Photographie de Haricot de plage
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Fabaceae

Haricot de plage

Canavalia rosea

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Aussi appelée : Pois de bord de mer Pois-bord-de-mer Haricot de mer

Description botanique

Canavalia rosea est une plante vivace rampante ou grimpante, robuste, particulièrement adaptée aux milieux côtiers.

Elle peut former de longues tiges courant sur le sable ou s’appuyant sur la végétation environnante.

les tiges peuvent mesurer environ :

1,8 à 10 mètres de longueur.
Tiges

Les tiges sont :

longues ;
souples ;
robustes ;
rampantes ou volubiles ;
légèrement pubescentes lorsqu’elles sont jeunes ;
devenant presque glabres avec l’âge.

Elles s’étalent facilement sur les dunes et peuvent couvrir de grandes surfaces.

Feuilles

Les feuilles sont :

trifoliolées.

Elles comportent trois folioles généralement :

elliptiques ;
oblongues ;
obovales ;
presque arrondies chez certaines plantes.

Les folioles mesurent environ :

2,5 à 12 cm de longueur sur 1,5 à 10 cm de largeur.

Elles sont relativement épaisses, ce qui constitue une adaptation utile à :

la chaleur ;
la sécheresse ;
les embruns marins.
Fleurs

Les fleurs sont papilionacées, typiques des Fabaceae.

Elles sont généralement :

roses ;
pourpres ;
mauves ;
parfois bleu-mauve.

L’étendard peut présenter une zone :

blanche ou jaune près de sa base.

Les inflorescences peuvent atteindre :

15 à 40 cm de longueur.
Fruits

Le fruit est une gousse :

allongée ;
relativement aplatie ;
robuste.

Elle mesure généralement environ :

11,5 à 15 cm de longueur sur 2,5 à 2,9 cm de largeur.

Elle contient généralement environ :

6 graines.
Graines

Les graines sont assez grosses.

Elles peuvent être :

brunes ;
marbrées ;
striées ;
presque noires.

Elles mesurent approximativement :

15 à 20 mm de longueur.

Répartition

Le Haricot de plage possède une répartition exceptionnellement vaste.

indigène dans de nombreuses régions :

tropicales et subtropicales du monde.

Il est notamment présent naturellement dans :

Amérique centrale ;
Caraïbes ;
Amérique du Sud tropicale ;
Afrique tropicale ;
Madagascar ;
Inde ;
Sri Lanka ;
Bangladesh ;
Asie du Sud-Est ;
Philippines ;
Indonésie ;
Nouvelle-Guinée ;
Australie tropicale ;
nombreuses îles du Pacifique.

Il est donc l’une des plantes littorales tropicales les plus largement répandues.

Habitat

Le Haricot de plage est particulièrement caractéristique des :

plages tropicales et dunes littorales.

On le rencontre sur :

hauts de plage ;
dunes ;
cordons littoraux ;
arrière-plages ;
sols sableux ;
zones exposées aux embruns.

Il pousse souvent en compagnie d’autres plantes littorales telles que :

Ipomoea pes-caprae.

Il possède une remarquable tolérance :

au sel ;
au vent ;
à la chaleur ;
au sable ;
à la sécheresse périodique.

Ses longues tiges rampantes contribuent également à :

stabiliser les dunes et limiter l’érosion.

Principes actifs

La plante produit des alcaloïdes, des phénols, des saponines. Les feuilles produisent des cyanogènes.

Le criblage d’extraits bruts de feuilles a donné des tanins, des phlobatanins, des saponines, des flavonoïdes, des alcaloïdes, des glycosides cardiaques et des composés phénoliques.

Utilisations Culinaire.

Les graines sont comestibles et servent comme une source importante de protéines alimentaires en Afrique de l’Ouest et au Nigeria.

Les gousses et les graines tendres peuvent être bouillies ou rôties.

À maturité, les gousses et les graines sont trempées avant d’être consommées pour éliminer les toxines.

Les Grains torréfiés sont ajoutés au café.

Les Fleurs sont utilisées pour la fabrication d’épices.

Médecine Rurale.

Certaines parties de la plante sont utilisées à des fins médicinales dans certaines cultures.

Le Jus des pétioles est appliqué pour perforer les plaies par des épines ou d’autres objets tranchants.

Une décoction de feuilles est utilisée pour les rhumatismes.

Une pâte de feuilles est utilisée pour les furoncles et les plaies.

Une décoction de pousses est utilisée pour traiter la tuberculose.

Les racines sont utilisées pour le traitement de l’empoisonnement par la ciguatera, des courbatures, des douleurs, des rhumatismes et de la lèpre.

Un extraits de feuilles est utilisés pour les brûlures, et comme styptique.

Une infusion de la graine est utilisée comme purgatif.

Aux Tonga, l’infusion de feuilles avec d’autres plantes est utilisée pour traiter l’aménorrhée secondaire et l’hémorragie post-partum.

Utilisé comme médecine aborigène de brousse en Australie : un extrait de racine est frotté sur la peau pour soulager divers maux et douleurs.

En Australie, les haricots trempés dans l’eau et pilés et utilisés pour les chauves.

En Australie-Occidentale, l’infusion de racine est appliquée localement pour les maux et les douleurs, les rhumatismes, la lèpre et pour traiter le rhume.

Autres.

Utilisé par les herboristes comme alternative naturelle au tabac.

Les graines sont ingérées ou fumées avec les feuilles séchées comme substitut de la marijuana.

Elle joue également un rôle important dans la stabilisation des dunes et la protection contre l'érosion côtière grâce à son système racinaire robuste

Usages traditionnels

Les usages médicinaux varient fortement selon les populations.

plante utilisée à la fois :

comme nourriture ;
comme médicament ;
comme poison ;
pour des usages sociaux et environnementaux.
Douleurs et rhumatismes

Chez certaines populations aborigènes australiennes, une préparation de :

racines écrasées

était appliquée ou frictionnée sur le corps pour accompagner :

douleurs ;
rhumatismes ;
courbatures ;
douleurs associées aux fractures.
Fractures et traumatismes

L’usage traditionnel australien des racines est également rapporté dans le contexte de :

fractures et douleurs traumatiques.

Il s’agit d’un usage ethnomédicinal externe, et non d’une démonstration d’un effet sur la consolidation osseuse.

Furoncles

Certaines traditions rapportent l’emploi des :

feuilles

pour les :

furoncles ;
affections cutanées locales.
Paludisme

Des usages ethnobotaniques de feuilles ou de graines ont également été rapportés contre :

le paludisme.

Cet usage est strictement traditionnel et ne remplace évidemment pas un traitement antipaludique moderne.

Dysenterie

Des sources ethnobotaniques anciennes rapportent que les graines ont été employées à Java contre :

la dysenterie.
Tonique et aphrodisiaque

Les graines apparaissent également dans certaines traditions comme :

tonique ;
plante de rajeunissement ;
aphrodisiaque.

Usages culinaires

L’espèce possède des usages alimentaires traditionnels, mais ils nécessitent :

une préparation soigneuse.

Graines

Les graines ont été consommées par certaines communautés du Pacifique et d’Australie.

Cependant :

elles ne doivent pas être consommées crues.

Les graines doivent être correctement :

bouillies ;
ou torréfiées

avant consommation.

Jeunes gousses

Les jeunes gousses ont également été utilisées comme aliment dans certaines traditions.

Graines torréfiées

Dans certaines régions, des graines très bien torréfiées ont parfois été utilisées comme :

succédané ou addition au café.
Importance de la préparation

Les usages alimentaires historiques ne signifient pas que les graines crues soient sûres.

La préparation traditionnelle avait précisément pour but de diminuer les :

lectines ;
facteurs antinutritionnels ;
autres composés indésirables.

Posologie

Racine — infusion, surtout en usage externe

Dans la médecine traditionnelle aborigène australienne :

racine fraîche écrasée/pilée ;
préparée en infusion aqueuse ;
l'infusion est frictionnée sur les régions douloureuses ;
utilisée traditionnellement contre les rhumatismes, douleurs musculaires, courbatures et douleurs associées aux fractures.

Les sources consultées ne fournissent malheureusement ni poids de racine ni volume d'eau suffisamment précis. Il vaut donc mieux conserver la préparation sous sa forme ethnomédicinale plutôt que d'inventer une concentration en g/L.

Jeunes pousses — décoction

Une documentation ethnobotanique du Timor-Leste rapporte l'utilisation de la :

décoction des jeunes pousses ;
traditionnellement administrée dans le traitement de la tuberculose.

Les racines sont parallèlement mentionnées pour les douleurs, rhumatismes et certains autres usages traditionnels.

Aucune quantité ni fréquence de prise suffisamment fiable n'est fournie. Cet emploi doit donc être présenté comme historique/ethnomédicinal et non comme traitement moderne de la tuberculose.

Feuilles et jeunes pousses — brûlures et saignements

Chez les Nicobarais, la décoction des feuilles et jeunes pousses est traditionnellement employée pour :

soulager la douleur ;
favoriser la guérison des brûlures ;
aider à arrêter de petits saignements.

Pour cet usage externe, la littérature ne fournit pas de concentration standardisée.

Feuilles de la liane — démangeaisons

Une enquête ethnobotanique récente menée dans les communautés Hakka du Guangxi, en Chine, documente :

feuilles de la liane ;
faire bouillir dans l'eau ;
employer cette eau en lavage externe ;
traditionnellement contre les démangeaisons corporelles et pour un effet considéré localement comme antibactérien.

Là encore, aucune quantité en grammes n'est précisée.

Racine — usages internes anciens

Certaines sources ethnobotaniques décrivent également la racine comme diurétique, contenant un principe amer et purgatif. Une préparation de racine macérée dans le vinaigre a été employée en gargarisme dans les Guyanes.

En raison du caractère purgatif et de l'absence de dose humaine bien établie, je ne proposerais pas une quantité orale arbitraire de racine.

⚠️ Graines : prudence particulière

Les graines méritent d'être traitées séparément. Une infusion de graines a historiquement été employée comme purgatif, mais aucune dose suffisamment fiable ne permet d'en faire une posologie domestique moderne.

Précautions

À maturité, les gousses et les graines sont trempées avant d’être consommées pour éliminer les toxines.

Contre-indications

Graines crues

C’est le principal point de sécurité :

ne pas consommer les graines crues.

Les graines du genre Canavalia peuvent contenir plusieurs substances antinutritionnelles et biologiquement actives.

Lectines

Une étude spécifique confirme la présence de :

lectines dans les graines de Canavalia rosea.

Les lectines actives peuvent provoquer, selon la dose et l’exposition :

irritation digestive ;
nausées ;
vomissements ;
diarrhée.

La cuisson permet de réduire fortement l’activité de nombreuses lectines alimentaires.

Autres facteurs antinutritionnels

Les graines de Canavalia peuvent également contenir différents :

inhibiteurs enzymatiques ;
composés antinutritionnels ;
acides aminés non protéiques.

La composition exacte varie selon l’espèce et la graine.

Préparation alimentaire

Les sources australiennes signalent explicitement que les graines sont toxiques lorsqu’elles sont insuffisamment préparées et doivent être :

bouillies ou torréfiées avant consommation.
Identification botanique

Il faut également être certain de l’identification, car plusieurs espèces de :

Canavalia

se ressemblent et leurs compositions ne sont pas nécessairement identiques.

Contre-indications

Éviter l’usage interne en cas de :

allergie aux Fabaceae ;
hypersensibilité connue à Canavalia ;
graines crues ou insuffisamment préparées.
Troubles digestifs

Les personnes présentant :

intestin très sensible ;
maladie digestive active

devraient éviter les préparations expérimentales à base de graines.

Usage médicinal concentré

En l’absence de données suffisantes :

les extraits concentrés ne sont pas adaptés à l’automédication.

Interactions

Il n’existe pas actuellement de :

liste fiable d’interactions médicamenteuses cliniquement démontrées

pour Canavalia rosea.

Les données disponibles concernent principalement :

ethnobotanique ;
phytothérapie traditionnelle ;
étude des lectines ;
analyses phytochimiques.
Par prudence

Les extraits concentrés devraient être évités avec des traitements à marge thérapeutique étroite faute de données sur :

absorption ;
métabolisme ;
élimination.
Usage externe

Une utilisation locale limitée présente beaucoup moins de risque d’interaction systémique qu’une ingestion.

Interactions ou associations avec d’autres plantes

Les associations traditionnelles sont peu standardisées.

Douleurs et rhumatismes

Dans une approche externe traditionnelle, elle pourrait être combinée avec des plantes telles que :

gingembre ;
curcuma ;
calendula.

Mais aucune synergie clinique spécifique avec Canavalia rosea n’est démontrée.

Plantes riches en lectines ou graines peu préparées

Il n’y a aucun intérêt à associer des graines insuffisamment cuites de Canavalia avec d’autres légumineuses crues ou mal préparées.

L’objectif doit au contraire être :

une préparation alimentaire complète et sûre.

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