Photographie de Frangipanier Rouge
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Apocynaceae

Frangipanier Rouge

Plumeria rubra

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Aussi appelée : Frangipanier Frangipanier des Antilles

Description botanique

Plumeria rubra est un arbre ou grand arbuste :

caduc à semi-persistant ;
succulent dans ses rameaux ;
très ramifié ;
à couronne arrondie.
Hauteur

Il atteint généralement :

3 à 8 mètres,

et peut parfois atteindre environ :

10 mètres dans de bonnes conditions tropicales.

Port

La plante possède une silhouette caractéristique avec :

branches épaisses ;
rameaux charnus ;
extrémités portant de grandes feuilles.

Tronc et rameaux

Le tronc est :

grisâtre ;
relativement lisse chez les jeunes sujets ;
plus rugueux avec l’âge.

Les rameaux sont :

épais ;
charnus ;
cassants.

Lorsqu’ils sont coupés, ils libèrent un :

latex blanc

caractéristique des Apocynaceae.

Ce latex ne doit pas être confondu avec une sève alimentaire.

Feuilles

Les feuilles sont :

grandes ;
simples ;
alternes ;
regroupées vers l’extrémité des branches.

Elles sont généralement :

oblongues à lancéolées ;
vert foncé ;
brillantes sur la face supérieure.

Elles peuvent atteindre environ :

20 à 40 cm de longueur.

Dans les régions possédant une saison sèche marquée, le frangipanier peut perdre une grande partie de ses feuilles.

Fleurs

Les fleurs constituent la partie la plus spectaculaire.

Elles possèdent généralement :

5 pétales

disposés en hélice.

Elles sont :

épaisses ;
cireuses ;
fortement parfumées.

Selon les cultivars, elles peuvent être :

blanches ;
jaunes ;
roses ;
rouges ;
rouge foncé ;
multicolores.

Parfum

Les fleurs dégagent un parfum :

floral ;
doux ;
exotique ;
parfois légèrement épicé.

Le parfum peut devenir particulièrement perceptible :

en soirée

Les fleurs sont utilisées dans différentes cultures pour :

décoration ;
guirlandes ;
cérémonies ;
parfumerie traditionnelle.

Fruits

Le fruit est formé de follicules allongés ressemblant à deux :

gousses étroites

À maturité, ils s'ouvrent et libèrent des graines :

plates ;
ailées.

La fructification peut être relativement rare chez certains frangipaniers cultivés.

Répartition

Plumeria rubra est originaire de l'Amérique tropicale.

Son aire naturelle comprend notamment des régions du :

Mexique ;
Amérique centrale ;
Caraïbes ;
nord de l'Amérique du Sud.

Il est aujourd'hui cultivé dans pratiquement toutes les régions tropicales et subtropicales, notamment :

Inde ;
Sri Lanka ;
Thaïlande ;
Philippines ;
Indonésie ;
Malaisie ;
Polynésie ;
Afrique tropicale ;
Australie ;
îles de l'océan Indien.

Habitat

Le Frangipanier Rouge apprécie les climats :

tropicaux ;
subtropicaux ;
chauds et relativement secs.
Exposition

Il préfère :

le plein soleil

Une bonne exposition favorise :

croissance ;
floraison ;
abondance des fleurs.
Sol

Il préfère un sol :

drainant ;
léger ;
relativement fertile.

Il supporte mieux une sécheresse temporaire qu'un sol constamment détrempé.

Principes actifs

Le criblage phytochimique de l'extrait de méthanol a produit des stéroïdes, des flavonoïdes, des tanins, des alcaloïdes et des glycosides.

La poudre de feuilles a donné des alcaloïdes, des glycosides cyanogènes, des composés phénoliques, des flavonoïdes, des terpénoïdes, des tanins et des saponines.

Médecine Rurale:

La décoction d'écorce est utilisée comme purgatif, emménagogue et fébrifuge.

L' écorce de racine est prise en interne comme puissant purgatif.

L'écorce de racine et le fruit sont utilisés comme abortifs.

L'écorce de racine est utilisée comme remède contre la gonorrhée et les plaies vénériennes.

Une décoction d'écorce est utilisée dans le traitement des ulcères, de l'herpès, de la gale.

l'écorce meurtrie est utilisée comme plâtre sur les tumeurs dures.

Le latex d'écorce mélangé à de l'huile de noix de coco est utilisée pour les démangeaisons.

En Inde , l'écorce est utilisée comme purgatif, également utilisée comme application pour les abcès.

Une décoction d'écorce utilisée contre la gonorrhée, l'hydropisie et la dysurie due aux maladies vénériennes.

En Perse , l'écorce est employée contre la blennorragie.

Au Cameroun , elle est utilisé pour l'anémie.

Pour la dysenterie, la diarrhée pendant la saison estivale : utiliser 12 à 24 g de matière sèche en décoction.

Pour l' arthrite, les rhumatismes, et les lésions cutanées prurigineuses : Mélanger le latex avec de l'huile de noix de coco, chauffer et appliquer sur la zone affectée.

La décoction d'écorce est utilisée comme contre-irritant sur les gencives pour les maux de dents.

Un cataplasme de feuilles chauffées est bénéfique pour les gonflements.

Une décoction de feuilles pour les fissures et les éruptions de la plante des pieds.

L'infusion de feuilles est utilisé pour l'asthme, les feuilles sont également utilisées comme cigarettes à inhaler dans l'asthme.

Au Mexique , une décoction de fleurs est utilisées dans le diabète.

Dans les Caraïbes, les feuilles sont utilisées en cataplasme comme enveloppements cicatrisants pour les contusions et les ulcères.

Dans la médecine traditionnelle mexicaine , utilisé pour le traitement de la gonorrhée, des verrues et des plaies mineures.

La sève est utilisée pour traiter les piqûres de guêpes et d'abeilles, ainsi que les piqûres de mille-pattes.

Usages traditionnels

Dans différentes médecines populaires, Plumeria rubra a été employé pour accompagner :

petites inflammations ;
douleurs ;
affections cutanées ;
plaies superficielles ;
fièvre ;
troubles digestifs ;
constipation dans certaines traditions ;
infections cutanées traditionnelles.

Certains usages anciens concernent également :

parasites intestinaux ;
troubles vénériens ;
maladies infectieuses.

Ces derniers usages sont essentiellement historiques et ne doivent pas être considérés comme des traitements modernes.

Usages cutanés

Les feuilles et parfois l'écorce ont été utilisées traditionnellement pour les :

irritations cutanées ;
gonflements ;
petites inflammations ;
contusions.

Les feuilles peuvent être :

chauffées ;
ramollies ;
appliquées extérieurement.

Cet usage est plus raisonnable que l'utilisation directe du latex.

Feuilles chauffées

Dans certaines traditions, une feuille est :

lavée ;
légèrement chauffée ;
ramollie.

Elle est ensuite appliquée sur une zone douloureuse ou gonflée.

Ce type de préparation traditionnelle vise surtout :

douleurs locales ;
contusions ;
inflammations mineures.

Éviter l'application sur une :

plaie profonde ;
brûlure importante ;
infection sévère.

Douleurs

Certaines préparations traditionnelles de feuilles sont utilisées pour accompagner :

douleurs musculaires ;
douleurs articulaires ;
gonflements.

Les recherches expérimentales ont également étudié le potentiel :

anti-inflammatoire et antalgique

de certains extraits de Plumeria.

Ces résultats restent principalement précliniques.

Peau et petites plaies

Des préparations végétales ont été utilisées traditionnellement sur :

petites plaies ;
lésions superficielles ;
irritations.

Cependant, le latex frais peut lui-même provoquer une :

irritation

Il vaut donc mieux distinguer clairement :

les préparations traditionnelles diluées ;
le latex brut.

Fièvre

L'écorce a été employée dans certaines pharmacopées populaires comme :

fébrifuge traditionnel.

Elle a ainsi été utilisée lors :

d'états fébriles ;
de certaines maladies accompagnées de fièvre.

Cet usage reste :

ethnomédicinal

Une fièvre persistante ou élevée nécessite d'en rechercher la cause.

Troubles digestifs

Certaines préparations d'écorce ont historiquement été utilisées pour :

digestion ;
transit intestinal ;
constipation.

Toutefois, les doses élevées peuvent avoir des effets :

irritants ;
purgatifs.

Ce n'est donc pas une plante à privilégier comme laxatif domestique.

Usage vermifuge traditionnel

L'écorce et le latex ont parfois été employés traditionnellement contre certains :

parasites intestinaux

Cependant, en raison du risque d'irritation et de toxicité à dose élevée :

le latex ne doit pas être utilisé comme vermifuge domestique.

Il existe aujourd'hui des traitements beaucoup mieux maîtrisés.

Usages culturels

Le Frangipanier possède une importante dimension :

symbolique ;
religieuse ;
cérémonielle.

Ses fleurs sont utilisées dans différentes régions tropicales pour :

offrandes ;
temples ;
décorations ;
colliers floraux ;
cérémonies.

Usages culinaires

Pas une plante alimentaire courante

Les fleurs peuvent être employées dans certains contextes culturels ou décoratifs, mais leur utilisation décorative ne signifie pas que toutes les préparations soient destinées à être consommées.

Posologie

Usage externe privilégié

Pour une utilisation traditionnelle domestique, il est plus prudent de privilégier :

feuilles ;
préparations externes légères.

Il n'existe pas de posologie phytothérapeutique moderne universellement reconnue pour l'usage interne de Plumeria rubra.

Cataplasme traditionnel de feuille

Utiliser :

1 feuille fraîche saine.

Laver soigneusement.

La chauffer légèrement :

à la vapeur ;
ou au-dessus d'une source de chaleur douce.

La feuille doit devenir :

souple ;
tiède,

et non brûlante.

Appliquer sur une petite zone pendant environ :

15 à 30 minutes

Traditionnellement utilisé pour :

contusions ;
douleurs locales ;
gonflements.

Décoction externe de feuilles

Une préparation douce peut être réalisée avec :

5 à 10 g de feuilles fraîches ;
500 ml d'eau.

Faire frémir :

5 à 10 minutes.

Laisser refroidir puis filtrer.

Utiliser ponctuellement en :

lavage ;
compresse.

Faire un essai préalable sur une petite zone de peau.

Écorce en usage interne

L'écorce possède des usages traditionnels internes, mais elle peut avoir une action :

purgative ;
irritante

lorsqu'elle est trop concentrée.

Il est donc préférable de ne pas proposer une posologie domestique standardisée.

Latex

Latex irritant

Toutes les parties blessées peuvent libérer une sève :

blanche et laiteuse

Le latex peut provoquer :

irritation de la peau ;
rougeur ;
sensation de brûlure ;
irritation des muqueuses.

Il faut éviter tout contact avec :

les yeux

Précautions

La sève laiteuse peut être un irritant cutané, provoquant des éruptions cutanées ou des cloques.

L'ingestion de la sève ou de l'écorce peut provoquer des vomissements et des diarrhées.

Le latex trouvé dans les tiges de la plante est toxique mais pas mortel à moins d'être pris en grande quantité.

L'écorce est abortive déconseillée aux femmes enceinte.

Contre-indications

Contact avec les yeux

En cas de projection de latex dans l'œil :

rincer immédiatement avec beaucoup d'eau propre ;
retirer les lentilles si possible ;
poursuivre le rinçage plusieurs minutes.

Si persistent :

douleur ;
rougeur ;
vision trouble,

une consultation médicale rapide est indiquée.

Ingestion accidentelle

L'ingestion de parties non alimentaires ou de latex peut entraîner notamment :

irritation buccale ;
nausées ;
vomissements ;
douleurs abdominales ;
diarrhée.

Le risque dépend :

de la quantité ;
de la partie ingérée ;
de la sensibilité individuelle.

Grossesse et allaitement

Par manque de données suffisantes et compte tenu des usages traditionnels parfois puissants de l'écorce et du latex :

Grossesse

Éviter l'usage médicinal interne.

Allaitement

Éviter également :

latex ;
extraits concentrés ;
préparations internes non standardisées.

Un usage externe ponctuel sur une petite zone est très différent d'une ingestion, mais éviter le contact avec le sein.

Enfants

Chez l'enfant, ne pas utiliser en automédication interne :

écorce ;
racines ;
latex ;
extraits concentrés.

La présence d'un latex irritant justifie également de garder :

branches coupées ;
préparations végétales

hors de portée des jeunes enfants.

Animaux domestiques

Il est prudent d'empêcher les animaux domestiques de mâcher :

feuilles ;
branches ;
écorce.

Le latex peut provoquer une irritation :

buccale ;
digestive ;
cutanée.

En cas d'ingestion importante avec symptômes, contacter un vétérinaire.

Interactions

Laxatifs

Éviter d'associer des préparations internes d'écorce à des :

laxatifs stimulants ;
plantes fortement purgatives.

L'effet digestif pourrait devenir excessif.

Médicaments chroniques

L'utilisation interne d'extraits concentrés est déconseillée sans encadrement chez les personnes :

polymédiquées ;
atteintes de maladies chroniques.

Plantes à associer avec prudence

Éviter d'associer l'écorce à de fortes doses de plantes fortement laxatives telles que :

séné ;
bourdaine ;
cascara ;
aloès latex.

Cela pourrait augmenter le risque de :

crampes ;
diarrhée ;
déshydratation.

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