Meliaceae
Lilas de Perse
Melia azedarach
3 photos
Aussi appelée :
Margousier de Perse Arbre à chapelets
Nom commun
Lilas de Perse
Nom scientifique
Melia azedarach
Famille botanique
Meliaceae
Description botanique
Melia azedarach est un arbre caduc ou semi-caduc, à croissance relativement rapide, qui atteint couramment :
6 à 15 m de hauteur ;
parfois davantage dans de bonnes conditions.
Tronc et écorce
Le tronc est :
droit à légèrement tortueux ;
à écorce gris-brun ;
devenant fissurée avec l’âge.
Feuilles
Les feuilles sont grandes, composées et généralement :
bipennées ;
parfois presque tripennées ;
longues jusqu’à environ 40 cm.
Les folioles sont :
lancéolées ;
dentées ;
généralement longues de quelques centimètres.
Fleurs
Les fleurs sont regroupées en panicules.
Elles sont :
lilas pâle à violet ;
parfois blanchâtres ;
parfumées ;
à cinq pétales.
Le tube staminal est plus foncé, souvent violet soutenu.
Fruits
Les fruits sont des drupes :
ovoïdes à presque globuleuses ;
jaunes à jaune-brun à maturité ;
d’environ 1 à 2 cm.
Ils persistent souvent longtemps sur l’arbre après la chute des feuilles.
Le noyau dur possède plusieurs loges contenant les graines.
6 à 15 m de hauteur ;
parfois davantage dans de bonnes conditions.
Tronc et écorce
Le tronc est :
droit à légèrement tortueux ;
à écorce gris-brun ;
devenant fissurée avec l’âge.
Feuilles
Les feuilles sont grandes, composées et généralement :
bipennées ;
parfois presque tripennées ;
longues jusqu’à environ 40 cm.
Les folioles sont :
lancéolées ;
dentées ;
généralement longues de quelques centimètres.
Fleurs
Les fleurs sont regroupées en panicules.
Elles sont :
lilas pâle à violet ;
parfois blanchâtres ;
parfumées ;
à cinq pétales.
Le tube staminal est plus foncé, souvent violet soutenu.
Fruits
Les fruits sont des drupes :
ovoïdes à presque globuleuses ;
jaunes à jaune-brun à maturité ;
d’environ 1 à 2 cm.
Ils persistent souvent longtemps sur l’arbre après la chute des feuilles.
Le noyau dur possède plusieurs loges contenant les graines.
Répartition
L’aire indigène de Melia azedarach s’étend de l’Asie du Sud et de l’Asie du Sud-Est jusqu’au nord et à l’est de l’Australie.
L’espèce est naturellement présente notamment en :
Inde ;
Népal ;
Bangladesh ;
Pakistan ;
Sri Lanka ;
Myanmar ;
Laos ;
Cambodge ;
Thaïlande ;
Vietnam ;
Chine ;
Taïwan ;
Java ;
Sumatra ;
Petites îles de la Sonde ;
Nouvelle-Guinée ;
Philippines ;
Australie septentrionale et orientale.
Elle a été introduite et naturalisée dans de très nombreuses régions :
bassin méditerranéen ;
Afrique ;
Amériques ;
Caraïbes ;
diverses îles tropicales et subtropicales.
L’espèce est naturellement présente notamment en :
Inde ;
Népal ;
Bangladesh ;
Pakistan ;
Sri Lanka ;
Myanmar ;
Laos ;
Cambodge ;
Thaïlande ;
Vietnam ;
Chine ;
Taïwan ;
Java ;
Sumatra ;
Petites îles de la Sonde ;
Nouvelle-Guinée ;
Philippines ;
Australie septentrionale et orientale.
Elle a été introduite et naturalisée dans de très nombreuses régions :
bassin méditerranéen ;
Afrique ;
Amériques ;
Caraïbes ;
diverses îles tropicales et subtropicales.
Habitat
l’espèce pousse principalement dans le biome tropical saisonnièrement sec.
On la rencontre dans :
forêts claires ;
lisières ;
bords de routes ;
villages ;
terrains perturbés ;
plantations ;
zones urbaines ;
régions sèches à subtropicales.
Elle tolère assez bien :
chaleur ;
sécheresse saisonnière ;
sols relativement pauvres ;
exposition ensoleillée.
Elle est fréquemment plantée comme :
arbre d’ornement ;
arbre d’ombrage ;
arbre d’alignement.
On la rencontre dans :
forêts claires ;
lisières ;
bords de routes ;
villages ;
terrains perturbés ;
plantations ;
zones urbaines ;
régions sèches à subtropicales.
Elle tolère assez bien :
chaleur ;
sécheresse saisonnière ;
sols relativement pauvres ;
exposition ensoleillée.
Elle est fréquemment plantée comme :
arbre d’ornement ;
arbre d’ombrage ;
arbre d’alignement.
Principes actifs
L'extrait de feuilles a produit des alcaloïdes, des tanins, des saponines, des phénols, des stéroïdes, des terpénoïdes, des glycosides et des flavonoïdes.
Le fruit donne un principe amer, un glucoside cristallin blanc; également, acide malique, glucose, mucilage et pectine.
Le criblage phytochimique a produit des alcaloïdes, des glucides, des stéroïdes, des tanins, des flavonoïdes, des saponines et des glycosides.
Le fruit donne un principe amer, un glucoside cristallin blanc; également, acide malique, glucose, mucilage et pectine.
Le criblage phytochimique a produit des alcaloïdes, des glucides, des stéroïdes, des tanins, des flavonoïdes, des saponines et des glycosides.
Usages traditionnels
Melia azedarach possède une longue histoire ethnomédicinale en Asie et dans d’autres régions où il a été introduit.
Affections cutanées
L’usage externe est parmi les plus classiques.
Différentes parties ont été utilisées traditionnellement contre :
démangeaisons ;
certaines dermatoses ;
parasites cutanés ;
lésions superficielles.
Le Muséum national d’Histoire naturelle mentionne notamment des usages traditionnels contre des maladies de peau.
Vermifuge et antiparasitaire
Les préparations de différentes parties de l’arbre ont historiquement été utilisées comme :
vermifuges ;
antiparasitaires ;
insecticides végétaux.
Cette tradition est cohérente avec la forte activité insecticide de plusieurs limonoïdes du genre Melia.
Fièvre et douleur
Certaines traditions lui attribuent des usages contre :
fièvre ;
douleur ;
inflammation.
Les études précliniques ont depuis mis en évidence des activités :
anti-inflammatoires ;
analgésiques ;
antipyrétiques.
Troubles digestifs
Des usages traditionnels existent également contre certains troubles :
intestinaux ;
parasitaires ;
digestifs.
Mais l’utilisation orale est particulièrement problématique en raison de la toxicité de la plante.
Emménagogue
Certaines parties sont traditionnellement décrites comme emménagogues, c’est-à-dire utilisées pour stimuler ou provoquer les règles.
Cet usage constitue aussi une raison supplémentaire d’éviter la plante pendant la grossesse.
Affections cutanées
L’usage externe est parmi les plus classiques.
Différentes parties ont été utilisées traditionnellement contre :
démangeaisons ;
certaines dermatoses ;
parasites cutanés ;
lésions superficielles.
Le Muséum national d’Histoire naturelle mentionne notamment des usages traditionnels contre des maladies de peau.
Vermifuge et antiparasitaire
Les préparations de différentes parties de l’arbre ont historiquement été utilisées comme :
vermifuges ;
antiparasitaires ;
insecticides végétaux.
Cette tradition est cohérente avec la forte activité insecticide de plusieurs limonoïdes du genre Melia.
Fièvre et douleur
Certaines traditions lui attribuent des usages contre :
fièvre ;
douleur ;
inflammation.
Les études précliniques ont depuis mis en évidence des activités :
anti-inflammatoires ;
analgésiques ;
antipyrétiques.
Troubles digestifs
Des usages traditionnels existent également contre certains troubles :
intestinaux ;
parasitaires ;
digestifs.
Mais l’utilisation orale est particulièrement problématique en raison de la toxicité de la plante.
Emménagogue
Certaines parties sont traditionnellement décrites comme emménagogues, c’est-à-dire utilisées pour stimuler ou provoquer les règles.
Cet usage constitue aussi une raison supplémentaire d’éviter la plante pendant la grossesse.
Usages culinaires
Melia azedarach ne doit pas être considérée comme une plante alimentaire ordinaire.
Kew signale des usages alimentaires historiques dans certaines régions, mais les fruits sont également clairement rapportés comme toxiques, et des décès d’enfants après ingestion ont été signalés.
Kew signale des usages alimentaires historiques dans certaines régions, mais les fruits sont également clairement rapportés comme toxiques, et des décès d’enfants après ingestion ont été signalés.
Posologie
Il n’existe pas de posologie moderne sûre et universellement reconnue pour Melia azedarach.
Compte tenu de sa toxicité, il serait dangereux de transformer des pratiques ethnomédicinales historiques en dosage domestique.
Compte tenu de sa toxicité, il serait dangereux de transformer des pratiques ethnomédicinales historiques en dosage domestique.
Précautions
Toutes les parties de la plante peuvent provoquer une irritation gastrique et une détérioration du foie et des reins.
L'ingestion de moins d'une dizaine de fruits peut causer une intoxication mortelle pour la plupart des mammifères dont les humains.
Malgré l'utilisation médicinale signalée, beaucoup déconseillent de manger des graines et font preuve de prudence quant à l'utilisation d'autres parties de la plante.
L'écorce et les jeunes fleurs seraient moins toxiques que les baies.
Certains rapportent que les feuilles fraîches sont inoffensives.
L'ingestion de moins d'une dizaine de fruits peut causer une intoxication mortelle pour la plupart des mammifères dont les humains.
Malgré l'utilisation médicinale signalée, beaucoup déconseillent de manger des graines et font preuve de prudence quant à l'utilisation d'autres parties de la plante.
L'écorce et les jeunes fleurs seraient moins toxiques que les baies.
Certains rapportent que les feuilles fraîches sont inoffensives.
Contre-indications
C’est la rubrique essentielle pour cette espèce.
Fruits toxiques
Kew indique explicitement que les fruits sont considérés comme toxiques, et que des décès d’enfants après ingestion ont été rapportés.
Limonoïdes toxiques
Le genre Melia contient de nombreux limonoïdes biologiquement actifs. Plus de 200 ont été isolés dans le genre, et plusieurs présentent une toxicité non négligeable.
Toosendanin
Le toosendanin est un constituant particulièrement important.
Il est associé expérimentalement à :
hépatotoxicité ;
toxicité reproductive ;
embryotoxicité.
Symptômes d’intoxication
Une intoxication par les fruits ou autres préparations concentrées peut provoquer notamment :
nausées ;
vomissements ;
diarrhée ;
douleurs abdominales ;
faiblesse ;
troubles neurologiques ;
troubles cardio-respiratoires dans les cas graves.
Toute ingestion importante, particulièrement par un enfant, nécessite une évaluation toxicologique urgente.
Grossesse
Contre-indication prudente de l’usage médicinal.
La présence de composés à potentiel :
embryotoxique ;
reproductif ;
emménagogue
rend l’usage inapproprié pendant la grossesse.
Allaitement
À éviter par manque de données et en raison de la toxicité potentielle.
Enfants
Ne pas utiliser en automédication chez l’enfant.
Maladie hépatique
Les extraits internes doivent être évités, particulièrement chez les personnes ayant :
maladie du foie ;
enzymes hépatiques élevées ;
traitement hépatotoxique.
Fruits toxiques
Kew indique explicitement que les fruits sont considérés comme toxiques, et que des décès d’enfants après ingestion ont été rapportés.
Limonoïdes toxiques
Le genre Melia contient de nombreux limonoïdes biologiquement actifs. Plus de 200 ont été isolés dans le genre, et plusieurs présentent une toxicité non négligeable.
Toosendanin
Le toosendanin est un constituant particulièrement important.
Il est associé expérimentalement à :
hépatotoxicité ;
toxicité reproductive ;
embryotoxicité.
Symptômes d’intoxication
Une intoxication par les fruits ou autres préparations concentrées peut provoquer notamment :
nausées ;
vomissements ;
diarrhée ;
douleurs abdominales ;
faiblesse ;
troubles neurologiques ;
troubles cardio-respiratoires dans les cas graves.
Toute ingestion importante, particulièrement par un enfant, nécessite une évaluation toxicologique urgente.
Grossesse
Contre-indication prudente de l’usage médicinal.
La présence de composés à potentiel :
embryotoxique ;
reproductif ;
emménagogue
rend l’usage inapproprié pendant la grossesse.
Allaitement
À éviter par manque de données et en raison de la toxicité potentielle.
Enfants
Ne pas utiliser en automédication chez l’enfant.
Maladie hépatique
Les extraits internes doivent être évités, particulièrement chez les personnes ayant :
maladie du foie ;
enzymes hépatiques élevées ;
traitement hépatotoxique.
Interactions
Médicaments hépatotoxiques
Prudence majeure avec des traitements présentant un risque hépatique.
Le toosendanin a montré une hépatotoxicité expérimentale, ce qui rend les associations non surveillées particulièrement peu souhaitables.
Plantes hépatotoxiques
Éviter l’association avec des extraits concentrés de plantes pouvant elles-mêmes présenter un risque pour le foie.
Antidiabétiques
Des activités antidiabétiques expérimentales ont été rapportées pour M. azedarach. Une addition d’effet avec :
insuline ;
metformine ;
autres hypoglycémiants
est donc théoriquement possible, mais non suffisamment documentée cliniquement.
Médicaments neuroactifs
Comme certains limonoïdes ont des effets biologiques marqués sur le système neuromusculaire et nerveux, il est prudent d’éviter les associations non contrôlées avec :
sédatifs ;
anticonvulsivants ;
relaxants musculaires ;
traitements neurologiques.
Grossesse et traitements hormonaux
L’usage traditionnel emménagogue et la toxicité reproductive expérimentale justifient d’éviter les préparations concentrées avec les traitements liés à la grossesse ou à la fertilité.
Prudence majeure avec des traitements présentant un risque hépatique.
Le toosendanin a montré une hépatotoxicité expérimentale, ce qui rend les associations non surveillées particulièrement peu souhaitables.
Plantes hépatotoxiques
Éviter l’association avec des extraits concentrés de plantes pouvant elles-mêmes présenter un risque pour le foie.
Antidiabétiques
Des activités antidiabétiques expérimentales ont été rapportées pour M. azedarach. Une addition d’effet avec :
insuline ;
metformine ;
autres hypoglycémiants
est donc théoriquement possible, mais non suffisamment documentée cliniquement.
Médicaments neuroactifs
Comme certains limonoïdes ont des effets biologiques marqués sur le système neuromusculaire et nerveux, il est prudent d’éviter les associations non contrôlées avec :
sédatifs ;
anticonvulsivants ;
relaxants musculaires ;
traitements neurologiques.
Grossesse et traitements hormonaux
L’usage traditionnel emménagogue et la toxicité reproductive expérimentale justifient d’éviter les préparations concentrées avec les traitements liés à la grossesse ou à la fertilité.
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