Photographie de Hydnocarpus
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Hydnocarpus

Hydnocarpus alcalae

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Aussi appelée : Dudoa Dudu-dudu

Description botanique

Hydnocarpus alcalae est un petit arbre tropical, généralement haut de 4 à 7 m, parfois décrit autour de 5 m.

Les branches sont glabres.

Feuilles

Les feuilles sont :

ovales-oblongues ;
relativement grandes ;
épaisses à subcoriaces ;
entières ou légèrement crénelées ;
terminées par une pointe acuminée.

Elles mesurent généralement environ :

15 à 25 cm de long sur 7 à 11 cm de large.

La base de la feuille est souvent nettement asymétrique.

Fleurs

L’espèce porte des fleurs mâles et femelles distinctes.

Les inflorescences forment de longues panicules pseudoracémiformes pouvant atteindre :

15 à 30 cm, parfois jusqu’à 60 cm.

Les fleurs peuvent apparaître directement sur le tronc ou les grosses branches, phénomène appelé :

cauliflorie ou ramiflorie.

Fruits

Les fruits sont particulièrement grands, pendants, obovoïdes et à paroi ligneuse.

Ils peuvent mesurer environ :

15 à 25 cm de long sur 8 à 14 cm de large.

Ils contiennent de nombreuses grosses graines, parfois 80 à 90 graines par fruit, incluses dans une pulpe blanchâtre et astringente.

Répartition

Hydnocarpus alcalae est une espèce endémique des Philippines, plus précisément du sud de Luzon. Kew indique une aire naturelle limitée aux Philippines, dans le sud de Luzon.

Les anciens relevés botaniques la signalent notamment dans :

Albay ;
Laguna, où elle a été introduite et cultivée.

La Vascular Flora of Mount Makiling la décrit comme endémique des Philippines et la signale à Luzon, notamment dans les provinces d’Albay et Laguna, avec naturalisation locale après introduction.

Elle a également été cultivée autrefois hors de son aire d’origine pour la production d’huile médicinale.

Considérée comme une plante menacée aux Philippines.

Habitat

L’espèce pousse principalement dans les :

forêts tropicales humides ;
forêts de basse altitude ;
zones forestières chaudes et humides.

Les anciennes observations philippines indiquent particulièrement les forêts de basse altitude de la province d’Albay.

Elle préfère donc :

chaleur constante ;
humidité importante ;
sols forestiers riches ;
climat tropical sans sécheresse prolongée.

Principes actifs

Les graines donnent 65,5% d'huile fixe.
Plus de 90% des acides libres sont constitués d'acide chaulmoogrique, l'acide palmitique constituant la majeure partie restante, avec seulement des traces d'acide oléique.

Médecine Rurale:
L'huile d'Hydnocarpus et ses dérivés étaient autrefois largement utilisés pour le traitement de la lèpre.

L'huile extraite des graines est utilisée pour la cicatrisation des plaies.

L'huile autrefois était utilisée dans le traitement de la tuberculose laryngée pour le soulagement de la douleur et de la dysphagie.

L'huile de graines a été largement utilisée dans le traitement de la lèpre et des maladies de la peau.

C'est un bon remède pour les blessures.

Usages traditionnels

L’intérêt médicinal de Hydnocarpus alcalae est dominé par son huile de graines, proche des huiles historiques dites de chaulmoogra.

Lèpre — usage historique majeur
C’est l’usage historique principal de l’espèce.

l’huile des graines de H. alcalae a été largement utilisée dans le traitement de la lèpre.

Avec Hydnocarpus kurzii et H. anthelmintica, H. alcalae faisait partie des espèces autrefois cultivées pour produire des huiles médicinales destinées aux malades atteints de lèpre. Cette culture a largement perdu son importance après l’arrivée des traitements antimicrobiens modernes dans les années 1960.

Il s’agit aujourd’hui d’un usage historique

Affections cutanées

Les huiles du genre Hydnocarpus ont traditionnellement été utilisées contre :

eczéma ;
lésions cutanées ;
plaies ;
dermatoses chroniques ;
certaines infections de peau.

Une synthèse de Flora Malesiana indique que les huiles de graines de plusieurs espèces du genre sont utilisées depuis très longtemps pour soigner les plaies et eczémas.

Pour H. alcalae, ces usages sont surtout reliés à son huile riche en acide chaulmoogrique.

Rhumatismes et douleurs

Les huiles de chaulmoogra du genre Hydnocarpus ont également été utilisées traditionnellement en application externe contre :

rhumatismes ;
entorses ;
contusions ;
sciatique ;
douleurs musculaires.

Cet usage est mieux documenté pour le genre et pour les huiles de chaulmoogra en général que spécifiquement pour H. alcalae.

Plaies

L’huile pouvait entrer dans des préparations servant à :

panser des plaies ;
protéger certaines lésions chroniques ;
assouplir les zones cutanées épaissies.

Là encore, cet usage appartient surtout à la tradition des huiles de chaulmoogra.

Usages culinaires

Hydnocarpus alcalae n’est pas une plante alimentaire courante.

Les graines sont principalement connues pour leur :

huile médicinale riche en acides cyclopenténiques.

La pulpe du fruit est décrite comme astringente, et aucune tradition alimentaire solide et courante n’est bien documentée spécifiquement pour H. alcalae

Posologie

Cette rubrique demande une prudence particulière.

L’usage médical historique de l’huile de chaulmoogra était effectué avec des formes :

orales ;
topiques ;
puis injectable sous forme d’esters ou dérivés pharmaceutiques.

Ces méthodes appartiennent à l’histoire de la médecine et ne doivent pas être reproduites artisanalement.

Usage externe traditionnel de l’huile

Pour les dermatoses ou douleurs locales historiques, l’huile était appliquée :

en petite quantité directement sur la peau, parfois mélangée à d’autres corps gras.

Un repère moderne raisonnable pour une huile correctement identifiée serait :

quelques gouttes à 1 ml sur une petite zone, une fois par jour au départ.

Ce n’est pas une posologie clinique validée ; il s’agit seulement d’un repère externe prudent.

Dilution

Compte tenu du caractère irritant potentiel :

dilution à 10–20 % dans une huile végétale neutre pour un premier essai cutané est préférable.

Précautions

Pour cette espèce, les graines de nombreux membres de ce genre contiennent des glycosides cyanogènes.

En très petites quantités, cela a été utilisé en médecine, ayant démontré qu'il stimule la respiration et améliore la digestion, il est également prétendu être bénéfique dans le traitement du cancer.

En excès, cependant, il peut provoquer une insuffisance respiratoire et même la mort.

Contre-indications

Hydnocarpus alcalae ne doit pas être traité comme une simple plante à tisane.

Huile irritante

L’huile de chaulmoogra peut provoquer :

irritation cutanée ;
rougeur ;
sensation de brûlure ;
inflammation locale

chez certaines personnes.

Faire un test sur une petite zone avant usage externe.

Ingestion

L’administration orale historique des huiles de chaulmoogra était connue pour être parfois mal tolérée, avec notamment :

nausées ;
vomissements ;
inconfort digestif.

C’est l’une des raisons pour lesquelles différentes formes pharmaceutiques injectables avaient été développées au XXe siècle.

Graines

Les graines de plusieurs espèces d’Hydnocarpus peuvent contenir des composés capables de libérer de l’acide cyanhydrique. Flora Malesiana mentionne ce phénomène dans le genre et note même l’ancien usage de certaines graines comme poison de pêche.

Cela justifie de ne pas consommer les graines crues.

Grossesse et allaitement

Éviter l’usage interne.

Pour l’usage externe, les données sont insuffisantes pour recommander une utilisation médicinale concentrée.

Enfants

Éviter les préparations concentrées.

Maladies cutanées graves

Ne pas utiliser l’huile comme substitut à un traitement médical d’une infection cutanée, d’une lèpre ou d’une dermatose importante.

Interactions

Les interactions modernes spécifiques à H. alcalae sont pratiquement non étudiées cliniquement.

Médicaments dermatologiques

Une huile riche et potentiellement irritante peut modifier la tolérance cutanée lorsque utilisée simultanément avec :

rétinoïdes topiques ;
acides kératolytiques ;
corticoïdes locaux ;
antiseptiques agressifs.

Il est préférable d’éviter les superpositions immédiates sur la même zone.

Huiles essentielles irritantes

Ne pas associer de fortes concentrations de l’huile avec plusieurs huiles essentielles dermocaustiques ou irritantes telles que :

cannelle ;
girofle ;
origan ;
sarriette.

Cela pourrait accentuer l’irritation.

Traitements de la lèpre

L’huile historique de chaulmoogra ne doit jamais remplacer les traitements antimicrobiens modernes de la lèpre.

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