Photographie de Coqueret du Pérou
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Solanaceae

Coqueret du Pérou

Physalis peruviana

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Aussi appelée : Physalis du Pérou Groseille du Cap Amour-en-cage du Pérou

Description botanique

Physalis peruviana est une plante vivace de courte durée sous climat chaud, souvent cultivée comme annuelle dans les régions froides.

Type :

Plante herbacée à sous-arbrisseau.

Hauteur :

généralement 60 cm à 1,5 m ;
parfois jusqu'à environ 2 m dans des conditions favorables.

Port :

dressé à étalé ;
fortement ramifié ;
parfois retombant sous le poids des fruits.

Tiges :

vertes ;
ramifiées ;
légèrement anguleuses ;
souvent pubescentes ;
devenant partiellement ligneuses avec l'âge.

Feuilles :

alternes ;
simples ;
ovales à cordiformes ;
légèrement dentées ;
pubescentes ;
vert tendre à vert grisâtre.

Lorsqu'elles sont froissées, elles peuvent dégager une odeur caractéristique des Solanaceae.

Floraison :

Sous climat favorable, la plante peut fleurir pendant une longue période.

Fleurs :

solitaires ;
pendantes ;
campanulées ;
jaunes ;
marquées intérieurement de taches brun-violet.

Calice :

Après la fécondation, le calice augmente fortement de volume.

Il forme une enveloppe :

membraneuse ;
nervurée ;
en forme de lanterne.

Cette enveloppe protège le fruit.

Fruit :

Le fruit est une baie :

sphérique ;
lisse ;
jaune à orange ;
généralement de 1 à 2,5 cm de diamètre ;
contenant de nombreuses petites graines.

Fruit mûr :

À maturité :

la baie devient jaune-orangé ;
le calice devient beige à brun clair et papyracé.

Graines :

nombreuses ;
petites ;
aplaties ;
jaunâtres.

Répartition

Physalis peruviana est originaire des régions andines d'Amérique du Sud.

Son aire d'origine est notamment associée à :

Pérou ;
Équateur ;
Colombie.

La plante a ensuite été largement diffusée par la culture.

Elle est aujourd'hui cultivée dans différentes régions :

d'Amérique du Sud ;
d'Amérique centrale ;
d'Afrique ;
d'Asie ;
d'Océanie ;
d'Europe méridionale.

Elle a notamment acquis une grande importance agricole en :

Colombie ;
Pérou ;
Afrique du Sud.

La culture s'est également développée dans de nombreux pays pour le marché des fruits exotiques.

Habitat

Le Coqueret du Pérou apprécie les climats :

subtropicaux ;
tropicaux d'altitude ;
tempérés doux.

Il se développe particulièrement bien dans les régions présentant :

des journées relativement chaudes ;
des nuits fraîches ;
un bon ensoleillement.

Il apprécie :

les sols fertiles ;
les sols riches en matière organique ;
un drainage efficace ;
une humidité régulière ;
le plein soleil.

Il peut être cultivé :

en pleine terre ;
sous serre ;
en grand pot ;
dans les jardins potagers.

Il supporte relativement bien certaines conditions fraîches, mais il est sensible :

aux fortes gelées ;
aux sols constamment détrempés.

Un tuteurage peut être utile car les rameaux chargés de fruits ont tendance à :

s'étaler ;
se courber ;
se casser.

Principes actifs

Le criblage phytochimique préliminaire des fruits a produit des alcaloïdes, des glucides, des flavonoïdes, des phénols, des protéines, des saponines, des tanins, des glycosides et de l'amidon.

Utilisations Culinaire:

Les fruits sont considérés comme comestibles, crus ou cuits.

Excellent pour la confection de confitures et conserves ; pour tartes et gâteaux.

Le fruit est riche en vitamines A, C et B.

Attention ! Les fruits encore verts contiennent assez de solanine pour déclencher une gastro-entérite et une diarrhée s'ils sont ingérés.

Médecine Rurale:

Une infusion de feuille est utilisée comme lavement pour les enfants souffrant de troubles abdominaux.

Une décoction de calices est utilisée dans le traitement du diabète.

Les feuille chauffée sont utilisée en Europe pour les inflammations.

Le Jus de feuilles est utilisé pour les vers et les affections intestinales.

En médecine traditionnelle péruvienne , utilisé pour traiter le ptérygion.

Dans d'autres systèmes traditionnels, utilisé pour traiter le cancer, le paludisme, l'asthme, l'hépatite, la dermatite et les rhumatismes.

En Inde les feuilles et les graines séchées sont utilisées dans le traitement de la jaunisse et du glaucome.

Usages traditionnels

Le Coqueret du Pérou est avant tout une plante alimentaire, mais il possède également différents usages ethnomédicinaux en Amérique du Sud.

Fruit

Le fruit est traditionnellement consommé comme aliment :

nutritif ;
rafraîchissant ;
vitaminé.
Usages populaires

Dans différentes traditions, le fruit ou d'autres parties de la plante ont été employés pour accompagner :

certains troubles inflammatoires ;
inconfort digestif ;
troubles urinaires ;
états fébriles ;
certaines affections respiratoires.
Médecine populaire andine

Le fruit est particulièrement valorisé comme aliment contribuant :

à la vitalité ;
aux apports vitaminiques ;
à la diversification alimentaire.

Certaines préparations traditionnelles attribuent également à la plante des effets :

diurétiques ;
anti-inflammatoires ;
antioxydants.

Cependant, les usages des feuilles et autres parties végétatives sont moins sûrs que la consommation du fruit mûr.

Usages culinaires

Le fruit mûr de Physalis peruviana possède de nombreux usages culinaires.

Fruit frais

Il peut être consommé directement après avoir retiré le calice.

Sa saveur est :

acidulée ;
légèrement sucrée ;
fruitée ;
parfois rappelant un mélange de tomate, agrume et fruit tropical.
Salades

Les fruits peuvent être ajoutés aux :

salades de fruits ;
salades composées ;
préparations sucrées-salées.
Confitures et gelées

Ils conviennent particulièrement bien à la préparation de :

confitures ;
gelées ;
compotes ;
chutneys.
Desserts

Ils peuvent être utilisés dans :

tartes ;
gâteaux ;
mousses ;
crèmes ;
desserts au chocolat.

Le mariage physalis-chocolat est particulièrement courant en pâtisserie.

Fruits séchés

Les fruits peuvent être séchés et consommés comme :

fruits secs ;
ingrédients de muesli ;
accompagnement de fruits à coque.
Jus et smoothies

Ils peuvent entrer dans :

jus ;
smoothies ;
boissons fruitées.
Sauces

Leur acidité permet également de préparer des sauces accompagnant :

poissons ;
volailles ;
plats végétariens.

Posologie

Fruit frais

Une portion alimentaire raisonnable peut correspondre à :

environ 50 à 100 g de fruits mûrs.

Il ne s'agit pas d'une posologie médicinale.

Fruits séchés

Ils peuvent être consommés en petite portion comme les autres fruits séchés, en tenant compte de leur concentration plus importante en :

sucres ;
énergie.
Jus

Le fruit mûr peut être :

lavé ;
débarrassé de son calice ;
mixé ;
éventuellement filtré.

Le jus peut être dilué avec de l'eau.

Infusion des feuilles

Des usages traditionnels de feuilles existent dans certaines régions.

Précautions

Attention ! Les fruits encore verts contiennent assez de solanine pour déclencher une gastro-entérite et une diarrhée s'ils sont ingérés.

Il ne faut pas la confondre avec Physalis pruinosa

Contre-indications

Le fruit parfaitement mûr est généralement considéré comme alimentaire.

Fruit immature

⚠️ Éviter de consommer en quantité importante les fruits :

verts ;
très immatures ;
anormalement amers.

Comme d'autres Solanaceae, la plante peut contenir différents composés potentiellement indésirables dont les concentrations varient selon :

maturité ;
partie végétale ;
cultivar.
Parties vertes

Par prudence, ne pas consommer arbitrairement :

feuilles ;
tiges ;
calice ;
racines.

Le fait que le fruit mûr soit comestible ne signifie pas que toute la plante l'est.

Troubles digestifs

Une consommation excessive de fruits peut provoquer chez certaines personnes :

inconfort digestif ;
ballonnements ;
diarrhée.
Allergie

Comme avec tout aliment, une réaction allergique est possible.

Grossesse et allaitement

Le fruit mûr consommé comme aliment doit être distingué des :

extraits de feuilles ;
préparations médicinales concentrées.

Ces dernières sont déconseillées par prudence en l'absence de données suffisantes.

Interactions

Dans les quantités alimentaires habituelles, aucune interaction majeure bien établie n'est connue.

Médicaments antidiabétiques

Des extraits de Physalis peruviana ont fait l'objet de recherches expérimentales concernant le métabolisme du glucose.

Par prudence, les extraits concentrés pourraient nécessiter une surveillance chez une personne utilisant :

insuline ;
metformine ;
autres médicaments hypoglycémiants.

Cette précaution ne signifie pas qu'une portion alimentaire normale de fruits provoque nécessairement une hypoglycémie.

Plantes hypoglycémiantes

Avec des extraits concentrés, prudence avec l'association de :

Momordica charantia ;
Gymnema sylvestre ;
fenugrec ;
mûrier blanc.
Médicaments antihypertenseurs

Certaines recherches précliniques suggèrent des effets cardiovasculaires ou métaboliques potentiels de certains extraits, mais les données cliniques sont insuffisantes pour établir une interaction significative avec le fruit alimentaire.

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