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Cyprès

Cupressus sempervirens

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Aussi appelée : Cyprès méditerranéen Cyprès d’Italie Cyprès commun

Description botanique

Cupressus sempervirens est un conifère persistant à très longue durée de vie.

Type :

Arbre résineux persistant.

Hauteur :

généralement 15 à 25 mètres ;
peut atteindre environ 30 mètres ou davantage.

Port :

Deux formes principales sont souvent distinguées :

port colonnaire très étroit ;
port plus étalé et pyramidal.

Tronc :

droit ;
élancé ;
pouvant devenir épais chez les sujets âgés.

Écorce :

brun grisâtre ;
fibreuse ;
fissurée avec l’âge.

Feuillage :

Les feuilles sont :

persistantes ;
très petites ;
en forme d’écailles ;
appliquées contre les rameaux ;
vert foncé.

Les jeunes pousses peuvent porter des feuilles légèrement différentes avant de prendre la forme écailleuse typique.

Rameaux :

fins ;
très ramifiés ;
aromatiques lorsqu’ils sont froissés.

Organes reproducteurs mâles :

Les petits cônes mâles produisent le pollen.

Cônes femelles :

Les cônes sont :

globuleux à ovoïdes ;
verts lorsqu’ils sont jeunes ;
brun grisâtre à maturité ;
constitués d’écailles ligneuses épaisses.

Ils mesurent généralement :

environ 2 à 4 cm.

Graines :

nombreuses ;
petites ;
brunâtres ;
munies d’une aile étroite.

Répartition

Cupressus sempervirens est étroitement associé au bassin méditerranéen et à l’Asie occidentale.

Son aire ancienne concerne notamment :

Méditerranée orientale ;
Grèce ;
Turquie ;
Chypre ;
Levant ;
Iran et régions voisines selon les populations.

Il est cultivé depuis l’Antiquité dans toute la région méditerranéenne.

Il est aujourd’hui très fréquent en :

Italie ;
France méditerranéenne ;
Espagne ;
Portugal ;
Grèce ;
Balkans ;
Afrique du Nord.

Il est également cultivé dans de nombreuses régions tempérées chaudes du monde.

Habitat

Le Cyprès apprécie les climats :

méditerranéens ;
secs à modérément humides ;
chauds et ensoleillés.

Il pousse bien dans :

collines ;
coteaux ;
terrains calcaires ;
sols pierreux ;
jardins ;
cimetières ;
parcs ;
alignements.

Il apprécie :

le plein soleil ;
les sols bien drainés ;
les terrains secs à frais ;
les substrats calcaires.

Il tolère relativement bien :

la sécheresse ;
les sols pauvres ;
le vent.

Il supporte mal :

l’eau stagnante ;
les sols constamment détrempés.

Sa silhouette verticale l’a rendu particulièrement populaire dans les paysages méditerranéens.

Principes actifs

les tanins catéchiques (anti-diarrhéiques), les biflavonoïdes, et les composants de son huile essentielle, principalement les monoterpènes aux vertus toniques, antiinflammatoires, anti-infectieuses et immunostimulantes.

Propriétés thérapeutiques:

On s’en sert dans toutes sortes de traditions depuis plus de trois mille ans : les Égyptiens l’utilisaient comme cicatrisant, Hippocrate pour les hémorroïdes, et Hildegarde Bingen pour les faiblesses immunitaires.
Le cyprès est bénéfique pour tout ce qui concerne les pathologies veineuses (varices, hémorroïdes), ainsi que pour les congestions pelviennes (fibromes par exemple). Il est un remède pour l’énurésie et aide à décongestionner la prostate. Il a une action bénéfique pour les poumons, il apaise la toux, aide la respiration, et draine les congestions dans les bronches. On s’en sert aussi pour renforcer le système immunitaire. Un bain de pied avec des rameaux de cyprès permet de réguler la transpiration. Au niveau symbolique, c’est la plante qui aide à régler les débordements émotionnels : ils sont souvent la cause profonde des questions veineuses (jambes lourdes, varices, hémorroïdes…). Le cyprès permet également de passer d’une attitude passive et mélancolique à une attitude active et positive, concentrée sur l’essentiel. Son action sur les veines est en lien avec l’activité drainante de la plante qui libère tout ce qui excessif dans le corps (restes d’inflammations et d’infections)

Usages traditionnels

Le Cyprès possède une longue tradition phytothérapeutique.

Circulation veineuse

Les cônes sont traditionnellement utilisés pour accompagner :

jambes lourdes ;
sensation de congestion veineuse ;
varices légères ;
fragilité capillaire.
Hémorroïdes

Les préparations astringentes de Cyprès ont également été utilisées traditionnellement pour accompagner :

hémorroïdes ;
inconfort anal d’origine veineuse.
Diarrhée

La richesse en tanins explique un ancien usage :

astringent intestinal ;
antidiarrhéique traditionnel.
Voies respiratoires

Les rameaux aromatiques et l’huile essentielle sont traditionnellement utilisés pour accompagner :

toux grasse ;
encombrement respiratoire ;
refroidissements.
Transpiration excessive

Certaines traditions attribuent au Cyprès une action astringente utile en cas de :

transpiration excessive ;
hypersudation locale.
Peau

Des préparations externes ont également été utilisées pour :

petites irritations ;
peau grasse ;
transpiration ;
inconfort veineux local.

Usages culinaires

Cupressus sempervirens n’est pas une plante alimentaire courante.

Il ne doit pas être considéré comme :

condiment ;
légume ;
infusion alimentaire quotidienne.
Cônes

Les cônes sont utilisés principalement :

en phytothérapie ;
en préparation traditionnelle.

Ils ne sont pas destinés à une consommation culinaire habituelle.

Posologie

Décoction de cônes

Une posologie traditionnelle bien documentée est :

10 à 20 g de cônes concassés par litre d'eau ;
préparer en décoction ;
boire 2 à 3 tasses par jour.

Une autre référence phytothérapeutique utilise une préparation plus concentrée :

20 à 30 g de cônes/L d'eau ;
décoction puis repos d'environ 10 minutes avant filtration.

Teinture mère / extrait liquide

Pour les préparations hydroalcooliques, une posologie traditionnelle couramment indiquée est :

30 à 60 gouttes ;
diluées dans un peu d'eau ;
2 fois par jour, généralement avant les repas.

À noter que la Pharmacopée française décrit bien une teinture mère de Cupressus sempervirens préparée à partir de rameaux feuillés frais portant des cônes immatures, avec de l'éthanol à 65 % V/V. Cette monographie définit la préparation mais ne constitue pas, à elle seule, une recommandation de dose thérapeutique.

Extrait sec

Une référence phytothérapeutique propose un extrait sec correspondant à environ :

10 à 15 g de galbules par jour ;
par exemple 150 mg d'extrait sec, 3 fois/jour, lorsque l'extrait utilisé possède cette équivalence.

La dose doit cependant être adaptée au DER et à la concentration de l'extrait : 150 mg d'un extrait ne sont pas nécessairement équivalents à 150 mg d'un autre.

Usage externe

Pour les jambes lourdes, varices ou hémorroïdes :

50 g de cônes concassés/L d'eau ;
préparer une décoction concentrée ;
utiliser en compresses, lavages ou bains de siège.

Contre-indications

Le Cyprès est généralement bien toléré dans les usages externes et les préparations traditionnelles modérées, mais certaines précautions s’imposent.

Tanins

Les préparations très concentrées peuvent provoquer :

irritation gastrique ;
constipation ;
inconfort digestif.
Huile essentielle

Elle peut provoquer :

irritation cutanée ;
sensibilisation ;
céphalées chez certaines personnes sensibles aux odeurs fortes.
Grossesse

Par prudence, éviter les préparations médicinales concentrées et l’usage important d’huile essentielle pendant la grossesse sans avis professionnel.

Allaitement

Même prudence avec les extraits concentrés et l’huile essentielle.

Enfants

L’huile essentielle demande une prudence particulière et ne doit pas être utilisée arbitrairement chez les jeunes enfants.

Asthme

La diffusion d’huiles essentielles peut parfois déclencher une gêne respiratoire chez les personnes sensibles ou asthmatiques.

Interactions

Médicaments anticoagulants

Une interaction cliniquement importante n’est pas clairement établie, mais les extraits très concentrés doivent rester prudents chez les personnes prenant :

anticoagulants ;
antiagrégants.
Médicaments astringents ou constipants

L’association de préparations très riches en tanins avec d’autres substances constipantes peut accentuer :

constipation ;
inconfort intestinal.
Plantes veinotoniques

Le Cyprès est traditionnellement associé à :

vigne rouge ;
marronnier d’Inde ;
petit houx ;
hamamélis.

Ces associations sont courantes pour le confort veineux.

Plantes riches en tanins

Une association excessive avec :

chêne ;
tormentille ;
ronce ;
hamamélis

peut augmenter l’effet astringent.

Photographies

Galerie

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