme une plante alimentaire courante.

Posologie

Les préparations suivantes correspondent aux formes traditionnelles rapportées.

Infusion de feuilles

Préparation traditionnelle légère :

feuilles séchées ;
eau chaude ;
infusion courte ;
filtration.

En raison du manque de données cliniques, une dose interne universelle ne peut pas être établie avec suffisamment de fiabilité.

Décoction

Les feuilles ou racines sont traditionnellement préparées en :

décoction.

La racine étant généralement plus concentrée, son utilisation interne demande davantage de prudence.

Cataplasme

Les feuilles fraîches peuvent être :

soigneusement lavées ;
écrasées ;
appliquées localement.

Usage traditionnel pour :

gonflements ;
douleurs locales ;
petites irritations.
Lavage externe

Une décoction refroidie peut être utilisée traditionnellement en :

lavage ;
compresse.

Précautions

Aucun Connu

Contre-indications

Usage interne

Éviter :

fortes doses ;
extraits concentrés ;
cures prolongées.
Racines

Les préparations concentrées de racines sont plus difficiles à standardiser.

Une prudence supérieure est recommandée.

Grossesse

Par manque de données :

usage médicinal interne déconseillé pendant la grossesse.
Allaitement

Même précaution pendant :

l’allaitement.
Enfants

Éviter les préparations internes concentrées chez les jeunes enfants.

Épines

La manipulation nécessite des précautions en raison :

des bractées ;
des parties piquantes.

Interactions

Antidiabétiques

Des activités hypoglycémiantes ont été explorées expérimentalement pour certains extraits.

Une prudence théorique est donc recommandée avec :

insuline ;
metformine ;
autres antidiabétiques

lors d’utilisation d’extraits concentrés.

Anti-inflammatoires

Une potentialisation théorique est possible avec :

médicaments anti-inflammatoires ;
fortes associations de plantes anti-inflammatoires.
Traitements chroniques

Chez une personne prenant plusieurs médicaments, éviter l’usage interne régulier d’extraits concentrés sans avis professionnel.

Photographies

Galerie

3 images