Photographie de Liseron d'eau
Toutes les plantes
Convulvulaceae

Liseron d'eau

Ipomoea aquatica

3 photos
Aussi appelée : Épinard d’eau Patate aquatique

Description botanique

Ipomoea aquatica est une plante herbacée aquatique ou semi-aquatique, annuelle ou vivace selon le climat.

Tiges

Les tiges sont :

longues ;
rampantes ou flottantes ;
creuses ;
semi-succulentes ;
très ramifiées ;
capables de s’enraciner aux nœuds.

Elles peuvent atteindre environ 2 à 3 m.

La cavité interne des tiges facilite leur flottement.

Feuilles

Les feuilles sont très variables :

lancéolées ;
triangulaires ;
sagittées ;
parfois presque linéaires.

Elles mesurent généralement environ :

3 à 15 cm de longueur ;
jusqu’à environ 9 cm de largeur.

Fleurs

Les fleurs ressemblent à celles du liseron :

en forme d’entonnoir ;
blanches ;
roses ;
mauves ;
souvent avec un centre violet plus foncé.

La corolle mesure généralement environ 4 à 7,5 cm, mais peut varier davantage selon les populations.

Fruits

Le fruit est une capsule globuleuse, d’environ 8–10 mm de diamètre.

Graines

Les graines sont relativement petites et peuvent être :

pubescentes ;
parfois presque glabres selon les populations.

Répartition

Ipomoea aquatica possède une très vaste aire naturelle dans les régions tropicales et subtropicales de l’Ancien Monde jusqu’à l’Australie.

Inde ;
Bangladesh ;
Sri Lanka ;
Chine méridionale ;
Myanmar ;
Thaïlande ;
Laos ;
Cambodge ;
Vietnam ;
Malaisie ;
Indonésie ;
Philippines ;
Nouvelle-Guinée ;
Australie tropicale ;
nombreuses régions d’Afrique tropicale ;
certaines îles du Pacifique.

Elle a également été introduite dans de nombreuses régions :

Amérique du Nord ;
Amérique centrale ;
Caraïbes ;
Amérique du Sud ;
plusieurs îles tropicales.

Dans certaines régions où elle a été introduite, elle peut devenir envahissante.

Habitat

Le Liseron d’eau est une hélophyte grimpante ou rampante, adaptée aux milieux humides et aquatiques.

On le rencontre dans :

marais ;
fossés ;
canaux ;
rizières ;
mares ;
bords d’étangs ;
rivières lentes ;
zones inondables ;
eaux peu profondes.

Flora of Tropical East Africa le signale notamment dans les zones marécageuses, les bordures de mares et les rizières, entre environ 50 et 1 200 m d’altitude.

La plante apprécie :

chaleur ;
forte humidité ;
soleil ;
eau riche en nutriments.

Elle peut pousser extrêmement rapidement dans des conditions tropicales favorables.

Principes actifs

La plante contient 1,6 % de protéines, 0,2 % de matières grasses et des vitamines C3 et B2.

Certains composés majeurs des plantes sont :les alcaloïdes du nortropane, les calystégines B1 ; composés phénoliques.

Utilisations Culinaire:

Les Jeunes feuilles et pousses sont consommées crues en salade, ou cuites à la vapeur et bouillies comme des épinards.

C'est un légume très polyvalent dans la cuisine philippine. Bonnes sources de fer, de calcium, de vitamines B et C et d'acides aminés.

Attention :

Des études de mise en garde sur la contamination parasitaire fécale et protozoaire des épinards d'eau issus des eaux usées urbaines.

Médecine Rurale:

Les cimes sont légèrement laxatives.

La variété violacée est utilisée pour le diabète en raison du principe présumé analogue à l'insuline qu'elle contient.

Le Jus est utilisé comme émétique.

Le latex séché est purgatif.

Les feuilles broyées sont appliquées en cataplasme sur les plaies et les furoncles.

Une décoction de feuilles est utilisée pour traiter la toux.

Un Cataplasme de bourgeons est utilisé pour la teigne.

Utilisé comme laxatif, sédatif , pour les piles, les états nerveux, les maux de tête, l'insomnie.

En Birmanie , le jus est employé comme émétique en cas d'empoisonnement à l'arsenic ou à l'opium.

Les racines sont utilisés dans le traitement de l'intoxication à l'opium ou à l'arsenic, et aussi pour contrer les effets de la consommation d'eau malsaine.

Au Cambodge , utilisé en cataplasme contre la fièvre avec délire.

Les bourgeons sont appliqués à la teigne.

En Ayurveda , les extraits de feuilles sont utilisés contre la jaunisse et la débilité nerveuse.

Au Sri Lanka , utilisé pour les maladies du foie, les problèmes oculaires, la constipation.

Usages traditionnels

Le Liseron d’eau est principalement un légume, mais il possède aussi des usages médicinaux populaires en Asie.

Diabète

Les feuilles et jeunes tiges sont traditionnellement utilisées dans plusieurs régions contre le diabète.

Une revue ethnobotanique d’Assam rapporte notamment l’utilisation des feuilles et rameaux de I. aquatica par différentes communautés pour le diabète.

Les recherches modernes explorent également un potentiel hypoglycémiant, mais il ne s’agit pas d’un traitement validé.

Troubles digestifs

La plante est traditionnellement consommée pour :

favoriser le transit ;
accompagner la constipation légère ;
soutenir la digestion.

Cela est cohérent avec sa richesse en :

eau ;
fibres ;
matières végétales tendres.
Effet rafraîchissant

Dans plusieurs traditions asiatiques, le Kangkong est considéré comme un aliment :

rafraîchissant ;
hydratant ;
utile par temps chaud.
Foie

Certaines traditions lui attribuent un usage de soutien du foie ou contre certaines intoxications, mais les données sont principalement traditionnelles ou expérimentales.

Affections cutanées

Des usages populaires des feuilles écrasées ont été signalés pour différentes irritations cutanées, mais ils ne bénéficient pas d’une validation clinique suffisante.

Usages culinaires

C’est l’un des usages les plus importants de Ipomoea aquatica.

Parties consommées

On consomme principalement :

jeunes feuilles ;
jeunes tiges tendres ;
pousses terminales.
Philippines

Aux Philippines, le kangkong est utilisé dans :

adobo de kangkong ;
sinigang ;
soupes ;
plats sautés ;
préparations avec ail et sauce soja.
Vietnam

Sous le nom de rau muống, il est :

sauté à l’ail ;
bouilli ;
ajouté aux soupes ;
servi avec différentes sauces.
Thaïlande

Le phak bung est fréquemment sauté rapidement au wok.

Indonésie et Malaisie

Le kangkung entre dans :

soupes ;
plats sautés ;
sambals ;
salades cuites.
Texture

Les tiges restent souvent :

croquantes ;
juteuses.

Les feuilles deviennent rapidement tendres à la cuisson.

Portion alimentaire

Une portion courante peut être d’environ :

80 à 150 g de pousses fraîches cuites par personne.

Il s’agit d’une indication alimentaire pratique, pas d’une dose thérapeutique.

Posologie

Il n’existe pas de posologie pharmacopéiale standardisée pour Ipomoea aquatica comme plante médicinale.

Aliment

Comme légume :

80 à 150 g de pousses fraîches cuites par portion constituent une quantité alimentaire courante.
Jus de plante

Certaines traditions utilisent le jus frais, mais aucune dose thérapeutique moderne suffisamment validée ne permet de proposer un dosage précis.

Infusion ou décoction

La plante n’est pas principalement utilisée comme drogue médicinale sèche.

Les préparations culinaires :

cuisson à l’eau ;
cuisson vapeur ;
sauté rapide

sont mieux documentées que les décoctions médicinales.

Teinture 1:5

Une teinture hydroalcoolique est techniquement possible, mais elle n’a pas d’avantage évident pour cette plante et aucune posologie clinique validée n’existe.

Pour le Liseron d’eau, je privilégierais nettement l’usage alimentaire.

Précautions

L'accumulation de métaux lourds dans la plante a été signalée en Asie, principalement parce que les plantes sont souvent cultivées dans de l'eau polluée.

Contre-indications

Le Liseron d’eau est un légume largement consommé, mais son milieu de culture constitue une précaution majeure.

Accumulation de métaux lourds

Ipomoea aquatica peut accumuler les métaux présents dans l’eau où elle pousse.

Une étude a montré une accumulation significative dans les feuilles de :

plomb ;
chrome ;
fer ;
cuivre ;
manganèse

lorsque les eaux de culture étaient contaminées.

Une autre étude réalisée dans la région de Bangkok a mesuré dans des cultures de I. aquatica :

plomb ;
cadmium ;
mercure total ;
méthylmercure,

avec une grande variation selon le lieu de culture.

Ne pas récolter n’importe où

Éviter les plantes provenant de :

canaux pollués ;
eaux usées ;
zones industrielles ;
fossés routiers ;
eaux contaminées par pesticides ou métaux lourds.
Contamination microbiologique

Comme tout légume aquatique cultivé dans une eau contaminée, il peut également transporter :

bactéries ;
parasites ;
matières fécales.

Il est préférable de :

bien laver ;
éliminer les parties abîmées ;
cuire suffisamment si l’origine sanitaire est incertaine.
Consommation crue

La consommation crue exige une source d’eau et une chaîne sanitaire fiables.

Dans les zones où les parasites aquatiques sont présents, la cuisson est préférable.

Grossesse

Comme aliment bien cuit et correctement produit, son usage est généralement celui d’un légume ordinaire.

En revanche, les extraits médicinaux concentrés n’ont pas suffisamment de données de sécurité pour être recommandés

Interactions

Antidiabétiques

Des travaux expérimentaux indiquent un potentiel de modulation de la glycémie.

Une étude récente a montré que des constituants de I. aquatica pouvaient inhiber expérimentalement :

α-amylase ;
α-glucosidase,

deux enzymes impliquées dans la digestion des glucides.

Une prudence théorique peut donc être envisagée avec :

insuline ;
metformine ;
sulfonylurées ;
autres hypoglycémiants,

surtout avec des extraits concentrés.

La consommation alimentaire habituelle ne pose généralement pas le même problème.

Plantes hypoglycémiantes

Pour des extraits concentrés, prudence théorique avec :

banaba ;
gymnéma ;
momordique ;
fenugrec ;
cannelle.
Interactions liées aux contaminants

Le principal problème pratique est moins une interaction pharmacologique qu’une contamination environnementale de plantes récoltées dans une eau polluée.

Photographies

Galerie

3 images