Photographie de Hypserpa Brillant
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Menispermaceae

Hypserpa Brillant

Hypserpa nitida

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Aussi appelée : Shining hypserpa

Description botanique

Hypserpa nitida est une liane ligneuse tropicale, grimpante et relativement souple.

Les jeunes rameaux sont généralement :

légèrement à densément pubescents ;
couverts de petits poils jaunâtres ;
devenant plus glabres en vieillissant.
Feuilles

Les feuilles sont :

simples ;
alternes ;
ovales à elliptiques ou oblongues-elliptiques ;
généralement longues de 4 à 10 cm, parfois jusqu’à environ 12 cm ;
larges de 1,5 à 5 cm, exceptionnellement davantage ;
papyracées à coriaces ;
brillantes sur la face supérieure ;
à trois nervures principales partant près de la base.

Le sommet est généralement :

acuminé ;
légèrement mucroné.
Fleurs

Les petites fleurs sont discrètes, généralement :

jaunâtres ;
crème ;
vert-jaune.

Les inflorescences mâles sont courtes, cymeuses à légèrement paniculées.

Les fleurs mâles possèdent généralement :

7 à 11 sépales ;
4 ou 5 pétales ;
5 à 10 étamines.

Les fleurs femelles possèdent deux carpelles.

Fruits

Les fruits sont de petites drupes :

presque globuleuses ;
légèrement comprimées ;
jaunes à rouge orangé à maturité.

L’endocarpe mesure environ 5 à 6 mm.

Répartition

L’espèce possède une large aire naturelle en Asie tropicale et subtropicale.

indigène notamment de :

Inde du Sud-Est ;
Sri Lanka ;
Assam ;
Bangladesh ;
Myanmar ;
Thaïlande ;
Cambodge ;
Laos ;
sud et sud-est de la Chine ;
Hainan ;
Malaisie ;
Bornéo ;
Sumatra ;
Sulawesi ;
Philippines

Habitat

Hypserpa nitida pousse principalement dans le biome tropical humide.

On la rencontre notamment dans :

forêts tropicales humides ;
sous-bois ;
lisières forestières ;
forêts secondaires ;
végétation arbustive humide ;
zones boisées de montagne.

Certaines flores la signalent depuis les basses altitudes jusqu’à environ 2 000 m.

La plante utilise les arbres et arbustes voisins comme supports pour ses tiges grimpantes.

Principes actifs

L'étude a isolé deux nouveaux alcaloïdes, les hypserpanines A et B.

Les racines contiennent des alcaloïdes limacine et fanchinoline.

Médecine Rurale:

En médecine chinoise, utilisé pour refroidir le sang et arrêter les saignements, anti-inflammatoire et diurétique.

Utilisée pour le traitement de l'hémoptysie, de l'hématémèse, de l'hématochézie et des saignements traumatiques.

Les feuilles sont appliquées sur les plaies.

Usages traditionnels

Saignements

En médecine traditionnelle chinoise, la plante est utilisée pour :

« refroidir le sang » ;
favoriser l’arrêt des saignements.

Elle est ainsi traditionnellement employée pour accompagner :

hémoptysie ;
hématémèse ;
sang dans les selles ;
saignements traumatiques.

Ces indications sont traditionnelles et ne doivent pas retarder une prise en charge urgente lorsqu’un saignement est important.

Inflammations

La plante est traditionnellement utilisée comme :

anti-inflammatoire.

Diurétique

Elle est également employée comme :

diurétique traditionnel, notamment dans certaines préparations chinoises.

Plaies

Les feuilles peuvent être appliquées localement sur :

petites plaies ;
lésions superficielles.

La poudre de plante est également employée extérieurement dans certaines pratiques traditionnelles.

Usages culinaires

Aucun usage alimentaire courant et bien établi

Posologie

Décoction traditionnelle

6 à 12 g de plante sèche par jour, en décoction orale.

Préparation pratique :

6 à 12 g de plante sèche ;
500 à 750 ml d’eau ;
frémir 15 à 20 minutes ;
filtrer ;
répartir en 2 ou 3 prises dans la journée.

Cette fourchette est la plus solide à retenir pour la fiche.

Dose légère

Pour un usage modéré :

3 à 6 g/jour en décoction peut constituer une dose basse prudente.

Racine

Comme la racine contient plusieurs alcaloïdes puissants, je resterais plus bas :

2 à 4 g de racine sèche/jour en décoction.

Cette fourchette est une extrapolation prudente, pas une dose pharmacopéiale spécifique validée.

Poudre

Plante sèche :

1 à 2 g, 1 à 2 fois/jour.

Usage externe

La tradition rapporte la plante :

réduite en poudre ;
appliquée directement ou sous forme de pâte sur la zone concernée.

Pour un lavage :

10 à 20 g/L d’eau en décoction constitue un repère pratique.

Précautions

Aucun Connu

Contre-indications

Hypserpa nitida contient plusieurs alcaloïdes isoquinoléiques biologiquement actifs, ce qui justifie davantage de prudence que pour une plante banale.

Cependant, il n’existe pas actuellement de signal permettant de la classer simplement comme plante « hautement toxique » aux doses traditionnelles.

Grossesse

Par prudence :

éviter l’usage interne pendant la grossesse.

Plusieurs alcaloïdes du groupe des Menispermaceae peuvent agir sur :

système nerveux ;
muscle lisse ;
système cardiovasculaire.

Les données spécifiques à H. nitida pendant la grossesse sont insuffisantes.

Allaitement

Même recommandation pour les préparations médicinales internes.

Enfants

Les posologies pédiatriques ne sont pas suffisamment documentées.

Foie

Les études antivirales ont utilisé des extraits concentrés et ont observé, pour certains alcaloïdes, une cytotoxicité notable in vitro.

Cela ne signifie pas que la décoction traditionnelle est toxique aux doses usuelles, mais cela incite à éviter :

doses très élevées ;
extraits fortement concentrés ;
cures prolongées sans justification.
Saignements importants

Un usage traditionnel hémostatique ne doit jamais retarder une consultation lors de :

vomissements de sang ;
crachats de sang ;
saignement digestif ;
hémorragie importante.

Interactions

Diurétiques

L’usage traditionnel diurétique suggère une prudence avec :

furosémide ;
hydrochlorothiazide ;
autres diurétiques ;
plantes fortement diurétiques.

Une association importante pourrait théoriquement modifier :

hydratation ;
pression artérielle ;
équilibre électrolytique.
Antihypertenseurs

Certains alcaloïdes de Menispermaceae peuvent avoir des effets cardiovasculaires ; prudence donc avec les traitements hypotenseurs, même si aucune interaction spécifique n’est formellement démontrée pour cette plante.

Sédatifs et médicaments du système nerveux

La glaucine, la magnoflorine et d’autres alcaloïdes isoquinoléiques possèdent des activités pharmacologiques sur le système nerveux dans différentes études. Une prudence théorique est donc raisonnable avec :

benzodiazépines ;
sédatifs ;
antalgiques centraux.
Médicaments hépatiques

Comme certains alcaloïdes ont montré une activité cellulaire importante, éviter les extraits très concentrés avec des médicaments à marge thérapeutique étroite tant que les interactions métaboliques ne sont pas mieux connues.

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