Photographie de Hortensia du Japon
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Rubiaceae

Hortensia du Japon

Ixora coccinea

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Aussi appelée : Ixora rouge Ixora écarlate Flamme des bois Flamme de la jungle Géranium de jungle

Description botanique

Ixora coccinea est un arbuste tropical persistant, dense et fortement ramifié.

Il mesure généralement :

1 à 2,5 m de hauteur, mais certains sujets laissés libres peuvent devenir plus grands.

Feuilles

Les feuilles sont :

opposées ;
simples ;
ovales à elliptiques ;
entières ;
épaisses ;
luisantes ;
vert foncé.

Elles mesurent généralement 5 à 12 cm de longueur.

Fleurs

Les petites fleurs tubulaires possèdent généralement 4 lobes disposés en étoile.

Elles sont regroupées en grandes inflorescences terminales très compactes.

La couleur sauvage classique est :

rouge écarlate à rouge orangé.

Les nombreux cultivars horticoles peuvent cependant être :

roses ;
jaunes ;
orange ;
saumon ;
blancs.
Fruits

Les fruits sont de petites baies globuleuses qui passent du vert au rouge puis au violet-noir à maturité.

La plante peut fleurir presque toute l’année sous climat tropical.

Répartition

l’aire naturelle de Ixora coccinea comprend principalement :

ouest et sud de l’Inde ;
Sri Lanka ;
Bangladesh ;
Myanmar ;
Thaïlande ;
Cambodge ;
Vietnam.

L’espèce est aujourd’hui introduite et cultivée dans de nombreuses régions tropicales du monde.

Philippines

L’Ixora est extrêmement répandu aux Philippines sous le nom de santan, surtout comme :

plante ornementale ;
haie ;
arbuste de jardin ;
plante associée aux habitations.

Habitat

Dans son aire naturelle, Ixora coccinea est une plante du :

biome tropical humide.

Elle apprécie :

chaleur ;
forte humidité ;
lumière abondante ;
sols légèrement acides ;
sols riches en matière organique ;
drainage correct.

Elle est couramment cultivée dans :

jardins tropicaux ;
parcs ;
haies ;
bordures ;
cours de maisons ;
espaces urbains.

Elle supporte bien la taille et forme facilement des haies denses.

Principes actifs

La racine contient un huile âcre, tanin, acides gras et une substance cristalline blanche.

Les feuilles produisent des flavonols kaempférol et quercétine, des proanthocyanidines et acides phénoliques et acides féruliques.

Les fleurs contiennent de la cyanidine et des flavonoïdes, ainsi qu’un colorant apparenté à la quercitine.

Les fleurs ont donné des tanins, du lupéol, des acides gras, des ß-sitostérols, des esters de cycloarténol et des flavonoïdes.

Le criblage phytochimique préliminaire a permis de trouver des alcaloïdes, des glucides, des flavonoïdes, des glycosides, des tanins, des résines, des saponines, des triterpénoïdes et des stéroïdes.

Usages traditionnels

Ixora coccinea possède une véritable tradition médicinale en Ayurveda et dans plusieurs médecines populaires d’Asie du Sud et du Sud-Est. Fleurs, feuilles, racines et tiges sont utilisées.

Diarrhée
Un des usages traditionnels les mieux documentés.

Les feuilles sont traditionnellement utilisées contre :

diarrhée ;
selles fréquentes ;
troubles intestinaux.

Des modèles animaux ont ensuite montré une activité antidiarrhéique des extraits aqueux.

Dysenterie

Les racines et fleurs sont traditionnellement employées contre la dysenterie.

Au Sri Lanka, une préparation traditionnelle associe notamment fleurs d’Ixora, beurre clarifié, cumin et autres ingrédients.

Bronchite et toux

Les fleurs sont utilisées contre :

bronchite catarrhale ;
toux ;
certaines affections respiratoires.

Troubles menstruels

Les fleurs apparaissent dans les pratiques ayurvédiques contre :

dysménorrhée ;
règles douloureuses ;
certains troubles menstruels.

Leucorrhées

Les fleurs sont traditionnellement utilisées contre certaines :

leucorrhées et pertes vaginales.

Nausées et perte d’appétit

Les racines sont employées traditionnellement contre :

nausées ;
hoquet ;
perte d’appétit.

Fièvre

Les racines sont également utilisées traditionnellement comme :

fébrifuge.

Plaies et maladies de peau

Les racines ou fleurs sont employées extérieurement contre :

petites plaies ;
ulcères cutanés chroniques ;
eczéma ;
certaines dermatites ;
irritations.

Usages culinaires

Fruits mûrs

Les petites baies arrivées à maturité sont signalées comme :

comestibles.

La revue ethnopharmacologique de Baliga et Kurian précise que les fruits complètement mûrs sont consommés comme source alimentaire.

Ils sont toutefois :

petits ;
peu charnus ;
bien moins importants que les fruits alimentaires classiques.
Fleurs

Dans certaines régions, les fleurs entrent dans des préparations traditionnelles, mais elles ne constituent pas un légume ou aliment courant.

L’usage principal de l’espèce reste :

médicinal et ornemental, plutôt que culinaire.

Posologie

Infusion de fleurs

2 à 4 g de fleurs séchées / 250 ml d’eau

Infuser :

10 à 15 minutes.

Prendre :

1 à 3 tasses par jour.

Décoction de fleurs

Pour les usages digestifs traditionnels :

5 à 10 g de fleurs sèches par jour, répartis en 2 ou 3 prises.

Feuilles

Pour une infusion ou décoction légère :

3 à 6 g de feuilles séchées par jour.

Une dose plus traditionnelle peut aller jusqu’à environ :

8 à 10 g/jour, en décoction courte.

Racine

La racine étant plus concentrée et plus astringente :

2 à 5 g de racine sèche par jour

en décoction constitue une fourchette prudente.

Décoction de racine
2 à 5 g de racine sèche ;
400 à 500 ml d’eau ;
frémir 15 minutes ;
répartir en 2 prises.
Poudre

Fleurs ou feuilles :

1 à 2 g, 1 à 2 fois par jour.

Racine :

0,5 à 1 g, 1 à 2 fois par jour.

Teinture 1:5

Pour une teinture moderne préparée à environ 40–45 % vol. :

2 à 4 ml, 2 fois par jour.

Cette teinture constitue un repère phytothérapeutique moderne, et non une préparation ayurvédique standardisée.

Usage externe

Pour les petites irritations cutanées :

10 à 20 g de fleurs ou feuilles fraîches écrasées, sous forme de pâte ou cataplasme local.

Précautions

Aucun Connu

Contre-indications

Ixora coccinea possède une longue histoire d’usage traditionnel et n’est pas généralement considérée comme une plante fortement toxique.

Cependant, les données humaines sur les extraits concentrés et les cures prolongées restent limitées.

Grossesse

Une prudence particulière est indiquée en raison de l’usage traditionnel des fleurs dans la :

dysménorrhée et les troubles menstruels.

Il est préférable d’éviter les :

extraits concentrés ;
fortes décoctions ;
cures médicinales prolongées

pendant la grossesse.

Allaitement

Les données sont insuffisantes pour recommander des doses médicinales fortes.

Troubles digestifs

Les racines et autres parties riches en tanins peuvent, à forte dose, provoquer :

constipation ;
irritation gastrique ;
nausées.
Usage externe

Faire un essai sur une petite surface en cas de peau particulièrement sensible.

Enfants

Les traditions mentionnent parfois des usages pédiatriques, mais les posologies infantiles ne sont pas suffisamment standardisées pour extrapoler directement les doses adultes.

Interactions

Aucune interaction médicamenteuse importante n’est actuellement solidement établie chez l’humain.

Antidiarrhéiques

Comme les feuilles et fleurs présentent une activité antidiarrhéique expérimentale, une association avec :

lopéramide ;
autres ralentisseurs du transit

pourrait théoriquement augmenter la constipation.

Anti-inflammatoires

Les extraits présentent des activités anti-inflammatoires expérimentales, mais aucune interaction clinique significative avec les AINS n’est démontrée.

Médicaments hépatiques

Une activité hépatoprotectrice expérimentale a été observée dans certains modèles. Cela ne signifie pas qu’Ixora modifie nécessairement le métabolisme des médicaments ; les données humaines sont insuffisantes.

Plantes fortement astringentes

À forte dose, l’association avec plusieurs plantes très riches en tanins peut accentuer :

constipation ;
irritation digestive.

Exemples :

chêne ;
ratanhia ;
tormentille ;
hamamélis en usage interne.

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