Aphloiaceae
Goyave marron
Aphloia theiformis
3 photos
Aussi appelée :
Bois goyave Bois d’anémone Bois fandamane Bois merle
Nom commun
Goyave marron
Nom scientifique
Aphloia theiformis
Famille botanique
Aphloiaceae
Description botanique
Aphloia theiformis est un arbuste ou arbre persistant, généralement élancé, appartenant à la végétation tropicale humide d’Afrique orientale et des îles de l’océan Indien.
Sa taille est très variable selon l’environnement. Il peut se présenter comme un arbuste de quelques mètres ou devenir un véritable arbre. Les descriptions botaniques rapportent des sujets atteignant 14 à 20 mètres de hauteur dans les conditions naturelles favorables.
Le tronc est généralement relativement mince chez les jeunes arbres. Les rameaux sont brunâtres, souvent retombants et marqués longitudinalement.
Les feuilles sont simples, alternes, persistantes et glabres. Elles sont généralement :
elliptiques ;
étroitement elliptiques ;
parfois oblongues à oblancéolées.
Elles mesurent habituellement environ 3 à 8 cm de longueur. Leur extrémité est obtuse à légèrement pointue et leur base se rétrécit progressivement vers le pétiole.
Le bord des feuilles est généralement :
finement denté à serrulé,
mais peut devenir presque entier vers la base.
Les fleurs sont relativement petites et apparaissent :
isolément ;
par groupes de deux ou trois ;
à l’aisselle des feuilles.
Elles sont blanches, puis peuvent prendre une teinte légèrement jaunâtre en vieillissant. Elles possèdent de nombreuses étamines qui leur donnent un aspect délicat.
Le fruit est une petite :
baie charnue blanche,
généralement globuleuse et d’environ quelques millimètres de diamètre. Elle contient plusieurs petites graines discoïdes.
La plante reste verte toute l’année dans les conditions favorables et constitue un élément caractéristique de certaines forêts humides et montagnardes de l’océan Indien.
Sa taille est très variable selon l’environnement. Il peut se présenter comme un arbuste de quelques mètres ou devenir un véritable arbre. Les descriptions botaniques rapportent des sujets atteignant 14 à 20 mètres de hauteur dans les conditions naturelles favorables.
Le tronc est généralement relativement mince chez les jeunes arbres. Les rameaux sont brunâtres, souvent retombants et marqués longitudinalement.
Les feuilles sont simples, alternes, persistantes et glabres. Elles sont généralement :
elliptiques ;
étroitement elliptiques ;
parfois oblongues à oblancéolées.
Elles mesurent habituellement environ 3 à 8 cm de longueur. Leur extrémité est obtuse à légèrement pointue et leur base se rétrécit progressivement vers le pétiole.
Le bord des feuilles est généralement :
finement denté à serrulé,
mais peut devenir presque entier vers la base.
Les fleurs sont relativement petites et apparaissent :
isolément ;
par groupes de deux ou trois ;
à l’aisselle des feuilles.
Elles sont blanches, puis peuvent prendre une teinte légèrement jaunâtre en vieillissant. Elles possèdent de nombreuses étamines qui leur donnent un aspect délicat.
Le fruit est une petite :
baie charnue blanche,
généralement globuleuse et d’environ quelques millimètres de diamètre. Elle contient plusieurs petites graines discoïdes.
La plante reste verte toute l’année dans les conditions favorables et constitue un élément caractéristique de certaines forêts humides et montagnardes de l’océan Indien.
Répartition
L’aire naturelle de Aphloia theiformis s’étend :
du sud-est du Kenya jusqu’à l’Afrique australe et aux îles de l’ouest de l’océan Indien.
Kew considère l’espèce comme indigène notamment en :
Kenya ;
Tanzanie ;
Malawi ;
Mozambique ;
Zimbabwe ;
Afrique du Sud ;
Eswatini ;
Madagascar ;
Comores ;
Maurice ;
Rodrigues ;
La Réunion ;
Seychelles.
La plante est particulièrement connue dans la pharmacopée traditionnelle des îles de :
La Réunion et Maurice.
du sud-est du Kenya jusqu’à l’Afrique australe et aux îles de l’ouest de l’océan Indien.
Kew considère l’espèce comme indigène notamment en :
Kenya ;
Tanzanie ;
Malawi ;
Mozambique ;
Zimbabwe ;
Afrique du Sud ;
Eswatini ;
Madagascar ;
Comores ;
Maurice ;
Rodrigues ;
La Réunion ;
Seychelles.
La plante est particulièrement connue dans la pharmacopée traditionnelle des îles de :
La Réunion et Maurice.
Habitat
Le Goyave marron est principalement une espèce des :
forêts tropicales humides ;
forêts de montagne ;
forêts de brouillard ;
forêts riveraines ;
formations arbustives humides d’altitude.
En Afrique orientale, l’espèce est signalée dans des forêts humides d’altitude pouvant se situer approximativement entre :
1 300 et 2 900 mètres.
forêts tropicales humides ;
forêts de montagne ;
forêts de brouillard ;
forêts riveraines ;
formations arbustives humides d’altitude.
En Afrique orientale, l’espèce est signalée dans des forêts humides d’altitude pouvant se situer approximativement entre :
1 300 et 2 900 mètres.
Principes actifs
principaux
Saponines, Xanthones (puissants antioxydants)
Polyphénols (propriétés anti-inflammatoires et antimicrobiennes)
Flavonoïdes
Saponines, Xanthones (puissants antioxydants)
Polyphénols (propriétés anti-inflammatoires et antimicrobiennes)
Flavonoïdes
Usages traditionnels
Aphloia theiformis possède une longue histoire dans les pharmacopées traditionnelles de l’océan Indien.
Elle est notamment référencée comme plante médicinale sous les noms :
bois goyave ;
bois fandamane ;
bois d’anémone ;
bois merle.
Les feuilles constituent l’une des parties les plus utilisées traditionnellement.
Selon les régions et les traditions, la plante a été employée pour accompagner notamment :
troubles digestifs ;
fièvre ;
inflammations ;
troubles urinaires ;
diabète ;
hypertension ;
douleurs ;
troubles métaboliques.
Elle possède également une réputation traditionnelle de plante :
dépurative et diurétique.
Ces indications restent essentiellement ethnomédicinales
Elle est notamment référencée comme plante médicinale sous les noms :
bois goyave ;
bois fandamane ;
bois d’anémone ;
bois merle.
Les feuilles constituent l’une des parties les plus utilisées traditionnellement.
Selon les régions et les traditions, la plante a été employée pour accompagner notamment :
troubles digestifs ;
fièvre ;
inflammations ;
troubles urinaires ;
diabète ;
hypertension ;
douleurs ;
troubles métaboliques.
Elle possède également une réputation traditionnelle de plante :
dépurative et diurétique.
Ces indications restent essentiellement ethnomédicinales
Usages culinaires
Aphloia theiformis n’est pas principalement connu comme plante alimentaire.
Son usage est beaucoup plus fortement associé :
aux préparations traditionnelles médicinales.
Son usage est beaucoup plus fortement associé :
aux préparations traditionnelles médicinales.
Posologie
Feuilles et tiges — décoction
Une enquête ethnopharmacologique réalisée à Maurice fournit une fréquence de prise assez précise :
préparer une décoction des feuilles et des tiges ;
boire 2 à 3 tasses par jour ;
utilisation occasionnelle.
Cette préparation est traditionnellement employée contre les inflammations.
La quantité exacte de plante par tasse n'est malheureusement pas indiquée dans cette enquête. Je déconseille donc de transformer cette préparation arbitrairement en « 5 ou 10 g par tasse ».
Feuilles — infusion traditionnelle
À Maurice, une autre enquête menée auprès de patients et de tradipraticiens rapporte :
préparer une infusion des feuilles ;
boire 1 tasse ;
2 fois par semaine.
Cette préparation est traditionnellement utilisée dans la prise en charge du diabète de type 2.
Il s'agit bien d'une posologie ethnomédicinale, et non d'une posologie clinique antidiabétique.
Feuilles — troubles digestifs
À Madagascar, une enquête ethnobotanique menée dans la communauté rurale d'Ambalabe documente :
feuilles ;
préparées en décoction ;
administration par voie orale ;
traditionnellement contre les maux d'estomac.
Aucune quantité ou fréquence suffisamment précise n'est fournie.
Fièvre et douleurs gastriques
Dans la médecine traditionnelle malgache, les feuilles sont également préparées en infusion contre la fièvre et les douleurs d'estomac.
Des références plus anciennes des Mascareignes décrivent également une tisane de feuilles consommée contre la dysenterie, la jaunisse et la fièvre.
Thé traditionnel des Comores
Une étude sur le thé traditionnel comorien fournit un exemple quantifié intéressant, mais il s'agit d'un mélange de six plantes et non d'Aphloia theiformis seule :
environ 0,8 à 1 g de feuilles séchées d'Aphloia theiformis ;
associé à cinq autres plantes ;
environ 5 g de plantes au total ;
pour 200 ml d'eau à 80 °C ;
infusion pendant 10 minutes.
Une enquête ethnopharmacologique réalisée à Maurice fournit une fréquence de prise assez précise :
préparer une décoction des feuilles et des tiges ;
boire 2 à 3 tasses par jour ;
utilisation occasionnelle.
Cette préparation est traditionnellement employée contre les inflammations.
La quantité exacte de plante par tasse n'est malheureusement pas indiquée dans cette enquête. Je déconseille donc de transformer cette préparation arbitrairement en « 5 ou 10 g par tasse ».
Feuilles — infusion traditionnelle
À Maurice, une autre enquête menée auprès de patients et de tradipraticiens rapporte :
préparer une infusion des feuilles ;
boire 1 tasse ;
2 fois par semaine.
Cette préparation est traditionnellement utilisée dans la prise en charge du diabète de type 2.
Il s'agit bien d'une posologie ethnomédicinale, et non d'une posologie clinique antidiabétique.
Feuilles — troubles digestifs
À Madagascar, une enquête ethnobotanique menée dans la communauté rurale d'Ambalabe documente :
feuilles ;
préparées en décoction ;
administration par voie orale ;
traditionnellement contre les maux d'estomac.
Aucune quantité ou fréquence suffisamment précise n'est fournie.
Fièvre et douleurs gastriques
Dans la médecine traditionnelle malgache, les feuilles sont également préparées en infusion contre la fièvre et les douleurs d'estomac.
Des références plus anciennes des Mascareignes décrivent également une tisane de feuilles consommée contre la dysenterie, la jaunisse et la fièvre.
Thé traditionnel des Comores
Une étude sur le thé traditionnel comorien fournit un exemple quantifié intéressant, mais il s'agit d'un mélange de six plantes et non d'Aphloia theiformis seule :
environ 0,8 à 1 g de feuilles séchées d'Aphloia theiformis ;
associé à cinq autres plantes ;
environ 5 g de plantes au total ;
pour 200 ml d'eau à 80 °C ;
infusion pendant 10 minutes.
Précautions
& précautions
• Plante très sûre, sans toxicité connue aux doses usuelles.
• Amertume marquée : peut irriter légèrement l’estomac vide.
• Éviter chez la femme enceinte (par mesure de précaution).
• Ne pas prolonger les cures au-delà de 3 semaines sans pause.
Aphloia theiformis est une plante médicinale majeure de l’océan Indien, connue pour ses effets dépuratifs, hépatiques et antioxydants. Véritable remède de fond dans la médecine créole et malgache, elle est utilisée pour “nettoyer le sang”, apaiser le foie et combattre la fièvre. Sa composition riche en mangiférine et polyphénols en fait une plante d’avenir en phytothérapie moderne.
• Plante très sûre, sans toxicité connue aux doses usuelles.
• Amertume marquée : peut irriter légèrement l’estomac vide.
• Éviter chez la femme enceinte (par mesure de précaution).
• Ne pas prolonger les cures au-delà de 3 semaines sans pause.
Aphloia theiformis est une plante médicinale majeure de l’océan Indien, connue pour ses effets dépuratifs, hépatiques et antioxydants. Véritable remède de fond dans la médecine créole et malgache, elle est utilisée pour “nettoyer le sang”, apaiser le foie et combattre la fièvre. Sa composition riche en mangiférine et polyphénols en fait une plante d’avenir en phytothérapie moderne.
Contre-indications
Le Goyave marron possède une tradition médicinale bien établie dans certaines îles de l’océan Indien.
Cependant, les connaissances cliniques modernes concernant :
usage prolongé ;
fortes doses ;
extraits très concentrés
restent moins importantes que les connaissances ethnobotaniques.
Une utilisation traditionnelle modérée d’une préparation aqueuse ne doit donc pas être automatiquement assimilée à l’utilisation d’un extrait fortement concentré.
Chez une personne suivant un traitement contre le diabète ou l’hypertension, une utilisation régulière et concentrée mérite davantage de surveillance en raison des activités pharmacologiques expérimentales de la plante.
Contre-indications
Aucune grande contre-indication spécifique n’est clairement établie par des essais cliniques humains.
Une certaine prudence est cependant raisonnable chez les personnes présentant :
hypotension importante ;
hypoglycémie ;
traitement antidiabétique intensif ;
polymédication importante.
Ces précautions reposent principalement sur les activités pharmacologiques observées expérimentalement.
Cependant, les connaissances cliniques modernes concernant :
usage prolongé ;
fortes doses ;
extraits très concentrés
restent moins importantes que les connaissances ethnobotaniques.
Une utilisation traditionnelle modérée d’une préparation aqueuse ne doit donc pas être automatiquement assimilée à l’utilisation d’un extrait fortement concentré.
Chez une personne suivant un traitement contre le diabète ou l’hypertension, une utilisation régulière et concentrée mérite davantage de surveillance en raison des activités pharmacologiques expérimentales de la plante.
Contre-indications
Aucune grande contre-indication spécifique n’est clairement établie par des essais cliniques humains.
Une certaine prudence est cependant raisonnable chez les personnes présentant :
hypotension importante ;
hypoglycémie ;
traitement antidiabétique intensif ;
polymédication importante.
Ces précautions reposent principalement sur les activités pharmacologiques observées expérimentalement.
Interactions
Antidiabétiques
Compte tenu des effets expérimentaux observés sur certaines voies du métabolisme glucidique, une utilisation régulière d’extraits concentrés avec :
insuline ;
metformine ;
sulfamides hypoglycémiants ;
autres médicaments antidiabétiques
peut justifier une surveillance de la glycémie.
Antihypertenseurs
Les recherches montrant une activité sur l’enzyme de conversion de l’angiotensine suggèrent une interaction théorique possible avec les médicaments antihypertenseurs.
Il ne s’agit toutefois pas d’une interaction clinique clairement démontrée chez l’humain.
Interactions ou associations avec d’autres plantes
Dans les traditions de l’océan Indien, Aphloia theiformis peut entrer dans des préparations végétales composées.
Avec des plantes ayant également une action potentielle sur la glycémie, comme :
cannelle ;
fenugrec ;
gymnéma ;
momordique,
il est préférable de surveiller l’effet global lorsque plusieurs extraits concentrés sont associés chez une personne diabétique.
Avec des plantes hypotensives, l’effet cumulatif reste théorique mais mérite la même mesure lorsque les préparations sont fortement concentrées.
Compte tenu des effets expérimentaux observés sur certaines voies du métabolisme glucidique, une utilisation régulière d’extraits concentrés avec :
insuline ;
metformine ;
sulfamides hypoglycémiants ;
autres médicaments antidiabétiques
peut justifier une surveillance de la glycémie.
Antihypertenseurs
Les recherches montrant une activité sur l’enzyme de conversion de l’angiotensine suggèrent une interaction théorique possible avec les médicaments antihypertenseurs.
Il ne s’agit toutefois pas d’une interaction clinique clairement démontrée chez l’humain.
Interactions ou associations avec d’autres plantes
Dans les traditions de l’océan Indien, Aphloia theiformis peut entrer dans des préparations végétales composées.
Avec des plantes ayant également une action potentielle sur la glycémie, comme :
cannelle ;
fenugrec ;
gymnéma ;
momordique,
il est préférable de surveiller l’effet global lorsque plusieurs extraits concentrés sont associés chez une personne diabétique.
Avec des plantes hypotensives, l’effet cumulatif reste théorique mais mérite la même mesure lorsque les préparations sont fortement concentrées.
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