Photographie de kapokier rouge
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Malvaceae

kapokier rouge

Bombax ceiba

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Aussi appelée : Fromager rouge Bombax rouge Arbre à coton rouge

Description botanique

Bombax ceiba est un arbre tropical caduc de grande taille.

Type :

Arbre tropical à feuilles caduques.

Hauteur :

généralement 20 à 40 mètres ;
exceptionnellement jusqu'à 50 mètres.

Port :

majestueux ;
cime largement étalée ;
tronc droit.

Tronc :

massif ;
souvent couvert de grosses épines coniques chez les jeunes sujets ;
écorce gris argenté.

Feuilles :

alternes ;
palmées ;
composées de 5 à 7 folioles lancéolées ;
vert brillant.

Floraison :

en fin de saison sèche ;
avant l'apparition des feuilles.

Fleurs :

très grandes (8 à 15 cm) ;
rouge écarlate à rouge orangé ;
charnues ;
riches en nectar.

Fruits :

longues capsules ligneuses ;
remplies de fibres blanches soyeuses (kapok) entourant de nombreuses graines.

Répartition

L'espèce est largement répartie en Asie tropicale et subtropicale :

Inde ;
Népal ;
Sri Lanka ;
Bangladesh ;
Pakistan ;
Bhoutan ;
Myanmar ;
Thaïlande ;
Laos ;
Cambodge ;
Vietnam ;
Chine méridionale ;
Malaisie ;
Indonésie ;
Philippines.

Elle est également cultivée dans :

Afrique tropicale ;
Caraïbes ;
Amérique centrale ;
Amérique du Sud.

Habitat

Le Kapokier rouge pousse principalement :

dans les forêts tropicales claires ;
les forêts sèches ;
les savanes arborées ;
les vallées ;
les plaines alluviales ;
les bords des rivières.

Il apprécie :

les climats tropicaux chauds ;
les sols profonds ;
les terrains bien drainés ;
une exposition en plein soleil.

Il résiste relativement bien aux périodes de sécheresse.

Principes actifs

Principes actifs
Tanins
Flavonoïdes
Mucilages
Composés phénoliques
Saponines
→ Profil : astringent + anti-inflammatoire + protecteur des muqueuses

Propriétés

Actions thérapeutiques
Astringent
Anti-inflammatoire
Cicatrisant
Hémostatique léger
Tonique

Usages traditionnels

Le Kapokier rouge est une plante majeure de plusieurs médecines traditionnelles asiatiques.

Il est employé pour :

traiter les diarrhées ;
soulager la dysenterie ;
calmer les inflammations intestinales ;
favoriser la cicatrisation ;
traiter les plaies ;
soulager les brûlures ;
accompagner les ulcères gastriques ;
calmer les douleurs articulaires ;
traiter les rhumatismes ;
réduire les hémorragies légères ;
soulager les troubles urinaires ;
accompagner certaines affections gynécologiques ;
favoriser la récupération après l'accouchement ;
soutenir la vitalité.

En médecine traditionnelle chinoise, les fleurs sont utilisées pour éliminer la chaleur interne et l'humidité.

Usages culinaires

Les différentes parties de la plante sont consommées dans plusieurs régions d'Asie.

Les fleurs sont utilisées :

fraîches ;
séchées ;
dans les soupes ;
les currys ;
les bouillons ;
les plats traditionnels.

Les jeunes feuilles sont parfois consommées comme légume.

Les racines tendres sont occasionnellement utilisées localement.

Les graines peuvent être grillées ou servir à l'extraction d'une huile alimentaire dans certaines régions.

Posologie

Décoction de l'écorce

Posologie traditionnelle :

10 à 20 g d'écorce séchée dans 500 ml d'eau.
Faire bouillir 15 à 20 minutes.
Boire 1 à 2 tasses par jour.

Traditionnellement utilisée contre :

les diarrhées ;
les dysenteries ;
les inflammations digestives.
Infusion des fleurs

Posologie :

3 à 6 g de fleurs séchées dans 250 ml d'eau.
2 à 3 tasses par jour.

Traditionnellement utilisée pour :

les états fébriles ;
les troubles digestifs ;
les inflammations.
Cataplasme

Les feuilles ou les fleurs fraîches écrasées sont appliquées sur :

les plaies ;
les abcès ;
les brûlures ;
les inflammations cutanées.
Poudre

La poudre d'écorce ou de fleurs est utilisée en usage interne selon les traditions ayurvédiques.

Contre-indications

Le Kapokier rouge est généralement bien toléré aux doses traditionnelles.

Cependant :

éviter les doses excessives ;
éviter pendant la grossesse par précaution faute de données suffisantes ;
prudence pendant l'allaitement ;
prudence chez les jeunes enfants.

Une consommation excessive peut entraîner :

troubles digestifs ;
diarrhée ;
nausées.

Interactions

Prudence avec :

Médicaments
antidiabétiques (effet hypoglycémiant potentiel) ;
antihypertenseurs ;
anticoagulants (par précaution) ;
anti-inflammatoires.
Plantes

Prudence avec :

Gymnema sylvestre ;
Momordica charantia ;
Azadirachta indica (Neem) ;
Moringa oleifera ;
autres plantes hypoglycémiantes.

Une surveillance de la glycémie est conseillée chez les personnes diabétiques.

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