Photographie de Grenadier
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Lythraceae

Grenadier

Punica granatum

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Aussi appelée : Grenadier commun Grenade

Description botanique

Punica granatum est un arbuste ou petit arbre fruitier caduc, parfois semi-persistant sous climat chaud.

Il mesure généralement :

2 à 5 mètres de hauteur

mais peut atteindre environ 7 à 10 mètres lorsqu’il se développe librement dans de bonnes conditions.

Son port est souvent :

buissonnant ;
dense ;
très ramifié.

Les jeunes rameaux peuvent être quadrangulaires et certains deviennent :

épineux.
Tronc et écorce

Le tronc est relativement court.

L’écorce est :

grisâtre ;
brunâtre ;
parfois légèrement crevassée avec l’âge.

Le Grenadier produit volontiers plusieurs rejets depuis la base, ce qui lui donne facilement un aspect d’arbuste à plusieurs troncs.

Feuilles

Les feuilles sont :

simples ;
opposées ou parfois regroupées ;
étroites ;
oblongues à lancéolées ;
entières ;
brillantes.

Elles sont généralement vert vif et relativement coriaces.

Les jeunes pousses peuvent présenter une coloration :

rougeâtre ;
cuivrée.
Fleurs

Les fleurs du Grenadier sont particulièrement décoratives.

Elles sont généralement :

rouge orangé à rouge écarlate

mais certaines variétés horticoles peuvent produire des fleurs :

roses ;
blanches ;
panachées.

Les fleurs possèdent un calice charnu, épais et persistant.

Les pétales sont souvent légèrement froissés et entourent de nombreuses étamines.

Fruit

Le fruit est la :

grenade.

Il s’agit d’une baie particulière, souvent appelée balauste, globuleuse et recouverte d’une peau épaisse et coriace.

Sa couleur varie selon les cultivars :

jaune verdâtre ;
rose ;
rouge ;
rouge foncé.

Le sommet conserve la couronne formée par le :

calice persistant.

À l’intérieur, le fruit est divisé par des membranes blanchâtres et contient plusieurs centaines de graines.

Chaque graine est entourée d’une enveloppe charnue et juteuse appelée :

arille.

Ces arilles peuvent être :

rose pâle ;
rouges ;
rouge rubis ;
parfois presque blancs.

Leur saveur varie de :

douce à franchement acidulée.

Répartition

L’espèce est notamment considérée comme indigène en :

Afghanistan ;
Iran ;
Irak ;
Turquie ;
Caucase ;
Turkménistan ;
Tadjikistan ;
Pakistan.

Le Grenadier est cependant cultivé depuis plusieurs millénaires.

Il s’est largement diffusé autour :

du bassin méditerranéen ;
du Moyen-Orient ;
de l’Inde ;
de l’Asie centrale ;
de l’Afrique du Nord.

Il est aujourd’hui cultivé ou naturalisé dans de très nombreuses régions :

méditerranéennes ;
subtropicales ;
tropicales sèches.

Habitat

Le Grenadier apprécie particulièrement les régions :

chaudes et relativement sèches.

Il pousse dans :

broussailles ;
vallées sèches ;
terrains rocheux ;
coteaux ;
jardins ;
vergers ;
zones cultivées.

Il supporte assez bien :

chaleur estivale ;
sécheresse modérée ;
sols relativement pauvres.

Une bonne exposition solaire favorise généralement :

la floraison et la fructification.

Principes actifs

Le fruit est riche en vitamine C; une bonne source de fer.

L'étude a révélé des ellagitanins d'acide ellagique (y compris des punicalagines), de l'acide punicique, des flavonoïdes, des anthocyanidines, des anthocyanes, des flavonols œstrogéniques et des flavones.

Les fleurs donnent de l'acide gallique, de l'acide ursolique, des triterpénoïdes, y compris de l'acide maslinique et asiatique.

Les feuilles donnent des tanins (punicaline et punicafoline) et des flavones glycosides, dont la lutéoline et l'apigénine.

L'écorce donne quatre alcaloïdes: la pelletierine, l'isopelletierine, la méthyl-pelletierine et la pseudo-pelletierine; les racines et l'écorce donnent des ellagitanins (punicaline et punicalagine) et des alcaloïdes pipéridiniques.

Usages traditionnels

Le Grenadier possède une histoire médicinale extrêmement ancienne.

Il a été utilisé dans différentes médecines traditionnelles :

méditerranéennes ;
persanes ;
arabes ;
indiennes ;
chinoises ;
moyen-orientales.

Les différentes parties n’ont pas les mêmes usages.

Fruit et jus

Traditionnellement utilisés comme :

aliment fortifiant ;
boisson rafraîchissante ;
soutien digestif ;
aliment associé à la santé cardiovasculaire.
Écorce du fruit

La peau ou péricarpe est très riche en :

tanins.

Elle a traditionnellement été utilisée pour accompagner :

diarrhée ;
dysenterie ;
inflammations buccales ;
gingivite ;
maux de gorge ;
petites affections cutanées.
Écorce de racine et de tige

Historiquement, les écorces ont été utilisées comme :

vermifuges, notamment contre les ténias.

Cet usage reposait en partie sur des alcaloïdes puissants.

Il est aujourd’hui largement abandonné en automédication en raison du risque de :

toxicité neurologique et digestive.

Des revues ethnopharmacologiques confirment la longue utilisation traditionnelle du Grenadier pour différents troubles digestifs et parasitaires.

Usages culinaires

La grenade est avant tout :

un fruit alimentaire majeur.

Les arilles peuvent être consommés :

frais ;
dans les salades ;
avec des céréales ;
dans les desserts ;
avec des yaourts ;
dans les plats salés ;
dans les sauces.
Jus de grenade

Le fruit est largement transformé en :

jus.

Celui-ci possède une saveur :

douce ;
acidulée ;
légèrement astringente.
Mélasse de grenade

Le jus concentré permet de fabriquer la :

mélasse de grenade.

Elle est très utilisée dans les cuisines :

levantine ;
persane ;
turque ;
moyen-orientale.

Elle apporte une saveur :

acidulée, fruitée et légèrement sucrée.
Graines

Les graines entières peuvent être consommées avec les arilles.

Elles apportent notamment :

fibres ;
lipides ;
acides gras particuliers.
Huile de graines

Une huile peut être extraite des graines.

Elle est surtout utilisée dans :

cosmétiques ;
compléments ;
préparations spécialisées.

Posologie

L’OMS possède des monographies consacrées au péricarpe séché ainsi qu’à l’écorce séchée de la racine et du tronc de Punica granatum, ce qui confirme leur importance historique en phytothérapie.

Péricarpe séché — décoction

Le péricarpe, très riche en tanins, est traditionnellement employé pour son action astringente, notamment lors de diarrhées et de certains troubles digestifs.

Une préparation traditionnelle peut être formulée ainsi :

3 à 5 g de péricarpe séché ;
dans environ 250 ml d’eau ;
faire frémir 10 à 15 minutes ;
filtrer ;
répartir en 2 à 3 prises dans la journée.

Cette fourchette doit être présentée comme une posologie traditionnelle indicative, et non comme une posologie clinique universelle.

Péricarpe — donnée clinique intéressante

Un essai clinique randomisé chez des patients atteints de rectocolite hémorragique a utilisé un extrait aqueux correspondant à 6 g de péricarpe sec par jour, en complément du traitement conventionnel :

équivalent à 6 g de peau sèche/jour ;
pendant 4 semaines.

Le taux de réponse clinique était numériquement supérieur au placebo à quatre semaines, mais la différence n’atteignait pas clairement le seuil statistique conventionnel ; cette étude préliminaire demande donc confirmation.

Cette dose de 6 g/jour est une donnée clinique réelle, mais elle ne doit pas être généralisée à toutes les affections digestives.

Extrait hydroalcoolique de péricarpe

Dans un autre essai clinique, portant cette fois sur des personnes présentant une stéatose hépatique non alcoolique, la préparation étudiée était :

1 500 mg/jour d’un extrait hydroalcoolique sec de péricarpe ;
répartis avec le petit-déjeuner et le dîner ;
pendant 8 semaines.

L’extrait était préparé avec de l’éthanol à 50 % et standardisé selon sa teneur en composés phénoliques. Cette dose est donc spécifique à l’extrait étudié et ne correspond pas à 1,5 g de peau brute.

Jus de grenade

Le jus est davantage un aliment fonctionnel qu’une drogue végétale nécessitant une posologie pharmacopéique.

Les essais cliniques ont employé des quantités variables. Par exemple, une étude chez des patients souffrant d’une maladie inflammatoire intestinale a utilisé :

125 ml de jus ;
2 fois/jour ;
soit 250 ml/jour ;
pendant 12 semaines.

Cette quantité peut être mentionnée comme dose étudiée cliniquement, mais pas comme posologie générale obligatoire du jus de grenade.

Extraits standardisés

Les doses dépendent fortement de la composition de l’extrait. Par exemple, un essai clinique récent portant sur un extrait propriétaire standardisé en acide ellagique, acide punicique et punicalagine a utilisé :

300 mg une fois/jour ;
avant le repas ;
pendant 60 jours.

Dans un autre contexte clinique, un extrait de grenade à 250 mg deux fois/jour, soit 500 mg/jour pendant 8 semaines, a été étudié chez des personnes souffrant d’asthme allergique léger à modéré. Là encore, ces chiffres concernent l’extrait précis étudié.

Précautions

Aucun Connu

Contre-indications

Fruit

La grenade consommée comme aliment possède globalement une :

bonne tolérance.

Des troubles digestifs sont possibles chez certaines personnes lorsque de grandes quantités sont consommées.

Jus

Le jus peut être relativement :

acide ;
riche en sucres naturels.

Il convient donc de distinguer :

fruit entier et jus concentré.

Le fruit entier apporte davantage de fibres.

Écorce du fruit

La peau est très riche en :

tanins.

Une consommation excessive de préparations concentrées peut favoriser :

nausées ;
irritation digestive ;
constipation.
Racine et écorce

Elles contiennent des alcaloïdes, notamment des dérivés de la :

pelletiérine.

Les fortes doses peuvent provoquer des effets toxiques tels que :

nausées ;
vomissements ;
vertiges ;
troubles visuels ;
faiblesse ;
effets neurologiques.

L’usage vermifuge historique de ces parties n’est donc pas approprié en automédication moderne.

Contre-indications
Fruit

Il n’existe pas de contre-indication majeure à la consommation alimentaire normale chez la majorité des personnes.

Une allergie au fruit reste possible.

Écorce et racine

Les préparations concentrées de racine ou d’écorce de tige sont à éviter en automédication.

Une prudence supplémentaire est justifiée chez les personnes présentant :

maladie digestive importante ;
constipation sévère ;
traitement médicamenteux complexe.

Interactions

Antihypertenseurs

Certaines recherches suggèrent que le jus ou les extraits de grenade peuvent contribuer à une :

diminution modérée de la pression artérielle.

Une surveillance peut donc être utile chez une personne déjà traitée par plusieurs antihypertenseurs.

Antidiabétiques

Des effets métaboliques et hypoglycémiants sont également étudiés.

Avec un extrait concentré, une surveillance de la glycémie peut être raisonnable chez les personnes utilisant :

insuline ;
metformine ;
autres antidiabétiques.
Métabolisme des médicaments

Des interactions enzymatiques ont été observées dans certains modèles expérimentaux.

Toutefois, les interactions cliniques du jus de grenade sont :

beaucoup moins établies que celles du jus de pamplemousse.

Il ne faut donc pas automatiquement attribuer à la grenade toutes les interactions connues du pamplemousse.

Interactions ou associations avec d’autres plantes
Soutien antioxydant

La grenade peut être associée à :

thé vert ;
myrtille ;
cassis ;
hibiscus.
Soutien cardiovasculaire

Associations possibles avec :

aubépine ;
olivier ;
hibiscus.
Digestion

L’écorce de fruit, lorsqu’elle est utilisée dans une logique astringente traditionnelle, peut être associée avec :

plantain ;
ronce ;
myrtille séchée.

Il faut cependant éviter d’accumuler plusieurs plantes fortement riches en tanins pendant de longues périodes.

Glycémie

Avec des plantes comme :

cannelle ;
fenugrec ;
gymnéma ;
momordique,

la prudence porte surtout sur une éventuelle addition d’effets chez une personne déjà traitée pour le diabète.

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