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Alismataceae

Flèche d'Eau

Sagittaria sagittifolia

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Aussi appelée : Sagittaire Sagittaire à feuilles en flèche

Description botanique

Sagittaria sagittifolia est une plante :

aquatique ;
vivace ;
rhizomateuse ;
enracinée dans la vase.
Hauteur

Les feuilles et hampes florales peuvent atteindre environ :

30 à 100 cm au-dessus de l’eau.

Rhizomes et tubercules

La plante développe :

rhizomes ;
stolons souterrains ;
tubercules féculents.

Ces tubercules sont les principales parties alimentaires.

Feuilles

La plante peut produire plusieurs types de feuilles selon la profondeur de l’eau.

Les feuilles aériennes sont :

triangulaires ;
sagittées ;
nettement en forme de flèche.

Les feuilles immergées peuvent être plus :

étroites ;
rubanées.

Fleurs

Les fleurs sont :

blanches ;
à trois pétales ;
avec un centre souvent jaune ;
regroupées sur une hampe florale dressée.

La plante porte des fleurs mâles et femelles sur la même inflorescence.

Floraison

Elle se produit généralement :

de l’été au début de l’automne.

Fruits

Les fruits sont de petits :

akènes

regroupés en têtes globuleuses.

Ils contiennent chacun une graine.

Répartition

Sagittaria sagittifolia est originaire d’une large zone comprenant notamment :

Europe ;
Russie ;
Sibérie ;
Asie centrale ;
Chine ;
Japon ;
autres régions d’Asie tempérée.

Elle pousse surtout dans les zones :

tempérées ;
humides ;
marécageuses.

Habitat

La Flèche d’Eau affectionne :

étangs ;
mares ;
fossés ;
marais ;
rives de lacs ;
canaux ;
eaux peu profondes et calmes.
Profondeur

Elle pousse généralement dans une eau peu profonde, avec les racines dans :

vase ;
limon ;
sol constamment détrempé.
Exposition

Elle apprécie :

soleil ;
mi-ombre légère.

Principes actifs

Le criblage phytochimique des tubercules et des extraits de feuilles et des solvants a donné des tanins, des saponines, des flavonoïdes, des phénols, des stéroïdes, des glycosides, des protéines, des acides aminés, de l'amidon, des sucres réducteurs et des alcaloïdes.

Usages traditionnels

Dans certaines médecines traditionnelles asiatiques, les tubercules ou rhizomes sont employés pour accompagner :

troubles digestifs ;
douleurs abdominales ;
troubles urinaires ;
œdèmes ;
inflammations ;
certaines douleurs liées à une mauvaise circulation ou à des « stases ».

Ces usages restent principalement :

ethnomédicinaux ;
non standardisés.

Troubles digestifs

Les tubercules, riches en amidon, sont surtout considérés comme :

nutritifs ;
digestifs après cuisson.

Certaines préparations traditionnelles sont utilisées lors de :

inconfort digestif ;
faiblesse ;
convalescence.

Voies urinaires

La plante apparaît aussi dans certaines traditions comme :

diurétique doux ;
plante de soutien des voies urinaires.

Les preuves cliniques modernes restent limitées.

Inflammation et douleurs

Des recherches précliniques sur le genre Sagittaria et certains extraits ont exploré des activités :

anti-inflammatoires ;
antioxydantes ;
antinociceptives potentielles.

Propriétés médicinales potentielles

Les activités traditionnellement attribuées ou étudiées comprennent :

diurétique légère ;
anti-inflammatoire potentielle ;
antioxydante ;
digestive ;
nutritive ;
décongestionnante traditionnelle.

Il faut rester prudent car l’essentiel de la documentation concerne :

usages historiques ;
études précliniques ;
parfois d’autres espèces de Sagittaria.

Usages culinaires

Les tubercules de plusieurs Sagittaria, dont S. sagittifolia, sont consommés traditionnellement en Asie.

Ils peuvent être :

bouillis ;
cuits à la vapeur ;
sautés ;
rôtis ;
incorporés à des soupes et plats mijotés.
Texture

Après cuisson, ils deviennent :

farineux ;
légèrement croquants selon la préparation ;
riches en amidon.
Saveur

La saveur est douce, parfois légèrement :

noisettée ;
terreuse.

Prudence alimentaire

Les tubercules doivent être :

correctement identifiés ;
bien lavés ;
cuits.

La cuisson améliore :

digestibilité ;
texture ;
sécurité microbiologique.

Les plantes récoltées en milieu aquatique peuvent accumuler :

polluants ;
métaux lourds ;
contaminants microbiologiques.

Il faut éviter les récoltes dans :

eaux stagnantes polluées ;
fossés agricoles traités ;
zones industrielles ;
eaux usées.

Posologie

Tubercules — décoction

Une source chinoise rattachée à l’Académie chinoise des sciences rapporte une préparation traditionnelle particulièrement intéressante :

6 liang de tubercules/racines ;
préparés en décoction dans une quantité appropriée d’eau ;
administration orale traditionnelle pour certains troubles urinaires.

Attention : le liang est une unité traditionnelle dont la valeur a varié selon les périodes et les systèmes. Il ne faut donc pas convertir mécaniquement cette prescription historique en une dose moderne en grammes.

Corme — décoction traditionnelle

Une enquête ethnobotanique récente auprès de populations kazakhes du Xinjiang confirme l’utilisation du corme de Sagittaria sagittifolia :

corme préparé en décoction aqueuse ;
administration par voie orale ;
traditionnellement employé pour « rafraîchir le sang » et arrêter les saignements selon la terminologie médicinale locale.

La même enquête rapporte également l’utilisation du corme pilé en application externe.

Tubercule frais — préparation traditionnelle

Une autre préparation chinoise traditionnelle mentionnée pour la toux accompagnée de sang utilise :

quelques tubercules frais ;
pelés puis écrasés ;
mélangés avec miel et eau de riz ;
puis cuits à la vapeur et consommés chauds.

Il s’agit d’une recette traditionnelle, pas d’une posologie clinique moderne.

Usage externe

Les feuilles et tubercules possèdent plusieurs usages externes traditionnels.

Pour les gonflements rouges et douloureux, une préparation chinoise utilise :

tubercule frais écrasé ;
addition d’une petite quantité de gingembre frais ;
application locale ;
renouvellement 2 fois par jour.

Les feuilles écrasées ou réduites en poudre ont également été traditionnellement appliquées sur plaies, démangeaisons et certaines affections cutanées.

Précautions

L'ingestion de tubercules crus peut provoquer des flux, de la diarrhée, une faiblesse et des hémorroïdes. Les femmes enceintes ne doivent pas en manger.

Contre-indications

Milieu aquatique

Le principal risque pratique vient souvent de l’environnement de récolte.

Les plantes aquatiques peuvent concentrer :

métaux lourds ;
pesticides ;
bactéries ;
parasites.
Grossesse et allaitement

L’usage alimentaire normal du tubercule cuit est distinct des préparations médicinales concentrées.

Pour ces dernières, prudence faute de données.

Enfants

Le tubercule correctement cuit peut être considéré comme un aliment dans les cultures qui le consomment traditionnellement, mais aucune posologie médicinale pédiatrique spécifique n’est établie.

Interactions

Les interactions sont très peu documentées.

Diurétiques

Si la plante est utilisée pour un effet diurétique traditionnel, prudence avec :

médicaments diurétiques ;
autres plantes fortement diurétiques.
Médicaments oraux

Aucune interaction majeure n’est bien établie pour l’usage alimentaire normal.

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