Photographie de Echinacée
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Asteraceae

Echinacée

Echinacea purpurea

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Aussi appelée : Échinacée pourpre

Description botanique

Echinacea purpurea est une plante herbacée vivace robuste.

Type :

Plante herbacée vivace.

Hauteur :

généralement 60 cm à 1,2 m ;
parfois jusqu’à environ 1,5 m.

Port :

dressé ;
touffu ;
relativement ramifié.

Racines :

épaisses ;
fibreuses ;
brunâtres ;
développées en touffe.

Tiges :

dressées ;
robustes ;
légèrement rugueuses ;
souvent ramifiées dans leur partie supérieure.

Feuilles :

alternes sur les tiges ;
les feuilles basales peuvent être plus larges ;
ovales à lancéolées ;
rugueuses ;
vert foncé ;
à marge dentée.

Floraison :

La floraison se produit généralement :

de juin à septembre.

Capitules :

Les capitules sont grands et très caractéristiques.

Ils comprennent :

des fleurs ligulées périphériques roses à pourpres ;
des fleurs tubulées centrales regroupées sur un cône bombé.

Cône central :

brun-orangé à rouge brun ;
hérissé ;
proéminent.

Le nom Echinacea vient du grec echinos, signifiant « hérisson », en référence à cet aspect épineux du disque floral.

Fruits :

Les fruits sont des akènes secs.

Graines :

petites ;
anguleuses ;
brunâtres.

Répartition

Echinacea purpurea est originaire principalement du centre et de l’est de l’Amérique du Nord.

Elle est naturellement présente dans différentes régions des États-Unis, notamment dans des zones de :

prairies ;
clairières ;
bois ouverts.

Elle est aujourd’hui largement cultivée en :

Europe ;
Canada ;
Asie ;
Nouvelle-Zélande ;
autres régions tempérées.

Elle est cultivée à la fois comme :

plante médicinale ;
plante ornementale ;
plante mellifère.

Habitat

L’Échinacée apprécie les climats :

tempérés ;
ensoleillés.

Elle pousse bien dans :

prairies ;
terrains ouverts ;
lisières ;
jardins ;
massifs médicinaux.

Elle apprécie :

le plein soleil ;
les sols riches à modérément pauvres ;
les sols bien drainés ;
une humidité modérée.

Une fois installée, elle tolère relativement bien :

la sécheresse ;
les étés chauds.

Elle supporte mal les sols constamment détrempés.

La plante est particulièrement intéressante pour les pollinisateurs, notamment :

abeilles ;
papillons.

Principes actifs

On note la teneur en sels minéraux (silice), de sucres et d’inuline. On trouve aussi des alkylamides, des composés phénoliques, des polysaccharides, des polyacétylènes, des alcanes, des traces d’alcaloïdes et une huile essentielle.

Propriétés thérapeutiques :

L’échinacée stimule l’action de la première barrière défensive de l’organisme, augmente la quantité de globules blancs dans le sang, et a une action cicatrisante. On l’utilisera dans bien des situations d’affaiblissement et d’infection, souvent dans une phase aiguë, mais aussi pour son activité antivirale et en prévention des grippes, cystites, herpès, candidoses ou autres infections bactériennes, pour les bronchites et les infections génitales. En bref, elle permet de stimuler l’immunité. On peut également l’associer à la propolis et au shiitake, pour booster le système immunitaire.

Usages traditionnels

L’Échinacée possède une longue histoire d’utilisation chez plusieurs peuples autochtones d’Amérique du Nord.

Plaies et peau

Différentes préparations étaient traditionnellement utilisées pour :

petites plaies ;
morsures ;
piqûres ;
inflammations cutanées.
Voies respiratoires

Elle est aujourd’hui surtout connue pour accompagner :

rhume ;
refroidissement ;
irritation légère de la gorge ;
infections respiratoires bénignes.
Soutien immunitaire

En phytothérapie moderne, elle est utilisée comme plante de soutien immunitaire, notamment sur de courtes périodes au début des symptômes.

Gorge

Certaines préparations sont utilisées pour :

gorge irritée ;
inconfort ORL léger.
Usage externe

Des extraits peuvent également être employés sur :

petites irritations ;
petites lésions superficielles.

Usages culinaires

Echinacea purpurea n’est pas une plante alimentaire courante.

Elle ne constitue pas un légume ni un condiment.

Posologie

Infusion des parties aériennes

Pour un usage traditionnel :

1 à 2 g de parties aériennes séchées ;
250 ml d’eau chaude ;
laisser infuser 10 minutes ;
filtrer.
Décoction légère de racine
1 à 2 g de racine séchée ;
250 ml d’eau ;
faire frémir 10 minutes ;
filtrer.
Teinture

Les teintures varient selon :

rapport plante/solvant ;
degré alcoolique ;
partie utilisée.

Une teinture de racine n’est donc pas directement équivalente à une teinture de parties aériennes.

Jus de plante fraîche

Certaines préparations commerciales utilisent le jus exprimé de parties aériennes fraîches.

Durée d’usage

L’Échinacée est généralement mieux adaptée à un usage ponctuel ou de courte durée qu’à des prises continues pendant de longs mois.

Usage externe

Les extraits ou préparations peuvent être appliqués localement sur :

petites irritations ;
petites lésions superficielles.

Contre-indications

L’Échinacée est généralement bien tolérée à court terme.

Allergies

Le principal risque concerne les réactions allergiques, notamment chez les personnes sensibles aux Asteraceae.

Prudence en cas d’allergie à :

ambroisie ;
camomille ;
arnica ;
marguerite ;
souci ;
armoise.

Les réactions possibles comprennent :

rougeur ;
démangeaisons ;
urticaire ;
plus rarement réaction allergique sévère.
Troubles digestifs

Certaines personnes peuvent présenter :

nausées ;
douleurs abdominales ;
inconfort digestif.
Grossesse et allaitement

Les données sont relativement limitées pour les préparations médicinales concentrées.

Par prudence, un usage ponctuel doit être discuté avec un professionnel de santé.

Enfants

Les préparations doivent être adaptées à l’âge et au produit utilisé.

Maladies auto-immunes

L’Échinacée étant utilisée pour moduler certaines fonctions immunitaires, la prudence est recommandée chez les personnes atteintes de maladies auto-immunes ou prenant des traitements immunomodulateurs.

Interactions

Immunosuppresseurs

Prudence avec les médicaments diminuant l’activité du système immunitaire, notamment après :

transplantation ;
certaines maladies auto-immunes ;
traitements immunosuppresseurs.

Une utilisation immunostimulante non encadrée peut être inappropriée.

Médicaments métabolisés par le foie

Des interactions avec certaines enzymes hépatiques ont été étudiées, mais leur importance clinique varie selon le type d’extrait.

La prudence est recommandée avec des extraits concentrés chez les personnes prenant plusieurs médicaments à marge thérapeutique étroite.

Plantes immunomodulatrices

Une association avec des extraits concentrés de :

astragale ;
andrographis ;
sureau ;
ginseng

peut augmenter la charge phytothérapeutique immunomodulatrice sans que cela soit toujours nécessaire.

Asteraceae

Chez une personne allergique à cette famille, l’association avec d’autres Asteraceae ne constitue pas une interaction pharmacologique, mais peut augmenter le risque de réaction allergique.

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