Photographie de Marguerite Tridax
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Asteraceae

Marguerite Tridax

Tridax procumbens

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Aussi appelée : Tridax Tridax daisy

Description botanique

Tridax procumbens est une herbe vivace à sous-arbrisseau rampant ou ascendant, souvent considérée comme adventice.

Tiges

Les tiges sont :

couchées à ascendantes ;
très ramifiées ;
couvertes de poils ;
capables de s’enraciner au contact du sol dans certaines conditions.
Feuilles

Les feuilles sont généralement :

opposées ;
ovales à lancéolées ;
longues d’environ 2,5 à 6,5 cm dans les descriptions floristiques ;
irrégulièrement dentées ;
rugueuses et pubescentes.
Fleurs

Les capitules sont portés par de longs pédoncules pouvant atteindre environ 20 cm.

Ils présentent :

un disque central jaune ;
généralement 3 à 6 fleurons ligulés périphériques ;
des ligules crème à jaune très pâle ou blanchâtres.

Cette petite fleur ressemble à une marguerite miniature.

Fruits

Les fruits sont de petits akènes munis d’un pappus plumeux, facilement dispersés par le vent.

Cette grande capacité de dissémination explique son caractère envahissant dans plusieurs régions tropicales.

Répartition

L’espèce est originaire du Mexique et de l’Amérique tropicale. Son aire naturelle couvre notamment :

Mexique ;
Amérique centrale ;
Caraïbes ;
Colombie ;
Venezuela ;
Guyanes ;
Équateur ;
Pérou ;
Bolivie ;
une partie du Brésil et du nord de l’Argentine.

Elle s’est ensuite largement naturalisée dans :

Afrique tropicale ;
Inde ;
Bangladesh ;
Sri Lanka ;
Asie du Sud-Est ;
Chine tropicale ;
Japon méridional ;
Australie ;
nombreuses îles du Pacifique.

Habitat

On la rencontre fréquemment dans :

bords de routes ;
terrains vagues ;
friches ;
pâturages ;
cultures ;
jardins ;
talus ;
zones perturbées ;
fissures et sols pauvres.

Elle supporte bien :

chaleur ;
sécheresse modérée ;
piétinement ;
sols relativement pauvres.

Elle peut devenir une mauvaise herbe très persistante.

Principes actifs

L'étude a donné des glucosides, des acides aminés, des flavanols, de l'acide synergique, des tanins, des stéroïdes, des polysaccharides, de la pectine, de l'hémicellusose, des phénols, des alcaloïdes, des graisses et des huiles volatiles, ainsi que des éléments soufre, fer, sodium et chlore.

Utilisations culinaire:

Les feuilles sont parfois cuites et consommées comme légume.

Médecine Rurale:

En médecine traditionnelle indienne, la plante est utilisé comme anticoagulant, répulsif, antidiarrhéique, antidysentérique.

Le jus de feuilles s'utilise sur les plaies fraîches, pour arrêter les saignements, et comme tonique capillaire.

le jus de feuilles est utilisé pour les rhumes, les inflammations, les vaginites, les maux d'estomac, les diarrhées. Plante entière utilisée pour les infections à protozoaires, le traitement des ulcères chroniques.

En Ayurveda , elle est utilisée pour les troubles hépatiques, l'arthrite, les brûlures d'estomac. également utilisé pour la croissance des cheveux.

Au Nigeria , la population locale utilise les feuilles comme traitement pour réduire la tension artérielle.

En Afrique, on utilise les plantes entières séchées pour la fièvre, la toux, les maux de dos, la diarrhée, l'épilepsie.

Les Feuilles séchées sont utilisées pour le paludisme, les mycoses gastro-intestinales et pour panser les plaies.

Les feuilles sont utilisés comme traitement contre le catarrhe bronchique, la dysenterie et la diarrhée.

Une fine pâte de feuilles est appliquée en externe pour réduire le gonflement des hémorroïdes et arrêter les saignements.

Les feuilles sont utilisées comme réparateur capillaire.

Autres:

La fumée produite par la combustion de la plante est utilisée pour repousser les moustiques.

Usages traditionnels

Tridax procumbens possède une longue tradition médicinale, notamment en Inde et dans diverses médecines populaires tropicales.

Les usages les plus connus concernent :

plaies ;
coupures ;
saignements ;
maladies de peau ;
fièvre ;
inflammation ;
diarrhée ;
dysenterie ;
troubles hépatiques ;
chute des cheveux.
Plaies et coupures

Le jus de feuilles fraîches est l’un des usages traditionnels les plus caractéristiques.

Il est appliqué sur :

coupures ;
écorchures ;
petites plaies ;
blessures superficielles.

Une enquête ethnomédicinale en Inde rapporte l’application locale d’une pâte de parties aériennes sur les coupures et les plaies.

Saignements

La plante est traditionnellement utilisée pour favoriser l’hémostase locale sur de petites blessures.

Cet usage populaire ne doit pas être confondu avec le traitement d’une hémorragie importante.

Cheveux

Dans certaines pratiques ayurvédiques, la plante est employée comme Bhringraj de substitution pour :

limiter la chute des cheveux ;
favoriser leur croissance ;
entretenir le cuir chevelu.

Usages culinaires

Dans certaines régions, les jeunes feuilles ou parties aériennes sont utilisées ponctuellement comme :

herbe sauvage ;
aliment de disette ;
fourrage pour animaux.

Posologie

Usage externe traditionnel

Le jus de feuilles fraîches ou une pâte de feuilles est traditionnellement appliqué localement sur de petites lésions cutanées.

Il n’existe toutefois pas de quantité officielle standardisée.

Usage oral

Les études modernes utilisent surtout des extraits expérimentaux chez l’animal.

Une étude antidiabétique a utilisé des extraits à 250 et 500 mg/kg chez le rat, avec réduction de la glycémie chez des animaux diabétiques.

Ces doses animales ne doivent pas être converties directement en dose humaine.

Teinture 1:5

Une teinture de plante sèche au ratio 1:5, avec alcool autour de 40 %, est techniquement possible.

Précautions

Le contact avec cette plante peut parfois provoquer une irritation de la peau aux personnes sensible

Contre-indications

Grossesse et allaitement

Faute de données cliniques fiables :

éviter les extraits médicinaux concentrés pendant la grossesse et l’allaitement.

Enfants

Éviter l’usage interne concentré sans supervision professionnelle.

Plaies importantes

Ne pas utiliser seul sur :

plaie profonde ;
morsure ;
plaie très contaminée ;
brûlure grave ;
hémorragie abondante ;
plaie infectée importante.

Ces situations nécessitent une prise en charge médicale.

Allergie

Comme toute Asteraceae, la plante peut théoriquement provoquer une réaction cutanée chez des personnes sensibles à cette famille.

Interactions

Antidiabétiques

Des extraits ont abaissé la glycémie chez des rats diabétiques.

Prudence théorique avec :

insuline ;
metformine ;
sulfamides hypoglycémiants ;
autres plantes hypoglycémiantes.
Anticoagulants et antiagrégants

La littérature attribue à la plante des effets sur la coagulation et l’hémostase, parfois différents selon les extraits et modèles.

Par prudence, éviter les extraits concentrés sans suivi chez les personnes sous :

warfarine ;
apixaban ;
rivaroxaban ;
clopidogrel ;
aspirine à dose antiagrégante.

Cette interaction est théorique et non démontrée cliniquement.

Autres plantes hypoglycémiantes

Prudence avec de fortes doses de :

gymnéma ;
momordique ;
cannelle concentrée ;
berbérine ;
fenugrec.

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