Photographie de Hoodia
Toutes les plantes
Apocynaceae

Hoodia

Hoodia gordonii

3 photos
Aussi appelée : Hoodia cactus

Description botanique

Hoodia gordonii est une plante succulente épineuse, vivace, formant progressivement des touffes de nombreuses tiges charnues.

Elle peut atteindre environ :

50 à 75 cm de hauteur, parfois davantage dans de bonnes conditions.

Tiges

Les tiges sont :

dressées ;
cylindriques à anguleuses ;
charnues ;
gris-vert à brun verdâtre ;
dépourvues de véritables feuilles ;
munies de petites dents ou épines le long des côtes.

La photosynthèse est donc essentiellement assurée par les tiges succulentes.

Feuilles

Les véritables feuilles sont extrêmement réduites et rapidement caduques.

Fleurs

Les fleurs sont spectaculaires et atteignent jusqu’à environ :

10 cm de diamètre.

Elles peuvent être :

couleur chair ;
rose brunâtre ;
rougeâtre ;
pourpre foncé.

Elles dégagent souvent une odeur assez forte destinée à attirer les insectes pollinisateurs.

Fruits

Les fruits sont constitués de deux follicules allongés formant une structure en :

V.

Ils peuvent atteindre environ 12 cm de longueur et contiennent de nombreuses graines munies de poils soyeux facilitant leur dispersion.

Répartition

Hoodia gordonii est une espèce d’Afrique australe.

en Namibie ;
dans les Provinces du Cap en Afrique du Sud ;
jusqu’au Free State en Afrique du Sud.

Elle est particulièrement associée aux régions arides du :

Kalahari ;
Karoo ;
désert namibien et zones semi-désertiques voisines.

Elle est aujourd’hui également cultivée dans différentes régions du monde comme :

plante médicinale ;
plante de collection ;
succulente ornementale.

Habitat

Hoodia gordonii est parfaitement adaptée aux environnements :

très arides.

Elle pousse dans :

déserts ;
semi-déserts ;
terrains rocheux ;
plaines pierreuses ;
sols sableux ;
lits de rivières temporaires ;
broussailles sèches.

La plante supporte :

chaleur intense ;
forte luminosité ;
longues périodes sans pluie.

Elle craint en revanche particulièrement :

l’excès d’eau et les sols mal drainés, qui peuvent entraîner la pourriture des tiges et des racines.

Principes actifs

Glycosides stéroïdiens, Saponines, Flavonoïdes, Terpènes

Le composant actif identifié dans la plante est un glycoside stéroïde appelé P57, qui agirait sur le centre de la satiété dans l'hypothalamus, envoyant des signaux au cerveau pour diminuer la sensation de faim

Médecine Rurale.

Bien que prometteuse pour la gestion du poids et le contrôle de l'appétit, son utilisation doit être modérée.

Surpoids, obésité, indigestion

Suppresseur d'appétit, Utilisée par les peuples San du Kalahari pour réduire la faim et la soif pendant les longues chasses.

Peut aider à réguler la glycémie.

Antioxydant et anti-inflammatoire, aide à réduire les dommages oxydatifs et l'inflammation dans le corps.

Médecine traditionnelle, Les chasseurs-cueilleurs du Kalahari utilisent Hoodia gordonii pour ses propriétés anorexigènes, mâchant les tiges fraîches pour supprimer l'appétit et la soif lors des longues expéditions de chasse.

Usages traditionnels

L’histoire ethnobotanique de Hoodia est particulièrement importante.

Les peuples autochtones d’Afrique australe, notamment les San, ont utilisé plusieurs espèces de Hoodia pendant leurs déplacements et leurs longues journées de chasse.

Faim et soif
Usage traditionnel emblématique.

Les jeunes tiges étaient :

coupées ;
débarrassées de leur peau ou de leurs épines ;
mâchées ou consommées.

Elles étaient utilisées pour :

diminuer la sensation de faim ;
supporter les longues marches ;
réduire temporairement la sensation de soif.

Kew rapporte cette utilisation traditionnelle des jeunes pousses pelées comme aliment durant les longues expéditions.

Nuance historique importante

L’image moderne selon laquelle Hoodia gordonii aurait été spécifiquement utilisée depuis toujours comme puissant « coupe-faim » doit être légèrement nuancée.

Une revue ethnobotanique a constaté que les anciennes sources mentionnaient surtout plusieurs Hoodia comme :

aliments ;
plantes permettant de mieux supporter la soif.

La documentation ancienne explicite sur l’effet coupe-faim était plus limitée avant l’essor commercial moderne.

Douleurs abdominales

Kew rapporte également un usage traditionnel contre :

les douleurs abdominales.

Diabète

Certaines traditions d’Afrique australe ont employé Hoodia dans le contexte du :

diabète.

Cependant, cette indication reste beaucoup moins documentée que l’utilisation contre la faim et la soif.

Hypertension

Un usage traditionnel contre :

l’hypertension

est également mentionné par Kew.

Tuberculose

La littérature ethnobotanique rapporte aussi une utilisation traditionnelle des tiges dans le traitement de la :

tuberculose.

Il s’agit d’un usage historique et non d’un traitement antibactérien validé de la tuberculose.

Usages culinaires

Hoodia gordonii possède un véritable historique comme :

plante alimentaire de survie.

Les jeunes tiges charnues étaient consommées par plusieurs populations d’Afrique australe.

Jeunes pousses

Les jeunes pousses sont :

débarrassées des parties épineuses ;
pelées ;
consommées fraîches.

Elles étaient particulièrement utiles pendant :

chasse ;
longues marches ;
périodes avec peu de nourriture disponible.
Saveur

La plante possède une saveur généralement :

amère ;
végétale ;
légèrement aqueuse.

Elle n’est pas considérée comme un légume de consommation quotidienne classique.

Posologie

Il n’existe actuellement aucune posologie médicinale officielle bien établie permettant de garantir à la fois efficacité et sécurité pour la perte de poids.

Usage traditionnel de la tige fraîche

Historiquement, on utilisait essentiellement :

de petits morceaux de jeune tige fraîche pelée et mâchée selon le besoin.

Les sources ethnobotaniques ne donnent généralement pas une quantité standardisée en grammes.

Une approche traditionnelle raisonnable ne doit donc pas être transformée artificiellement en dose pharmacologique précise.

Poudre sèche

Les compléments commerciaux ont souvent proposé des quantités très variables, fréquemment de l’ordre de :

plusieurs centaines de milligrammes à quelques grammes par jour.

Mais ces doses commerciales ne constituent pas une posologie validée.

Pour une utilisation phytothérapeutique expérimentale, une fourchette basse souvent rencontrée serait de l’ordre de :

300 à 500 mg de poudre, 1 à 2 fois par jour avant les repas.

Je déconseille d’augmenter librement cette quantité, surtout en cure prolongée, car l’efficacité clinique n’a pas été démontrée et la tolérance cardiovasculaire pose question.

Extrait purifié — essai clinique

L’essai humain le plus important a utilisé :

1 110 mg d’extrait purifié, deux fois par jour

soit :

2 220 mg/jour

pendant 15 jours, administrés une heure avant le petit-déjeuner et le dîner.

Mais cette dose :

n’a pas significativement réduit l’apport énergétique ;
n’a pas entraîné de différence significative de poids par rapport au placebo ;
a provoqué davantage d’effets indésirables.

Elle ne doit donc pas être présentée comme une dose recommandée.

Teinture 1:5 — vodka 40 %

Pour une préparation artisanale de plante sèche :

ratio : 1:5
alcool : environ 40 % vol.

Exemple :

100 g de Hoodia sèche ;
500 ml de vodka à 40°.

Macération :

3 à 4 semaines, à l’abri de la lumière, en agitant régulièrement.

Compte tenu de l’absence de standardisation du P57 et des autres glycosides prégnaniques, je resterais sur une quantité très modérée :

0,5 à 1 ml, 1 à 2 fois par jour, avant un repas.

La teinture maison ne permet pas de connaître précisément la teneur en :

P57 ou autres glycosides prégnaniques.

Elle ne doit donc pas être considérée comme équivalente aux extraits utilisés expérimentalement.

Durée

Pour une utilisation interne non standardisée, mieux vaut privilégier :

une courte période, plutôt qu’un usage continu de plusieurs mois.

Précautions

et contre-indications.

A éviter en cas de grossesse, d’allaitement, et d’hypertension.

Bien que les études soient limitées, certaines personnes ont signalé des effets secondaires tels que des nausées, des maux de tête, des étourdissements et des troubles hépatiques.

Hoodia gordonii est une espèce protégée en raison de la surexploitation et du risque de disparition. Elle est inscrite à l'annexe II de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction), ce qui signifie que son commerce est strictement réglementé.

Contre-indications

Hoodia gordonii ne doit pas être considérée comme un simple coupe-faim totalement anodin.

L’essai clinique de 15 jours constitue ici une donnée importante.

Chez les femmes ayant reçu l’extrait, on a observé davantage :

nausées ;
vomissements ;
sensations cutanées anormales.

Mais également des augmentations significatives de :

pression artérielle ;
fréquence cardiaque ;
pouls ;
bilirubine ;
phosphatases alcalines.
Hypertension

Prudence particulière chez les personnes souffrant de :

pression artérielle élevée.

Cela est d’autant plus important que Hoodia est parfois présentée commercialement comme adaptée aux personnes en surpoids, population dans laquelle l’hypertension peut déjà être fréquente.

Troubles cardiaques

Éviter les extraits concentrés en cas :

d’arythmie ;
de tachycardie ;
de maladie cardiovasculaire connue.
Maladies hépatiques

Compte tenu des modifications de :

bilirubine ;
phosphatases alcalines

observées dans l’essai clinique, prudence en cas de maladie hépatique.

Grossesse et allaitement

L’usage médicinal est déconseillé faute de données suffisantes.

Enfants et adolescents

L’utilisation comme coupe-faim n’est pas adaptée.

Troubles alimentaires

Éviter particulièrement chez les personnes souffrant de :

anorexie ;
boulimie ;
troubles restrictifs de l’alimentation.
Déshydratation

Puisque la plante peut diminuer les sensations de :

faim ;
éventuellement soif,

il ne faut pas utiliser cette propriété pour réduire volontairement les apports hydriques.

Interactions

Antihypertenseurs

Comme Hoodia peut paradoxalement augmenter la pression artérielle et le pouls chez certaines personnes, prudence avec :

bêtabloquants ;
inhibiteurs calciques ;
IEC ;
sartans ;
autres antihypertenseurs.

Le problème est moins une simple addition d’effets qu’une possible perturbation du contrôle tensionnel.

Médicaments cardiovasculaires

Prudence avec :

antiarythmiques ;
médicaments modifiant la fréquence cardiaque ;
traitements cardiovasculaires complexes.
Stimulants

Éviter les associations concentrées avec :

caféine à forte dose ;
guarana ;
maté très concentré ;
synéphrine ;
autres stimulants.

Cela pourrait théoriquement accentuer :

palpitations ;
tachycardie ;
hausse de pression artérielle.
Antidiabétiques

Certains travaux se sont intéressés à un potentiel antidiabétique, mais les données cliniques sont insuffisantes.

Prudence avec :

insuline ;
metformine ;
autres hypoglycémiants,

surtout avec des extraits concentrés.

Plantes coupe-faim

Éviter de multiplier les associations avec plusieurs plantes ou substances anorexigènes.

Par exemple :

Hoodia ;
guarana très concentré ;
caféine ;
autres stimulants coupe-faim.

Le bénéfice supplémentaire n’est pas établi alors que les effets cardiovasculaires peuvent s’additionner.

Photographies

Galerie

3 images