Photographie de Fleur de Pagode
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Lamiaceae

Fleur de Pagode

Clerodendrum intermedium

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Aussi appelée : Kasopangil

Description botanique

Clerodendrum intermedium est un :

arbuste dressé ;
ramifié ;
parfois semi-ligneux ;
persistant sous climat tropical.
Hauteur

Il atteint généralement :

1 à 2 mètres,

mais peut devenir légèrement plus grand dans de bonnes conditions.

Tiges

Les jeunes tiges sont :

vertes ;
souvent quadrangulaires ;
ramifiées.

Ce caractère est fréquent chez les plantes de la famille des Lamiaceae.

Port

Le port est :

buissonnant ;
relativement dense ;
naturellement ramifié.

Feuilles

Les feuilles sont :

opposées ;
assez grandes ;
ovales à largement ovales ;
pointues à l’extrémité ;
portées par un pétiole.

Elles peuvent atteindre environ :

10 à 20 cm de longueur

chez certains spécimens.

Le feuillage est généralement :

vert ;
souple ;
légèrement à fortement pubescent selon les individus et les parties de la plante.

Les feuilles sont la principale partie utilisée dans la médecine traditionnelle.

Fleurs

Les fleurs sont regroupées en inflorescences remarquables.

Elles présentent généralement :

un calice coloré ;
une corolle claire à rougeâtre selon le stade ;
de longues étamines saillantes.

L’ensemble produit un aspect décoratif caractéristique des Clerodendrum.

Les inflorescences peuvent rappeler une petite structure en étages, ce qui explique l'utilisation du nom :

Fleur de Pagode

La plante est également cultivée comme arbuste ornemental tropical.

Fruits

Après la floraison, la plante produit des fruits contenant les graines.

À maturité, les fruits deviennent généralement :

foncés ;
charnus à partiellement charnus ;
entourés ou accompagnés du calice persistant.

Les graines permettent la multiplication de la plante.

Répartition

Clerodendrum intermedium est naturellement présent notamment dans :

Philippines ;
Bornéo ;
Sumatra ;
Sulawesi ;
sud de Taïwan ;
Myanmar ;
Thaïlande.

Aux Philippines, l'espèce est largement répartie sur de nombreuses îles, notamment :

Luzon ;
Mindanao ;
Palawan ;
Panay ;
Negros ;
Bohol ;
Mindoro ;
Basilan.

Elle est considérée comme commune dans certaines zones de végétation secondaire et dans les endroits humides et ouverts.

Habitat

La Fleur de Pagode apprécie principalement les régions :

tropicales ;
chaudes ;
relativement humides.

Kew classe l'espèce principalement dans le biome tropical humide.

Elle pousse notamment dans :

fourrés ;
lisières ;
forêts secondaires ;
terrains ouverts ;
endroits humides ;
bordures de chemins.

Aux Philippines, elle est surtout signalée de basse altitude, souvent jusqu'à environ :

500 mètres.

Exposition

Elle apprécie :

soleil doux ;
lumière vive ;
mi-ombre.
Sol

Elle pousse bien dans un sol :

riche en matière organique ;
frais ;
drainant ;
légèrement humide.

Principes actifs

Les fleurs matures ont été testées positives pour les alcaloïdes, tandis que les jeunes fleurs (moins de deux mois) ont été testées négatives pour les alcaloïdes.
Le criblage phytochimique a donné des glucides, des glycosides, des tanins et des composés phénoliques dans les extraits méthanoliques et aqueux, et des stérols.

Médecine Rurale:

Les guérisseurs traditionnels utilisent un cataplasme de feuilles pour les entorses et les maux d'estomac.

Les feuilles, entières ou pilées, sont utilisées comme cataplasme pour soulager les douleurs après l'accouchement.

Les feuilles pilées avec un peu de sel, appliquées sur les oreillons., également utilisé pour les rhumatismes et les névralgies.

Un plâtre de feuilles est utilisé pour les coliques chez les enfants.

Le jus de feuilles cuites à la vapeur est utilisé pour le rhume et la toux.

Les feuilles, entières ou pilées, appliquées sur l'abdomen de la parturiente avec l'abdomen en travail difficile.

Pour les coliques, les feuilles sont chauffées au feu, puis essuyées avec de l'huile de noix de coco et appliquées sur l'estomac.

La racine est utilisée comme purgatif.

Le jus de feuilles extrait avec de l'eau est utilisé pour traiter les yeux douloureux. Extrait concentré d'eau également utilisé pour les plaies.

En Ayurveda , la plante apaise la pitta viciée, l'inflammation, les ulcères, les plaies et les maladies de la peau.

Usages traditionnels

La médecine populaire philippine fournit plusieurs usages intéressants de Clerodendrum intermedium.

Douleurs musculaires et articulaires

Les feuilles sont traditionnellement appliquées sur :

douleurs musculaires ;
rhumatismes ;
névralgies ;
entorses.

Elles peuvent être :

chauffées ;
écrasées ;
parfois légèrement enduites d'huile de coco avant application.

Ces usages externes sont particulièrement bien documentés dans les traditions philippines.

Entorses

Les feuilles pilées sont utilisées traditionnellement sous forme de :

cataplasme ;
application locale.

Coliques et douleurs abdominales

Les feuilles chauffées sont traditionnellement appliquées sur l'abdomen lors de :

coliques ;
douleurs abdominales ;
inconfort digestif.

Une pratique traditionnelle consiste à :

chauffer légèrement la feuille ;
appliquer un peu d'huile de coco ;
poser la feuille sur l'abdomen.

Il s'agit essentiellement d'un usage externe traditionnel.

Rhume et toux

Dans certaines régions des Philippines, la plante est traditionnellement employée lors de :

rhume ;
toux ;
refroidissements.

Une décoction légère des feuilles est notamment signalée contre le rhume.

Le jus obtenu à partir de feuilles chauffées ou cuites à la vapeur a également été utilisé traditionnellement lors de :

toux ;
refroidissements.

Ces usages ne constituent pas des traitements médicaux démontrés.

Peau et petites plaies

Les feuilles sont également utilisées traditionnellement pour :

petites plaies ;
contusions ;
gonflements ;
irritations locales.

La base philippine de connaissances traditionnelles mentionne notamment l'utilisation des feuilles pour les plaies.

Usage traditionnel

Les feuilles peuvent être :

lavées ;
légèrement écrasées ;
appliquées localement.

Sur une plaie ouverte ou infectée, une prise en charge médicale reste préférable.

Maux de tête

Certaines traditions philippines utilisent les jeunes feuilles lors de :

maux de tête.

L'usage est généralement externe.

Les feuilles peuvent être :

légèrement écrasées ;
posées localement sur le front ou les tempes.

Cet emploi appartient à la médecine populaire et n'a pas de posologie clinique standardisée.

Usages culinaires

Pas une plante alimentaire courante

Clerodendrum intermedium n'est pas principalement cultivé comme plante alimentaire.

Il est préférable de réserver leur consommation orale éventuelle aux usages traditionnels bien connus plutôt qu'à une consommation alimentaire régulière.

Posologie

Cataplasme de feuilles fraîches

C'est probablement l'une des formes traditionnelles les plus intéressantes.

Préparation :

prendre 1 à 3 feuilles fraîches ;
les laver soigneusement ;
les écraser légèrement ;
appliquer sur la zone concernée.

Utilisation traditionnelle pour :

entorse légère ;
contusion ;
douleurs musculaires ;
inconfort articulaire.

Laisser agir environ :

20 à 30 minutes.

Peut être renouvelé :

1 à 2 fois par jour pendant quelques jours,

si la peau le tolère.

Feuille chauffée à l'huile de coco

Préparation traditionnelle philippine :

chauffer doucement une feuille ;
appliquer une très petite quantité d'huile de coco ;
déposer la feuille tiède sur la zone douloureuse.

Traditionnellement utilisée pour :

douleurs abdominales ;
coliques ;
douleurs musculaires.

La feuille doit être :

chaude mais non brûlante.

Décoction légère de feuilles

Une décoction légère est mentionnée traditionnellement pour le rhume et certains troubles mineurs.

Pour une monographie, on peut donner une indication traditionnelle prudente :

1 à 2 g de feuilles sèches
ou
2 à 4 g de feuilles fraîches ;

dans environ :

250 ml d'eau.

Faire frémir :

5 à 10 minutes.

Filtrer.

Une tasse occasionnelle peut être utilisée dans un contexte traditionnel.

Il ne s'agit pas d'une posologie clinique validée et il vaut mieux éviter les cures prolongées.

Usage externe en lavage

Une décoction refroidie peut également servir en :

lavage externe ;
compresse.

Préparation :

quelques feuilles propres ;
environ 500 ml d'eau ;
faire frémir 5 à 10 minutes ;
laisser refroidir ;
filtrer.

Utiliser sur :

peau intacte ;
petites irritations ;
contusions.

Précautions

Aucun connu à ce jour

Contre-indications

Clerodendrum intermedium ne semble pas faire partie des plantes considérées comme hautement toxiques dans ses usages traditionnels usuels.

Il faut cependant rester raisonnable car les données toxicologiques modernes sont encore limitées.

Usage externe

Il est généralement préférable pour un usage domestique traditionnel.

Faire un premier essai sur une petite zone.

Arrêter en cas de :

rougeur importante ;
démangeaison ;
sensation de brûlure.

Usage interne

Éviter :

doses importantes ;
préparations très concentrées ;
consommation quotidienne prolongée ;
extraits alcooliques très concentrés sans connaissance précise du produit.
Effet purgatif

La plante est décrite dans certaines sources traditionnelles comme pouvant avoir une activité purgative.

Une quantité excessive pourrait donc favoriser :

diarrhée ;
crampes abdominales ;
inconfort digestif.

Grossesse et allaitement

La prudence est recommandée pendant la grossesse.

Certaines traditions philippines ont utilisé les feuilles autour de l'accouchement ou pour soulager certaines douleurs post-partum.

Cependant, cela ne constitue pas une démonstration de sécurité pendant la grossesse.

Grossesse

Éviter de préférence :

décoctions internes concentrées ;
extraits ;
teintures ;
fortes doses.

Un simple usage externe ponctuel sur une petite surface présente moins d'exposition systémique, mais reste à utiliser avec discernement.

Allaitement

Les données sont insuffisantes pour établir une sécurité complète.

Enfants

Des usages traditionnels externes contre les coliques ont été rapportés chez les enfants, mais il n'existe pas de posologie pédiatrique moderne établie.

Chez l'enfant, privilégier uniquement un usage externe doux et éviter l'automédication interne.

Interactions

Médicaments oraux

La présence de tanins peut théoriquement influencer l'absorption digestive de certains :

médicaments ;
minéraux ;
compléments contenant du fer.

Par prudence, lors d'un usage interne régulier, on peut espacer la plante et les médicaments de :

1 à 2 heures.

Laxatifs

Compte tenu de l'activité purgative traditionnellement attribuée à la plante, éviter de l'associer en quantité importante à :

séné ;
bourdaine ;
cascara ;
aloe latex ;
autres laxatifs stimulants.

Cela pourrait augmenter :

diarrhée ;
crampes ;
pertes hydro-électrolytiques.
Médicaments chroniques

Chez une personne prenant plusieurs traitements, privilégier :

usage externe ;
traitement bref ;
préparations légères.

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