Photographie de Eupatoria Bleue
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Asteraceae

Eupatoria Bleue

Ageratum conyzoides

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Aussi appelée : Agérate conyzoïde Agérate sauvage

Description botanique

Ageratum conyzoides est une plante :

herbacée ;
annuelle ;
aromatique ;
fortement ramifiée.
Hauteur

Elle mesure généralement :

20 à 100 cm.
Port

Le port est :

dressé ;
buissonnant ;
ramifié.
Tiges

Les tiges sont :

cylindriques ;
vertes à parfois rougeâtres ;
pubescentes ;
relativement tendres.
Feuilles

Les feuilles sont :

opposées ;
simples ;
ovales à triangulaires ;
légèrement cordiformes à la base ;
dentées ;
pubescentes.

Lorsqu'elles sont froissées, elles dégagent une odeur aromatique assez forte, parfois jugée désagréable.

Fleurs

Les fleurs sont réunies en petits capitules.

Selon les populations, leur couleur peut être :

bleu pâle ;
mauve ;
violet clair ;
blanchâtre.

Les capitules sont regroupés en bouquets terminaux.

Fruits

Les fruits sont de petits akènes munis de structures facilitant leur dispersion.

Reproduction

La plante produit de nombreuses graines et se multiplie facilement.

Elle peut devenir une adventice importante des :

champs ;
plantations ;
jardins.

Répartition

Ageratum conyzoides est probablement originaire d'Amérique tropicale.

Il est aujourd'hui largement présent dans :

Amérique centrale ;
Caraïbes ;
Amérique du Sud ;
Afrique tropicale ;
Inde ;
Sri Lanka ;
Asie du Sud-Est ;
Chine méridionale ;
Philippines ;
Indonésie ;
îles du Pacifique.

Dans de nombreuses régions, il est considéré comme :

adventice ;
mauvaise herbe agricole ;
parfois espèce envahissante.

Habitat

L'Eupatoire bleue apprécie les milieux :

tropicaux ;
subtropicaux ;
chauds ;
relativement humides.

Elle pousse fréquemment dans :

champs ;
jardins ;
friches ;
bords de chemins ;
plantations ;
pâturages ;
fossés ;
terrains perturbés.
Sol

Elle tolère une grande variété de sols mais apprécie :

sols fertiles ;
humidité modérée ;
bon drainage.
Exposition

Elle pousse :

au soleil ;
à mi-ombre.
Croissance

Sa croissance est rapide.

Une seule plante peut produire de nombreuses graines, ce qui explique sa forte capacité de colonisation.

Principes actifs

Les feuilles donnent une huile volatile, qui contient du sesquiterpène.
La plante produit un principe végétal connu sous le nom de coumarine, également trouvé dans le genre allié, Eupatorium.
Donne des mono et sesquiterpènes, chromène, chromone benzofurane et coumarine, flavonoïdes, triterpène et stérols , et alcaloïdes.

Médecine Rurale:

Le jus de la plante fraîche ou un extrait de la plante séchée est utilisé dans le traitement de la rhinite et de la sinusite allergiques.
Le jus de la plante fraîche est également utile dans le traitement de l'hémorragie utérine post-partum.
La plante est utilisée pour traiter la constipation, l'hépatite infectieuse, l'eczéma, l'épilepsie, les plaies fraîches, les étourdissements, la diarrhée, la dysenterie, les yeux douloureux, la fièvre, les maux de tête, les vers intestinaux, la filariose, les vomissements et les nausées, les plaies et les coupures.
Le jus de la racine est antilithique.
Une pâte de racine, mélangée à l'écorce de Schinus wallichii, est appliquée pour fixer les os disloqués.
Les feuilles sont séchées et appliqués sous forme de poudre sur les coupures, les plaies et les ruptures causées par la lèpre. La poudre absorbe l'humidité de la maladie et forme une couche qui est enlevée après 1 à 2 jours.
Les feuilles sont également utilisées en externe dans le traitement de l'ague.
Une pâte de feuilles est utilisée comme cataplasme pour éliminer les épines de la peau.
Le jus de la plante est utilisé pour traiter les coupures, les plaies et les ecchymoses
Une pâte composée de feuilles mélangées à des quantités égales de Bidens pilosa, Drymaria cordata, Galinsoga parviflora et du rhizome de Zingiber officinale est utilisée pour traiter les morsures de serpent.
Le jus des capitules est utilisé à l'extérieur pour traiter la gale, tandis qu'une pâte est utilisée pour traiter les rhumatismes.
Une décoction de plante fraîche est utilisée comme lavage de cheveux, laissant les cheveux doux, parfumés et sans pellicules.

Usages traditionnels

Plaies et petits saignements

C'est l'un des usages ethnomédicinaux les plus connus.

Les feuilles fraîches écrasées sont traditionnellement utilisées sur :

petites coupures ;
écorchures ;
petits saignements superficiels.

La plante possède une réputation traditionnelle :

hémostatique ;
cicatrisante.
Plaies

Les préparations de feuilles sont utilisées dans différentes régions tropicales pour :

favoriser la cicatrisation ;
nettoyer les petites lésions ;
réduire l'inflammation locale.
Inflammation

La plante est traditionnellement employée lors de :

inflammations ;
gonflements ;
douleurs articulaires ;
douleurs musculaires.
Douleurs

Des préparations traditionnelles sont utilisées contre :

maux de tête ;
douleurs corporelles ;
douleurs inflammatoires.
Troubles digestifs

Selon les régions, elle est utilisée lors de :

diarrhée ;
douleurs abdominales ;
dysenterie dans la médecine populaire ;
troubles intestinaux.
Fièvre

Elle possède également une réputation traditionnelle :

fébrifuge.
Voies respiratoires

Des usages populaires concernent :

toux ;
rhume ;
congestion.
Peau

Elle est utilisée traditionnellement sur certaines :

irritations ;
dermatoses ;
éruptions cutanées.

Usages culinaires

Plante non recommandée comme aliment

Ageratum conyzoides ne doit pas être considérée comme une plante alimentaire ordinaire.

La présence possible d'alcaloïdes pyrrolizidiniques constitue une raison importante

Posologie

⚠️ Usage interne : prudence importante

Il n'est pas approprié de proposer une posologie orale quotidienne standard pour cette plante en raison de sa composition toxicologique.

Infusion

Bien que des infusions soient historiquement utilisées, une consommation interne prolongée est déconseillée.

Décoction

Même précaution pour les décoctions.

Une décoction ne supprime pas nécessairement les alcaloïdes problématiques.

Teinture mère

⚠️ Une teinture alcoolique peut extraire et concentrer des substances indésirables.

Elle n'est donc pas recommandée en automédication interne.

Poudre

La poudre de feuilles ou de plante entière ne doit pas être utilisée quotidiennement comme complément alimentaire.

Usage externe traditionnel

Les feuilles fraîches peuvent traditionnellement être :

correctement identifiées ;
soigneusement lavées ;
écrasées ;
appliquées brièvement sur une petite lésion superficielle.

Même cet usage doit être évité sur :

plaie profonde ;
plaie infectée ;
brûlure grave ;
grande surface cutanée.

Précautions

La plante est hautement embryotoxique et agit sur le développement embryonnaire à un stade précoce. Déconseiller aux femmes enceintes

Contre-indications

⚠️ Alcaloïdes pyrrolizidiniques

C'est la précaution majeure concernant Ageratum conyzoides.

Des alcaloïdes pyrrolizidiniques (AP) ont été rapportés dans cette plante.

Certains AP peuvent produire après métabolisation des substances susceptibles d'endommager le foie.

Le risque dépend notamment :

de la molécule ;
de la quantité ;
de la fréquence d'exposition ;
de la durée ;
de l'état hépatique de la personne.
Risque hépatique

Une exposition importante ou répétée à certains alcaloïdes pyrrolizidiniques est associée à :

hépatotoxicité ;
atteintes vasculaires hépatiques ;
potentiellement d'autres effets toxiques à long terme.
Grossesse

Usage interne déconseillé.

Allaitement

Usage interne déconseillé.

Enfants

Ne pas recommander par voie interne.

Maladie du foie

À éviter particulièrement chez les personnes souffrant :

d'hépatite ;
de cirrhose ;
d'insuffisance hépatique ;
d'autres maladies hépatiques.
Cure prolongée

À éviter.

Interactions

Médicaments hépatotoxiques

La principale prudence concerne les médicaments susceptibles d'affecter le foie.

Éviter l'association d'extraits internes concentrés sans encadrement médical.

Autres plantes contenant des alcaloïdes pyrrolizidiniques

Ne pas associer à des plantes connues pour pouvoir contenir des AP problématiques, notamment certaines espèces de :

Senecio ;
Crotalaria ;
Heliotropium ;
Symphytum (consoude, surtout usage interne) ;
Tussilago selon la qualité et la teneur en AP.

L'objectif est d'éviter une exposition cumulative.

Alcool

Une consommation importante d'alcool associée à une plante potentiellement hépatotoxique n'est pas souhaitable.

Traitements chroniques

En raison du manque de données cliniques d'interaction, l'usage oral d'extraits concentrés doit être évité chez une personne prenant plusieurs médicaments.

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