Photographie de Écailles de dragon
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Polypodiaceae

Écailles de dragon

Pyrrosia piloselloides

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Aussi appelée : Pyrrosie à feuilles de piloselle Fougère écaille de dragon Fougère dragon

Description botanique

Pyrrosia piloselloides est une fougère épiphyte vivace de petite taille.

Contrairement aux plantes à fleurs, elle ne produit :

ni fleurs ;
ni fruits ;
ni graines.

Elle se reproduit notamment par spores.

Type :

Fougère vivace épiphyte ou lithophyte.

Port :

rampant ;
plaqué contre son support ;
formant progressivement des colonies.
Rhizome

Le rhizome est :

long ;
rampant ;
relativement fin ;
ramifié ;
couvert d’écailles.

Il s’étend directement sur :

écorce ;
rochers ;
autres supports.

Il produit régulièrement :

racines d’ancrage ;
frondes.
Frondes stériles

L’une des particularités de l’espèce est la présence de frondes stériles différentes des frondes fertiles.

Les frondes stériles sont généralement :

petites ;
arrondies à ovales ;
épaisses ;
charnues à coriaces ;
vertes ;
appliquées contre le support.

Elles évoquent les fameuses « écailles de dragon ».

Frondes fertiles

Les frondes fertiles sont généralement :

plus longues ;
étroites ;
lancéolées à linéaires ;
dressées ou légèrement arquées.

Elles portent les structures reproductrices.

Sores

Les spores sont produites dans des sores situés sur la face inférieure des frondes fertiles.

À maturité, ceux-ci peuvent couvrir une grande partie de la face inférieure du limbe.

Racines

Les racines servent principalement :

à l’ancrage ;
à l’absorption de l’humidité ;
à l’absorption des éléments nutritifs présents sur le support.

La plante n’est généralement pas parasite de l’arbre sur lequel elle pousse.

Elle utilise principalement l’arbre comme support physique.

Répartition

Pyrrosia piloselloides possède une large répartition en Asie tropicale et dans les régions malésiennes.

Elle est notamment présente dans différentes parties de :

Myanmar ;
Thaïlande ;
Cambodge ;
Vietnam ;
Malaisie ;
Singapour ;
Indonésie ;
Philippines ;
Brunei.

Elle est également signalée dans différentes îles et régions tropicales voisines.

Elle est particulièrement commune dans plusieurs régions :

indonésiennes ;
malaises ;
philippines.

Habitat

Les Écailles de dragon poussent principalement dans les environnements :

tropicaux ;
chauds ;
humides.
Habitat épiphyte

La plante colonise fréquemment :

troncs d’arbres ;
grosses branches ;
arbres fruitiers ;
arbres urbains ;
vieux arbres de jardins.

Elle peut également pousser sur :

rochers ;
murs humides ;
surfaces minérales couvertes de matière organique.
Conditions favorables

Elle apprécie :

humidité atmosphérique élevée ;
lumière filtrée ;
mi-ombre ;
chaleur ;
bonne circulation de l’air.

Elle peut également supporter une luminosité assez importante lorsque l’humidité reste suffisante.

Adaptation

Ses frondes épaisses et coriaces lui permettent de supporter temporairement :

dessiccation ;
périodes moins humides ;
exposition relativement importante.

Le rhizome rampant lui permet de coloniser progressivement de grandes surfaces d’écorce.

Principes actifs

L’étude de l’éthanol et des extraits aqueux de Pyrrosia piloselioides a donné des phénols, des flavonoïdes, des tanins, des terpénoïdes, des saponines et des stérols.

Médecine Rurale:

Les feuilles moulues sont utilisées comme styptique pour coaguler le sang et arrêter les hémorragies capillaires.

Également utilisé pour l’eczéma,

La pharmacopée chinoise utilise les feuilles séchées pour des affections des bronches et urinaires.

Une décoction de feuilles est utilisée pour faire une lotion pour la variole.

Une décoction de feuilles est utilisée comme cataplasme pour les maux de tête.

Les feuilles sont écrasées et appliquées en externe pour soulager la douleur.

Une décoction de feuilles prises en interne deux ou trois fois par jour pour les douleurs corporelles.

Aux Philippines, la plante est brûlée et écrasée, et appliquée sur les zones infectées par le zona et d’autres maladies herpétiques.

En Indonésie, utilisé pour le cancer du sein.

Les Feuilles utilisées comme ingrédient dans les préparations analgésiques.

En Malaisie, une décoction de plante prise par voie orale pour traiter la toux, la diarrhée et la gonorrhée.

Une Décoction de plante est également utilisée comme bain pour traiter le zona et la teigne.

Au Bangladesh, feuilles utilisées pour les maux d’oreille.

Un gargarisme fabriqué à partir de feuilles bouillies dans de l’eau est utilisée pour le muguet.

Au Sri Lanka, la plante est utilisée pour le traitement des morsures de serpent.

Usages traditionnels

Pyrrosia piloselloides est une plante médicinale traditionnelle particulièrement connue dans certaines régions d’Indonésie et de Malaisie.

Plaies

Les feuilles ou frondes sont traditionnellement utilisées sur :

petites plaies ;
coupures ;
écorchures ;
lésions superficielles.

Elles peuvent être :

écrasées ;
pilées ;
appliquées localement.
Saignements superficiels

La plante possède une réputation traditionnelle :

astringente ;
hémostatique locale.

Elle est parfois utilisée sur de petits saignements cutanés.

Affections cutanées

Les préparations traditionnelles concernent également :

irritations cutanées ;
inflammations ;
certaines éruptions ;
petites infections cutanées traditionnelles.
Troubles buccaux

Certaines préparations populaires sont utilisées pour accompagner :

inflammation des gencives ;
petites irritations de la bouche ;
inconfort buccal.
Toux

Dans certaines traditions, la plante est également préparée pour accompagner :

toux ;
irritation respiratoire légère.
Douleurs

Des préparations externes sont parfois utilisées traditionnellement sur :

douleurs locales ;
gonflements ;
inflammations.

Usages culinaires

Pyrrosia piloselloides n’est pas une plante alimentaire courante.

Posologie

Décoction de feuilles

Aux Philippines, la décoction de feuilles est traditionnellement prise :

2 à 3 fois par jour ;
notamment pour les douleurs corporelles.

D'autres travaux ethnobotaniques confirment la consommation orale de la décoction contre la toux et le rhume, sans toutefois fournir un grammage précis.

Pour cette espèce, je ne trouve pas de pharmacopée fiable permettant d'affirmer une dose telle que « 5–10 g par jour ». Il vaut donc mieux conserver 2–3 prises quotidiennes de décoction comme fréquence traditionnelle documentée sans inventer la quantité de feuilles.

Rhizome et tiges

À Brunei, le rhizome et les tiges sont bouillis en décoction. Cette préparation est traditionnellement utilisée notamment pour les pertes vaginales et dans les soins post-partum. Du café ou du thé peut être ajouté pour masquer l'amertume.

Cette source ne donne cependant pas de quantité en grammes permettant d'établir une posologie quotidienne standardisée.

Usage externe

Les feuilles possèdent plusieurs usages externes traditionnels :

feuilles pilées en cataplasme ;
feuilles écrasées directement sur certaines zones douloureuses ;
poudre ou feuilles broyées comme hémostatique traditionnel sur de petits saignements ;
décoction utilisée en lotion ;
emploi traditionnel contre certaines éruptions cutanées et l'eczéma.

Précautions

Aucun Connu

Contre-indications

Usage occasionnel

Les préparations traditionnelles modérées semblent bénéficier d’un historique ethnobotanique, mais cela ne remplace pas une évaluation toxicologique complète.

Extraits concentrés

Prudence avec :

extraits alcooliques concentrés ;
extraits secs fortement dosés ;
poudres prises en quantité importante ;
cures prolongées.
Grossesse

⚠️ En raison du manque de données :

éviter l’usage médicinal interne pendant la grossesse.
Allaitement

Même prudence pendant l’allaitement.

Enfants

L’usage interne chez les jeunes enfants n’est pas recommandé sans avis professionnel.

Usage cutané

Une réaction locale est possible.

Effectuer un essai sur une petite zone en cas de première utilisation.

Arrêter en cas de :

rougeur ;
démangeaison ;
brûlure ;
irritation.
Récolte sur les arbres

Les frondes peuvent accumuler :

poussières ;
pollution atmosphérique ;
traitements phytosanitaires.

Éviter les plantes récoltées :

le long des routes très fréquentées ;
sur des arbres traités aux pesticides ;
dans les zones industrielles.

Interactions

Anticoagulants et antiagrégants

En raison des usages traditionnels liés aux saignements et de la présence de différents polyphénols, une prudence théorique est recommandée avec les extraits concentrés chez les personnes prenant :

warfarine ;
apixaban ;
rivaroxaban ;
clopidogrel ;
aspirine à dose antiagrégante.

Une interaction clinique propre à cette espèce n’est cependant pas démontrée.

Médicaments antidiabétiques

Certains travaux expérimentaux sur des extraits végétaux de l’espèce et de plantes apparentées ont exploré des effets métaboliques.

Par prudence, éviter les extraits fortement concentrés sans surveillance avec :

insuline ;
médicaments hypoglycémiants.
Plantes astringentes

L’association de fortes doses avec des plantes riches en tanins telles que :

chêne ;
tormentille ;
hamamélis ;
ronce

pourrait théoriquement accentuer l’astringence digestive.

Autres plantes médicinales

Les synergies et interactions de Pyrrosia piloselloides restent trop peu étudiées pour recommander des associations thérapeutiques complexes.

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