Photographie de Flamboyant Bleu
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Flamboyant Bleu

Jacaranda mimosifolia

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Aussi appelée : Jacaranda Jacaranda bleu

Description botanique

Jacaranda mimosifolia est un arbre :

caduc à semi-caduc ;
très ramifié ;
à port large et léger.
Hauteur

Il atteint généralement :

8 à 15 mètres,

mais peut parfois dépasser :

20 mètres.

Couronne

La couronne est :

étalée ;
irrégulière ;
relativement aérée.
Tronc

Le tronc est :

grisâtre à brunâtre ;
plus lisse chez les jeunes arbres ;
légèrement fissuré avec l’âge.

Feuilles

Les feuilles sont particulièrement caractéristiques.

Elles sont :

opposées ;
très grandes ;
bipennées ;
composées de nombreuses petites folioles.

Elles ressemblent fortement à des feuilles de :

fougère ;
mimosa.

C’est cette ressemblance qui explique l’épithète :

mimosifolia = « à feuilles de mimosa »

Fleurs

La floraison constitue le principal attrait du Jacaranda.

Les fleurs sont :

tubulaires ;
campanulées ;
bleu-violet ;
mauves ;
parfois presque lilas.

Elles sont regroupées en grandes :

panicules terminales

La floraison peut être si abondante que l’arbre semble entièrement recouvert de bleu-violet.

Période de floraison

Selon le climat, elle survient :

au printemps ;
en début de saison chaude.

Dans certains climats tropicaux ou subtropicaux, une seconde floraison peut apparaître.

Fruits

Le fruit est une capsule :

aplatie ;
ronde à presque circulaire ;
dure ;
brunâtre à maturité.

Elle contient de nombreuses graines :

plates ;
ailées.

Ces graines sont facilement dispersées par :

le vent.

Répartition

Le Flamboyant bleu est originaire principalement :

d’Argentine ;
de Bolivie ;
du Paraguay ;
de certaines régions voisines d’Amérique du Sud.

Il est aujourd’hui très largement planté dans :

Afrique australe ;
Australie ;
Californie ;
Mexique ;
Amérique centrale ;
Caraïbes ;
Inde ;
Afrique de l’Est ;
régions subtropicales d’Asie.

Il est devenu un arbre emblématique dans plusieurs villes au climat chaud.

Habitat

À l’état naturel, il apprécie les milieux :

subtropicaux ;
saisonnièrement secs à modérément humides.

En culture, il préfère :

plein soleil ;
climat chaud ;
sol bien drainé.
Sol

Il s’adapte à différents sols, mais pousse mieux dans les substrats :

profonds ;
meubles ;
fertiles ;
drainants.
Gel

Les jeunes arbres sont sensibles aux fortes gelées.

Principes actifs

Des études phytochimiques ont révélé la présence de triterpènes, de flavonoïdes, d'acétosides, de quinines, de dérivés de phénylpropanoïdes, d'acides gras et d'anthocyanes.

Le criblage phytochimique de l'extrait de feuille a donné des glucides, des flavonoïdes, des glycosides cardiaques, des tanins, des saponines et des stéroïdes, sans alcaloïde.

Médecine Rurale:

Presque toutes les parties de la plante sont utilisées en médecine.

Les fleurs, les feuilles et l'écorce sont utilisées pour le traitement des névralgies, des varices et des infections générales.

L'écorces et les racines sont utilisées pour le traitement de la syphilis.

Les feuilles sont utilisées pour la cicatrisation des plaies.

Les feuilles sont utilisées comme vulnéraire.

Les fleurs ,les feuilles et l'écorces sont utilisées pour le traitement de l'hépatite.

Un bain de feuilles est utilisé pour traiter les plaies et les infections cutanées.

Une décoction d'écorce est utilisée pour purifier le sang., également utilisé pour le traitement de l'acné.

Dans la médecine populaire érythréenne, les racines sont utilisées contre le mauvais œil et la diarrhée.

Usages traditionnels

Les usages varient selon les pays.

Inflammations

Des préparations de feuilles ou d’écorce sont traditionnellement employées pour accompagner :

inflammations ;
douleurs ;
gonflements.
Peau

Des usages externes concernent :

petites plaies ;
irritations ;
certaines dermatoses ;
lésions superficielles.
Troubles digestifs

Certaines préparations astringentes ont été utilisées lors de :

diarrhée ;
inconfort digestif ;
troubles intestinaux.
Fièvre

Des usages populaires existent également contre :

fièvre ;
états fébriles.

Tous ces usages restent principalement ethnobotaniques.

Usages culinaires

Pas une plante alimentaire courante

Jacaranda mimosifolia n’est pas considéré comme un aliment usuel.

Les fleurs sont parfois utilisées à des fins décoratives, mais cela ne suffit pas à les considérer comme comestibles de façon générale.

Posologie

Écorce — décoction

Une posologie traditionnelle paraguayenne assez précise est documentée :

15 g d'écorce ;
1 litre d'eau ;
préparer en décoction.

Cette préparation est traditionnellement utilisée par voie interne, mais aussi comme lavage externe des plaies.

Feuilles et fleurs — décoction

Au Guatemala, plusieurs préparations traditionnelles sont documentées.

Pour les douleurs d'estomac, les feuilles et fleurs sont bouillies dans l'eau puis consommées. Pour la diarrhée, une tradition locale rapporte :

feuilles + fleurs en décoction ;
environ 1 litre de préparation au cours de la journée.

Feuilles — préparation traditionnelle

Une préparation plus précise contre l'amibiase est rapportée au Guatemala :

6 feuilles de jacaranda ;
associées à 3 rameaux d'une autre plante médicinale locale ;
préparation aqueuse ;
½ tasse le matin et ½ tasse le soir ;
pendant 10 jours.

Comme il s'agit d'une formule composée, cette posologie ne doit pas être attribuée au jacaranda seul.

Une autre pratique locale utilise simplement la décoction des feuilles 3 fois par jour.

Jus frais de feuilles

Une enquête ethnomédicinale menée en Inde rapporte :

jus de feuilles : 1 cuillère à café par prise ;
3 fois par jour.

Cet usage était traditionnellement rapporté contre la syphilis et la gonorrhée.

Usage externe

Les usages externes comprennent :

décoction d'écorce à 15 g/L pour laver les plaies ;
feuilles pilées ou pâte de feuilles sur certaines affections cutanées ;
extrait de feuilles appliqué traditionnellement sur eczéma, psoriasis et lésions cutanées ;
infusion d'écorce utilisée comme lotion sur certains ulcères.

Précautions

Aucun Connu

Contre-indications

Usage interne

Éviter :

fortes doses ;
décoctions concentrées ;
extraits alcooliques concentrés ;
cures prolongées.
Tanins

Les préparations riches en tanins peuvent provoquer chez certaines personnes :

irritation gastrique ;
nausées ;
constipation.
Allergies

Une réaction individuelle reste possible.

Grossesse et allaitement

Par manque de données suffisantes :

éviter l’usage médicinal interne pendant la grossesse ;
éviter les extraits concentrés pendant l’allaitement.

Enfants

Aucune posologie pédiatrique fiable n’est disponible.

Interactions

Médicaments oraux

Des préparations riches en tanins peuvent théoriquement diminuer l’absorption de :

certains médicaments ;
fer ;
minéraux.

Il est prudent d’espacer leur prise.

Antidiabétiques

Certains extraits de Jacaranda ont été étudiés pour des activités métaboliques, mais les données spécifiques sont insuffisantes pour confirmer une interaction.

Médicaments chroniques

Éviter les extraits concentrés non standardisés chez les personnes polymédiquées.

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