Photographie de Ecorce de Conessie
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Apocynaceae

Ecorce de Conessie

Holarrhena pubescnes

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Aussi appelée : Conessie

Description botanique

Holarrhena pubescens est un arbuste ou petit arbre tropical à feuillage caduc ou semi-persistant selon le climat.

Type :

Arbuste ou petit arbre médicinal.

Hauteur :

généralement 3 à 10 mètres ;
peut parfois atteindre environ 15 mètres.

Port :

dressé ;
fortement ramifié ;
couronne relativement étalée.

Tronc :

court à moyennement développé ;
écorce grisâtre à brunâtre ;
devenant rugueuse avec l’âge.

Écorce :

L’écorce est :

brun grisâtre extérieurement ;
plus claire à l’intérieur ;
fortement amère.

Elle constitue l’une des principales parties médicinales.

Latex :

Comme beaucoup d’Apocynaceae, la plante peut produire un latex blanchâtre.

Feuilles :

opposées ;
simples ;
ovales à elliptiques ;
généralement longues de 10 à 25 cm ;
vertes ;
souvent pubescentes, surtout lorsqu’elles sont jeunes.

Floraison :

La floraison se produit principalement pendant la saison chaude.

Fleurs :

blanches ;
parfumées ;
relativement petites ;
regroupées en inflorescences terminales.

La corolle est tubulaire à la base puis s’ouvre en plusieurs lobes.

Fruits :

Les fruits sont constitués de deux follicules :

longs ;
minces ;
cylindriques ;
disposés généralement par paire.

Graines :

nombreuses ;
allongées ;
munies d’une touffe de poils facilitant leur dispersion par le vent.

Répartition

Holarrhena pubescens possède une large distribution en :

Asie tropicale ;
Asie subtropicale ;
Afrique tropicale.

Elle est notamment présente en :

Inde ;
Pakistan ;
Népal ;
Bangladesh ;
Sri Lanka ;
Myanmar ;
Thaïlande ;
Laos ;
Cambodge ;
Vietnam ;
Malaisie.

Elle est également signalée dans différentes régions d’Afrique tropicale. Une revue ethnopharmacologique la décrit comme une plante médicinale importante d’Afrique ainsi que des régions tropicales et subtropicales d’Asie.

Habitat

L’Écorce de Conessie pousse principalement dans :

forêts sèches ;
forêts décidues ;
forêts secondaires ;
lisières ;
terrains boisés ;
collines ;
zones ouvertes.

Elle apprécie :

les climats tropicaux et subtropicaux ;
les sols bien drainés ;
une bonne luminosité ;
les régions bénéficiant de pluies saisonnières.

Elle peut également pousser dans des milieux relativement secs après installation.

Dans certaines régions, elle est cultivée pour :

l’écorce médicinale ;
les graines ;
l’intérêt pharmacologique de ses alcaloïdes.

Principes actifs

L'étude phytochimique de l'écorce et des graines a donné des alcaloïdes, des glucides, des acides aminés, des phénols, des tanins, des glycosides cardiaques, des saponines, des flavonoïdes, des terpénoïdes, des stéroïdes, des huiles fixes et des graisses.

Usages traditionnels

Holarrhena pubescens possède une longue tradition dans l’Ayurvéda et d’autres médecines asiatiques.

Diarrhée

L’écorce est traditionnellement utilisée comme :

antidiarrhéique ;
astringent intestinal.

C’est l’un des usages les mieux établis historiquement.

Dysenterie

La plante est particulièrement célèbre pour accompagner :

dysenterie ;
dysenterie amibienne ;
selles contenant du mucus ;
troubles intestinaux infectieux traditionnels.

L’ancien synonyme Holarrhena antidysenterica rappelle directement cet usage.

Parasites intestinaux

Les graines sont traditionnellement utilisées comme :

anthelminthiques ;
antiparasitaires intestinaux.
Hémorroïdes

Certaines traditions utilisent l’écorce ou les graines pour accompagner :

hémorroïdes ;
saignements hémorroïdaires.
Troubles digestifs

Elle est également utilisée traditionnellement pour :

douleurs abdominales ;
dyspepsie ;
inconfort gastro-intestinal.
Foie et jaunisse

Certaines pharmacopées traditionnelles rapportent également des usages pour :

jaunisse ;
troubles hépatiques.

La documentation ethnomédicinale recense de nombreux usages gastro-intestinaux, cutanés et antiparasitaires.

Usages culinaires

Holarrhena pubescens n’est pas une plante alimentaire courante.

Posologie

Poudre d’écorce

La dose traditionnelle couramment indiquée est :

3 à 6 g de poudre d’écorce par jour ;
généralement répartis en 1 à 2 prises ;
avec de l’eau tiède.

Plusieurs institutions ayurvédiques indiennes donnent une fourchette voisine de 3–5 g ou 3–6 g.

Décoction d’écorce

Une référence universitaire ayurvédique indique :

préparer une décoction d’écorce ;
50 à 100 ml de décoction comme dose traditionnelle.

Une préparation plus précisément décrite utilise :

3 à 6 g d’écorce grossièrement concassée ;
150 à 250 ml d’eau ;
faire bouillir et réduire approximativement de moitié ;
prendre la décoction en 2 prises quotidiennes.

Une publication clinique rapporte également l'administration d'un extrait d'écorce à raison de 4 g/jour en trois prises pendant 15 jours chez des adultes atteints d'amibiase ou de giardiase.

Graines — Indrayava

Les graines sont également médicinales, particulièrement dans les troubles intestinaux.

Une référence ayurvédique indique :

poudre de graines : environ 0,5 à 1,5 g par prise.

D'autres pratiques traditionnelles utilisent des doses plus élevées ou des mélanges de graines avec d'autres plantes. La dose dépend donc beaucoup de la préparation.

Usage externe

La poudre d'écorce peut être employée traditionnellement sur les plaies et ulcérations suintantes :

nettoyer la zone ;
appliquer une petite quantité de poudre d'écorce sur la zone concernée.

Précautions

On dit que la racine est abortive déconseillée aux femmes enceintes.

Contre-indications

La plante possède une activité pharmacologique importante et doit être utilisée avec prudence.

Troubles digestifs

Des préparations trop concentrées peuvent provoquer :

nausées ;
vomissements ;
irritation gastrique ;
constipation ;
douleurs abdominales.
Alcaloïdes

Les alcaloïdes stéroïdiques comme la conessine sont biologiquement actifs.

Une dose élevée ne doit donc pas être assimilée à une simple consommation de plante digestive.

Grossesse

⚠️ Par prudence, éviter l’usage médicinal interne pendant la grossesse, en particulier les extraits concentrés.

Allaitement

Les données de sécurité sont insuffisantes ; éviter les fortes doses et extraits concentrés.

Enfants

Les diarrhées chez l’enfant présentent un risque rapide de déshydratation.

Ne pas utiliser la plante pour retarder une prise en charge appropriée.

Diarrhée sévère

Une diarrhée accompagnée de :

sang ;
forte fièvre ;
déshydratation ;
douleurs importantes ;
vomissements persistants

nécessite une évaluation médicale.

Interactions

Médicaments antidiarrhéiques

L’association d’une préparation fortement astringente avec d’autres antidiarrhéiques peut théoriquement accentuer :

ralentissement intestinal ;
constipation.
Antibiotiques

La conessine possède des activités antimicrobiennes expérimentales et a également été étudiée pour sa capacité à inhiber certains mécanismes d’efflux bactérien.

Cependant, cela ne signifie pas qu’elle puisse remplacer ou modifier arbitrairement un antibiotique prescrit.

Plantes astringentes

Prudence avec les associations concentrées de :

chêne ;
tormentille ;
ronce ;
grenadier.

Elles peuvent accentuer :

constipation ;
irritation digestive.
Médicaments chroniques

Compte tenu de la présence d’alcaloïdes actifs, les extraits concentrés doivent être utilisés avec prudence en cas de polymédication.

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