Nom commun
Marijuanilla
Nom scientifique
Leonurus sibiricus
Famille botanique
Lamiaceae
Description botanique
La Marijuanilla est une plante herbacée annuelle ou bisannuelle, parfois décrite comme de courte durée de vie, pouvant généralement atteindre 40 cm à plus de 1,2 m.
Tiges
Comme beaucoup de Lamiaceae, elle possède des tiges :
dressées ;
quadrangulaires ;
ramifiées ;
vertes à parfois rougeâtres ;
légèrement pubescentes.
Feuilles
Les feuilles sont opposées, mais leur forme change souvent le long de la tige.
Les feuilles inférieures sont plutôt :
larges ;
ovales ;
profondément divisées.
Les feuilles supérieures deviennent généralement :
plus étroites ;
profondément découpées ;
parfois presque linéaires.
Fleurs
Les fleurs apparaissent en verticilles autour des tiges, caractéristique rappelant les autres agripaumes.
Elles sont généralement :
roses ;
rose-violet ;
lilas ;
parfois blanchâtres.
Le calice devient assez rigide et épineux après la floraison.
Fruits
Le fruit se divise en quatre petites nucules, comme chez de nombreuses Lamiaceae.
Tiges
Comme beaucoup de Lamiaceae, elle possède des tiges :
dressées ;
quadrangulaires ;
ramifiées ;
vertes à parfois rougeâtres ;
légèrement pubescentes.
Feuilles
Les feuilles sont opposées, mais leur forme change souvent le long de la tige.
Les feuilles inférieures sont plutôt :
larges ;
ovales ;
profondément divisées.
Les feuilles supérieures deviennent généralement :
plus étroites ;
profondément découpées ;
parfois presque linéaires.
Fleurs
Les fleurs apparaissent en verticilles autour des tiges, caractéristique rappelant les autres agripaumes.
Elles sont généralement :
roses ;
rose-violet ;
lilas ;
parfois blanchâtres.
Le calice devient assez rigide et épineux après la floraison.
Fruits
Le fruit se divise en quatre petites nucules, comme chez de nombreuses Lamiaceae.
Répartition
indigène d’une région allant du sud de la Sibérie au nord de la Chine, comprenant notamment :
Bouriatie ;
région de Tchita ;
Mongolie ;
Mongolie intérieure ;
centre-nord de la Chine.
L’espèce a cependant été largement transportée et naturalisée dans d’autres régions.
La littérature médicinale sous le nom Leonurus sibiricus la signale notamment en :
Chine ;
Corée ;
Japon ;
Vietnam ;
Asie du Sud-Est ;
Inde ;
Bangladesh ;
Amérique centrale ;
Amérique du Sud ;
Brésil ;
Mexique.
Au Brésil, elle est devenue une plante médicinale populaire sous les noms erva-de-macaé et rubim.
Bouriatie ;
région de Tchita ;
Mongolie ;
Mongolie intérieure ;
centre-nord de la Chine.
L’espèce a cependant été largement transportée et naturalisée dans d’autres régions.
La littérature médicinale sous le nom Leonurus sibiricus la signale notamment en :
Chine ;
Corée ;
Japon ;
Vietnam ;
Asie du Sud-Est ;
Inde ;
Bangladesh ;
Amérique centrale ;
Amérique du Sud ;
Brésil ;
Mexique.
Au Brésil, elle est devenue une plante médicinale populaire sous les noms erva-de-macaé et rubim.
Habitat
Elle apprécie notamment :
terrains ouverts ;
prairies perturbées ;
bordures de chemins ;
terrains vagues ;
zones agricoles ;
bords de routes ;
sols riches en azote.
Une fois introduite dans les régions plus chaudes, elle se comporte souvent comme une adventice rudérale.
Elle pousse bien en exposition ensoleillée et se ressème facilement.
terrains ouverts ;
prairies perturbées ;
bordures de chemins ;
terrains vagues ;
zones agricoles ;
bords de routes ;
sols riches en azote.
Une fois introduite dans les régions plus chaudes, elle se comporte souvent comme une adventice rudérale.
Elle pousse bien en exposition ensoleillée et se ressème facilement.
Principes actifs
Les feuilles fraîches donnent un principe cristallin, la léonurine et une huile fixe à 0,5%.
Le calice contient une trace d'huile aromatique.
Les graines contiennent de la léonurinine, de l'huile volatile et de l'huile grasse.
La plante produit des alcaloïdes: cycloléonurinine, léohétérine, léonurine, léonurinine, leuronurine, préhispanolone, préhétérine, stachydrine.
Le calice contient une trace d'huile aromatique.
Les graines contiennent de la léonurinine, de l'huile volatile et de l'huile grasse.
La plante produit des alcaloïdes: cycloléonurinine, léohétérine, léonurine, léonurinine, leuronurine, préhispanolone, préhétérine, stachydrine.
Usages traditionnels
La Marijuanilla possède une longue tradition médicinale asiatique et sud-américaine.
Une revue consacrée spécifiquement à L. sibiricus recense notamment des usages contre :
irrégularités menstruelles ;
troubles cardiovasculaires ;
hypertension ;
bronchite ;
diabète ;
dysenterie ;
douleurs ;
inflammation.
Troubles menstruels
Comme plusieurs autres agripaumes, elle a été traditionnellement associée aux :
règles irrégulières ;
aménorrhées ;
douleurs menstruelles ;
stagnations menstruelles.
La littérature du genre Leonurus associe particulièrement les alcaloïdes léonurine et stachydrine aux effets utérotoniques traditionnellement recherchés.
Cette propriété justifie aussi une prudence majeure pendant la grossesse.
Troubles cardiovasculaires
La plante a été traditionnellement employée pour :
palpitations ;
troubles circulatoires ;
hypertension ;
« stagnation du sang » dans les médecines asiatiques.
La léonurine fait actuellement l’objet de recherches pharmacologiques approfondies sur ses effets cardiovasculaires.
Bronchite et toux
Des usages contre :
bronchite ;
toux ;
coqueluche
sont rapportés dans différentes médecines populaires, notamment au Brésil.
Douleurs et inflammations
Au Brésil, L. sibiricus est traditionnellement utilisée dans diverses affections inflammatoires. Cet usage a conduit à des études pharmacologiques sur son activité antalgique et anti-inflammatoire.
Une revue consacrée spécifiquement à L. sibiricus recense notamment des usages contre :
irrégularités menstruelles ;
troubles cardiovasculaires ;
hypertension ;
bronchite ;
diabète ;
dysenterie ;
douleurs ;
inflammation.
Troubles menstruels
Comme plusieurs autres agripaumes, elle a été traditionnellement associée aux :
règles irrégulières ;
aménorrhées ;
douleurs menstruelles ;
stagnations menstruelles.
La littérature du genre Leonurus associe particulièrement les alcaloïdes léonurine et stachydrine aux effets utérotoniques traditionnellement recherchés.
Cette propriété justifie aussi une prudence majeure pendant la grossesse.
Troubles cardiovasculaires
La plante a été traditionnellement employée pour :
palpitations ;
troubles circulatoires ;
hypertension ;
« stagnation du sang » dans les médecines asiatiques.
La léonurine fait actuellement l’objet de recherches pharmacologiques approfondies sur ses effets cardiovasculaires.
Bronchite et toux
Des usages contre :
bronchite ;
toux ;
coqueluche
sont rapportés dans différentes médecines populaires, notamment au Brésil.
Douleurs et inflammations
Au Brésil, L. sibiricus est traditionnellement utilisée dans diverses affections inflammatoires. Cet usage a conduit à des études pharmacologiques sur son activité antalgique et anti-inflammatoire.
Usages culinaires
La Marijuanilla possède un véritable usage culinaire régional, surtout en Sarawak, Malaisie, où elle est appelée Kacangma.
Le Département de l’Agriculture du Sarawak classe officiellement Leonurus sibiricus parmi les herbes culinaires. Les feuilles et tiges séchées et hachées sont utilisées dans le célèbre poulet Kacangma.
Cette préparation associe traditionnellement :
plante séchée ;
poulet ;
gingembre ;
parfois huile de sésame et vin de riz selon les recettes.
Le plat est particulièrement associé aux soins alimentaires post-partum dans certaines communautés chinoises du Sarawak.
Le Département de l’Agriculture du Sarawak classe officiellement Leonurus sibiricus parmi les herbes culinaires. Les feuilles et tiges séchées et hachées sont utilisées dans le célèbre poulet Kacangma.
Cette préparation associe traditionnellement :
plante séchée ;
poulet ;
gingembre ;
parfois huile de sésame et vin de riz selon les recettes.
Le plat est particulièrement associé aux soins alimentaires post-partum dans certaines communautés chinoises du Sarawak.
Posologie
Parties aériennes — décoction/infusion traditionnelle
PROSEA rapporte que les parties aériennes fraîches ou séchées sont préparées en décoction, notamment en Thaïlande, tandis que les feuilles en décoction sont traditionnellement employées comme diurétiques et contre certains troubles urinaires.
La documentation ethnomédicinale associe également la plante aux troubles menstruels, à la récupération après l'accouchement et à la circulation sanguine.
Jus frais de feuilles — dose humaine traditionnelle précise
Une source ethnomédicinale du Bangladesh fournit une quantité particulièrement exploitable :
Jus frais de feuilles : 5 ml par prise
3 fois par jour
pendant 3 jours.
Cela représente 15 ml de jus frais par jour dans cette pratique traditionnelle.
Jus frais de racine — fièvre
La même source fournit une autre véritable posologie :
Jus frais de racine : 5 ml par prise
2 fois par jour
pendant 3 jours, traditionnellement contre la fièvre.
Soit 10 ml/jour de jus frais de racine dans cet usage ethnomédicinal précis.
Feuilles — bronchite
Le jus frais des feuilles est également traditionnellement employé contre la bronchite. La même documentation ethnomédicinale mentionne cet usage, mais sans donner de quantité spécifique pour cette indication.
Troubles menstruels
C'est l'un des grands domaines traditionnels de L. sibiricus. En Chine et en Asie du Sud-Est, la plante est employée pour :
règles douloureuses – irrégularités menstruelles – flux menstruel excessif – induction des règles – circulation sanguine, ainsi que dans certaines pratiques post-partum.
Les feuilles sont également rapportées au Bangladesh contre la dysménorrhée.
Usage après l'accouchement
Traditionnellement, la plante est utilisée pour favoriser la contraction utérine après l'accouchement et l'expulsion du placenta. À Sarawak, les feuilles séchées au soleil sont même hachées puis cuisinées avec du poulet, de l'huile de sésame et du gingembre et servies aux femmes après l'accouchement.
C'est un bel exemple où L. sibiricus se situe à la frontière entre aliment traditionnel et plante médicinale.
Maux de tête — cataplasme
Une préparation externe quantitative simple est documentée au Bangladesh :
feuilles fraîches → broyées en pâte → appliquées sur le front 2 fois/jour, traditionnellement contre les maux de tête.
La quantité dépend de la surface à couvrir
Peau — psoriasis, gale et éruptions
Le jus des feuilles possède également une longue utilisation externe contre :
psoriasis – gale – éruptions cutanées chroniques.
Une publication pharmacologique consacrée spécifiquement à L. sibiricus confirme ces usages traditionnels des feuilles et de leur jus.
Usage externe traditionnel : jus frais ou feuilles écrasées → application locale.
Graines
Les graines sont traditionnellement employées en Chine, en Thaïlande et aux Philippines comme diurétiques et rafraîchissantes.
PROSEA rapporte que les parties aériennes fraîches ou séchées sont préparées en décoction, notamment en Thaïlande, tandis que les feuilles en décoction sont traditionnellement employées comme diurétiques et contre certains troubles urinaires.
La documentation ethnomédicinale associe également la plante aux troubles menstruels, à la récupération après l'accouchement et à la circulation sanguine.
Jus frais de feuilles — dose humaine traditionnelle précise
Une source ethnomédicinale du Bangladesh fournit une quantité particulièrement exploitable :
Jus frais de feuilles : 5 ml par prise
3 fois par jour
pendant 3 jours.
Cela représente 15 ml de jus frais par jour dans cette pratique traditionnelle.
Jus frais de racine — fièvre
La même source fournit une autre véritable posologie :
Jus frais de racine : 5 ml par prise
2 fois par jour
pendant 3 jours, traditionnellement contre la fièvre.
Soit 10 ml/jour de jus frais de racine dans cet usage ethnomédicinal précis.
Feuilles — bronchite
Le jus frais des feuilles est également traditionnellement employé contre la bronchite. La même documentation ethnomédicinale mentionne cet usage, mais sans donner de quantité spécifique pour cette indication.
Troubles menstruels
C'est l'un des grands domaines traditionnels de L. sibiricus. En Chine et en Asie du Sud-Est, la plante est employée pour :
règles douloureuses – irrégularités menstruelles – flux menstruel excessif – induction des règles – circulation sanguine, ainsi que dans certaines pratiques post-partum.
Les feuilles sont également rapportées au Bangladesh contre la dysménorrhée.
Usage après l'accouchement
Traditionnellement, la plante est utilisée pour favoriser la contraction utérine après l'accouchement et l'expulsion du placenta. À Sarawak, les feuilles séchées au soleil sont même hachées puis cuisinées avec du poulet, de l'huile de sésame et du gingembre et servies aux femmes après l'accouchement.
C'est un bel exemple où L. sibiricus se situe à la frontière entre aliment traditionnel et plante médicinale.
Maux de tête — cataplasme
Une préparation externe quantitative simple est documentée au Bangladesh :
feuilles fraîches → broyées en pâte → appliquées sur le front 2 fois/jour, traditionnellement contre les maux de tête.
La quantité dépend de la surface à couvrir
Peau — psoriasis, gale et éruptions
Le jus des feuilles possède également une longue utilisation externe contre :
psoriasis – gale – éruptions cutanées chroniques.
Une publication pharmacologique consacrée spécifiquement à L. sibiricus confirme ces usages traditionnels des feuilles et de leur jus.
Usage externe traditionnel : jus frais ou feuilles écrasées → application locale.
Graines
Les graines sont traditionnellement employées en Chine, en Thaïlande et aux Philippines comme diurétiques et rafraîchissantes.
Précautions
La plante contient environ 0,05% d'un alcaloïde appelé leonurine.
Cela a un effet de type curare sur les terminaisons motrices du système nerveux, agissant à petites doses comme stimulant du système respiratoire mais à fortes doses peur provoquer une paralysie respiratoire.
Cela a un effet de type curare sur les terminaisons motrices du système nerveux, agissant à petites doses comme stimulant du système respiratoire mais à fortes doses peur provoquer une paralysie respiratoire.
Contre-indications
Grossesse — précaution majeure
C’est la contre-indication la plus importante.
Les plantes du groupe Leonurus sont traditionnellement utilisées pour stimuler ou régulariser les menstruations et leurs alcaloïdes sont associés à une activité utérotonique.
Par conséquent :
les préparations médicinales concentrées de Marijuanilla sont à éviter pendant la grossesse.
Allaitement
Par manque de données suffisantes sur les extraits concentrés, prudence pendant l’allaitement.
Saignements
Certaines données du genre Leonurus suggèrent des effets sur :
agrégation plaquettaire ;
circulation sanguine ;
hémostase.
Prudence avant une chirurgie ou en cas de traitement anticoagulant.
Hypotension
En raison de ses effets cardiovasculaires expérimentaux et de ses usages traditionnels antihypertenseurs, les extraits concentrés peuvent théoriquement renforcer une tendance à l’hypotension.
Usage fumé
Bien que des sources historiques signalent que des feuilles séchées ont été fumées comme substitut du cannabis, cela ne constitue pas une forme médicinale sûre ou recommandable.
La combustion d’une plante produit des composés irritants et toxiques indépendamment de ses principes actifs
C’est la contre-indication la plus importante.
Les plantes du groupe Leonurus sont traditionnellement utilisées pour stimuler ou régulariser les menstruations et leurs alcaloïdes sont associés à une activité utérotonique.
Par conséquent :
les préparations médicinales concentrées de Marijuanilla sont à éviter pendant la grossesse.
Allaitement
Par manque de données suffisantes sur les extraits concentrés, prudence pendant l’allaitement.
Saignements
Certaines données du genre Leonurus suggèrent des effets sur :
agrégation plaquettaire ;
circulation sanguine ;
hémostase.
Prudence avant une chirurgie ou en cas de traitement anticoagulant.
Hypotension
En raison de ses effets cardiovasculaires expérimentaux et de ses usages traditionnels antihypertenseurs, les extraits concentrés peuvent théoriquement renforcer une tendance à l’hypotension.
Usage fumé
Bien que des sources historiques signalent que des feuilles séchées ont été fumées comme substitut du cannabis, cela ne constitue pas une forme médicinale sûre ou recommandable.
La combustion d’une plante produit des composés irritants et toxiques indépendamment de ses principes actifs
Interactions
Anticoagulants et antiagrégants
Prudence avec :
warfarine ;
apixaban ;
rivaroxaban ;
héparines ;
aspirine ;
clopidogrel.
Cette précaution repose notamment sur les effets circulatoires et antiagrégants observés pour certains diterpénoïdes du genre Leonurus.
Antihypertenseurs
Un effet additif est théoriquement possible avec :
bêtabloquants ;
inhibiteurs calciques ;
IEC ;
ARA-II ;
autres hypotenseurs.
Antidiabétiques
La plante possède une activité antidiabétique préclinique et une tradition d’usage contre le diabète.
Prudence avec :
insuline ;
metformine ;
sulfamides hypoglycémiants ;
autres plantes hypoglycémiantes.
Plantes emménagogues ou utérotoniques
Éviter l’association médicinale concentrée avec d’autres plantes fortement stimulantes de l’utérus, particulièrement pendant la grossesse.
Prudence avec :
warfarine ;
apixaban ;
rivaroxaban ;
héparines ;
aspirine ;
clopidogrel.
Cette précaution repose notamment sur les effets circulatoires et antiagrégants observés pour certains diterpénoïdes du genre Leonurus.
Antihypertenseurs
Un effet additif est théoriquement possible avec :
bêtabloquants ;
inhibiteurs calciques ;
IEC ;
ARA-II ;
autres hypotenseurs.
Antidiabétiques
La plante possède une activité antidiabétique préclinique et une tradition d’usage contre le diabète.
Prudence avec :
insuline ;
metformine ;
sulfamides hypoglycémiants ;
autres plantes hypoglycémiantes.
Plantes emménagogues ou utérotoniques
Éviter l’association médicinale concentrée avec d’autres plantes fortement stimulantes de l’utérus, particulièrement pendant la grossesse.
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