Photographie de Fougère de la Résurrection
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Selaginellaceae

Fougère de la Résurrection

Selaginella tamariscina

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Aussi appelée : Sélaginelle de la résurrection

Description botanique

Selaginella tamariscina est une petite plante :

vivace ;
rampante à dressée ;
très ramifiée ;
formant des touffes compactes.
Taille

Elle reste généralement basse.

Elle atteint souvent :

10 à 30 cm de hauteur.

Aspect

Lorsqu’elle est bien hydratée, elle forme une structure :

verte ;
ramifiée ;
presque en rosette.

En période sèche, les rameaux :

s’enroulent ;
se contractent ;
prennent une coloration brunâtre.

Feuilles

Les feuilles sont :

très petites ;
écailleuses ;
densément disposées ;
vertes lorsqu’elles sont hydratées.

Elles sont portées par des rameaux très fins.

Comme chez les autres Selaginella, les feuilles sont appelées :

microphylles

Elles sont beaucoup plus petites que les frondes d’une véritable fougère.

Spores

Selaginella tamariscina ne produit :

ni fleurs ;
ni fruits ;
ni graines.

Elle se reproduit par :

spores

Les spores sont produites dans des structures appelées :

sporanges

regroupées dans de petits épis terminaux appelés :

strobiles

La plante produit deux types de spores :

microspores ;
mégaspores.

Elle est donc dite :

hétérosporée

Capacité de résurrection

La caractéristique la plus spectaculaire de la plante est sa capacité à supporter :

la dessiccation

Pendant une sécheresse importante :

les tissus perdent une grande partie de leur eau ;
les rameaux se replient ;
le métabolisme ralentit fortement.

Après réhydratation :

les rameaux se déploient ;
la couleur verte réapparaît ;
la photosynthèse reprend progressivement.

Cette capacité repose sur plusieurs mécanismes de protection cellulaire, notamment :

accumulation de substances protectrices ;
mécanismes antioxydants ;
stabilisation des membranes ;
limitation des dommages oxydatifs.

Répartition

Selaginella tamariscina est principalement présente en Asie orientale.

On la rencontre notamment en :

Chine ;
Corée ;
Japon ;
Mongolie intérieure selon les zones ;
certaines régions de l’Asie du Nord-Est.

Elle est particulièrement connue dans la pharmacopée chinoise.

Habitat

La plante pousse généralement dans des milieux :

rocheux ;
relativement secs ;
exposés à des alternances d’humidité et de sécheresse.

On la rencontre notamment sur :

rochers ;
falaises ;
pentes ;
fissures rocheuses ;
sols peu profonds.
Exposition

Elle peut supporter :

soleil ;
lumière vive ;
mi-ombre.
Sol

Elle pousse souvent sur des substrats :

pauvres ;
minéraux ;
très drainants.

Sa capacité de résurrection lui permet de survivre dans des environnements où l’eau est très irrégulière.

Principes actifs

L' étude a révélé que les flavonoïdes étaient les principaux composés, y compris l'amentoflavone, l'hinokiflavone, la sotetsuflavone et l'apogénine.

Usages traditionnels

En médecine traditionnelle chinoise, Selaginella tamariscina possède une place ancienne.

Elle est traditionnellement associée à des usages concernant :

circulation ;
stase sanguine ;
traumatismes ;
saignements ;
troubles menstruels.

Selon la préparation, la plante peut être utilisée pour :

favoriser la circulation ;
réduire certaines stagnations ;
contrôler certains saignements.

Ces notions relèvent du système traditionnel chinois et ne correspondent pas directement à des mécanismes médicaux occidentaux.

Traumatismes et ecchymoses

La plante est traditionnellement utilisée pour accompagner :

contusions ;
ecchymoses ;
blessures ;
douleurs après traumatisme ;
gonflements.

Elle peut être employée :

en décoction ;
en préparation externe ;
sous forme de poudre.

Dans certaines traditions, elle est particulièrement associée aux traumatismes accompagnés de :

bleu ;
douleur ;
stagnation locale.

Saignements

Une utilisation importante concerne :

les saignements

La forme carbonisée de la plante est traditionnellement utilisée pour accompagner certains :

saignements utérins ;
saignements digestifs traditionnels ;
petits saignements.

Cette utilisation explique sa réputation :

hémostatique

Il faut toutefois distinguer :

usage traditionnel ;
urgence hémorragique.

Une hémorragie importante nécessite évidemment une prise en charge médicale.

Troubles menstruels

Dans la médecine traditionnelle chinoise, la plante est également utilisée dans certains troubles liés à :

règles irrégulières ;
aménorrhée selon certains syndromes traditionnels ;
douleurs menstruelles ;
stagnation du sang.

Elle est donc parfois présentée comme une plante :

activant la circulation sanguine

dans le vocabulaire traditionnel chinois.

Cet effet explique également les précautions pendant la grossesse.

Petites plaies

La plante entière peut également être utilisée traditionnellement en application externe sur :

petites plaies ;
contusions ;
inflammations locales.

Une préparation aqueuse ou une poudre peut être utilisée selon les traditions locales.

Inflammations

Les recherches modernes ont exploré les propriétés anti-inflammatoires de plusieurs constituants de Selaginella tamariscina.

Ces effets pourraient contribuer à certains usages traditionnels concernant :

gonflements ;
traumatismes ;
douleurs inflammatoires.

Usages culinaires

Les feuilles et les jeunes pousses peuvent être mangées cuites.

Pas une plante alimentaire courante

Selaginella tamariscina n’est pas considérée comme un aliment quotidien.

Posologie

La partie utilisée est généralement la :

plante entière séchée

Il existe une véritable tradition d’utilisation dans la pharmacopée chinoise, mais les doses peuvent varier selon :

la préparation ;
la forme ;
l’indication traditionnelle.

Décoction traditionnelle

Un repère traditionnel adulte se situe généralement autour de :

4,5 à 10 g de plante sèche par jour

dans certaines préparations de médecine chinoise.

Préparation indicative :

5 à 8 g de plante sèche ;
400 ml d’eau.

Faire frémir :

15 à 20 minutes.

Filtrer.

Répartir en :

1 à 2 prises dans la journée.

Cette quantité correspond à un usage traditionnel pharmacopéique et non à une posologie clinique occidentale universelle.

Forme carbonisée

La plante peut également être :

chauffée ;
légèrement carbonisée.

Cette forme est traditionnellement utilisée surtout pour ses propriétés :

hémostatiques

Elle est employée dans certaines formules traditionnelles plutôt que comme remède domestique isolé.

Poudre

La plante séchée peut être réduite en poudre.

Elle peut être utilisée traditionnellement :

par voie interne dans certaines préparations ;
en application externe.

Pour un usage externe :

utiliser une petite quantité ;
appliquer uniquement sur une zone superficielle ;
éviter les plaies profondes ou infectées.

Usage externe

Une décoction refroidie peut être utilisée en :

lavage ;
compresse ;
application locale.

Préparation :

5 à 10 g de plante sèche ;
500 ml d’eau ;
faire frémir 10 minutes ;
refroidir ;
filtrer.

Utiliser pour :

contusions ;
petites inflammations ;
irritations locales.

Précautions

Aucun Connu

Contre-indications

Selaginella tamariscina possède une véritable tradition médicinale, mais ce n’est pas une plante à utiliser sans discernement.

Usage interne

À dose traditionnelle et sur une courte période, elle est généralement utilisée dans les pharmacopées asiatiques.

Cependant, une dose excessive peut favoriser :

inconfort digestif ;
nausées ;
diarrhée ;
douleurs abdominales.
Cure prolongée

Éviter les cures longues sans indication précise.

Grossesse et allaitement
Grossesse : prudence importante

La plante est traditionnellement utilisée pour :

activer la circulation sanguine ;
traiter certaines stagnations ;
accompagner certains troubles menstruels.

Pour cette raison, l’usage interne pendant la grossesse est généralement :

déconseillé

sauf prescription par un praticien qualifié connaissant précisément la pharmacopée chinoise.

Allaitement

Les données modernes sont insuffisantes.

Éviter une utilisation régulière sans avis professionnel.

Enfants

Il n’existe pas de posologie pédiatrique occidentale standardisée.

Interactions

Anticoagulants et antiagrégants

La plante possède des usages traditionnels liés :

à la circulation ;
aux saignements ;
à l’hémostase.

Par prudence, une utilisation interne régulière mérite d’être surveillée avec :

anticoagulants ;
antiagrégants plaquettaires.

Exemples :

warfarine ;
apixaban ;
rivaroxaban ;
clopidogrel ;
aspirine à dose antiagrégante.

Il ne s’agit pas d’une interaction systématiquement démontrée, mais d’une précaution raisonnable.

Médicaments antidiabétiques

Certains extraits ont été étudiés pour des effets :

hypoglycémiants ;
métaboliques.

Une prudence est donc raisonnable avec :

insuline ;
antidiabétiques oraux,

surtout avec les extraits concentrés.

Plantes à associer avec prudence
Plantes influençant la coagulation

Prudence avec de fortes doses de :

ginkgo ;
ail concentré ;
gingembre concentré ;
curcuma concentré ;
saule.
Plantes hypoglycémiantes

Prudence avec :

gymnema ;
momordique ;
fenugrec ;
cannelle concentrée.

Ces précautions concernent principalement les :

extraits ;
cures régulières ;
associations fortement dosées.

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