Nom commun
Mangrove Indienne
Nom scientifique
Avicennia officinalis
Famille botanique
Acanthaceae
Description botanique
Il ne faut pas la confondre avec Avicennia marina, autre mangrove très répandue du même genre.
Description
Avicennia officinalis est un arbuste ou arbre de mangrove persistant, généralement haut de 5 à 15 m, parfois davantage dans les stations favorables.
Racines
Comme les autres Avicennia, elle produit de nombreux pneumatophores, racines aériennes dressées ressemblant à de petits crayons sortant de la vase.
Ces structures permettent aux racines de respirer dans des sols :
saturés d'eau ;
pauvres en oxygène ;
soumis aux marées.
Cette architecture racinaire est caractéristique du genre.
Feuilles
Les feuilles sont :
opposées ;
simples ;
entières ;
elliptiques à oblongues ;
coriaces.
La face supérieure est généralement vert foncé, tandis que la face inférieure est plus pâle.
Les feuilles sont adaptées à la salinité et peuvent éliminer une partie du sel absorbé grâce à des mécanismes spécialisés.
Fleurs
Les fleurs sont petites, regroupées en inflorescences compactes, généralement :
jaune orangé ;
jaune doré ;
légèrement parfumées.
Le genre possède une corolle à tube court avec quatre lobes et quatre étamines.
Fruit
Le fruit est généralement une capsule coriace, à une graine, présentant un développement embryonnaire très avancé avant sa dispersion, caractère fréquent chez les mangroves.
Description
Avicennia officinalis est un arbuste ou arbre de mangrove persistant, généralement haut de 5 à 15 m, parfois davantage dans les stations favorables.
Racines
Comme les autres Avicennia, elle produit de nombreux pneumatophores, racines aériennes dressées ressemblant à de petits crayons sortant de la vase.
Ces structures permettent aux racines de respirer dans des sols :
saturés d'eau ;
pauvres en oxygène ;
soumis aux marées.
Cette architecture racinaire est caractéristique du genre.
Feuilles
Les feuilles sont :
opposées ;
simples ;
entières ;
elliptiques à oblongues ;
coriaces.
La face supérieure est généralement vert foncé, tandis que la face inférieure est plus pâle.
Les feuilles sont adaptées à la salinité et peuvent éliminer une partie du sel absorbé grâce à des mécanismes spécialisés.
Fleurs
Les fleurs sont petites, regroupées en inflorescences compactes, généralement :
jaune orangé ;
jaune doré ;
légèrement parfumées.
Le genre possède une corolle à tube court avec quatre lobes et quatre étamines.
Fruit
Le fruit est généralement une capsule coriace, à une graine, présentant un développement embryonnaire très avancé avant sa dispersion, caractère fréquent chez les mangroves.
Répartition
l'aire indigène de Avicennia officinalis s'étend de l'Asie tropicale jusqu'au nord et à l'est de l'Australie.
Elle est présente notamment en :
Inde ;
Bangladesh ;
Sri Lanka ;
Myanmar ;
Thaïlande ;
Cambodge ;
Vietnam ;
Malaisie ;
Indonésie ;
Philippines ;
Nouvelle-Guinée ;
nord de l'Australie.
Elle fait partie des grandes espèces de mangroves indo-pacifiques.
Elle est présente notamment en :
Inde ;
Bangladesh ;
Sri Lanka ;
Myanmar ;
Thaïlande ;
Cambodge ;
Vietnam ;
Malaisie ;
Indonésie ;
Philippines ;
Nouvelle-Guinée ;
nord de l'Australie.
Elle fait partie des grandes espèces de mangroves indo-pacifiques.
Habitat
Avicennia officinalis pousse essentiellement dans les mangroves tropicales humides, notamment :
vasières littorales ;
estuaires ;
embouchures de rivières ;
lagunes saumâtres ;
zones intertidales ;
berges soumises aux marées.
Elle possède une forte tolérance :
au sel ;
à l'immersion périodique ;
aux sols anoxiques ;
à la vase ;
aux fluctuations importantes de salinité.
Les pneumatophores lui permettent de survivre dans ces sols presque constamment saturés d'eau.
vasières littorales ;
estuaires ;
embouchures de rivières ;
lagunes saumâtres ;
zones intertidales ;
berges soumises aux marées.
Elle possède une forte tolérance :
au sel ;
à l'immersion périodique ;
aux sols anoxiques ;
à la vase ;
aux fluctuations importantes de salinité.
Les pneumatophores lui permettent de survivre dans ces sols presque constamment saturés d'eau.
Principes actifs
Le cortex de bois donne le lapachol.
Le criblage phytochimique a donné des alcaloïdes, des triterpènes et des tanins. Le test a donné un triterpène, l'acide bétulinique.
L'extrait d'acétate d'éthyle d'écorce de tige d'A. Officinalis a donné des triterpénoïdes, de l'acide bétulinique, du lupéol et du bétulinaldéhyde.
Le criblage phytochimique d'extrait éthanolique de feuilles a donné des glucides, des sucres réducteurs, des sucres réducteurs combinés, des glycosides, des tanins, des alcaloïdes, des protéines, des terpénoïdes et des flavonoïdes.
Le criblage phytochimique a donné des alcaloïdes, des triterpènes et des tanins. Le test a donné un triterpène, l'acide bétulinique.
L'extrait d'acétate d'éthyle d'écorce de tige d'A. Officinalis a donné des triterpénoïdes, de l'acide bétulinique, du lupéol et du bétulinaldéhyde.
Le criblage phytochimique d'extrait éthanolique de feuilles a donné des glucides, des sucres réducteurs, des sucres réducteurs combinés, des glycosides, des tanins, des alcaloïdes, des protéines, des terpénoïdes et des flavonoïdes.
Usages traditionnels
Avicennia officinalis possède une importante réputation médicinale dans différentes régions d'Inde et d'Asie tropicale.
Une grande revue ethnopharmacologique des mangroves rapporte des usages très variés des feuilles, fruits, graines, racines, écorce et résine.
Affections cutanées
L'écorce est traditionnellement utilisée pour :
gale ;
affections de la peau ;
plaies.
Les feuilles sont également appliquées dans certaines régions pour les maladies cutanées et les lésions.
Rhumatismes et douleurs articulaires
Les feuilles sont traditionnellement employées contre :
rhumatismes ;
douleurs articulaires ;
inflammations ;
paralysie dans certains systèmes médicinaux traditionnels.
Asthme et troubles respiratoires
Des usages traditionnels des feuilles sont rapportés contre :
asthme ;
troubles bronchiques ;
difficultés respiratoires.
Troubles digestifs
Les feuilles sont utilisées traditionnellement contre :
dyspepsie ;
troubles de l'estomac ;
ulcères.
Toutefois, une revue générale des mangroves souligne que plusieurs usages anti-ulcéreux traditionnels, dont ceux d'A. officinalis, restent insuffisamment validés expérimentalement.
Morsures de serpent
Des feuilles et de la résine ont été utilisées traditionnellement après morsure de serpent.
Cet usage est strictement historique : une morsure de serpent nécessite une prise en charge médicale urgente et un antivenin approprié lorsqu'il est indiqué.
Aphrodisiaque
Les racines sont citées dans certaines traditions comme aphrodisiaques.
Contraception traditionnelle
L'écorce et la résine ont également été rapportées historiquement comme agents contraceptifs ou antifertilité.
Cette utilisation justifie une prudence particulière pendant la grossesse.
Une grande revue ethnopharmacologique des mangroves rapporte des usages très variés des feuilles, fruits, graines, racines, écorce et résine.
Affections cutanées
L'écorce est traditionnellement utilisée pour :
gale ;
affections de la peau ;
plaies.
Les feuilles sont également appliquées dans certaines régions pour les maladies cutanées et les lésions.
Rhumatismes et douleurs articulaires
Les feuilles sont traditionnellement employées contre :
rhumatismes ;
douleurs articulaires ;
inflammations ;
paralysie dans certains systèmes médicinaux traditionnels.
Asthme et troubles respiratoires
Des usages traditionnels des feuilles sont rapportés contre :
asthme ;
troubles bronchiques ;
difficultés respiratoires.
Troubles digestifs
Les feuilles sont utilisées traditionnellement contre :
dyspepsie ;
troubles de l'estomac ;
ulcères.
Toutefois, une revue générale des mangroves souligne que plusieurs usages anti-ulcéreux traditionnels, dont ceux d'A. officinalis, restent insuffisamment validés expérimentalement.
Morsures de serpent
Des feuilles et de la résine ont été utilisées traditionnellement après morsure de serpent.
Cet usage est strictement historique : une morsure de serpent nécessite une prise en charge médicale urgente et un antivenin approprié lorsqu'il est indiqué.
Aphrodisiaque
Les racines sont citées dans certaines traditions comme aphrodisiaques.
Contraception traditionnelle
L'écorce et la résine ont également été rapportées historiquement comme agents contraceptifs ou antifertilité.
Cette utilisation justifie une prudence particulière pendant la grossesse.
Usages culinaires
Contrairement à certaines autres espèces d'Avicennia, A. officinalis n'est pas une plante alimentaire courante
Posologie
Écorce — diabète : donnée quantitative
Nous avons une donnée ethnomédicinale intéressante provenant des îles Andaman. Une enquête rapporte l'emploi de :
½ tasse de décoction d'écorce de tige, associée au jus des fleurs, traditionnellement contre le diabète.
C'est donc une véritable quantité traditionnelle exprimée en volume. La source ne définit cependant pas précisément le volume de la tasse ni le poids d'écorce utilisé.
Plante — troubles digestifs
Une préparation traditionnelle particulièrement intéressante consiste à préparer une décoction de la plante avec du sucre et du cumin, utilisée contre la dyspepsie et les troubles digestifs. Cette utilisation est rapportée dans la littérature scientifique consacrée spécifiquement à A. officinalis.
La quantité exacte de plante, de cumin et de sucre n'est malheureusement pas indiquée.
Écorce — diurétique
L'écorce est traditionnellement utilisée comme diurétique. Elle possède également des emplois populaires contre :
rhumatismes ;
paralysie ;
asthme ;
affections cutanées, notamment la gale ;
morsures de serpent.
Ces indications sont ethnomédicinales. En particulier, une morsure de serpent exige évidemment un traitement médical urgent.
Racines et écorce — aphrodisiaque
PROSEA rapporte que les racines et l'écorce de Avicennia officinalis, ainsi que la résine qu'elles peuvent exsuder, sont traditionnellement considérées comme aphrodisiaques.
Feuilles — infusion contre la fièvre
Une donnée ethnomédicinale provenant de Madagascar mentionne :
feuilles → infusion → administration traditionnelle contre la fièvre jaune.
Là encore, aucune quantité n'est indiquée. Il s'agit surtout d'une donnée historique : la fièvre jaune est une infection virale potentiellement grave et cet usage traditionnel ne constitue pas un traitement moderne.
Écorce — peau et plaies
L'écorce des Avicennia possède également une longue utilisation externe contre :
parasites cutanés ;
certaines lésions cutanées ;
plaies gangreneuses.
Pour un usage ethnobotanique externe, on peut donc noter :
écorce → décoction/lavage local traditionnel, sans quantité standardisée.
Graines — abcès, furoncles et ulcères
Les graines sont traditionnellement préparées en cataplasme maturatif, notamment sur :
furoncles ;
abcès ;
ulcères.
Elles étaient utilisées pour favoriser la maturation et la suppuration des abcès.
Posologie externe : graines préparées en pâte → quantité suffisante pour couvrir localement la zone concernée.
Fruits — tumeurs
Le fruit est également rapporté historiquement sous forme de plâtre/cataplasme appliqué sur les tumeurs.
Nous avons une donnée ethnomédicinale intéressante provenant des îles Andaman. Une enquête rapporte l'emploi de :
½ tasse de décoction d'écorce de tige, associée au jus des fleurs, traditionnellement contre le diabète.
C'est donc une véritable quantité traditionnelle exprimée en volume. La source ne définit cependant pas précisément le volume de la tasse ni le poids d'écorce utilisé.
Plante — troubles digestifs
Une préparation traditionnelle particulièrement intéressante consiste à préparer une décoction de la plante avec du sucre et du cumin, utilisée contre la dyspepsie et les troubles digestifs. Cette utilisation est rapportée dans la littérature scientifique consacrée spécifiquement à A. officinalis.
La quantité exacte de plante, de cumin et de sucre n'est malheureusement pas indiquée.
Écorce — diurétique
L'écorce est traditionnellement utilisée comme diurétique. Elle possède également des emplois populaires contre :
rhumatismes ;
paralysie ;
asthme ;
affections cutanées, notamment la gale ;
morsures de serpent.
Ces indications sont ethnomédicinales. En particulier, une morsure de serpent exige évidemment un traitement médical urgent.
Racines et écorce — aphrodisiaque
PROSEA rapporte que les racines et l'écorce de Avicennia officinalis, ainsi que la résine qu'elles peuvent exsuder, sont traditionnellement considérées comme aphrodisiaques.
Feuilles — infusion contre la fièvre
Une donnée ethnomédicinale provenant de Madagascar mentionne :
feuilles → infusion → administration traditionnelle contre la fièvre jaune.
Là encore, aucune quantité n'est indiquée. Il s'agit surtout d'une donnée historique : la fièvre jaune est une infection virale potentiellement grave et cet usage traditionnel ne constitue pas un traitement moderne.
Écorce — peau et plaies
L'écorce des Avicennia possède également une longue utilisation externe contre :
parasites cutanés ;
certaines lésions cutanées ;
plaies gangreneuses.
Pour un usage ethnobotanique externe, on peut donc noter :
écorce → décoction/lavage local traditionnel, sans quantité standardisée.
Graines — abcès, furoncles et ulcères
Les graines sont traditionnellement préparées en cataplasme maturatif, notamment sur :
furoncles ;
abcès ;
ulcères.
Elles étaient utilisées pour favoriser la maturation et la suppuration des abcès.
Posologie externe : graines préparées en pâte → quantité suffisante pour couvrir localement la zone concernée.
Fruits — tumeurs
Le fruit est également rapporté historiquement sous forme de plâtre/cataplasme appliqué sur les tumeurs.
Précautions
Aucun Connu à ce jour
Contre-indications
Une revue du genre Avicennia rapporte qu'un extrait éthanolique de feuilles d'A. officinalis n'a pas montré de toxicité apparente chez des animaux expérimentaux à certaines doses, mais cela ne garantit pas la sécurité humaine ni celle d'extraits fortement concentrés.
Cytotoxicité expérimentale
Des extraits éthanoliques de feuilles et d'écorce ont montré une cytotoxicité dépendante de la concentration sur une lignée cellulaire murine en laboratoire. Les auteurs soulignent cependant que l'activité était relativement faible selon les critères de criblage anticancéreux.
Cela justifie néanmoins de ne pas considérer les extraits concentrés comme anodins.
Grossesse
Éviter l'usage médicinal interne pendant la grossesse, notamment en raison des usages traditionnels contraceptifs/antifertilité attribués à l'écorce et à la résine.
Allaitement
Éviter également les préparations concentrées faute de données suffisantes.
Enfants
Ne pas utiliser les extraits internes concentrés sans avis professionnel.
Plaies et infections
Les usages traditionnels cutanés ne remplacent pas le traitement d'une :
infection profonde ;
plaie importante ;
morsure ;
brûlure sévère.
Cytotoxicité expérimentale
Des extraits éthanoliques de feuilles et d'écorce ont montré une cytotoxicité dépendante de la concentration sur une lignée cellulaire murine en laboratoire. Les auteurs soulignent cependant que l'activité était relativement faible selon les critères de criblage anticancéreux.
Cela justifie néanmoins de ne pas considérer les extraits concentrés comme anodins.
Grossesse
Éviter l'usage médicinal interne pendant la grossesse, notamment en raison des usages traditionnels contraceptifs/antifertilité attribués à l'écorce et à la résine.
Allaitement
Éviter également les préparations concentrées faute de données suffisantes.
Enfants
Ne pas utiliser les extraits internes concentrés sans avis professionnel.
Plaies et infections
Les usages traditionnels cutanés ne remplacent pas le traitement d'une :
infection profonde ;
plaie importante ;
morsure ;
brûlure sévère.
Interactions
Antidiabétiques
Le genre Avicennia et plusieurs mangroves ont montré des activités antidiabétiques expérimentales ; toutefois, les données propres à cette espèce ne permettent pas de considérer l'interaction comme démontrée.
Par prudence avec des extraits concentrés, surveiller l'association avec :
insuline ;
metformine ;
sulfamides hypoglycémiants ;
plantes fortement hypoglycémiantes.
Anti-inflammatoires
Des activités anti-inflammatoires sont rapportées pour des extraits du genre et pour A. officinalis. Une potentialisation pharmacologique avec les anti-inflammatoires reste théorique, faute d'études cliniques d'interaction.
Médicaments à marge thérapeutique étroite
En raison du manque de données pharmacocinétiques humaines, prudence avec les extraits concentrés chez une personne prenant plusieurs médicaments.
Le genre Avicennia et plusieurs mangroves ont montré des activités antidiabétiques expérimentales ; toutefois, les données propres à cette espèce ne permettent pas de considérer l'interaction comme démontrée.
Par prudence avec des extraits concentrés, surveiller l'association avec :
insuline ;
metformine ;
sulfamides hypoglycémiants ;
plantes fortement hypoglycémiantes.
Anti-inflammatoires
Des activités anti-inflammatoires sont rapportées pour des extraits du genre et pour A. officinalis. Une potentialisation pharmacologique avec les anti-inflammatoires reste théorique, faute d'études cliniques d'interaction.
Médicaments à marge thérapeutique étroite
En raison du manque de données pharmacocinétiques humaines, prudence avec les extraits concentrés chez une personne prenant plusieurs médicaments.
Photographies
Galerie
3 images