Rhizophoraceae
Mangrove noire
Bruguiera gymnorrhiza
3 photos
Aussi appelée :
Black mangrove Burma mangrove
Nom commun
Mangrove noire
Nom scientifique
Bruguiera gymnorrhiza
Famille botanique
Rhizophoraceae
Description botanique
Bruguiera gymnorhiza est un arbre persistant de mangrove, pouvant devenir assez grand dans les stations favorables. Selon les populations, il peut se présenter comme un arbuste de plusieurs mètres ou comme un véritable arbre dépassant largement 10 m.
Tronc et écorce
L’écorce est généralement :
gris brun à rouge brun ;
rugueuse ;
riche en tanins ;
relativement épaisse.
Racines
Le système racinaire est très caractéristique. L’arbre développe des racines aériennes en arceaux ou en genoux, adaptées aux sols vaseux pauvres en oxygène.
Ces racines participent à :
l’ancrage dans la vase ;
l’oxygénation des tissus souterrains ;
la stabilisation des sédiments.
Feuilles
Les feuilles sont :
opposées ;
simples ;
coriaces ;
elliptiques ;
vert foncé ;
généralement munies d’un pétiole rougeâtre.
Fleurs
Les fleurs sont relativement grandes pour une mangrove du genre Bruguiera. Elles peuvent être :
crème à jaunâtres au début ;
entourées d’un calice rougeâtre à rouge vif ;
solitaires ou en petits groupes.
Propagules
Après la fécondation, la graine commence son développement alors qu’elle est encore attachée à l’arbre. Elle forme une longue structure verte, cylindrique, évoquant un cigare : le propagule.
Cette germination avant la dispersion correspond à une forme de viviparie, adaptation typique de nombreuses Rhizophoraceae. Une description botanique moderne signale notamment les feuilles elliptiques sombres, l’écorce rouge brun et les propagules verts en forme de cigare.
Tronc et écorce
L’écorce est généralement :
gris brun à rouge brun ;
rugueuse ;
riche en tanins ;
relativement épaisse.
Racines
Le système racinaire est très caractéristique. L’arbre développe des racines aériennes en arceaux ou en genoux, adaptées aux sols vaseux pauvres en oxygène.
Ces racines participent à :
l’ancrage dans la vase ;
l’oxygénation des tissus souterrains ;
la stabilisation des sédiments.
Feuilles
Les feuilles sont :
opposées ;
simples ;
coriaces ;
elliptiques ;
vert foncé ;
généralement munies d’un pétiole rougeâtre.
Fleurs
Les fleurs sont relativement grandes pour une mangrove du genre Bruguiera. Elles peuvent être :
crème à jaunâtres au début ;
entourées d’un calice rougeâtre à rouge vif ;
solitaires ou en petits groupes.
Propagules
Après la fécondation, la graine commence son développement alors qu’elle est encore attachée à l’arbre. Elle forme une longue structure verte, cylindrique, évoquant un cigare : le propagule.
Cette germination avant la dispersion correspond à une forme de viviparie, adaptation typique de nombreuses Rhizophoraceae. Une description botanique moderne signale notamment les feuilles elliptiques sombres, l’écorce rouge brun et les propagules verts en forme de cigare.
Répartition
L’espèce possède l’une des plus vastes répartitions parmi les mangroves indo-pacifiques.
indigène depuis le nord-est de l’Afrique tropicale et l’Afrique australe jusqu’à l’Asie du Sud et du Sud-Est, l’Australie et le Pacifique occidental.
Elle est notamment indigène en :
Kenya ;
Tanzanie ;
Mozambique ;
Madagascar ;
Seychelles ;
Inde ;
Bangladesh ;
Sri Lanka ;
Myanmar ;
Thaïlande ;
Cambodge ;
Vietnam ;
Malaisie ;
Indonésie ;
Bornéo ;
Philippines ;
Nouvelle-Guinée ;
nord et est de l’Australie ;
îles Salomon ;
Fidji ;
Samoa ;
Tonga ;
Vanuatu ;
plusieurs archipels de Micronésie et Polynésie.
indigène depuis le nord-est de l’Afrique tropicale et l’Afrique australe jusqu’à l’Asie du Sud et du Sud-Est, l’Australie et le Pacifique occidental.
Elle est notamment indigène en :
Kenya ;
Tanzanie ;
Mozambique ;
Madagascar ;
Seychelles ;
Inde ;
Bangladesh ;
Sri Lanka ;
Myanmar ;
Thaïlande ;
Cambodge ;
Vietnam ;
Malaisie ;
Indonésie ;
Bornéo ;
Philippines ;
Nouvelle-Guinée ;
nord et est de l’Australie ;
îles Salomon ;
Fidji ;
Samoa ;
Tonga ;
Vanuatu ;
plusieurs archipels de Micronésie et Polynésie.
Habitat
Bruguiera gymnorhiza est une véritable mangrove intertidale du biome tropical humide
Elle pousse notamment :
dans les forêts de mangrove ;
sur les vasières côtières ;
autour des estuaires ;
dans les lagunes saumâtres ;
le long des chenaux soumis aux marées ;
dans les parties internes des mangroves.
Elle supporte :
salinité élevée ou fluctuante ;
inondations régulières ;
sols anoxiques ;
vase riche en matière organique ;
fortes chaleurs tropicales.
Son système racinaire contribue également à la stabilisation des côtes et au piégeage des sédiments.
Elle pousse notamment :
dans les forêts de mangrove ;
sur les vasières côtières ;
autour des estuaires ;
dans les lagunes saumâtres ;
le long des chenaux soumis aux marées ;
dans les parties internes des mangroves.
Elle supporte :
salinité élevée ou fluctuante ;
inondations régulières ;
sols anoxiques ;
vase riche en matière organique ;
fortes chaleurs tropicales.
Son système racinaire contribue également à la stabilisation des côtes et au piégeage des sédiments.
Principes actifs
L’analyse phytochimique des racines séchées a donné des flavonoïdes, des sucres réducteurs, des gommes, des saponines et des tanins, sans alcaloïdes, glycosides et stéroïdes.
Usages traditionnels
Bruguiera gymnorhiza possède une tradition médicinale ancienne dans plusieurs régions d’Asie.
Une revue récente du genre Bruguiera rapporte que les feuilles et l’écorce ont été utilisées contre plusieurs troubles, notamment diarrhée, fièvre, diabète, affections hépatiques, brûlures, paludisme et vers intestinaux. Les racines sont également citées contre le diabète et les troubles lipidiques.
Diarrhée
L’écorce est traditionnellement employée comme astringente, notamment contre :
diarrhée ;
dysenterie ;
troubles intestinaux.
Sa forte teneur en tanins explique probablement en partie cet usage.
Fièvre
L’écorce et parfois les feuilles sont utilisées traditionnellement contre différentes fièvres.
Diabète
Dans certaines médecines populaires d’Inde, de Maurice et d’Asie, la plante est utilisée pour accompagner le diabète.
Cet usage reste traditionnel et ne remplace pas un traitement antidiabétique.
Hypertension
À Maurice notamment, elle a été utilisée traditionnellement pour le diabète et l’hypertension.
Paludisme
L’écorce a été employée dans certaines régions contre le paludisme. Cet usage est ethnomédicinal et ne remplace pas un traitement antipaludique efficace.
Vers intestinaux
L’espèce possède également un usage traditionnel comme vermifuge.
Brûlures et peau
L’écorce a été utilisée sur des brûlures dans certaines îles du Pacifique.
Une revue récente du genre Bruguiera rapporte que les feuilles et l’écorce ont été utilisées contre plusieurs troubles, notamment diarrhée, fièvre, diabète, affections hépatiques, brûlures, paludisme et vers intestinaux. Les racines sont également citées contre le diabète et les troubles lipidiques.
Diarrhée
L’écorce est traditionnellement employée comme astringente, notamment contre :
diarrhée ;
dysenterie ;
troubles intestinaux.
Sa forte teneur en tanins explique probablement en partie cet usage.
Fièvre
L’écorce et parfois les feuilles sont utilisées traditionnellement contre différentes fièvres.
Diabète
Dans certaines médecines populaires d’Inde, de Maurice et d’Asie, la plante est utilisée pour accompagner le diabète.
Cet usage reste traditionnel et ne remplace pas un traitement antidiabétique.
Hypertension
À Maurice notamment, elle a été utilisée traditionnellement pour le diabète et l’hypertension.
Paludisme
L’écorce a été employée dans certaines régions contre le paludisme. Cet usage est ethnomédicinal et ne remplace pas un traitement antipaludique efficace.
Vers intestinaux
L’espèce possède également un usage traditionnel comme vermifuge.
Brûlures et peau
L’écorce a été utilisée sur des brûlures dans certaines îles du Pacifique.
Usages culinaires
Cette espèce possède un véritable usage alimentaire traditionnel, mais uniquement après une préparation destinée à éliminer une grande partie des tanins et de l’amertume.
Propagules / hypocotyles
Les longs propagules peuvent être consommés dans certaines populations du Pacifique et d’Asie.
Ils sont notamment consommés :
en Mélanésie ;
à Nauru ;
aux îles Salomon ;
en Papouasie-Nouvelle-Guinée ;
aux Maldives ;
dans certaines régions d’Australie septentrionale.
Ils ont même été vendus comme légumes sur le marché de Honiara aux îles Salomon.
Préparation traditionnelle
Les propagules sont généralement :
pelés ou grattés ;
râpés ou coupés ;
lavés longuement ;
trempés ;
bouillis plusieurs fois ;
l’eau de cuisson est jetée et renouvelée.
Dans certaines traditions, de la cendre est utilisée pendant une étape du traitement afin de diminuer l’amertume et les tanins.
Ils peuvent ensuite être consommés comme féculent ou mélangés à de la noix de coco.
Important
Les propagules crus ou insuffisamment préparés ne doivent pas être considérés comme un aliment ordinaire, car ils sont très riches en tanins.
Propagules / hypocotyles
Les longs propagules peuvent être consommés dans certaines populations du Pacifique et d’Asie.
Ils sont notamment consommés :
en Mélanésie ;
à Nauru ;
aux îles Salomon ;
en Papouasie-Nouvelle-Guinée ;
aux Maldives ;
dans certaines régions d’Australie septentrionale.
Ils ont même été vendus comme légumes sur le marché de Honiara aux îles Salomon.
Préparation traditionnelle
Les propagules sont généralement :
pelés ou grattés ;
râpés ou coupés ;
lavés longuement ;
trempés ;
bouillis plusieurs fois ;
l’eau de cuisson est jetée et renouvelée.
Dans certaines traditions, de la cendre est utilisée pendant une étape du traitement afin de diminuer l’amertume et les tanins.
Ils peuvent ensuite être consommés comme féculent ou mélangés à de la noix de coco.
Important
Les propagules crus ou insuffisamment préparés ne doivent pas être considérés comme un aliment ordinaire, car ils sont très riches en tanins.
Posologie
Écorce
Les décoctions d’écorce ont une tradition contre la diarrhée et la fièvre, mais les quantités employées varient fortement selon les régions.
Aucune dose clinique universelle fiable ne peut donc être proposée.
Feuilles
Même situation pour les feuilles : la recherche utilise essentiellement des extraits expérimentaux, qui ne sont pas directement transposables à une infusion domestique.
Racines
L’usage contre le diabète ou les troubles lipidiques reste traditionnel et expérimental ; aucune posologie humaine standardisée n’est disponible.
Teinture 1:5
Une teinture hydroalcoolique 1:5 serait techniquement réalisable à partir d’écorce ou de feuilles sèches,
Les décoctions d’écorce ont une tradition contre la diarrhée et la fièvre, mais les quantités employées varient fortement selon les régions.
Aucune dose clinique universelle fiable ne peut donc être proposée.
Feuilles
Même situation pour les feuilles : la recherche utilise essentiellement des extraits expérimentaux, qui ne sont pas directement transposables à une infusion domestique.
Racines
L’usage contre le diabète ou les troubles lipidiques reste traditionnel et expérimental ; aucune posologie humaine standardisée n’est disponible.
Teinture 1:5
Une teinture hydroalcoolique 1:5 serait techniquement réalisable à partir d’écorce ou de feuilles sèches,
Précautions
Aucun Connu
Contre-indications
Forte teneur en tanins
L’écorce et les propagules peuvent être très riches en tanins.
À doses élevées, ces composés peuvent provoquer :
nausées ;
irritation gastrique ;
constipation ;
inconfort digestif.
Ils peuvent également diminuer l’absorption de certains minéraux lorsqu’ils sont consommés régulièrement en grandes quantités.
Propagules crus
Ils ne doivent pas être consommés crus en quantité importante.
Le traitement traditionnel par lavages, trempages et cuissons répétées vise précisément à réduire les tanins.
Grossesse
Un usage traditionnel de l’écorce comme abortif a été rapporté dans certaines îles du Pacifique. Cette information justifie d’éviter les préparations médicinales concentrées pendant la grossesse.
Allaitement
Par manque de données de sécurité, éviter les extraits médicinaux concentrés.
Enfants
L’usage alimentaire correctement préparé appartient à certaines traditions, mais l’usage médicinal concentré n’est pas suffisamment étudié chez l’enfant.
Diabète
Une personne sous traitement antidiabétique ne devrait pas utiliser un extrait concentré sans surveillance de la glycémie.
L’écorce et les propagules peuvent être très riches en tanins.
À doses élevées, ces composés peuvent provoquer :
nausées ;
irritation gastrique ;
constipation ;
inconfort digestif.
Ils peuvent également diminuer l’absorption de certains minéraux lorsqu’ils sont consommés régulièrement en grandes quantités.
Propagules crus
Ils ne doivent pas être consommés crus en quantité importante.
Le traitement traditionnel par lavages, trempages et cuissons répétées vise précisément à réduire les tanins.
Grossesse
Un usage traditionnel de l’écorce comme abortif a été rapporté dans certaines îles du Pacifique. Cette information justifie d’éviter les préparations médicinales concentrées pendant la grossesse.
Allaitement
Par manque de données de sécurité, éviter les extraits médicinaux concentrés.
Enfants
L’usage alimentaire correctement préparé appartient à certaines traditions, mais l’usage médicinal concentré n’est pas suffisamment étudié chez l’enfant.
Diabète
Une personne sous traitement antidiabétique ne devrait pas utiliser un extrait concentré sans surveillance de la glycémie.
Interactions
Antidiabétiques
En raison de son utilisation traditionnelle contre le diabète et de résultats pharmacologiques expérimentaux, un effet additif avec :
insuline ;
metformine ;
sulfamides hypoglycémiants ;
autres plantes hypoglycémiantes
est théoriquement possible.
Fer et minéraux
Les préparations d’écorce très riches en tanins peuvent théoriquement diminuer l’absorption digestive :
du fer ;
de certains minéraux ;
de certains médicaments pris simultanément.
Par prudence, une préparation très tannique peut être prise à distance des médicaments ou compléments minéraux.
Plantes très astringentes
L’association de fortes doses avec d’autres plantes très tanniques, comme :
chêne ;
tormentille ;
ronce ;
hamamélis
pourrait accentuer constipation et irritation digestive.
Ces interactions restent surtout théoriques,
En raison de son utilisation traditionnelle contre le diabète et de résultats pharmacologiques expérimentaux, un effet additif avec :
insuline ;
metformine ;
sulfamides hypoglycémiants ;
autres plantes hypoglycémiantes
est théoriquement possible.
Fer et minéraux
Les préparations d’écorce très riches en tanins peuvent théoriquement diminuer l’absorption digestive :
du fer ;
de certains minéraux ;
de certains médicaments pris simultanément.
Par prudence, une préparation très tannique peut être prise à distance des médicaments ou compléments minéraux.
Plantes très astringentes
L’association de fortes doses avec d’autres plantes très tanniques, comme :
chêne ;
tormentille ;
ronce ;
hamamélis
pourrait accentuer constipation et irritation digestive.
Ces interactions restent surtout théoriques,
Photographies
Galerie
3 images