Photographie de Gac
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Gac

Momordica cochinchinensis

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Aussi appelée : Fruit de gac Courge de Cochinchine

Description botanique

Momordica cochinchinensis est une plante :

vivace sous climat tropical ;
grimpante ;
vigoureuse ;
munie de vrilles ;
à base tubéreuse ;
pouvant former de très longues tiges.

Elle appartient à la même famille botanique que :

concombre ;
melon ;
courge ;
pastèque ;
courge amère (Momordica charantia).
Longueur

Lorsque les conditions sont favorables, les tiges peuvent atteindre :

plusieurs mètres de longueur

et couvrir rapidement :

treillis ;
pergolas ;
clôtures ;
arbres ;
supports de culture.
Particularité importante

Le gac est généralement :

dioïque

Cela signifie que les fleurs mâles et femelles se trouvent normalement sur des plants différents.

Pour obtenir des fruits, il faut donc généralement disposer :

d’au moins un plant mâle ;
et d’un ou plusieurs plants femelles,

ou pratiquer une multiplication végétative à partir d’un plant dont le sexe est connu.

Feuilles

Les feuilles sont :

alternes ;
relativement grandes ;
vertes ;
portées par de longs pétioles ;
généralement divisées en plusieurs lobes.

Le limbe est souvent :

cordiforme à la base ;
profondément lobé ;
relativement souple ;
parcouru de nervures bien visibles.

Les feuilles participent à la croissance extrêmement vigoureuse de la liane en climat :

chaud ;
humide ;
bien ensoleillé.

Tiges et vrilles

Les tiges sont :

longues ;
grimpantes ;
souples lorsqu’elles sont jeunes ;
progressivement plus robustes avec l’âge.

La plante produit des :

vrilles

qui lui permettent de s’accrocher aux supports environnants.

En culture, un support solide est indispensable car une plante adulte chargée de fruits peut devenir :

volumineuse ;
lourde ;
très couvrante.

Fleurs

Les fleurs sont :

unisexuées ;
relativement grandes ;
jaunes à jaune crème.
Fleurs mâles

Elles produisent le pollen.

Fleurs femelles

Elles portent à leur base un ovaire qui donnera le fruit après pollinisation.

La floraison est favorisée par :

chaleur ;
lumière ;
humidité suffisante ;
croissance végétative vigoureuse.

Après pollinisation, les fruits nécessitent approximativement plusieurs semaines pour atteindre leur pleine maturité ; une revue consacrée au gac rapporte une maturation autour de 9 à 10 semaines après pollinisation.

Fruits

Le fruit du gac est particulièrement caractéristique.

Il est :

ovoïde à presque sphérique ;
assez gros ;
couvert de petites protubérances ou épines souples ;
vert lorsqu’il est immature ;
orange puis rouge orangé à maturité.

Le fruit comprend principalement :

exocarpe : peau externe épineuse ;
mésocarpe : pulpe orangée ;
arille : enveloppe rouge entourant les graines ;
graines : grosses, brunes à noirâtres et sculptées.

Les fruits contiennent généralement plusieurs grosses graines ; une revue récente décrit fréquemment environ 15 à 20 graines par fruit.

Arille rouge

L’arille constitue la partie la plus connue du fruit.

Il est :

rouge vif ;
huileux ;
charnu ;
riche en pigments caroténoïdes.

Il entoure directement les graines.

C’est surtout dans cet arille que se concentrent :

lycopène

et :

β-carotène

L’arille contient également une proportion appréciable de lipides, ce qui favorise naturellement la disponibilité des caroténoïdes liposolubles.

Des analyses ont montré que la teneur en caroténoïdes varie fortement selon :

variété ;
maturité ;
région ;
climat ;
méthode analytique ;
transformation du fruit.

Graines

Les graines sont :

grosses ;
aplaties ;
brun foncé à noirâtres ;
très dures ;
présentant une surface fortement sculptée.

Elles sont entourées par l’arille rouge.

Important

Il faut clairement distinguer :

l’arille alimentaire

de :

la graine médicinale

La graine séchée est utilisée en médecine traditionnelle chinoise sous le nom :

Mu Bie Zi

Elle est inscrite comme matière médicinale traditionnelle et fait l’objet de règles particulières de préparation et d’utilisation.

Elle ne doit donc pas être assimilée à une simple graine alimentaire.

Organes souterrains

La plante développe des organes souterrains :

épais ;
pérennes ;
tubéreux.

Ils permettent à la liane :

de stocker des réserves ;
de survivre d’une saison à l’autre dans les régions favorables ;
de produire de nouvelles pousses.

Répartition

L’aire naturelle de Momordica cochinchinensis couvre une grande partie de l’Asie tropicale et subtropicale jusqu’au nord de l’Australie.

notamment native de :

Assam ;
Bangladesh ;
Inde ;
Himalaya oriental ;
Myanmar ;
Thaïlande ;
Laos ;
Cambodge ;
Vietnam ;
sud et sud-est de la Chine ;
Taïwan ;
Tibet ;
Malaisie ;
Sumatra ;
Java ;
Bornéo ;
Sulawesi ;
Moluques ;
Philippines ;
Nouvelle-Guinée ;
Queensland.

Elle a également été introduite dans quelques autres régions tropicales.

Elle est particulièrement associée à :

l’Asie du Sud-Est

où elle possède une longue histoire alimentaire et médicinale.

Habitat

Le gac apprécie principalement :

climat tropical ;
chaleur ;
forte luminosité ;
humidité régulière ;
sols fertiles ;
saison de croissance longue.

l’espèce pousse principalement dans le :

biome tropical humide.

Exposition

Elle apprécie :

soleil ;
lumière vive ;
éventuellement légère mi-ombre en climat extrêmement chaud.

Sol

Elle préfère généralement les sols :

riches ;
humifères ;
frais ;
bien drainés ;
riches en matière organique.

Une stagnation prolongée de l’eau autour des racines reste à éviter.

Principes actifs

Les graines ne contiennent aucun alcaloïde. - Donne un ß-carotène et un lycopène élevés. - Les noyaux contiennent 47% d'huile (similaire à l'huile de tung chinois - Aleurites cordata). - Les graines contiennent un glucoside légèrement amer.

Usages traditionnels

Les graines ont notamment été utilisées traditionnellement dans certains contextes concernant :

furoncles ;
abcès ;
lésions inflammatoires ;
gonflements ;
certaines infections ou suppurations cutanées.

Une revue sur le fruit signale notamment l’emploi traditionnel des graines pour :

mastite ;
furoncles ;
pyodermites.

Usages culinaires

La pulpe rouge et huileuse entourant les graines est cuite, avec les graines, pour aromatiser et donner sa couleur rouge au plat de riz, qui est servi à des occasions festives.

Les fruits sont cuits. Le fruit a une saveur amère. Cette amertume peut être éliminée en trempant le fruit dans du sel.

Les jeunes fruits immatures peuvent être bouillis et consommés comme légume, farcis, sautés ou cuits au curry.

Les Jeunes feuilles et pousses sont blanchies et servies avec une sauce au piment, ou ajoutées aux soupes.

Médecine Rurale:

La graine est utilisée en externe comme cataplasme dans le traitement des éruptions cutanées et des infections, des hémorroïdes, des mammites et des ganglions lymphatiques hypertrophiés.

les graines, pulvérisées ou décoctées, sont utilisées comme pectorales, aussi bon pour la toux, un plâtre à base de racines favorise la pousse des cheveux.

Les graines et les feuilles sont utilisées dans les obstructions hépatiques et spléniques, dans les ulcérations malsaines et lumbago.

Les graines sont également utilisées pour le gonflement glandulaire du cou, les abcès mammaires, les élargissements mésentériques, les ecchymoses, les plaies, les gonflements et les ulcères, pour le paludisme chronique, l'hypertrophie de la rate;

les membranes des graines sont utilisées pour soulager la sécheresse oculaire et favoriser une vision saine.

La graine est prise dans une boisson pour soigner la douleur lombaire;

La racine est cuite et utilisée pour traiter les os gonflés par des rhumatismes.

Les racines sont utilisées pour le traitement des poux de tête.

Une infusion de feuilles est utilisée comme remède contre les troubles intestinaux, les douleurs après l'accouchement, les crampes d'estomac et divers gonflements.

Autres:

Les racines produisent une mousse lorsqu'elles sont mélangées à de l'eau, elles sont utilisées comme savon pour laver les vêtements.

Les racines sont utilisées comme substitut du savon Anti-poux.

Une huile obtenue à partir des graines est utilisée comme illuminant.

Rituels:

Au Vietnam , utilisé pour colorer le riz pour les occasions de fête, comme les mariages, le nouvel an, masquant la couleur blanche habituelle du riz, le blanc est considéré comme la couleur de la mort.

Posologie

Bien distinguer fruit alimentaire et graine médicinale

Il n’existe pas de posologie phytothérapeutique universelle permettant d’utiliser librement toutes les parties de Momordica cochinchinensis.

Il faut distinguer :

usage alimentaire de l’arille

et :

usage médicinal spécialisé des graines

Pour l’arille, l’usage le plus rationnel demeure :

alimentaire ;
occasionnel ou régulier dans une alimentation variée ;
sous forme de fruit ou de préparation alimentaire.

Les graines ne doivent pas faire l’objet d’une automédication improvisée.

Arille comme aliment fonctionnel

L’arille mûr peut être incorporé aux aliments en quantité culinaire normale.

Il est préférable de :

choisir un fruit bien mûr ;
retirer la peau ;
distinguer soigneusement l’arille des graines ;
respecter les usages culinaires traditionnels ;
éviter de considérer l’aliment comme un médicament.

L’intérêt principal reste l’apport en :

lycopène + β-carotène + lipides naturels
30. Huile alimentaire

L’huile issue de l’arille peut être incorporée en petite quantité à l’alimentation lorsqu’il s’agit d’un produit spécifiquement fabriqué et contrôlé pour :

usage alimentaire

Elle constitue une forme concentrée de caroténoïdes.

Pour préserver ces composés, il est préférable de la protéger :

de la lumière ;
de la chaleur excessive ;
de l’air ;
du stockage prolongé après ouverture.

Ne pas confondre :

huile alimentaire d’arille

avec :

préparations médicinales à base de graines.

Usage externe traditionnel des graines

Les graines ont fait l’objet d’utilisations traditionnelles externes dans certaines préparations asiatiques.

Elles peuvent historiquement entrer dans des préparations destinées aux :

gonflements ;
furoncles ;
abcès ;
inflammations locales.

Cependant, la graine n’est pas un ingrédient banal.

Il n’est pas recommandé de fabriquer soi-même un cataplasme concentré de graines.

La peau lésée ou infectée peut favoriser :

irritation ;
absorption accrue ;
complications.

Une infection, un abcès ou une mastite nécessite une évaluation médicale appropriée.

Décoction interne

Déconseillée en automédication avec les graines

Les graines de Momordica cochinchinensis ne doivent pas être utilisées comme une simple tisane.

Leur usage traditionnel relève :

de pharmacopées spécifiques ;
de procédés de préparation précis ;
d’un dosage contrôlé ;
d’une supervision compétente.

La médecine chinoise distingue notamment la matière médicinale :

Mu Bie Zi

des usages alimentaires du fruit.

Pour une monographie, il est préférable d’écrire :

« Les graines relèvent d’un usage médicinal spécialisé et ne doivent pas être utilisées en décoction domestique sans encadrement qualifié. »

Précautions

Les graines sont toxiques à utilisé seulement en externe
La plante est abortive déconseillée aux femmes enceintes

Contre-indications

Le profil de sécurité dépend fortement de la partie utilisée.

Arille alimentaire

Le fruit mûr et son arille possèdent une longue tradition alimentaire dans plusieurs pays d’Asie.

Une consommation en quantité culinaire correspond donc au contexte le mieux documenté.

Graines

Les graines constituent une situation totalement différente.

Elles contiennent des substances biologiquement actives et font l’objet de données de :

toxicité

dans la littérature pharmacologique.

Une revue de 2019 consacrée à Momordica cochinchinensis traite explicitement à la fois de sa pharmacologie et de sa toxicité.

Règle principale

Ne pas transposer la sécurité alimentaire de l’arille :

aux graines médicinales

Pourquoi ne pas consommer les graines comme aliment ?

Les graines :

sont très dures ;
possèdent une composition différente de l’arille ;
renferment des constituants pharmacologiquement actifs ;
peuvent présenter une toxicité à certaines doses ou sous certaines formes.

Elles ne doivent donc pas être :

grignotées ;
réduites en poudre pour consommation libre ;
ajoutées arbitrairement à une tisane ;
prises sous forme d’extrait maison concentré.

Le fait qu’une graine soit employée dans une pharmacopée traditionnelle ne signifie pas qu’elle soit :

inoffensive en automédication.

Grossesse et allaitement

Arille alimentaire

L’usage culinaire traditionnel du fruit est très différent d’un usage médicinal concentré.

Cependant, pendant la grossesse ou l’allaitement, il est prudent de rester dans :

les quantités alimentaires normales ;
les préparations culinaires connues.
Graines et extraits médicinaux

Par prudence, éviter l’automédication avec :

graines ;
poudre de graines ;
extraits concentrés ;
teintures ;
préparations médicinales artisanales.

L’absence de données humaines suffisamment robustes et les questions de toxicité ne permettent pas de recommander leur usage libre durant la grossesse.

Enfants

L’arille peut correspondre à un aliment lorsqu’il fait partie de l’alimentation traditionnelle et qu’il est préparé correctement.

En revanche :

les graines médicinales ne conviennent pas à l’automédication pédiatrique.

Il n’existe pas de posologie pédiatrique universelle permettant d’utiliser des extraits de graines de gac de manière autonome.

Conserver également les graines et extraits concentrés :

hors de portée des enfants.

Interactions

Les interactions cliniquement établies du fruit alimentaire sont encore peu documentées.

Pour une consommation culinaire normale de l’arille, aucun grand profil d’interaction médicamenteuse spécifique n’est clairement établi.

La prudence devient cependant beaucoup plus importante avec :

extraits concentrés ;
compléments fortement dosés ;
préparations de graines ;
produits de médecine traditionnelle.

En raison des activités pharmacologiques expérimentales décrites pour différents constituants, une personne sous traitement chronique devrait demander conseil avant d’utiliser :

un extrait médicinal concentré de gac

et particulièrement les préparations contenant les graines.

Anticoagulants, traitements métaboliques et autres médicaments

Les données cliniques humaines restent insuffisantes pour établir une liste définitive d’interactions.

Par prudence, avec un extrait fortement concentré, une surveillance peut être pertinente chez les personnes prenant :

anticoagulants ou antiagrégants ;
médicaments antidiabétiques ;
traitements antihypertenseurs ;
traitements anticancéreux ;
médicaments à marge thérapeutique étroite.

Cette précaution ne signifie pas que toutes ces interactions aient été démontrées.

Elle concerne surtout :

les extraits et préparations médicinales

plutôt qu’une portion normale d’arille incorporée à un repas.

Plantes à associer avec prudence

Lors d’un simple usage alimentaire du fruit, aucune association végétale majeure n’est connue comme problématique.

En revanche, lors d’un usage sous forme d’extrait concentré, il est préférable d’éviter l’accumulation incontrôlée de plusieurs plantes fortement pharmacologiques.

Avec des plantes à effet hypoglycémiant important

Prudence notamment avec :

Momordica charantia ;
gymnema ;
fenugrec ;
cannelle concentrée.
Avec des plantes pouvant influencer la coagulation

Prudence avec de fortes doses ou extraits concentrés de :

ginkgo ;
ail ;
gingembre ;
curcuma.
Avec d’autres plantes médicinales puissantes

Éviter les mélanges complexes associant les graines de gac à plusieurs plantes pharmacologiquement actives sans justification.

L’objectif est d’éviter :

l’addition d’effets pharmacologiques mal documentés.

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