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Ginkgoceae

Gingko

Ginkgo biloba

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Aussi appelée : Ginkgo bilobé Arbre aux quarante écus Arbre aux mille écus Arbre aux abricots d’argent

Description botanique

Un véritable « fossile vivant »

Le ginkgo appartient à une lignée végétale extrêmement ancienne.

Ses ancêtres existaient déjà bien avant l’apparition des plantes à fleurs modernes.

Il est souvent qualifié de :

fossile vivant

car il représente aujourd’hui le dernier survivant d’un groupe de gymnospermes autrefois beaucoup plus diversifié.

Botanique

Ginkgo biloba est un :

arbre caduc ;
gymnosperme ;
dioïque ;
à croissance relativement lente ;
extrêmement longévif.

Il peut atteindre :

20 à 35 mètres de hauteur

et certains individus âgés deviennent encore plus imposants.

Le port est :

pyramidal chez les jeunes sujets ;
plus large ;
irrégulier ;
majestueux chez les vieux arbres.

Longévité

Le ginkgo est remarquable par sa durée de vie.

Certains arbres atteignent :

plusieurs siècles

et des individus plurimillénaires ont été documentés en Asie.

Tronc et écorce

Le tronc devient :

massif ;
droit ;
profondément crevassé avec l’âge.

L’écorce est :

gris-brun ;
épaisse ;
fissurée.

Les vieux individus peuvent développer des excroissances aériennes particulières appelées :

chichi

qui pendent parfois depuis les branches.

Feuilles

Les feuilles sont l’élément le plus caractéristique de l’espèce.

Elles sont :

simples ;
pétiolées ;
en forme d’éventail ;
vert clair à vert moyen ;
souvent profondément échancrées.

La forme typique peut présenter :

deux lobes

ce qui explique le nom :

biloba = bilobé.

Nervures

La nervation des feuilles est très particulière.

Les nervures se divisent régulièrement en deux :

nervation dichotomique.

C’est un caractère botanique inhabituel chez les arbres actuels.

Feuillage d’automne

À l’automne, les feuilles deviennent :

jaune d’or brillant.

La chute du feuillage peut être très rapide, parfois en quelques jours.

Cette coloration automnale explique notamment certains noms poétiques associés au ginkgo.

Arbre dioïque

Le ginkgo est généralement :

dioïque.

Cela signifie que les organes reproducteurs mâles et femelles sont portés sur :

des arbres distincts.

Il existe donc :

des ginkgos mâles ;
des ginkgos femelles.

Organes reproducteurs mâles

Les arbres mâles produisent de petits :

cônes polliniques

ressemblant à de courts chatons.

Ils libèrent le pollen au printemps.

Ovules femelles

Les arbres femelles ne produisent pas de véritable fruit au sens botanique.

Ils développent des :

ovules nus

qui deviennent après fécondation de grosses graines entourées d’une enveloppe charnue.

« Fruits » du ginkgo

Ce que l’on appelle souvent :

fruit de ginkgo

est en réalité une :

graine entourée d’une enveloppe charnue — sarcotesta.

À maturité, cette enveloppe devient :

jaune ;
orangée ;
molle.

Elle dégage une odeur très forte lorsqu’elle tombe au sol et se décompose.

Odeur des graines femelles

La sarcotesta contient notamment des acides organiques responsables d’une odeur souvent décrite comme :

rance ;
fermentée ;
rappelant le beurre rance.

C’est la raison pour laquelle les villes plantent souvent préférentiellement :

des arbres mâles.

Graines

À l’intérieur de l’enveloppe charnue se trouve une graine à coque dure contenant une amande.

Cette amande est connue en Asie sous le nom de :

ginkgo nut

et possède un usage culinaire traditionnel.

Elle ne doit cependant pas être consommée crue en quantité importante.

Répartition

originaire du :

sud-est de la Chine

avec une aire indigène particulièrement associée au Zhejiang.

Il est aujourd’hui cultivé dans presque toutes les régions tempérées du monde.

Répartition actuelle

On trouve aujourd’hui le ginkgo notamment en :

Chine ;
Japon ;
Corée ;
Europe ;
Amérique du Nord ;
Australie ;
Nouvelle-Zélande.

Il est extrêmement fréquent comme :

arbre urbain et ornemental.

Habitat

Le ginkgo cultivé tolère une grande variété de sols.

Il apprécie :

soleil ;
sols profonds ;
sols frais ;
bon drainage.

Il tolère particulièrement bien :

pollution urbaine ;
chaleur ;
froid ;
taille ;
sols relativement pauvres.

Cette robustesse explique son utilisation massive comme :

arbre d’alignement.

Principes actifs

le ginkgo biloba contient des hydrocarbures, des acides aminés, des stérols, des alcools, des sucres, des flavonoïdes, ainsi que des terpènes ,notamment les gonkgolides qui fluidifient le sang.

Propriétés thérapeutiques:

le ginkgo biloba permet surtout d’oxygéner les cellules et les tissus, mais aussi d’accroître la mémoire, les facultés intellectuelles et de prévenir contre les maladies dégénératives. Il est neuroprotecteur, antidépresseur, et grâce à son action sur la circulation, il permet de soigner les maladies des yeux, des oreilles et des artères. Il soulage l’asthme, mais aussi les hémorroïdes et les varices. Pour tous les problèmes veineux, on l’associera à la vigne rouge, au noisetier et, après l’âge de 40 ans à l’aubépine, l’ail et le ginseng. Il est également bénéfique pour les maladies auto-immunes. C’est une plante qui aide à nettoyer dans tous les sens du terme, et permet de libérer une personne de n’importe quel poids (physique, émotionnel, intellectuel), et notamment le poids du temps.
On employait le ginkgo biloba comme antibiotique, comme calmant, et pour les maladies respiratoires asthme et tuberculose notamment.

Usages traditionnels

Les feuilles ont été utilisées pour accompagner :

troubles circulatoires ;
extrémités froides ;
jambes lourdes ;
mémoire ;
concentration ;
vertiges ;
acouphènes ;
vieillissement cognitif.

Les préparations traditionnelles et les extraits standardisés ne possèdent toutefois pas le même niveau de preuve.

Usage traditionnel des graines en médecine chinoise

Les graines de ginkgo sont utilisées depuis longtemps dans certaines traditions asiatiques.

Elles ont notamment été employées traditionnellement pour :

toux ;
respiration sifflante ;
certaines pertes urinaires ;
leucorrhées.

Ces indications appartiennent essentiellement à :

la médecine traditionnelle asiatique.

Fonction cognitive

L’utilisation moderne la mieux connue concerne :

les fonctions cognitives.

Les extraits standardisés de feuilles ont été étudiés notamment chez des personnes présentant :

déclin cognitif lié à l’âge ;
démence légère à modérée ;
maladie d’Alzheimer ;
démence vasculaire ou mixte.

Usages culinaires

La feuille n’est pas un aliment courant.

L’usage alimentaire concerne principalement :

l’amande de la graine.

Les graines de ginkgo sont consommées traditionnellement notamment en :

Chine ;
Japon ;
Corée.

Graines dans la cuisine asiatique

Après préparation, les amandes peuvent être utilisées dans :

soupes ;
plats de riz ;
bouillies ;
plats festifs ;
préparations mijotées.

Au Japon, elles peuvent entrer dans :

le chawanmushi

une crème salée aux œufs cuite à la vapeur.

Préparation des graines

L’enveloppe charnue extérieure est retirée, puis la coque dure est ouverte.

L’amande est traditionnellement :

cuite

avant consommation.

La cuisson améliore :

texture ;
saveur ;
digestibilité,

mais ne supprime pas nécessairement totalement les composés responsables de la toxicité.

Posologie

Extrait standardisé

C’est un point essentiel.

Les extraits médicinaux de référence ne sont pas de simples poudres de feuilles.

L’EMA décrit notamment des extraits secs avec un rapport drogue/extrait très élevé et généralement standardisés autour de :

22–27 % de glycosides flavoniques

et environ :

5–7 % de lactones terpéniques

comprenant :

ginkgolides ;
bilobalide.
42. EGb 761

L’un des extraits les plus étudiés porte le nom :

EGb 761.

Il est généralement standardisé autour de :

24 % de glycosides flavoniques
6 % de lactones terpéniques

avec contrôle de certains constituants indésirables.

La plupart des grandes études cliniques ne doivent donc pas être extrapolées automatiquement à :

une simple infusion de feuilles.

Posologie de l’extrait standardisé

Pour l’usage bien établi reconnu par l’EMA chez l’adulte et la personne âgée :

dose quotidienne : 240 mg d’extrait sec spécifique.

La dose peut être administrée en une ou plusieurs prises selon le produit.

Durée

Le traitement doit généralement durer au moins :

8 semaines

et l’EMA recommande une réévaluation si les symptômes ne s’améliorent pas après :

3 mois.
44. Important : 240 mg ne signifie pas 240 mg de feuilles

La dose :

240 mg par jour

correspond à un :

extrait sec hautement concentré et standardisé.

Elle ne correspond donc pas à :

240 mg de feuilles séchées.

Cette distinction est essentielle.

Poudre de feuilles

La monographie EMA reconnaît également un :

usage traditionnel de la feuille pulvérisée

pour certains troubles mineurs de la circulation périphérique.

La monographie mentionne une dose quotidienne traditionnelle pouvant atteindre :

750 mg de poudre de feuilles

selon la préparation concernée.

Cette indication est distincte de l’usage de l’extrait standardisé dans les troubles cognitifs.

Infusion

La feuille de ginkgo peut être préparée traditionnellement en :

infusion.

Cependant :

la tisane n’est pas équivalente à l’extrait standardisé utilisé dans les essais cliniques.

L’extraction aqueuse ne reproduit pas :

la concentration ;
les proportions de ginkgolides ;
la standardisation ;
la réduction de certains composés indésirables

obtenues dans les médicaments à base de ginkgo.

Teinture

Des teintures de feuilles existent également.

Le rapport :

1:5

est documenté dans plusieurs préparations historiques, notamment avec des solvants hydroalcooliques autour de 60–70 %.

Cependant, une teinture artisanale :

1:5 à la vodka 40°

n’est pas directement comparable aux extraits standardisés ayant démontré des effets cliniques.

Contre-indications

Anticoagulants et antiagrégants

une certaine prudence reste raisonnable avec :

warfarine ;
acénocoumarol ;
apixaban ;
rivaroxaban ;
dabigatran ;
aspirine ;
clopidogrel.

Une analyse récente de données cliniques a retrouvé certaines associations entre interactions médicamenteuses impliquant le ginkgo et anomalies de coagulation ou saignements, particulièrement avec certains antiagrégants et anti-inflammatoires.

En pratique

La prudence concerne surtout :

les extraits concentrés chez une personne déjà traitée par anticoagulant ou antiagrégant.

Avant une intervention chirurgicale

En raison de son activité sur :

PAF ;
fonction plaquettaire ;
microcirculation,

il est raisonnable de signaler l’utilisation de ginkgo au :

médecin, chirurgien ou anesthésiste

avant une intervention.

La décision d’interrompre ou non le produit dépendra du :

produit utilisé ;
traitement associé ;
risque chirurgical.

Épilepsie et convulsions

Cette précaution concerne surtout :

les graines

en raison de leur teneur en ginkgotoxine.

Les personnes présentant :

épilepsie ;
antécédents convulsifs

doivent éviter particulièrement :

les consommations importantes de graines.

Des cas de convulsions après ingestion excessive sont bien documentés.

Grossesse et allaitement

Pour les :

extraits concentrés ;
médicaments à base de feuilles,

les données de sécurité pendant la grossesse et l’allaitement restent limitées.

Une consommation médicinale concentrée n’est donc généralement pas privilégiée pendant ces périodes sans avis professionnel.

Les graines ne doivent pas être consommées en quantité importante.

Enfants

Les extraits médicinaux de ginkgo sont principalement destinés :

aux adultes.

La monographie EMA ne retient pas d’indication pertinente chez l’enfant ou l’adolescent pour l’extrait utilisé dans les troubles cognitifs.

Concernant les graines :

les enfants sont particulièrement sensibles aux excès

et plusieurs intoxications avec convulsions ont été rapportées.

Interactions

Une prudence supplémentaire peut être envisagée lorsqu’un extrait concentré de ginkgo est associé à de fortes doses de plantes possédant elles aussi une influence sur l’agrégation plaquettaire, notamment :

ail concentré ;
gingembre concentré ;
curcuma concentré ;
saule ;
reine-des-prés.

Ces associations ne sont pas automatiquement interdites.

Le contexte est surtout important chez une personne prenant déjà :

un anticoagulant ou un antiagrégant.

Synergies possibles

Mémoire et cognition
bacopa ;
centella asiatica ;
romarin.
Circulation
vigne rouge ;
myrtille ;
marronnier d’Inde ;
petit houx.
Antioxydants
thé vert ;
myrtille ;
curcuma.

Les synergies doivent être adaptées à :

l’objectif ;
l’âge ;
les traitements associés.

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