Photographie de Laiteron Commun
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Asteraceae

Laiteron Commun

Sonchus oleraceus

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Aussi appelée : Laiteron maraîcher Laiteron potager Laiteron lisse Laiteron des jardins

Description botanique

Le Laiteron commun est une plante herbacée annuelle ou parfois bisannuelle, généralement haute de 30 cm à 1 m, parfois davantage dans les sols riches.

La tige est :

dressée ;
creuse ;
ramifiée ;
tendre quand elle est jeune ;
contenant un latex blanc.

Les feuilles inférieures sont souvent :

oblongues ;
profondément lobées ;
relativement tendres.

Les feuilles supérieures deviennent :

plus étroites ;
sessiles ;
embrassantes autour de la tige ;
munies d’auricules arrondies ou légèrement pointues.

Les bords des feuilles peuvent présenter de petites dents, mais elles sont nettement moins rigides et piquantes que celles de Sonchus asper.

Les capitules floraux sont :

jaunes ;
composés uniquement de fleurs ligulées ;
assez proches visuellement de petits pissenlits.

Après floraison, la plante produit de nombreux akènes munis d’une aigrette blanche favorisant leur dispersion par le vent.

Répartition

L’espèce est naturellement présente depuis :

la Macaronésie ;
l’Europe ;
le bassin méditerranéen ;
l’Afrique saharienne ;
jusqu’à la péninsule Arabique.

Elle a ensuite été introduite dans une grande partie du monde. Kew la signale désormais notamment en :

Amérique du Nord et du Sud ;
Afrique australe et tropicale ;
Inde ;
Chine ;
Japon ;
Australie ;
Nouvelle-Zélande ;
Nouvelle-Guinée ;
Philippines ;
nombreuses îles du Pacifique.

Le Laiteron commun est donc aujourd’hui une espèce pratiquement cosmopolite.

Habitat

Il pousse volontiers dans les milieux riches en azote et perturbés :

jardins ;
potagers ;
cultures ;
friches ;
terrains vagues ;
bords de chemins ;
décombres ;
murs ;
fossés ;
champs cultivés.

Il apprécie particulièrement :

les sols fertiles ;
une humidité modérée ;
les terres travaillées ;
une exposition lumineuse.

Il peut pousser aussi bien en climat tempéré qu’en climat subtropical ou tropical, à condition que l’humidité et les températures soient favorables.

Principes actifs

Le criblage préliminaire de divers extraits a donné des glycosides cardiaques, des stéroïdes, des tanins, des composés phénoliques, des flavonoïdes et des glucides.

Usages traditionnels

Le Laiteron commun possède une longue tradition comme plante alimentaire et médicinale dans différentes régions du monde. Une revue ethnomédicale récente recense notamment des usages contre les troubles gastro-intestinaux, l’inflammation, les infections, les plaies, le diabète et certains troubles hépatiques.

Troubles digestifs

La plante est traditionnellement utilisée pour accompagner :

digestion difficile ;
douleurs abdominales légères ;
troubles gastriques ;
constipation légère ;
diarrhées dans certaines traditions.

Les usages pouvant sembler opposés s’expliquent par les différentes préparations, parties utilisées et traditions locales.

Inflammations

Le Laiteron est utilisé traditionnellement comme plante :

rafraîchissante ;
apaisante ;
anti-inflammatoire.

Il peut être employé pour des inflammations internes ou localement sur la peau.

Plaies

Les feuilles fraîches ont été appliquées traditionnellement sur :

petites plaies ;
coupures ;
irritations ;
inflammations cutanées.
Foie

Certaines traditions utilisent la plante contre :

jaunisse ;
troubles hépatiques ;
inconfort hépatobiliaire.

Diabète

Des traditions populaires emploient le Laiteron pour aider à réguler la glycémie.

Cet usage est aujourd’hui étudié expérimentalement, mais reste insuffisamment validé chez l’humain.

Infections

Des préparations traditionnelles ont également servi contre diverses :

infections ;
affections cutanées ;
troubles fébriles.

Usages culinaires

Le Laiteron commun est une véritable plante sauvage comestible.

Jeunes feuilles

Les jeunes feuilles peuvent être consommées :

crues ;
en salade ;
cuites comme des épinards ;
dans les soupes ;
dans les omelettes ;
dans les farces ;
avec d’autres légumes sauvages.

Elles ont un goût :

doux à légèrement amer ;
plus tendre avant floraison.
Tiges jeunes

Les jeunes tiges peuvent être :

pelées ;
cuites ;
ajoutées à des plats de légumes.
Sommités jeunes

Les jeunes pousses entières peuvent être cuites à la manière :

des épinards ;
des chicorées ;
des légumes-feuilles.
Amertume

Les plantes âgées deviennent souvent plus :

amères ;
fibreuses ;
riches en latex.

Une cuisson ou un blanchiment réduit généralement cette amertume.

Quantité alimentaire

Comme légume :

30 à 100 g de jeunes feuilles fraîches par portion est une quantité alimentaire raisonnable.

Posologie

Infusion

3 à 6 g de feuilles ou parties aériennes sèches pour 250 ml d’eau.

Infuser 10 minutes.

Prendre :

1 à 3 tasses par jour.

Décoction

10 à 20 g de plante fraîche, ou 5 à 10 g sèche, dans 500 ml d’eau.

Faire frémir :

10 à 15 minutes.

Répartir sur la journée.

Jus frais

Repère pratique :

10 à 20 ml de jus frais, 1 à 2 fois par jour.

Il s’agit d’un repère traditionnel/pratique et non d’une posologie clinique validée.

Poudre

1 à 2 g, 1 à 3 fois par jour.

Teinture 1:5

Une teinture moderne peut être préparée avec :

100 g de plante sèche ;
500 ml de vodka à 40°.

Repère modéré :

2 à 4 ml, 2 à 3 fois par jour.

Cette préparation est une extrapolation phytothérapeutique moderne et non une forme traditionnelle majeure.

Usage externe

Décoction :

15 à 30 g de plante fraîche/L d’eau.

Utiliser en :

lavage ;
compresse ;
lotion.
Usage alimentaire

30 à 100 g de jeunes feuilles fraîches dans un repas est parfaitement cohérent avec son statut de légume sauvage traditionnel.

Précautions

Les racines sont abortives fortement déconseillées aux femmes enceintes

Contre-indications

Le Laiteron commun est généralement considéré comme une plante alimentaire de faible toxicité lorsqu’il est correctement identifié et consommé en quantités raisonnables.

La prudence concerne surtout l’identification et le lieu de récolte.

Récolte

Éviter les plantes poussant :

au bord de routes très fréquentées ;
sur sols pollués ;
dans des zones traitées par herbicides ou pesticides ;
près de décharges ou sites industriels.
Confusion botanique

Le Laiteron commun peut être confondu avec d’autres Sonchus.

Sonchus asper possède des feuilles beaucoup plus :

rigides ;
piquantes ;
épineuses.

Les deux espèces sont généralement considérées comme comestibles jeunes, mais leur texture diffère.

Allergie aux Asteraceae

Les personnes sensibles à la famille des Asteraceae peuvent théoriquement présenter :

irritation ;
dermatite ;
réaction allergique.
Latex

Le latex blanc peut occasionnellement être légèrement irritant chez une personne sensible.

Grossesse et allaitement

La consommation alimentaire ordinaire ne soulève pas de préoccupation particulière connue.

En revanche, faute de données suffisantes, éviter les extraits très concentrés ou cures médicinales fortes pendant la grossesse et l’allaitement.

Interactions

Antidiabétiques

Des effets hypoglycémiants sont étudiés expérimentalement.

Une prudence théorique est donc indiquée avec :

insuline ;
metformine ;
sulfonylurées ;
autres plantes hypoglycémiantes.

Surveiller la glycémie lors d’un usage médicinal concentré.

Diurétiques

Le Laiteron est parfois considéré comme légèrement diurétique traditionnel.

Une association avec de fortes doses de :

pissenlit ;
orthosiphon ;
piloselle ;
diurétiques médicamenteux

pourrait théoriquement augmenter la diurèse.

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