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Lys de Pâques

Hippeastrum puniceum

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Aussi appelée : Hippeastrum écarlate Amaryllis écarlate

Description botanique

Hippeastrum puniceum est une plante herbacée vivace bulbeuse.

Bulbe

Le bulbe est :

globuleux à ovoïde ;
brunâtre extérieurement ;
charnu ;
souterrain ou partiellement affleurant ;
dépourvu de véritable rhizome.

Il produit régulièrement des bulbilles permettant la multiplication végétative.

Feuilles

Les feuilles sont :

basales ;
rubanées ;
longues ;
charnues à légèrement coriaces ;
vert soutenu ;
disposées en touffe.

Elles peuvent apparaître avant, pendant ou après la floraison selon le climat.

Hampe florale

La hampe est :

dressée ;
épaisse ;
creuse ;
dépourvue de feuilles.

Elle porte généralement plusieurs grandes fleurs terminales.

Fleurs

Les fleurs sont très décoratives :

rouge orangé à écarlates ;
parfois saumon ou orange ;
largement ouvertes ;
en forme d’entonnoir ou de trompette ;
à six tépales ;
avec une gorge souvent jaune verdâtre à blanchâtre.

Les étamines et le style sont proéminents.

Fruits et graines

Après fécondation apparaît une capsule contenant plusieurs graines aplaties, souvent foncées.

C’est une géophyte bulbeuse tropicale, largement cultivée pour ses fleurs spectaculaires.

Il existe plusieurs formes cultivées, dont un hybride avec des fleurs rouge foncé avec une bande blanche au centre de chaque segment.

Répartition

L’aire naturelle de Hippeastrum puniceum se trouve en Amérique du Sud tropicale.

indigène notamment de :

Bolivie ;
Brésil ;
Colombie ;
Équateur ;
Guyana ;
Guyane française ;
Pérou ;
Suriname ;
Venezuela.

L’espèce a été introduite et naturalisée dans de nombreuses régions tropicales ou subtropicales, notamment :

Antilles ;
Amérique centrale ;
Caraïbes ;
Hawaii ;
plusieurs îles du Pacifique ;
Sri Lanka ;
Afrique tropicale ;
certaines régions subtropicales des États-Unis.

Le genre Hippeastrum est essentiellement originaire d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud tropicale.

Habitat

Elle peut se rencontrer dans :

savanes ;
formations boisées ouvertes ;
lisières forestières ;
zones rocheuses ;
clairières ;
pâturages ;
anciennes cultures ;
jardins et terrains anthropisés.

En Colombie, elle est signalée depuis environ 100 jusqu’à 3 500 m d’altitude, dans des habitats incluant forêts, boisements, savanes et milieux terrestres artificialisés.

En culture, elle apprécie :

chaleur ;
lumière vive ;
sol drainant ;
humidité modérée pendant la croissance ;
période plus sèche lors du repos.

Principes actifs

Le criblage phytochimique de divers extraits de bulbes a révélé des alcaloïdes, des glucides, des flavonoïdes, des tanins, des saponines, des terpénoïdes, des protéines et des acides aminés.

Médecine Rurale:

En Guyane française , l'infusion de fleurs est considérée comme antispasmodique ; utilisé localement pour la coqueluche.

Dans le nord-ouest de la Guyane, la racine est utilisée pour traiter l'asthme, la biliosité, comme laxatif et pour provoquer des vomissements.

En Inde , bulbes frais traditionnellement utilisés pour cicatriser les plaies, les tumeurs et les hémorroïdes.

En Jamaïque , le bulbe est utilisé pour fabriquer du plâtre à utiliser sur les gonflements et les plaies, également utilisé pour les abcès et les ulcères.

Le bulbe est émétique et purgatif, Il est utilisé dans le traitement des maux d'estomac.

Usages traditionnels

Hippeastrum puniceum possède plusieurs usages ethnomédicinaux en Amérique tropicale, dans les Caraïbes et dans certaines îles du Pacifique.

Asthme

Au Brésil, le bulbe a été utilisé par certaines communautés traditionnelles pour accompagner l’asthme. Cet usage est ethnomédicinal et ne constitue pas une recommandation thérapeutique moderne.

Troubles gastriques

Chez les Yanomami, l’espèce a été rapportée dans des pratiques traditionnelles destinées à certains troubles gastriques.

Œdèmes et gonflements

Dans différentes régions, feuilles ou bulbes ont été employés extérieurement contre :

gonflements ;
œdèmes ;
inflammations locales.

Des usages comparables sont rapportés chez les Tripura et en Jamaïque.

Plaies et infections cutanées

En Jamaïque, des préparations de bulbe ont été appliquées traditionnellement sur :

plaies ;
œdèmes.

Chez les Tacana, le bulbe frais écrasé a été utilisé traditionnellement contre certaines infections cutanées.

Douleurs d’oreille

Dans certaines îles du Vanuatu, le jus obtenu à partir de feuilles chauffées a été traditionnellement utilisé pour les douleurs d’oreille. Cet usage ne doit pas être reproduit à domicile, car l’introduction de préparations végétales non stériles dans l’oreille peut être dangereuse.

Usages rituels

Certaines communautés ont également employé l’espèce dans des pratiques symboliques ou liées à la fertilité. Ces usages relèvent de l’ethnographie

Usages culinaires

Hippeastrum puniceum n’est pas une plante alimentaire.

Les bulbes et les feuilles contiennent des alcaloïdes d’Amaryllidaceae et sont considérés comme toxiques en cas d’ingestion

Posologie

Il n’existe aucune posologie médicinale moderne standardisée et reconnue pour Hippeastrum puniceum.

Usage interne

Je déconseille de fournir une posologie orale domestique, car :

le bulbe contient plusieurs alcaloïdes actifs ;
certains sont toxiques ;
leur concentration varie ;
aucune marge thérapeutique fiable n’est établie.
Bulbe

Les usages traditionnels du bulbe ne doivent pas être convertis en dose moderne.

Une source brésilienne rapporte une toxicité humaine lorsque le bulbe est consommé en quantité importante, ce qui confirme qu’il ne convient pas à l’automédication orale.

Usage externe

Les applications externes historiques existent, mais il n’existe pas non plus de dose topique standardisée.

Précautions

Le bulbe contient des alcaloïdes, dont la lycorine.

Il est toxique, surtout s'il est consommé en grande quantité, provoquant des nausées, des vomissements, de la salivation et éventuellement de la diarrhée.

Contre-indications

Plante potentiellement toxique

Le principal danger provient des alcaloïdes d’Amaryllidaceae présents particulièrement dans le bulbe.

Parmi les molécules identifiées chez H. puniceum figurent notamment :

lycorine ;
tazettine ;
hippeastrine ;
plusieurs dérivés de l’homolycorine.
Symptômes possibles après ingestion

Les Amaryllidaceae riches en lycorine peuvent provoquer :

nausées ;
vomissements ;
douleurs abdominales ;
diarrhée ;
hypersalivation ;
malaise.

Une intoxication importante justifie une prise en charge médicale ou un appel au centre antipoison.

Grossesse et allaitement

Usage médicinal interne déconseillé.

Enfants

Tenir les bulbes hors de portée des enfants.

Animaux

Le bulbe et les feuilles peuvent également être dangereux pour les animaux d’élevage et potentiellement pour les animaux domestiques.

Peau et muqueuses

Le latex ou les tissus frais peuvent être irritants chez certaines personnes. Porter des gants lors de la manipulation de grandes quantités de bulbes coupés est prudent.

Interactions

sa richesse alcaloïdique permet d’identifier quelques interactions théoriques importantes.

Médicaments inhibiteurs de l’acétylcholinestérase

Les extraits de bulbe ont montré expérimentalement une activité inhibitrice de l’acétylcholinestérase.

Une interaction pharmacodynamique pourrait donc théoriquement exister avec :

donepezil ;
rivastigmine ;
galantamine.
Médicaments anticholinergiques

Une opposition d’effets est théoriquement possible avec certains médicaments anticholinergiques.

Autres Amaryllidaceae

Éviter l’association interne avec d’autres plantes riches en alcaloïdes d’Amaryllidaceae, notamment certaines espèces de :

Crinum ;
Narcissus ;
Lycoris ;
Hippeastrum.

En pratique, puisque l’usage oral de H. puniceum n’est pas recommandé, ces interactions peuvent être largement évitées.

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