Photographie de Lemongrass dense
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Poaceae

Lemongrass dense

Cymbopogon densiflorus

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Aussi appelée : Dense-flowered lemongrass

Description botanique

Il ne faut pas le confondre avec le lemongrass culinaire classique, Cymbopogon citratus.

Description

Cymbopogon densiflorus est une grande graminée vivace aromatique, robuste et fortement cespiteuse.

Elle forme des touffes pouvant atteindre environ :

1 à 2 m de hauteur ;
parfois jusqu’à environ 2,2 m.

Les feuilles sont :

linéaires à étroitement lancéolées ;
longues d’environ 25 à 45 cm ;
larges d’environ 8 à 30 mm, parfois davantage ;
lisses ;
aromatiques ;
effilées vers l’extrémité.

L’inflorescence constitue le caractère le plus spectaculaire de l’espèce. Elle est :

très dense ;
globuleuse à ovoïde ;
verdâtre ;
longue d’environ 5 à 20 cm, parfois jusqu’à 30 cm.

Les petits racèmes sont serrés les uns contre les autres et donnent à la plante son aspect « densiflorus », c’est-à-dire à fleurs densément regroupées.

Les épillets fertiles mesurent généralement 3 à 4 mm et portent une arête fine pouvant atteindre plusieurs millimètres.

Répartition

Cymbopogon densiflorus est une espèce africaine.

Son aire naturelle s’étend de l’Afrique tropicale occidentale et centrale jusqu’à l’Afrique australe et la Tanzanie.

Angola ;
Cameroun ;
République centrafricaine ;
République du Congo ;
République démocratique du Congo ;
Gabon ;
Malawi ;
Mozambique ;
Tanzanie ;
Zambie ;
Zimbabwe.

Elle a été introduite notamment au :

Brésil du Sud-Est ;
Brésil du Centre-Ouest.

C’est au Brésil qu’elle est devenue connue sous différents noms tels que capim-nagô et caboclo grass.

Habitat

L’espèce pousse principalement dans le biome tropical saisonnièrement sec.

Elle se rencontre notamment dans :

savanes boisées ;
prairies arborées ;
bords de routes ;
fossés ;
lignes de drainage ;
terrains ouverts ;
zones perturbées.

En Afrique de l’Est, elle est notamment signalée dans des milieux ouverts de savanes boisées, souvent entre environ 800 et 1 100 m d’altitude.

Elle apprécie généralement :

plein soleil ;
chaleur ;
saison humide marquée ;
sols bien drainés ;
espaces ouverts.

Principes actifs

Huiles essentielles (notamment citral, géraniol, myrcène)
Flavonoïdes, Tanins, Acides phénoliques

Médecine Rurale.

Anti-inflammatoire, les infusions de feuilles sont utilisées pour réduire l'inflammation interne et externe.
Antimicrobien, les extraits sont appliqués sur les plaies et les infections cutanées pour leurs propriétés antiseptiques.

Digestif, utilisé pour soulager les troubles digestifs, les ballonnements et les spasmes gastro-intestinaux.

Analgesique, les infusions et décoctions sont consommées pour soulager les maux de tête et les douleurs musculaires.

Antioxydant, les composants phénoliques aident à combattre les radicaux libres dans le corps.

Antispasmodique, utilisé pour apaiser les crampes et les spasmes musculaires.

En Afrique, utilisé pour traiter les infections respiratoires, les fièvres, les troubles digestifs et les inflammations.

Les feuilles et les tiges sont souvent préparées en décoctions ou infusions.

Les feuilles écrasées peuvent être appliquées sur les piqûres d'insectes et les plaies pour leurs propriétés antiseptiques.

Les infusions sont également consommées pour apaiser les douleurs et réduire les fièvres.

Usages traditionnels

Cymbopogon densiflorus possède une histoire ethnobotanique intéressante en Afrique centrale et australe.

Troubles respiratoires

Dans la région de Manianga, en République démocratique du Congo, la plante appelée luyanga ou yangu a été rapportée dans des usages traditionnels pour les difficultés respiratoires.

Au Brésil, où l’espèce est naturalisée ou cultivée, elle est traditionnellement utilisée contre :

rhume ;
asthme ;
certaines infections.
Douleurs gastriques

En Angola, les fleurs ont été employées traditionnellement contre :

douleurs d’estomac ;
troubles digestifs.

Une enquête ethnobotanique récente à Malanje rapporte l’usage des fleurs en décoction orale contre les douleurs gastriques, mais aussi pour des indications traditionnelles comme la hernie et la cyphose.

Anorexie

Dans le nord de l’Angola, les fleurs ont également été documentées en décoction contre l’anorexie.

Usages rituels

La plante possède aussi un intérêt ethnobotanique non médical.

Une source historique rapporte que Cymbopogon densiflorus était utilisé comme plante fétiche, ses panicules étant brûlées pour produire une fumée odorante lors de cérémonies rituelles africaines.

Usages culinaires

L’usage culinaire est beaucoup moins important que pour Cymbopogon citratus.

Il existe néanmoins des données ethnobotaniques.

Dans le nord de l’Angola, l’espèce a été documentée comme :

épice ;
plante aromatique.

Les parties florales sont notamment mentionnées dans cet usage.

Cependant, il serait incorrect de présenter C. densiflorus comme un substitut direct du lemongrass culinaire classique.

Son emploi alimentaire apparaît :

localisé ;
traditionnel ;
beaucoup moins documenté.

L’huile essentielle ne doit pas être assimilée à un aliment.

Posologie

Les usages disponibles sont principalement ethnobotaniques.

Décoction traditionnelle des fleurs

Les enquêtes angolaises mentionnent la décoction des fleurs, mais ne fournissent pas une dose moderne suffisamment précise pour fixer une posologie universelle.

Pour une monographie sérieuse, il est donc préférable d’écrire :

Décoction de fleurs : usage traditionnel documenté, mais dose thérapeutique humaine non standardisée.

Infusion

Une infusion de parties aériennes serait techniquement possible, mais elle n’est pas suffisamment documentée pour proposer un dosage médicinal fiable.

Teinture 1:5

Une teinture hydroalcoolique peut techniquement être réalisée, mais elle ne correspond pas à la préparation traditionnelle principale et aucune posologie orale validée n’existe.

Huile essentielle

Ne pas établir de dose orale artisanale.

L’huile essentielle possède une composition variable et concentrée. Son usage interne nécessiterait des données toxicologiques et une standardisation absentes pour cette espèce.

Précautions

et contre-indications.

Certaines personnes peuvent être allergiques aux huiles essentielles contenues dans la plante, provoquant des réactions cutanées ou respiratoires.

L'application topique d'huiles essentielles non diluées peut provoquer des irritations chez certaines personnes.

Contre-indications

Les données toxicologiques spécifiques à Cymbopogon densiflorus restent limitées.

L’usage traditionnel ne permet pas à lui seul de conclure à l’innocuité d’extraits concentrés.

Prudence recommandée chez :
femmes enceintes ;
femmes allaitantes ;
jeunes enfants ;
personnes atteintes de maladie hépatique ou rénale ;
personnes allergiques aux Poaceae ;
personnes sous traitement médicamenteux important.
Huile essentielle

Comme pour de nombreuses huiles essentielles riches en monoterpènes, éviter :

ingestion non encadrée ;
utilisation pure sur de grandes surfaces cutanées ;
contact avec les yeux ;
contact avec les muqueuses.

Toujours diluer pour un usage cutané.

Constituants phytochimiques

Une étude préliminaire a signalé dans les feuilles :

flavonoïdes ;
saponines ;
coumarines ;
traces de glycosides cardioactifs.

Ce résultat mérite prudence, mais il ne signifie pas que la plante possède nécessairement la toxicité cardiaque des Digitalis ou du Laurier-rose.

Interactions

Aucune interaction médicamenteuse humaine spécifique n’est bien documentée.

Les précautions sont donc principalement théoriques.

Médicaments cardiovasculaires

En raison de la détection préliminaire de traces de composés décrits comme glycosides cardioactifs, les extraits concentrés devraient être utilisés avec prudence chez les personnes recevant :

digoxine ;
antiarythmiques ;
médicaments modifiant fortement la conduction cardiaque.
Médicaments métabolisés par le foie

Les interactions avec les enzymes hépatiques n’ont pas été suffisamment étudiées.

Huiles essentielles

Éviter de cumuler de fortes quantités d’huiles essentielles irritantes ou fortement aromatiques sans justification.

Aucune synergie thérapeutique précise ne peut actuellement être considérée comme cliniquement démontrée pour cette espèce.

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