Lecythidaceae
Mangrove d'eau Douce
Barringtonia acutangula
3 photos
Aussi appelée :
Freshwater mangrove
Nom commun
Mangrove d'eau Douce
Nom scientifique
Barringtonia acutangula
Famille botanique
Lecythidaceae
Description botanique
Barringtonia acutangula est un arbuste ou arbre persistant pouvant généralement atteindre environ 5 à 15 m, parfois davantage.
Le tronc est souvent court et la couronne étalée. Les branches peuvent présenter des angles marqués, caractère évoqué par l'épithète acutangula.
Feuilles
Les feuilles sont :
simples ;
alternes ;
généralement oblongues à lancéolées ;
coriaces ;
vert foncé ;
souvent regroupées vers l'extrémité des rameaux.
Fleurs
L'espèce produit de remarquables grappes pendantes pouvant devenir assez longues.
Les fleurs sont généralement :
rouge rosé à rouge vif ;
riches en longues étamines ;
disposées le long d'un axe pendant.
La floraison donne à l'arbre son aspect très caractéristique.
Fruits
Les fruits sont :
ovoïdes à ellipsoïdes ;
nettement anguleux ou côtelés ;
verts puis brunâtres à maturité.
L'épithète acutangula signifie approximativement « à angles aigus » et fait notamment référence à ces fruits côtelés.
Le tronc est souvent court et la couronne étalée. Les branches peuvent présenter des angles marqués, caractère évoqué par l'épithète acutangula.
Feuilles
Les feuilles sont :
simples ;
alternes ;
généralement oblongues à lancéolées ;
coriaces ;
vert foncé ;
souvent regroupées vers l'extrémité des rameaux.
Fleurs
L'espèce produit de remarquables grappes pendantes pouvant devenir assez longues.
Les fleurs sont généralement :
rouge rosé à rouge vif ;
riches en longues étamines ;
disposées le long d'un axe pendant.
La floraison donne à l'arbre son aspect très caractéristique.
Fruits
Les fruits sont :
ovoïdes à ellipsoïdes ;
nettement anguleux ou côtelés ;
verts puis brunâtres à maturité.
L'épithète acutangula signifie approximativement « à angles aigus » et fait notamment référence à ces fruits côtelés.
Répartition
l'aire indigène de l'espèce s'étend de l'Afghanistan jusqu'au nord de l'Australie. Elle est indigène notamment en Inde, Sri Lanka, Bangladesh, Myanmar, Thaïlande, Laos, Cambodge, Vietnam, Malaisie, Indonésie, Bornéo, Nouvelle-Guinée et aux Philippines.
La sous-espèce type B. acutangula subsp. acutangula est également explicitement considérée comme indigène aux Philippines
La sous-espèce type B. acutangula subsp. acutangula est également explicitement considérée comme indigène aux Philippines
Habitat
Contrairement aux véritables mangroves marines, cette espèce affectionne principalement les milieux d'eau douce ou légèrement saumâtres.
Elle pousse notamment :
sur les berges des rivières ;
dans les plaines inondables ;
autour des lacs ;
dans les marécages ;
dans les forêts riveraines ;
dans les zones régulièrement inondées.
Elle supporte très bien :
engorgement temporaire ;
sols lourds ;
forte humidité ;
inondations saisonnières.
Elle peut même repartir de souche ou de fragments ligneux après des perturbations.
Elle pousse notamment :
sur les berges des rivières ;
dans les plaines inondables ;
autour des lacs ;
dans les marécages ;
dans les forêts riveraines ;
dans les zones régulièrement inondées.
Elle supporte très bien :
engorgement temporaire ;
sols lourds ;
forte humidité ;
inondations saisonnières.
Elle peut même repartir de souche ou de fragments ligneux après des perturbations.
Principes actifs
Les principaux constituants sont l'amidon, les protéines, la cellulose, la graisse, le caoutchouc, et un principe actif similaire à la saponine qui forme une mousse stable lorsqu'il est agité sur une solution aqueuse.
Le criblage phytochimique des feuilles en poudre a produit des terpénoïdes, des saponines, des flavonoïdes, des glucides, des tanins, des stéroïdes et des glycosides.
Le criblage phytochimique des feuilles en poudre a produit des terpénoïdes, des saponines, des flavonoïdes, des glucides, des tanins, des stéroïdes et des glycosides.
Usages traditionnels
Barringtonia acutangula possède une longue tradition médicinale en Ayurveda et dans plusieurs médecines populaires d'Asie du Sud.
Diarrhée et troubles digestifs
Les feuilles amères sont traditionnellement utilisées contre :
diarrhée ;
indigestion ;
flatulences.
Le jus de feuilles est également documenté contre la diarrhée.
Hémorroïdes
La plante est traditionnellement utilisée contre les hémorroïdes.
Douleurs et inflammations
Elle est traditionnellement employée pour :
arthralgies ;
douleurs thoraciques ;
dysménorrhées ;
inflammations.
Affections cutanées
L'écorce est employée dans certaines traditions pour :
maladies cutanées ;
infections de la peau ;
certaines lésions.
Des décoctions d'écorce ont notamment été utilisées traditionnellement à cet effet.
Fièvre
Les racines sont décrites dans certaines pratiques comme rafraîchissantes et utilisées contre la fièvre.
Troubles respiratoires
Les graines ont historiquement été :
frottées sur la poitrine ;
ou associées au gingembre
afin de provoquer l'expectoration ou, dans certaines pratiques anciennes, le vomissement pour évacuer les mucosités.
Vermifuge
L'espèce possède également une réputation traditionnelle anthelminthique.
Diarrhée et troubles digestifs
Les feuilles amères sont traditionnellement utilisées contre :
diarrhée ;
indigestion ;
flatulences.
Le jus de feuilles est également documenté contre la diarrhée.
Hémorroïdes
La plante est traditionnellement utilisée contre les hémorroïdes.
Douleurs et inflammations
Elle est traditionnellement employée pour :
arthralgies ;
douleurs thoraciques ;
dysménorrhées ;
inflammations.
Affections cutanées
L'écorce est employée dans certaines traditions pour :
maladies cutanées ;
infections de la peau ;
certaines lésions.
Des décoctions d'écorce ont notamment été utilisées traditionnellement à cet effet.
Fièvre
Les racines sont décrites dans certaines pratiques comme rafraîchissantes et utilisées contre la fièvre.
Troubles respiratoires
Les graines ont historiquement été :
frottées sur la poitrine ;
ou associées au gingembre
afin de provoquer l'expectoration ou, dans certaines pratiques anciennes, le vomissement pour évacuer les mucosités.
Vermifuge
L'espèce possède également une réputation traditionnelle anthelminthique.
Usages culinaires
jeunes feuilles consommées localement dans certaines régions
Posologie
Écorce — décoction : donnée quantitative
Nous disposons d’une donnée ethnomédicinale particulièrement intéressante au Bangladesh :
Décoction d’écorce : 100 ml par prise, 2 fois par jour, pendant 7 jours.
Cette préparation est traditionnellement utilisée contre les règles excessivement abondantes (ménorragies).
C’est une véritable quantité traditionnelle documentée. La source ne précise toutefois pas le poids d’écorce utilisé pour fabriquer les 100 ml ; il ne faut donc pas inventer une quantité en grammes.
Écorce — douleurs articulaires
Une enquête ethnomédicinale menée auprès de populations tribales de la forêt de Papikondalu, en Andhra Pradesh, fournit une autre quantité précise :
10 ml de décoction d’écorce de tige, 2 fois par jour, appliqués sur les zones atteintes, traditionnellement contre les douleurs de type rhumatismal.
Il s’agit ici d’un usage externe, et non de 10 ml à boire.
Écorce — plaies et affections cutanées
L’écorce est également préparée sous forme de pâte, appliquée traditionnellement sur :
plaies et ulcères ;
lésions cutanées ;
démangeaisons.
Une décoction d’écorce est aussi traditionnellement consommée contre certaines infections cutanées.
Pour la pâte externe : quantité suffisante pour couvrir localement la zone concernée, sans posologie fixe en grammes.
Feuilles — diarrhée et indigestion
Les feuilles amères sont traditionnellement employées contre la diarrhée et l’indigestion. Les jeunes feuilles sont par ailleurs consommées comme légume dans certaines régions du bassin du Mékong.
Racines — fièvre et épilepsie
Les racines sont traditionnellement considérées comme rafraîchissantes et utilisées contre la fièvre. Une décoction de racine est également rapportée au Bangladesh comme remède traditionnel contre l’épilepsie.
Aucune quantité fiable n’est précisée pour cette décoction. L’usage contre l’épilepsie doit évidemment rester présenté comme usage ethnomédicinal historique, et non comme alternative à un traitement antiépileptique.
Graines — toux et mucus bronchique
Les graines possèdent un usage traditionnel assez particulier : elles sont frottées/broyées puis utilisées avec du gingembre afin de provoquer le vomissement et favoriser l’expulsion des mucosités respiratoires.
Cela correspond à la réputation ayurvédique de B. acutangula comme plante Vamanopaga, c’est-à-dire associée traditionnellement aux préparations émétiques. Une publication ayurvédique récente confirme également les propriétés traditionnelles Krimighna (contre les vers), Kusthaghna (affections cutanées), Grahi et Kaphanissaraka.
Asthme et pneumonie
Au Bangladesh, une préparation traditionnelle consiste à :
gratter l’écorce → la presser avec de la chair de noix de coco → boire le jus quotidiennement.
Cette préparation est traditionnellement employée contre l’asthme et la pneumonie. La source indique une prise quotidienne mais ne précise pas le volume.
La pneumonie nécessite bien sûr une prise en charge médicale ; cette préparation doit être décrite comme donnée ethnobotanique.
Formules ayurvédiques
Barringtonia acutangula entre aussi dans des formules ayurvédiques composées, notamment Katakakhadiradi Kashayam.
Une préparation traditionnelle de cette formule utilise les plantes du mélange en décoction et administre le produit fini à raison de 5–10 ml, une à deux fois par jour, dilué avec une quantité égale d’eau. Cette posologie concerne toutefois la formule entière, et non B. acutangula seule.
Nous disposons d’une donnée ethnomédicinale particulièrement intéressante au Bangladesh :
Décoction d’écorce : 100 ml par prise, 2 fois par jour, pendant 7 jours.
Cette préparation est traditionnellement utilisée contre les règles excessivement abondantes (ménorragies).
C’est une véritable quantité traditionnelle documentée. La source ne précise toutefois pas le poids d’écorce utilisé pour fabriquer les 100 ml ; il ne faut donc pas inventer une quantité en grammes.
Écorce — douleurs articulaires
Une enquête ethnomédicinale menée auprès de populations tribales de la forêt de Papikondalu, en Andhra Pradesh, fournit une autre quantité précise :
10 ml de décoction d’écorce de tige, 2 fois par jour, appliqués sur les zones atteintes, traditionnellement contre les douleurs de type rhumatismal.
Il s’agit ici d’un usage externe, et non de 10 ml à boire.
Écorce — plaies et affections cutanées
L’écorce est également préparée sous forme de pâte, appliquée traditionnellement sur :
plaies et ulcères ;
lésions cutanées ;
démangeaisons.
Une décoction d’écorce est aussi traditionnellement consommée contre certaines infections cutanées.
Pour la pâte externe : quantité suffisante pour couvrir localement la zone concernée, sans posologie fixe en grammes.
Feuilles — diarrhée et indigestion
Les feuilles amères sont traditionnellement employées contre la diarrhée et l’indigestion. Les jeunes feuilles sont par ailleurs consommées comme légume dans certaines régions du bassin du Mékong.
Racines — fièvre et épilepsie
Les racines sont traditionnellement considérées comme rafraîchissantes et utilisées contre la fièvre. Une décoction de racine est également rapportée au Bangladesh comme remède traditionnel contre l’épilepsie.
Aucune quantité fiable n’est précisée pour cette décoction. L’usage contre l’épilepsie doit évidemment rester présenté comme usage ethnomédicinal historique, et non comme alternative à un traitement antiépileptique.
Graines — toux et mucus bronchique
Les graines possèdent un usage traditionnel assez particulier : elles sont frottées/broyées puis utilisées avec du gingembre afin de provoquer le vomissement et favoriser l’expulsion des mucosités respiratoires.
Cela correspond à la réputation ayurvédique de B. acutangula comme plante Vamanopaga, c’est-à-dire associée traditionnellement aux préparations émétiques. Une publication ayurvédique récente confirme également les propriétés traditionnelles Krimighna (contre les vers), Kusthaghna (affections cutanées), Grahi et Kaphanissaraka.
Asthme et pneumonie
Au Bangladesh, une préparation traditionnelle consiste à :
gratter l’écorce → la presser avec de la chair de noix de coco → boire le jus quotidiennement.
Cette préparation est traditionnellement employée contre l’asthme et la pneumonie. La source indique une prise quotidienne mais ne précise pas le volume.
La pneumonie nécessite bien sûr une prise en charge médicale ; cette préparation doit être décrite comme donnée ethnobotanique.
Formules ayurvédiques
Barringtonia acutangula entre aussi dans des formules ayurvédiques composées, notamment Katakakhadiradi Kashayam.
Une préparation traditionnelle de cette formule utilise les plantes du mélange en décoction et administre le produit fini à raison de 5–10 ml, une à deux fois par jour, dilué avec une quantité égale d’eau. Cette posologie concerne toutefois la formule entière, et non B. acutangula seule.
Précautions
l'écorce est utilisée comme poison de pêche
Contre-indications
Saponines
L'espèce est riche en saponines triterpéniques, surtout dans certaines parties de la plante.
Les feuilles et l'écorce ont même été pilées traditionnellement puis jetées dans l'eau afin de stupéfier les poissons par diminution de leur capacité respiratoire.
Cela constitue un signal clair pour éviter les fortes doses internes improvisées.
Graines
Les graines ont traditionnellement servi comme émétiques, ce qui signifie qu'elles peuvent provoquer des effets digestifs importants.
Je déconseille leur ingestion domestique concentrée.
Grossesse et allaitement
Les préparations médicinales concentrées sont déconseillées, faute de données de sécurité suffisantes.
Enfants
Éviter les préparations internes concentrées.
Foie et reins
Par précaution, éviter l'automédication prolongée avec des extraits concentrés en cas d'insuffisance hépatique ou rénale.
Intoxication
En cas d'ingestion importante de graines ou d'extraits concentrés avec :
vomissements ;
diarrhée sévère ;
faiblesse ;
troubles neurologiques,
une évaluation médicale est appropriée.
L'espèce est riche en saponines triterpéniques, surtout dans certaines parties de la plante.
Les feuilles et l'écorce ont même été pilées traditionnellement puis jetées dans l'eau afin de stupéfier les poissons par diminution de leur capacité respiratoire.
Cela constitue un signal clair pour éviter les fortes doses internes improvisées.
Graines
Les graines ont traditionnellement servi comme émétiques, ce qui signifie qu'elles peuvent provoquer des effets digestifs importants.
Je déconseille leur ingestion domestique concentrée.
Grossesse et allaitement
Les préparations médicinales concentrées sont déconseillées, faute de données de sécurité suffisantes.
Enfants
Éviter les préparations internes concentrées.
Foie et reins
Par précaution, éviter l'automédication prolongée avec des extraits concentrés en cas d'insuffisance hépatique ou rénale.
Intoxication
En cas d'ingestion importante de graines ou d'extraits concentrés avec :
vomissements ;
diarrhée sévère ;
faiblesse ;
troubles neurologiques,
une évaluation médicale est appropriée.
Interactions
Sédatifs
Une étude chez la souris a observé une activité dépressive du système nerveux central avec des extraits de feuilles et de graines.
Une prudence théorique est donc appropriée avec :
benzodiazépines ;
somnifères ;
antihistaminiques sédatifs ;
autres plantes fortement sédatives.
Antidiabétiques
Des travaux expérimentaux sur l'espèce et le genre rapportent des effets antidiabétiques.
Une interaction additive avec les médicaments hypoglycémiants reste théorique, mais mérite prudence avec les extraits concentrés.
Autres plantes riches en saponines
L'association de fortes doses avec d'autres extraits fortement riches en saponines pourrait augmenter l'irritation digestive.
Aucune de ces interactions n'est actuellement aussi solidement établie que les interactions classiques de médicaments bien étudiés.
Une étude chez la souris a observé une activité dépressive du système nerveux central avec des extraits de feuilles et de graines.
Une prudence théorique est donc appropriée avec :
benzodiazépines ;
somnifères ;
antihistaminiques sédatifs ;
autres plantes fortement sédatives.
Antidiabétiques
Des travaux expérimentaux sur l'espèce et le genre rapportent des effets antidiabétiques.
Une interaction additive avec les médicaments hypoglycémiants reste théorique, mais mérite prudence avec les extraits concentrés.
Autres plantes riches en saponines
L'association de fortes doses avec d'autres extraits fortement riches en saponines pourrait augmenter l'irritation digestive.
Aucune de ces interactions n'est actuellement aussi solidement établie que les interactions classiques de médicaments bien étudiés.
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