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Lotus Sweet Juice

Glinus lotoides

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Aussi appelée : Glinus lotoides

Description botanique

Glinus lotoides est une petite herbe annuelle ou parfois hélophyte, généralement prostrée ou étalée.

Port

La plante est :

semi-prostrée à prostrée ;
très ramifiée ;
généralement haute de 20 à 30 cm ;
couverte de fins poils stellés blanchâtres donnant parfois un aspect gris-vert.
Tiges

Les tiges sont :

diffuses ;
étalées ;
souvent couchées sur le sol ;
plus ou moins velues.
Feuilles

Les feuilles peuvent paraître :

alternes ;
opposées ;
ou presque verticillées.

Elles sont :

elliptiques ;
obovales ;
spatulées ;
parfois presque rondes ;
à marge entière.

Flora Zambesiaca rapporte des limbes d’environ 2 à 37 mm de long, avec des variations importantes selon les populations.

Fleurs

Les fleurs sont petites et discrètes :

blanc verdâtre ;
parfois légèrement rosées ;
groupées par 2 à 10 aux nœuds.

Elles comportent notamment :

5 sépales ;
de nombreuses étamines, souvent 11 à 30.
Fruits et graines

Le fruit est une petite capsule à plusieurs valves contenant de nombreuses graines :

brunes ;
très petites ;
à surface rugueuse ou papillate.

Répartition

Glinus lotoides possède une très vaste aire naturelle allant des régions tropicales et subtropicales de l’Ancien Monde jusqu’à l’Australie.

Elle est notamment indigène de nombreuses régions d’:

Afrique du Nord ;
Afrique tropicale ;
Afrique australe ;
bassin méditerranéen ;
Moyen-Orient ;
Inde ;
Sri Lanka ;
Bangladesh ;
Népal ;
Myanmar ;
Thaïlande ;
Laos ;
Vietnam ;
Chine méridionale ;
Taïwan ;
Indonésie ;
Philippines ;
Australie.

Elle a également été introduite dans certaines parties des Amériques.

Habitat

La plante affectionne surtout les sols humides temporairement découverts.

On la rencontre notamment :

sur les berges de rivières en décrue ;
dans les fossés ;
le long des canaux ;
dans les champs humides ;
sur les sols sablonneux ;
dans les lits de rivières asséchés saisonnièrement ;
près des eaux libres.

Principes actifs

Le criblage phytochimique a donné des anthroquinones, des alcaloïdes, des stéroïdes, des saponines, des tanins, des flavonoïdes, des terpénoïdes, des coumarines et des quinones.

Les graines contiennent des protéines, des glucides, des lipides, des cendres.

Utilisations Culinaire:

Les Jeunes feuilles tendres sont comestible.

Médecine Rurale:

Au Punjab , l'herbe donnée comme purgatif.

Dans le Sindh , la plante séchée est prescrite par les praticiens autochtones pour la diarrhée.

Elle est aussi appliquée sur les démangeaisons et les maladies de la peau.

En Éthiopie, les graines sont utilisées dans le traitement des infestations de ténias.

En médecine Sidda , la plante entière est utilisée pour soigner les maladies vata, gunmam, soolai, mandham, mega noigal, leucorrhée, maladies kapha.

Au Pakistan , un cataplasme de feuilles est appliqué sur les plaies et les inflammations.

La plante broyée dans de l'eau est prise par voie orale comme purificateur de sang dans la syphilis.

Les feuilles fraîches sont broyées dans de l'eau bue pour expulser les vers intestinaux.

Autres:

Utilisé comme fourrage pour les chèvres.

Usages traditionnels

L’usage traditionnel le mieux documenté de Glinus lotoides concerne les parasites intestinaux, surtout en Éthiopie.

Ténia

Les graines sont traditionnellement utilisées en Éthiopie contre :

ténia ;
taeniasis ;
autres cestodes intestinaux.

Cet usage est suffisamment bien documenté pour avoir fait l’objet d’études pharmacologiques et toxicologiques.

Kew mentionne explicitement que les graines sont vendues en Éthiopie comme traitement traditionnel contre le ténia.

Usage vermifuge

La plante est donc traditionnellement considérée comme :

anthelminthique ;
taenicide ;
cestocide.

Des saponines triterpéniques semblent contribuer à cette activité expérimentale.

Autres usages

D’autres usages ethnomédicinaux locaux sont rapportés dans différentes régions, mais ils sont beaucoup moins constants et moins bien documentés que l’usage contre le ténia.

Pour cette espèce, il est préférable de retenir comme indication traditionnelle majeure :

→ parasitoses intestinales, particulièrement les ténias.

Usages culinaires

Contrairement au vrai Lotus sacré ou à certaines autres plantes tropicales, Glinus lotoides n’est pas une grande plante alimentaire internationale.

Des usages alimentaires locaux de jeunes parties de certaines espèces du genre Glinus existent, mais pour G. lotoides les sources solides disponibles concernent surtout son usage médicinal des graines.

Posologie

Il n’existe pas de posologie moderne standardisée et reconnue internationalement pour Glinus lotoides.

Graines

Les usages traditionnels contre le ténia existent, mais les quantités utilisées varient selon les pratiques locales.

Compte tenu :

de la présence importante de saponines ;
des résultats toxicologiques animaux ;
de l’absence de dose clinique standardisée ;

je ne recommande pas de fixer une posologie orale domestique universelle.

Extraits

Les doses employées dans les études animales, pouvant atteindre plusieurs centaines ou milliers de mg/kg, sont expérimentales et ne doivent jamais être converties directement en dose humaine.

Teinture 1:5

Une teinture pourrait techniquement être réalisée, mais ce n’est pas une forme thérapeutique dont la dose soit validée.

Précautions

Aucun Connu

Contre-indications

Toxicité des extraits de graines

Une étude toxicologique chez le rat a montré qu’un extrait méthanolique de graines à très forte dose pouvait provoquer une mortalité expérimentale.

Cela ne signifie pas qu’une dose traditionnelle normale est forcément toxique, mais cela montre clairement que la plante n’est pas dépourvue de risque.

Saponines

Les graines sont riches en saponines triterpéniques, substances pouvant notamment provoquer à forte dose :

irritation digestive ;
nausées ;
vomissements ;
diarrhée ;
perturbations membranaires.
Génotoxicité potentielle

Une revue ethnobotanique éthiopienne signale également qu’après les premières études toxicologiques, une autre investigation avait soulevé une possibilité de génotoxicité chez la souris.

La prudence est donc particulièrement importante pour :

fortes doses ;
usage prolongé ;
extraits concentrés.
Grossesse et allaitement

Par manque de données de sécurité :

éviter l’usage médicinal pendant la grossesse ;
éviter pendant l’allaitement.
Enfants

Ne pas utiliser comme vermifuge chez l’enfant sans supervision médicale.

Parasitoses

Une suspicion de ténia mérite un diagnostic médical, car l’identification du parasite influence le traitement et certaines espèces peuvent entraîner des complications importantes.

Interactions

Antiparasitaires

Éviter l’association non encadrée avec :

praziquantel ;
niclosamide ;
autres vermifuges puissants.

Le risque n’est pas nécessairement une interaction pharmacologique connue, mais plutôt une addition d’effets et de toxicité digestive.

Plantes riches en saponines

Une prudence est raisonnable avec de fortes doses de plantes également riches en saponines, par exemple :

marronnier ;
réglisse ;
yucca ;
quillaja.
Médicaments irritants digestifs

Les extraits concentrés pourraient théoriquement majorer les effets digestifs de traitements déjà irritants.

Aucune interaction clinique précise n’est cependant solidement démontrée.

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