Photographie de Marguerite Collante
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Asteraceae

Marguerite Collante

Adenostemma lavenia

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Aussi appelée : Lavenia

Description botanique

Adenostemma lavenia est une plante herbacée vivace, parfois assez robuste, appréciant particulièrement les lieux humides.

Elle peut généralement atteindre environ 30 cm à plus d’un mètre, selon le milieu et la variété.

Tiges

Les tiges sont :

dressées ou légèrement ascendantes ;
ramifiées ;
vertes à parfois rougeâtres ;
plus ou moins pubescentes ou glanduleuses.
Feuilles

Les feuilles sont généralement :

opposées ;
ovales à elliptiques ou lancéolées ;
assez larges ;
à nervures nettement visibles ;
à marge dentée ;
portées par un pétiole parfois ailé.

Leur aspect peut varier fortement entre les différentes variétés reconnues de l’espèce.

Fleurs

Les inflorescences sont de petits capitules, typiques des Asteraceae.

Les fleurs sont :

petites ;
blanchâtres ;
parfois légèrement rosées ou verdâtres ;
regroupées sur des pédoncules fins.

Les styles blanchâtres émergent du capitule et donnent à l’inflorescence un aspect très caractéristique.

Fruits

Les fruits sont de petits akènes glanduleux, dont la surface facilite l’adhérence et la dissémination.

Répartition

Son aire indigène comprend notamment :

Inde ;
Assam ;
Bangladesh ;
Pakistan ;
Népal ;
Himalaya oriental et occidental ;
Sri Lanka ;
îles Andaman et Nicobar ;
Myanmar ;
Laos ;
Thaïlande ;
sud et sud-est de la Chine ;
Hainan ;
Taiwan ;
Japon ;
Bornéo ;
Sumatra ;
Java ;
Sulawesi.

Habitat

La Marguerite collante affectionne surtout les milieux humides à très humides.

On la rencontre notamment :

sur les berges de ruisseaux ;
dans les fossés ;
sur les terrains humides ;
dans les sous-bois ;
en bordure de forêt ;
dans les clairières ;
sur les sols perturbés mais humides.

Certaines populations poussent directement à proximité des cours d’eau.

Usages traditionnels

Adenostemma lavenia possède une véritable tradition médicinale asiatique.

À Taiwan et en Chine, la plante entière est notamment utilisée traditionnellement contre :

congestion pulmonaire ;
pneumonie ;
affections inflammatoires respiratoires ;
hépatite ;
œdèmes ;
inflammation.
Poumons et voies respiratoires

L’usage traditionnel respiratoire est particulièrement notable.

Des préparations de la plante entière sont employées comme remèdes populaires contre :

inflammation pulmonaire ;
congestion ;
certaines infections respiratoires ;
toux dans certaines traditions.

Cette utilisation a motivé plusieurs études modernes sur les propriétés anti-inflammatoires de l’espèce.

Foie

Les décoctions sont également traditionnellement employées contre des affections qualifiées d’hépatite dans les pharmacopées populaires chinoises et taiwanaises.

Cela ne signifie toutefois pas qu’elles constituent un traitement validé d’une hépatite virale.

Douleurs et inflammation

Des usages populaires contre :

douleurs ;
inflammation ;
fièvre

sont cohérents avec les travaux pharmacologiques modernes qui ont mis en évidence des effets antinociceptifs, antipyrétiques et anti-inflammatoires chez l’animal.

Diarrhée

L’espèce a également fait l’objet d’une étude montrant une activité antidiarrhéique expérimentale

Usages culinaires

Feuilles

Les jeunes parties peuvent être consommées dans certaines traditions locales, généralement cuites.

Cependant, leur goût peut être amer et l’usage alimentaire n’est pas aussi répandu

Posologie

Plante entière — décoction traditionnelle

L'une des préparations les mieux documentées est la décoction aqueuse de la plante entière. En Chine et à Taïwan, elle est traditionnellement employée notamment contre :

pneumonie – congestion pulmonaire – hépatite – inflammations.

Les publications scientifiques confirment explicitement que la plante entière est extraite à l'eau chaude sous forme de décoction pour ces usages.

Racines — douleurs gastriques

Au Bangladesh, une préparation traditionnelle simple est rapportée :

racines → décoction → administration orale contre les douleurs d'estomac.

Feuilles — dysenterie

Le jus frais extrait des feuilles possède également un usage oral traditionnel contre la dysenterie.

Préparation : feuilles fraîches → extraction du jus → administration orale.

Feuilles — toux

Une préparation traditionnelle particulièrement intéressante associe :

feuilles de A. lavenia
une petite quantité de noix d'arec
un peu de chaux,
le mélange étant mâché traditionnellement contre la toux.

Feuilles — ulcères et furoncles

Les feuilles possèdent plusieurs usages externes :

Feuilles chauffées/grillées → application sur les ulcères et furoncles.

Elles sont traditionnellement utilisées pour favoriser la maturation des furoncles.

Une étude pharmacognostique publiée en 2026 confirme encore les usages traditionnels des feuilles sur les ulcères, furoncles et coups de soleil.

Coups de soleil

Pour les coups de soleil :

feuilles fraîches → broyées en pâte → application locale en cataplasme.

Aucune quantité précise n'est nécessaire : utiliser simplement une quantité suffisante pour recouvrir la petite zone concernée. Cet usage externe est documenté dans les traditions indiennes.

Chute des cheveux

Les feuilles ont également une longue tradition contre la chute des cheveux et la calvitie. Elles sont employées sous forme de lotion ou d'eau de lavage capillaire.

Feuilles → décoction/lotion → appliquer sur le cuir chevelu ou utiliser comme eau de rinçage.

Autres usages traditionnels

La littérature scientifique mentionne également l'utilisation de la plante entière contre :

bronchite – amygdalite – pneumonie – congestion pulmonaire – hépatite – fièvre – paludisme.

Précautions

Aucun Connu à ce jour

Contre-indications

Grossesse et allaitement

En l’absence d’études de sécurité :

éviter les extraits concentrés et les cures médicinales pendant la grossesse et l’allaitement.

Enfants

Même prudence pour les préparations concentrées chez les jeunes enfants.

Maladies hépatiques ou pulmonaires

Une utilisation traditionnelle contre l’hépatite ou la pneumonie ne doit surtout pas retarder :

diagnostic médical ;
antibiothérapie lorsqu’elle est nécessaire ;
traitement antiviral d’une hépatite ;
prise en charge d’une détresse respiratoire.
Identité botanique

C’est une précaution particulièrement importante pour cette plante.

Une étude réalisée à Taiwan souligne que A. lavenia peut être falsifiée ou confondue avec :

Wedelia biflora ;
Sigesbeckia orientalis ;
Wedelia chinensis,

en raison de ressemblances et de noms vernaculaires communs.

À cela s’ajoute la confusion historique avec Adenostemma viscosum.

L’identification botanique doit donc être certaine avant un usage médicinal.

Interactions

Anticoagulants et antiagrégants

Des extraits de A. lavenia ont montré une activité thrombolytique in vitro. Une étude de 2026 sur les feuilles a observé une dissolution expérimentale de caillots.

Par précaution, les extraits concentrés devraient être utilisés avec prudence chez les personnes prenant :

warfarine ;
apixaban ;
rivaroxaban ;
héparines ;
aspirine à dose antiagrégante ;
clopidogrel.

Cette interaction reste théorique et préclinique, et non cliniquement démontrée.

Plantes influençant la coagulation

Même prudence théorique avec de fortes doses de :

ginkgo ;
ail concentré ;
gingembre concentré ;
curcuma concentré.
Anti-inflammatoires

Une interaction pharmacologique avec les AINS n’est pas documentée, malgré les propriétés anti-inflammatoires expérimentales de la plante.

Conclusion

Interactions médicamenteuses humaines confirmées : aucune connue à ce jour.

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