Photographie de Croton Tinctorial
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Croton Tinctorial

Mallotus philippensis

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Aussi appelée : Kamala Kamala rouge Arbre à kamala

Description botanique

Mallotus philippensis est un arbuste ou petit arbre persistant à semi-persistant.

Type :

Arbuste ou petit arbre tropical et subtropical.

Hauteur :

généralement 3 à 10 mètres ;
peut parfois atteindre environ 15 à 20 mètres dans des conditions favorables.

Port :

dressé ;
ramifié ;
couronne relativement étalée.

Tronc :

relativement droit ;
écorce grisâtre à brunâtre ;
devenant plus rugueuse avec l’âge.

Jeunes rameaux :

souvent couverts d’une pubescence ;
brunâtres ou rougeâtres.

Feuilles :

simples ;
alternes ;
ovales à lancéolées ;
généralement longues de 5 à 15 cm ;
marge entière ou légèrement dentée ;
face supérieure verte ;
face inférieure souvent plus claire et pubescente.

Les feuilles présentent fréquemment des nervures bien visibles.

Floraison :

Les fleurs sont petites et peu spectaculaires.

Fleurs :

verdâtres à jaunâtres ;
dépourvues de pétales voyants ;
regroupées en inflorescences.

La plante est généralement dioïque, les fleurs mâles et femelles étant portées sur des individus distincts.

Fruits :

Les fruits sont de petites capsules :

globuleuses ;
trilobées ;
couvertes de glandes et de poils rouge-orangé.

Cette couche rouge constitue le fameux kamala.

Graines :

petites ;
globuleuses ;
brun foncé à presque noires ;
contenues dans les capsules.

Répartition

Mallotus philippensis possède une vaste aire de distribution asiatique.

Il est notamment présent en :

Inde ;
Népal ;
Bangladesh ;
Sri Lanka ;
Myanmar ;
Chine méridionale ;
Thaïlande ;
Laos ;
Cambodge ;
Vietnam ;
Malaisie ;
Indonésie ;
Philippines.

Il se rencontre également dans certaines régions :

du Pakistan ;
de l’Himalaya ;
du sud de la Chine ;
de Nouvelle-Guinée ;
d’Australie tropicale selon les délimitations floristiques.

En Inde, le Kamala est particulièrement connu dans les traditions :

ayurvédiques ;
populaires ;
tinctoriales.

Habitat

Le Croton tinctorial pousse principalement dans les régions :

tropicales ;
subtropicales ;
chaudes.

On le rencontre dans :

forêts claires ;
lisières forestières ;
vallées ;
collines ;
forêts secondaires ;
terrains rocheux ;
bords de chemins.

Il peut se développer depuis les basses altitudes jusqu’aux régions de moyenne montagne.

Il apprécie :

une bonne luminosité ;
les sols bien drainés ;
les climats chauds ;
les pluies saisonnières.

Une fois installé, l’arbre peut supporter une certaine période de sécheresse.

Il peut être cultivé pour :

ses fruits ;
son colorant ;
ses usages médicinaux traditionnels ;
la restauration de certains milieux.

Principes actifs

Des glucides, des acides aminés, des flavonoïdes, de la gomme, de l'huile et des résines, des protéines, des groupes phénoliques, des saponines, des stéroïdes, des tanins et des terpénoïdes.

Usages traditionnels

Mallotus philippensis possède une longue histoire d’utilisation dans les médecines traditionnelles asiatiques.

Parasites intestinaux

Le kamala, poudre rouge provenant de la surface des fruits, a historiquement été utilisé comme :

vermifuge ;
ténifuge ;
purgatif associé aux traitements contre certains vers intestinaux.

Il a notamment acquis une réputation ancienne contre :

ténias ;
autres helminthes intestinaux.

Peau

La poudre ou certaines préparations traditionnelles sont également utilisées extérieurement pour :

affections cutanées ;
démangeaisons ;
certaines parasitoses cutanées ;
petites lésions.
Digestion

Certaines parties ont été utilisées traditionnellement pour accompagner :

constipation ;
troubles digestifs ;
diarrhée ou dysenterie selon la partie et la préparation.
Plaies

Les feuilles et l’écorce possèdent également des usages populaires sur :

petites plaies ;
inflammations ;
irritations cutanées.
Ayurveda

Sous le nom de Kampillaka/Kapila, la plante apparaît traditionnellement dans des préparations destinées notamment aux :

parasites intestinaux ;
affections cutanées ;
troubles digestifs.

Usages culinaires

Mallotus philippensis n’est pas une plante alimentaire courante.

La poudre de kamala ne doit pas être assimilée à une épice.

Elle est principalement utilisée traditionnellement comme :

colorant ;
produit médicinal ;
matière tinctoriale.

Posologie

Poudre rouge du fruit — Kampillaka

Une référence de matière médicale indienne donne :

0,5 à 1 g de poudre de glandes et poils du fruit par prise.

D'autres références ayurvédiques donnent une fourchette plus large :

1 à 3 g de Phalaraja (poudre glandulaire du fruit).

Ces doses concernent spécifiquement la poudre rouge externe des capsules, et non le fruit entier pulvérisé.

Usage traditionnel vermifuge

Une préparation ayurvédique rapportée emploie :

5 g de poudre de Kampillaka ;
mélangée à 10 g de jaggery (sucre de canne non raffiné) ;
prise traditionnellement comme vermifuge.

Cependant, cette dose est nettement supérieure à la fourchette de 0,5–3 g donnée par d'autres références et peut avoir un effet purgatif marqué. Je la présenterais dans votre monographie comme une formulation ayurvédique historique, et non comme une dose d'automédication recommandée.

Décoction de feuilles

Des préparations traditionnelles utilisent également les feuilles :

décoction : 60 ml par jour, notamment dans un usage ayurvédique concernant les calculs urinaires ;
une décoction associant feuilles de Kampillaka et Tulsi est également rapportée à 60 ml dans l'usage traditionnel contre la fièvre.

La source ne fournit toutefois pas une quantité suffisamment précise de feuilles par volume d'eau pour établir un rapport g/ml universel.

Usage externe

La poudre ou les préparations du fruit ont traditionnellement été utilisées contre :

gale ;
teigne ;
certaines dermatoses ;
plaies et inflammations cutanées.

La pâte de fruit mélangée au ghee est notamment appliquée localement dans certaines préparations ayurvédiques.

⚠️ Précautions

La poudre rouge possède une activité purgative réelle. Une dose excessive peut donc provoquer une irritation digestive et une diarrhée importante

Précautions

Il a été démontré que la rottlerine, une substance présente dans la poudre de kamala, en cas de surdosage, provoque des nausées chez l'homme.

Contre-indications

La prudence est particulièrement importante avec la poudre de kamala utilisée par voie interne.

Effet purgatif

Des doses élevées peuvent provoquer :

diarrhée importante ;
crampes abdominales ;
nausées ;
vomissements ;
irritation digestive.
Déshydratation

Une diarrhée importante peut entraîner :

perte d’eau ;
perte d’électrolytes ;
faiblesse.
Grossesse

⚠️ L’usage médicinal interne concentré est déconseillé pendant la grossesse.

Les anciennes préparations purgatives sont particulièrement inadaptées.

Allaitement

Éviter l’usage médicinal interne faute de données suffisantes.

Enfants

Ne pas administrer comme vermifuge domestique chez l’enfant.

Les parasitoses intestinales disposent aujourd’hui de traitements dont :

la dose ;
l’efficacité ;
la sécurité

sont beaucoup mieux établies.

Maladies digestives

Éviter les préparations concentrées en cas de :

gastrite ;
ulcère ;
maladie inflammatoire intestinale ;
diarrhée chronique.

Interactions

Laxatifs et purgatifs

C’est l’association qui demande le plus de prudence.

Éviter d’associer de fortes préparations de kamala avec :

séné ;
bourdaine ;
cascara ;
aloès latex ;
huile de ricin ;
autres purgatifs.

Cela pourrait augmenter :

diarrhée ;
douleurs abdominales ;
pertes électrolytiques.
Diurétiques

Une diarrhée importante associée à des médicaments diurétiques peut accroître le risque de :

déshydratation ;
déséquilibre électrolytique.
Médicaments absorbés par voie orale

Une accélération importante du transit intestinal peut théoriquement modifier l’absorption de certains médicaments.

Plantes vermifuges puissantes

Éviter les associations improvisées avec des plantes traditionnellement vermifuges mais potentiellement toxiques telles que :

tanaisie ;
absinthe à forte dose ;
chénopode vermifuge ;
fougère mâle.

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