Photographie de Herbe Palmier
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Poaceae

Herbe Palmier

Setaria palmifolia

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Aussi appelée : Palm grass

Description botanique

Setaria palmifolia est une grande graminée vivace, cespiteuse et rhizomateuse, dont les larges feuilles fortement plissées donnent effectivement un aspect presque palmiforme.

Taille

La plante atteint généralement :

0,75 à 2 m de hauteur, mais certains individus peuvent approcher 3 m.

Rhizome

Elle possède un :

rhizome court ;
robuste ;
noueux ;

à partir duquel se forment plusieurs chaumes.

Tiges

Les chaumes sont :

dressés à ascendants ;
robustes ;
généralement peu ramifiés ;
parfois légèrement géniculés.
Feuilles

Les feuilles constituent la caractéristique la plus remarquable.

Elles sont :

larges ;
lancéolées ;
fortement plissées longitudinalement ;
assez rigides ;
rugueuses sur les marges.

15 à 70 cm de longueur sur 5 à 10 cm de largeur.

Elles ressemblent davantage aux feuilles d’une jeune plante tropicale qu’à celles d’une graminée classique, d’où le nom anglais palm grass.

Inflorescence

L’inflorescence est une :

grande panicule lâche, souvent légèrement retombante.

Elle peut atteindre environ :

20 à 60 cm de longueur.

Épillets et fruits

Les épillets mesurent généralement :

3 à 4 mm.

Le fruit est un :

caryopse, comme chez les autres graminées.

Répartition

Setaria palmifolia possède une très vaste aire naturelle allant :

de l’Asie tropicale et subtropicale jusqu’à l’est de l’Australie.

Elle est indigène notamment en :

Inde ;
Bangladesh ;
Népal ;
Sri Lanka ;
Myanmar ;
Chine ;
Japon ;
Laos ;
Thaïlande ;
Vietnam ;
Malaisie ;
Bornéo ;
Sumatra ;
Java ;
Sulawesi ;
Moluques ;
Nouvelle-Guinée ;
îles Salomon ;
Queensland ;
Nouvelle-Galles du Sud ;
Philippines.

Elle y possède également des usages alimentaires traditionnels, notamment ses grains employés occasionnellement comme substitut du riz.

L’espèce a par ailleurs été introduite dans de nombreuses régions tropicales :

Caraïbes ;
Amérique centrale ;
Amérique du Sud ;
Hawaii ;
Fidji ;
Nouvelle-Zélande ;
certaines parties d’Afrique.

Habitat

L’Herbe Palmier affectionne principalement :

régions tropicales humides ;
lisières forestières ;
forêts secondaires ouvertes ;
anciennes clairières ;
terrains perturbés ;
bords de chemins ;
plantations ;
zones montagneuses humides.

Elle préfère des sols :

légers ;
humides ;
capables de bien retenir l’eau.

Elle tolère assez bien :

la mi-ombre.

PROSEA la signale jusqu’à environ :

2 000 m d’altitude.

Dans les hautes terres de Nouvelle-Guinée, elle est même cultivée comme :

légume de jardin.

Principes actifs

L'étude de la teneur et des composés du légume lilin (Setaria palmifolia) a donné de l'hencicosane, du tricosane, du tétracosane, du docasane, du nonadécane, nonadécyl, trifluoroacétate, célidoniol désoxy, acétate de triacontyle.

Usages traditionnels

Setaria palmifolia possède des usages médicinaux traditionnels bien documentés en Asie du Sud-Est et en Nouvelle-Guinée

Troubles menstruels
Usage traditionnel important.

En Malaisie péninsulaire, une :

décoction composée de feuilles

est traditionnellement consommée en cas de :

règles irrégulières ;
troubles menstruels.

La plante est ainsi parfois décrite comme possédant une action :

emménagogue traditionnelle.

Après l’accouchement

À Java, les jeunes pousses sont traditionnellement consommées :

après l’accouchement.

Cet usage est destiné, selon les traditions locales, à :

favoriser les lochies ;
soutenir la lactation ;
participer à la récupération post-partum.
Douleurs gastriques

En Nouvelle-Guinée, la :

moelle cuite

est traditionnellement utilisée contre :

douleurs d’estomac ;
inconfort gastrique.
Diarrhée

La même préparation est utilisée contre :

la diarrhée.

Fièvre

La moelle cuite est également consommée traditionnellement pour :

les états fébriles.

Rhume

Elle intervient également contre :

refroidissements ;
rhumes ;
états grippaux traditionnels.
Douleur dentaire

En Papouasie-Nouvelle-Guinée, les feuilles sont appliquées :

extérieurement contre les maux de dents.

Rougeole

Aux Philippines, une source ethnomédicinale rapporte chez les Mangyans de Mindoro l’emploi d’une :

décoction d’inflorescences

contre la rougeole. Il s’agit d’un usage traditionnel historique et non d’un traitement antiviral moderne validé.

Usages culinaires

Plante alimentaire importante localement.

Jeunes pousses

Les jeunes pousses sont consommées notamment en :

Nouvelle-Guinée ;
Java ;
Bornéo.

Elles peuvent être :

crues ;
cuites ;
bouillies ;
préparées avec d’autres légumes ;
servies avec du riz.
Gaines foliaires

Les gaines tendres et charnues sont également consommées.

Elles sont décrites comme ayant une saveur :

douceâtre à légèrement sucrée.

Moelle

La partie tendre interne des jeunes tiges peut être :

cuite ;
bouillie ;
consommée comme légume.
Grains

Les grains peuvent être utilisés localement comme :

substitut du riz.

Cet usage est notamment rapporté :

aux Philippines.
Fourrage

Setaria palmifolia est également une bonne plante fourragère lorsqu’elle est récoltée jeune.

Elle convient particulièrement aux :

bovins ;
chevaux.

Chez les bovins, des essais ont rapporté environ 58 % de nutriments digestibles totaux et 9 % de protéines brutes digestibles

Posologie

Décoction de feuilles

Repère pratique :

5 à 10 g de feuilles sèches par jour.

Préparation :

5 à 10 g de feuilles ;
500 à 750 ml d’eau ;
faire frémir 10 à 15 minutes ;
répartir en 2 à 3 prises.
Infusion

Pour les feuilles jeunes :

2 à 4 g par tasse de 250 ml, jusqu’à 2 à 3 tasses par jour.

Moelle ou jeunes pousses cuites

Comme aliment traditionnel :

30 à 100 g de matière fraîche par portion

constitue une quantité alimentaire raisonnable.

Décoction pour troubles menstruels

Les sources confirment l’emploi d’une décoction composée de feuilles en Malaisie, mais ne donnent pas une quantité standardisée de S. palmifolia seule.

Comme repère prudent :

5 à 8 g de feuilles sèches par jour peuvent être retenus pour une décoction simple.

Usage externe pour douleur dentaire

Les feuilles fraîches peuvent être :

lavées ;
légèrement écrasées ;
appliquées extérieurement sur la joue correspondant à la zone douloureuse.

Éviter d’introduire une préparation végétale non stérile directement dans une cavité dentaire.

Teinture

Pour une teinture moderne :

1:5 dans un alcool à 40–45 % vol.

Repère :

2 à 4 ml, 2 fois par jour.

Précautions

Aucun Connu à ce jour.

Contre-indications

Setaria palmifolia est largement consommée comme :

légume ;
céréale occasionnelle ;
fourrage.

Elle ne présente donc pas le profil d’une plante fortement toxique aux quantités alimentaires habituelles.

Grossesse

Une attention particulière est néanmoins nécessaire.

La plante possède un usage traditionnel :

emménagogue, et les feuilles sont utilisées contre les règles irrégulières.

Par prudence, on évitera donc les doses médicinales concentrées pendant la grossesse.

Après l’accouchement

À Java, les jeunes pousses sont traditionnellement consommées après l’accouchement pour accompagner :

les lochies ;
la lactation.

Cet usage traditionnel ne doit pas être assimilé à une efficacité clinique démontrée.

Diarrhée prolongée

La plante ne doit pas retarder une consultation en cas de :

diarrhée importante ;
sang dans les selles ;
déshydratation ;
fièvre élevée.
Dent

Une douleur dentaire persistante peut révéler :

carie ;
abcès ;
infection.

L’application traditionnelle de feuilles ne remplace donc pas les soins dentaires nécessaires.

Allergie aux graminées

Prudence chez les personnes fortement allergiques aux :

Poaceae et pollens de graminées.

Interactions

Médicaments hormonaux

Compte tenu de son usage traditionnel :

emménagogue ;
post-partum ;

une prudence théorique peut être retenue avec les traitements hormonaux gynécologiques.

Aucune interaction clinique précise n’est cependant démontrée.

Plantes emménagogues

Éviter de multiplier à forte dose plusieurs plantes traditionnellement emménagogues telles que :

rue ;
armoise ;
tanaisie ;
persil concentré ;
angélique chinoise.
Médicaments antidiarrhéiques

Aucune interaction directe connue avec :

lopéramide ;
autres traitements symptomatiques.
Médicaments anticoagulants

Aucune interaction spécifique bien établie n’est actuellement connue.

Dans l’ensemble, l’absence de données doit être interprétée comme :

manque d’études, et non comme preuve absolue d’absence d’interactions.

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