Photographie de Concombre Balsamite
Toutes les plantes
Cucurbitacées

Concombre Balsamite

Momordica balsamine

3 photos
Aussi appelée : Momordique balsamique Balsamine Pomme balsamique

Description botanique

Momordica balsamina est une plante herbacée grimpante ou rampante.

Type :

Liane annuelle ou vivace de courte durée selon le climat.

Longueur :

généralement 1 à 5 mètres ;
parfois davantage lorsqu'elle dispose d'un support.

Port :

grimpant ;
rampant ;
ramifié.

Tiges :

fines ;
souples ;
anguleuses ;
vertes ;
munies de vrilles.

Vrilles :

Les vrilles permettent à la plante de s'accrocher :

aux arbustes ;
aux clôtures ;
aux treillis ;
à la végétation environnante.

Feuilles :

alternes ;
pétiolées ;
profondément découpées ;
généralement à 5–7 lobes ;
vertes.

Leur morphologie permet notamment de distinguer l'espèce de certaines autres Cucurbitaceae.

Fleurs :

jaunes ;
solitaires ;
mâles ou femelles ;
généralement portées sur la même plante.

La plante est donc monoïque.

Fruits :

Les fruits sont :

ovoïdes à fusiformes ;
bosselés ou verruqueux ;
verts lorsqu'ils sont immatures ;
orange à rouge orangé à maturité.

Fruit mûr :

À maturité, le fruit s'ouvre naturellement en plusieurs valves et expose les graines.

Graines :

aplaties ;
brunâtres ;
relativement dures.

Elles sont entourées à maturité d'un arille rouge vif très caractéristique.

Répartition

Momordica balsamina est principalement associée à l'Afrique tropicale et subtropicale.

Elle est présente dans de nombreuses régions :

d'Afrique australe ;
d'Afrique orientale ;
d'Afrique centrale ;
d'Afrique occidentale.

Elle est notamment signalée dans différentes zones de :

Afrique du Sud ;
Botswana ;
Namibie ;
Zimbabwe ;
Mozambique ;
Zambie ;
Angola ;
Kenya ;
Tanzanie ;
régions tropicales plus septentrionales du continent.

L'espèce a également été introduite dans certaines régions hors de son aire d'origine.

Elle peut parfois se naturaliser dans les climats :

chauds ;
subtropicaux ;
tropicaux.

Habitat

Le Concombre balsamite pousse dans des milieux relativement variés.

On le rencontre dans :

savanes ;
broussailles ;
lisières forestières ;
haies ;
terrains perturbés ;
bords de chemins ;
végétation riveraine ;
jardins traditionnels.

Il apprécie :

les températures chaudes ;
une bonne luminosité ;
le soleil ;
des sols bien drainés ;
une humidité saisonnière suffisante.

La plante utilise fréquemment les végétaux voisins comme supports.

Elle peut grimper sur :

arbustes ;
buissons ;
petits arbres.

Dans les zones agricoles, elle peut également apparaître :

dans les champs ;
en bordure des cultures ;
sur les clôtures.

Elle supporte une certaine sécheresse une fois correctement établie mais produit davantage de végétation lorsqu'elle dispose d'une humidité régulière.

Principes actifs

protéines , lipides , glucides , fibres, thiamine, riboflavine niacine , acide ascorbique

Usages traditionnels

Momordica balsamina possède une place importante dans plusieurs pharmacopées traditionnelles africaines.

Feuilles

Les feuilles sont traditionnellement utilisées pour accompagner :

certains troubles digestifs ;
douleurs ;
inflammations ;
fièvres ;
certaines affections cutanées.
Plaies et peau

Des préparations de feuilles ont traditionnellement été appliquées sur :

petites plaies ;
irritations ;
inflammations cutanées ;
certaines lésions superficielles.

L'un des usages ethnomédicinaux caractéristiques de la plante concerne donc la peau et les plaies.

Troubles digestifs

Certaines préparations traditionnelles sont utilisées pour :

inconfort digestif ;
troubles intestinaux ;
constipation dans certaines traditions.
Métabolisme du glucose

Comme plusieurs espèces du genre Momordica, la plante a également été utilisée ou étudiée pour son potentiel dans :

glycémie élevée ;
troubles métaboliques.
Infections traditionnelles

Des usages ethnomédicinaux existent également contre certaines :

infections ;
parasitoses ;
maladies fébriles.

Usages culinaires

Le Concombre balsamite possède de véritables usages alimentaires, particulièrement en Afrique.

Feuilles

Les jeunes feuilles constituent l'une des parties alimentaires les plus importantes.

Elles peuvent être :

bouillies ;
blanchies ;
cuites comme légume-feuille ;
ajoutées à des sauces ;
incorporées à des soupes.
Jeunes pousses

Les jeunes pousses tendres peuvent également être consommées après cuisson.

Préparation

La cuisson est importante pour :

améliorer la texture ;
diminuer l'amertume ;
réduire certains facteurs antinutritionnels ;
améliorer la tolérance digestive.
Fruits

Les usages alimentaires du fruit sont plus variables selon :

maturité ;
tradition locale ;
mode de préparation.

Il ne faut pas supposer que toutes les parties du fruit peuvent être consommées librement.

Arille rouge

L'arille rouge entourant les graines mûres possède des usages alimentaires rapportés dans certaines régions.

Cependant, il est important de ne pas mâcher ni consommer les graines en quantité importante.

Posologie

Feuilles comme légume

Une préparation traditionnelle consiste à :

récolter les jeunes feuilles ;
éliminer les parties abîmées ;
laver abondamment ;
faire bouillir ou blanchir ;
jeter éventuellement la première eau de cuisson lorsque la tradition locale le prévoit ;
poursuivre la préparation avec d'autres légumes ou ingrédients.
Infusion traditionnelle

Pour une préparation légère :

environ 1 à 2 g de feuilles séchées ;
250 ml d'eau chaude ;
laisser infuser 5 à 10 minutes ;
filtrer.

⚠️ Cette indication correspond à un usage traditionnel prudent et non à une posologie thérapeutique cliniquement validée.

Décoction

Certaines traditions utilisent les feuilles en décoction.

Les préparations concentrées doivent être utilisées avec davantage de prudence que les feuilles consommées comme légume.

Usage externe

Les feuilles peuvent traditionnellement être :

pilées ;
écrasées ;
préparées en pâte ;
utilisées en lavage.

Elles sont appliquées localement sur :

petites irritations ;
petites lésions superficielles.

Ne pas appliquer une préparation artisanale sur :

plaies profondes ;
brûlures importantes ;
infections sévères.

Précautions

les fruits bien mûrs en grande quantité peuvent provoquer des vomissements et de la diarrhée

Contre-indications

La sécurité dépend fortement de :

la partie utilisée ;
la quantité ;
la préparation ;
la maturité.

Les jeunes feuilles correctement cuites possèdent une tradition alimentaire dans plusieurs régions africaines.

Cela ne signifie pas que toutes les parties de la plante soient sans risque.

Graines

⚠️ Les graines demandent une prudence particulière.

Elles contiennent différentes substances biologiquement actives et ne doivent pas être consommées arbitrairement en grande quantité.

Extraits concentrés

Les extraits peuvent provoquer :

nausées ;
douleurs abdominales ;
diarrhée ;
irritation digestive.
Hypoglycémie

Des activités hypoglycémiantes ont été étudiées expérimentalement.

Une préparation concentrée pourrait donc théoriquement provoquer une baisse excessive de la glycémie chez certaines personnes.

Grossesse

⚠️ Par prudence, éviter les préparations médicinales concentrées pendant la grossesse.

La consommation traditionnelle de feuilles correctement cuites comme aliment doit être distinguée :

des extraits ;
des teintures ;
des décoctions concentrées ;
des préparations de graines.
Allaitement

Les données sont insuffisantes pour recommander les extraits médicinaux concentrés.

Enfants

Éviter l'administration d'extraits concentrés aux jeunes enfants sans avis professionnel.

Interactions

Médicaments antidiabétiques

En raison de son potentiel hypoglycémiant expérimental, prudence avec :

insuline ;
metformine ;
sulfamides hypoglycémiants ;
autres traitements abaissant la glycémie.

Une association pourrait théoriquement favoriser une hypoglycémie.

Autres plantes hypoglycémiantes

Prudence avec des extraits concentrés de :

Momordica charantia ;
Gymnema sylvestre ;
Trigonella foenum-graecum ;
Morus alba ;
cannelle.
Plantes laxatives

Si une préparation de M. balsamina provoque déjà une accélération du transit, éviter de l'associer à de fortes doses de :

séné ;
bourdaine ;
cascara ;
aloès laxatif.

L'association pourrait augmenter :

crampes ;
diarrhée ;
perte d'eau et d'électrolytes.

Ces interactions sont principalement fondées sur la prudence pharmacologique

Photographies

Galerie

3 images