Photographie de Faux Mimosa
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Fabaceae

Faux Mimosa

Leucaena leucocephala

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Aussi appelée : Leucéna Leucène

Description botanique

Leucaena leucocephala est un :

arbuste ;
petit arbre ;
parfois arbre de taille moyenne.
Hauteur

Il atteint généralement :

3 à 10 mètres ;

mais certains sujets peuvent atteindre :

15 à 20 mètres.
Port

Le port est :

dressé ;
fortement ramifié ;
à couronne relativement ouverte.
Écorce

L'écorce est :

grisâtre à brun grisâtre ;
relativement lisse chez les jeunes sujets ;
plus fissurée avec l'âge.
Feuilles

Les feuilles sont :

alternes ;
bipennées ;
composées de nombreuses petites folioles.

Elles donnent à l'arbre son aspect rappelant :

mimosa ;
acacia.
Fleurs

Les fleurs sont regroupées en capitules :

sphériques ;
blancs à crème ;
parfois légèrement verdâtres.

Ces petites boules florales expliquent l'épithète :

leucocephala = « à tête blanche ».

Fruits

Les fruits sont des :

gousses aplaties ;
allongées ;
vertes puis brunes à maturité.

Chaque gousse contient plusieurs graines.

Graines

Les graines sont :

aplaties ;
ovales ;
brun foncé à maturité.

Répartition

L'espèce est originaire :

du sud du Mexique ;
d'Amérique centrale.

Elle a été introduite dans la plupart des régions tropicales.

Elle est aujourd'hui très répandue en :

Caraïbes ;
Amérique du Sud ;
Afrique tropicale ;
Inde ;
Sri Lanka ;
Thaïlande ;
Vietnam ;
Malaisie ;
Indonésie ;
Philippines ;
Australie ;
îles du Pacifique.

Dans de nombreuses régions, elle est devenue :

⚠️ invasive

en raison de :

croissance rapide ;
production abondante de graines ;
forte capacité de régénération.

Habitat

Le Faux Mimosa pousse principalement dans les régions :

tropicales ;
subtropicales ;
chaudes.

On le rencontre dans :

terrains vagues ;
pâturages ;
bords de routes ;
friches ;
plantations ;
zones agricoles ;
terrains côtiers ;
lisières.
Sol

Il tolère :

sols pauvres ;
sécheresse saisonnière ;
sols calcaires.

Comme beaucoup de Fabaceae, il peut participer à la fixation biologique de l'azote grâce à ses symbioses racinaires.

Exposition

Il préfère :

plein soleil.
Croissance

Sa croissance est très rapide dans les climats chauds.

Principes actifs

Les graines crues donnent du gras, 8,68%; fibre brute, 22,59%; matière sans azote autre que les fibres, 9,78%; azote, 6,42%; saccharose; eau, 14,8%; cendres, 4,2%.
La graine contient la mimosine, un acide aminé toxique.
L'étude de la plante entière a donné du ficaprénol-11 (polyprénol), du squalène, du lupéol, de la ß-sitosténone, de l'acide trans-coumarique, de l'acide cis-coumarique phéophytine a, phéophorbide un ester méthylique, méthyl-132-hydroxy- (132-S) -phéophorbide-b et aristophyll-C. Les feuilles et les graines contiennent des lipides, des protéines brutes et des glucides. Les graines contiennent du tanin et de l'acide oxalique. Le noyau contient de l'huile, 17-20%. Les feuilles et les graines produisent une substance toxique et non protéique appelée mimosine.
L'étude des métabolites secondaires a révélé 14 composés, dont quatre stéroïdes, un triterpénoïde et deux benzénoïdes.

Usages traditionnels

Les différentes parties de Leucaena leucocephala apparaissent dans plusieurs médecines populaires.

Parasites intestinaux

Les graines ont notamment été utilisées traditionnellement comme :

vermifuge ;
antiparasitaire intestinal.

Cet usage est particulièrement connu dans certaines régions d'Asie.

Troubles digestifs

Certaines préparations traditionnelles sont utilisées pour :

diarrhée ;
douleurs abdominales ;
troubles intestinaux.

Peau et plaies

Les feuilles ou l'écorce peuvent être employées traditionnellement sur :

petites plaies ;
irritations ;
inflammations cutanées.

Troubles urinaires

Certaines traditions mentionnent également des préparations utilisées lors de :

inconfort urinaire ;
troubles rénaux populaires

Usages culinaires

Graines et jeunes gousses

Leucaena leucocephala possède de véritables usages alimentaires traditionnels.

Mexique

Les graines et jeunes gousses de certaines formes de Leucaena sont consommées sous le nom de :

Guaje

Elles peuvent accompagner :

sauces ;
tortillas ;
plats traditionnels.

Il existe plusieurs espèces de Leucaena consommées sous le nom de guaje ; l'identification botanique reste donc importante.

Asie du Sud-Est

Les jeunes pousses, feuilles, graines ou gousses peuvent être consommées localement après préparation.

Philippines

L'arbre est surtout connu sous le nom :

Ipil-ipil

Il est extrêmement commun et possède de nombreux usages ruraux.

Précautions alimentaires
⚠️ Présence de mimosine

La consommation alimentaire doit rester :

modérée ;
occasionnelle ;
conforme aux méthodes traditionnelles de préparation.

La mimosine est un acide aminé non protéique toxique à doses suffisamment élevées.

Préparation

Selon l'aliment et la tradition, différentes techniques peuvent réduire certains facteurs antinutritionnels :

cuisson ;
trempage ;
fermentation ;
renouvellement de l'eau.

⚠️ Ces procédés ne garantissent pas nécessairement l'élimination complète de la mimosine.

Une consommation quotidienne massive de feuilles ou graines n'est donc pas recommandée.

Posologie

Infusion de feuilles

Des infusions traditionnelles existent.

Cependant, en raison de la mimosine, il n'est pas souhaitable de recommander :

infusion concentrée ;
consommation quotidienne prolongée.
Décoction

Même précaution.

La cuisson peut réduire certaines substances, mais ne doit pas être considérée comme une détoxification garantie.

Poudre

La poudre concentrée de feuilles ou de graines n'est pas recommandée comme complément alimentaire quotidien sans contrôle de composition.

Teinture mère

Une teinture alcoolique peut concentrer certains métabolites.

Il n'existe pas de posologie suffisamment établie pour en recommander l'usage interne.

Usage externe

Une décoction aqueuse refroidie peut traditionnellement être employée en :

lavage ;
compresse.

Éviter :

yeux ;
muqueuses ;
grandes plaies.

Précautions

Les feuilles de la plupart des formes de cette plante contiennent le mimosène, un acide aminé inhabituel. En grande quantité, cela peut être nocif.
Il existe des cultivars à faible teneur en mimosène.
Les feuilles auraient été nuisibles aux chevaux et aux jeunes bovins qui s'en nourrissent, provoquant la chute des poils de la crinière et de la queue. Les chèvres ne semblent pas affectées.

Contre-indications

Toxicité chronique par la mimosine

Le risque principal est associé à une consommation :

excessive ;
répétée ;
prolongée.
Effets possibles

Chez les animaux, une exposition excessive est associée notamment à :

perte de poils ;
mauvaise croissance ;
baisse de fertilité ou performances ;
troubles thyroïdiens ;
perte de poids ;
diminution de l'appétit.

Les effets dépendent fortement :

de l'espèce animale ;
de la quantité ;
de la durée ;
de l'adaptation de la flore digestive.
Chez l'être humain

Les données humaines sont beaucoup plus limitées.

Par précaution, éviter :

fortes quantités ;
cures prolongées ;
poudres concentrées quotidiennes.

Grossesse et allaitement
Grossesse

Les préparations médicinales concentrées sont déconseillées faute de données suffisantes.

Allaitement

Même prudence.

Enfants

Ne pas proposer de préparations concentrées de graines ou feuilles sans avis spécialisé.

Interactions

Traitements thyroïdiens

Une prudence particulière est justifiée avec :

lévothyroxine ;
médicaments antithyroïdiens,

car la mimosine et ses métabolites sont associés à des perturbations thyroïdiennes dans certains modèles animaux.

Cela reste une précaution théorique, faute de données cliniques humaines solides.

Fer et autres minéraux

La mimosine possède des propriétés de chélation.

Les tanins peuvent également réduire l'absorption de certains nutriments.

Une consommation importante pourrait donc théoriquement modifier la disponibilité :

du fer ;
d'autres minéraux.
Antidiabétiques

Certains extraits présentent une activité hypoglycémiante expérimentale.

Prudence avec les extraits concentrés associés aux médicaments antidiabétiques.

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