Photographie de Hortensia à grandes Feuilles
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Hydrangeaeceae

Hortensia à grandes Feuilles

Hydrangea macrophylla

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Aussi appelée : Hortensia de jardin Hydrangée à grandes feuilles

Description botanique

Hydrangea macrophylla est un arbuste caduc à semi-persistant selon le climat, très cultivé pour ses grandes inflorescences spectaculaires.

Il atteint généralement :

1 à 2 m de hauteur, parfois davantage chez les sujets âgés.

Les feuilles sont :

opposées ;
simples ;
larges ;
ovales à obovales ;
épaisses ;
vert foncé ;
grossièrement dentées.

Elles mesurent souvent 10 à 20 cm de longueur.

Les inflorescences sont terminales et se présentent principalement sous deux formes : les mopheads, presque sphériques et formées en grande partie de fleurs décoratives stériles, et les lacecaps, plus plates, avec de petites fleurs fertiles au centre entourées de grandes fleurs stériles.

Couleur des fleurs

Une particularité célèbre de l’espèce est la variation de couleur selon notamment la disponibilité de l’aluminium dans le sol. Dans de nombreux cultivars, les fleurs deviennent davantage bleues en sol acide avec aluminium disponible et davantage roses ou rouges lorsque l’aluminium est moins assimilable.

Répartition

introduite et cultivée dans une très grande partie du monde, notamment en :

Europe ;
Chine ;
Corée ;
Himalaya oriental ;
Nouvelle-Zélande ;
Amérique centrale et du Sud ;
nombreuses îles atlantiques et tropicales.

Elle est aujourd’hui l’un des hortensias ornementaux les plus répandus.

Habitat

Dans son milieu naturel, l’espèce est associée au biome tempéré, notamment aux régions côtières japonaises.

En culture, elle apprécie :

sols riches en humus ;
sols frais mais bien drainés ;
humidité régulière ;
mi-ombre ou lumière tamisée ;
situations protégées des chaleurs extrêmes.

Elle pousse particulièrement bien dans :

jardins ombragés ;
sous-bois clairs ;
haies ;
massifs ;
zones fraîches et humides.

Principes actifs

Les feuilles contiennent de la phyllodulcine, une substance sucrée qui peut être utilisée comme substitut du sucre.
Les fleurs ont donné du glucoside d'hydragénol. Les hydrolysats acides de fleurs, de feuilles et de racines ont donné une isocoumarine libre, l'hydrangénol.

Usages traditionnels

Les usages médicinaux de l’hortensia existent, mais ils doivent être présentés avec prudence car plusieurs espèces et variétés d’Hydrangea ont souvent été regroupées sous le même nom dans les anciens ouvrages.

Fièvre

Au Japon, une tradition médicinale ancienne mentionne notamment les fleurs séchées de Hydrangea macrophylla comme préparation fébrifuge.

Une source universitaire japonaise donne comme préparation traditionnelle :

10 g de fleurs séchées dans 500 à 600 ml d’eau, répartis en trois prises quotidiennes.

Cet usage est historique et ne correspond pas à une recommandation clinique moderne.

Troubles urinaires

Les racines et rhizomes de diverses espèces d’Hydrangea ont été traditionnellement employés dans certaines médecines populaires contre :

difficultés urinaires ;
irritations urinaires ;
troubles de la vessie ;
calculs urinaires.

Cependant, les données modernes spécifiques à H. macrophylla sont beaucoup moins solides que pour certaines autres espèces du genre.

Toux

Des usages traditionnels comme :

antitussif ;
expectorant léger

ont également été rapportés pour feuilles, fleurs ou racines dans certaines traditions asiatiques.

Malaria

Certaines anciennes traditions asiatiques ont utilisé différentes parties de la plante contre les fièvres et le paludisme. Des activités antiplasmodiales ont ensuite été étudiées expérimentalement, mais cela ne constitue évidemment pas un traitement moderne du paludisme.

Usages culinaires

Cette rubrique nécessite une distinction essentielle.

Hortensia de jardin ordinaire
Les feuilles fraîches de l’hortensia de jardin ne doivent pas être considérées comme un aliment courant.

Des cas d’intoxication ont été rapportés après ingestion de feuilles utilisées par erreur comme décoration de plats.

Amacha

Au Japon, une préparation appelée :

amacha — « thé sucré »

est obtenue à partir de feuilles spécialement préparées de formes traditionnellement classées comme Hydrangea macrophylla var. thunbergii.

Les feuilles sont :

récoltées ;
séchées ;
réhumidifiées ;
laissées subir une transformation contrôlée ;
roulées ou froissées ;
séchées de nouveau.

Cette préparation développe une forte saveur sucrée liée notamment à la phyllodulcine.

L’amacha est utilisé comme :

boisson traditionnelle ;
édulcorant ;
correcteur de goût ;
préparation cérémonielle bouddhiste au Japon.

Mais une feuille quelconque d’hortensia de jardin n’est pas équivalente à l’amacha préparé.

Posologie

Pour Hydrangea macrophylla, il n’existe pas de posologie phytothérapeutique moderne universellement reconnue. Les préparations internes doivent donc rester très prudentes.

Fleurs séchées — usage japonais historique

Une source universitaire japonaise indique :

10 g de fleurs séchées dans 500–600 ml d’eau, en décoction, répartie en 3 prises dans la journée, traditionnellement contre la fièvre.

Je classerais cette dose comme repère ethnomédicinal historique, plutôt que comme posologie moderne à utiliser librement.

Feuilles ordinaires

Je ne recommande pas de donner une dose d’infusion de feuilles fraîches ou séchées de l’hortensia horticole ordinaire, en raison de la présence possible de glycosides cyanogènes et de la variabilité entre cultivars.

Amacha

Le produit japonais préparé selon la méthode traditionnelle constitue une matière première différente dans sa préparation et son usage.

Il est préférable d’utiliser uniquement :

un produit identifié comme Hydrangeae Dulcis Folium / amacha conforme, plutôt que de fabriquer un thé avec les feuilles d’un hortensia de jardin.

Précautions

L'écorce, les feuilles, les bourgeons floraux ne sont que moyennement toxiques ; il faudrait en ingurgiter de grandes quantités pour éprouver plus qu'un trouble gastro-intestinal.

Contre-indications

L’hortensia n’est pas une plante à traiter comme fortement toxique au moindre contact, mais l’ingestion de quantités importantes n’est pas anodine.

La plante contient des glycosides cyanogènes, parfois désignés sous le terme d’hydracyanosides. L’ingestion importante peut provoquer :

nausées ;
douleurs abdominales ;
vomissements ;
transpiration.
Boutons, feuilles et écorce

Certaines sources toxicologiques considèrent plusieurs parties comme potentiellement problématiques, notamment :

feuilles ;
boutons ;
fleurs ;
écorce.
Hydrangénol

La plante contient également de l’hydrangénol, une isocoumarine pouvant provoquer chez certaines personnes une dermatite de contact, surtout après exposition répétée à la sève lors de la taille.

Grossesse et allaitement

En raison du manque de données et de la présence de constituants potentiellement toxiques :

éviter l’usage médicinal interne pendant la grossesse et l’allaitement.

Enfants

Ne pas administrer de préparations maison de feuilles ou de racines aux jeunes enfants.

Animaux

L’hortensia peut également provoquer des intoxications chez :

chiens ;
chats ;
chevaux

après ingestion importante.

Interactions

Antidiabétiques

Certaines formes apparentées de H. macrophylla et certains constituants des feuilles ont montré expérimentalement une inhibition de :

α-glucosidase ;
PTP1B,

deux cibles liées au métabolisme glucidique.

Une prudence théorique est donc raisonnable avec :

insuline ;
metformine ;
sulfamides hypoglycémiants ;
autres plantes fortement hypoglycémiantes.
Médicaments hépatotoxiques

Il n’existe pas d’interaction clinique établie, mais compte tenu du manque de données toxicologiques sur les extraits concentrés, il est préférable de ne pas associer expérimentalement de fortes doses d’hortensia avec plusieurs substances potentiellement hépatotoxiques.

Plantes contenant des composés cyanogènes

Éviter de multiplier les préparations concentrées avec d’autres plantes riches en glycosides cyanogènes, notamment lorsque la matière végétale ou son traitement n’est pas parfaitement identifié.

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