Photographie de Marobo
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Lauraceae

Marobo

Cinnamomum mercadoi

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Aussi appelée : Mercado’s cinnamon

Description botanique

Le Marobo est un arbre aromatique de petite à moyenne taille, pouvant devenir beaucoup plus grand dans de bonnes conditions forestières.

un arbre pouvant atteindre environ 6 à 10 m, avec un tronc cylindrique pouvant approcher 1 m de diamètre. .

Écorce

L’écorce est :

épaisse ;
très aromatique ;
grisâtre extérieurement ;
rougeâtre à brun-rouge intérieurement.

Elle constitue la partie traditionnellement la plus recherchée.

Feuilles

Les feuilles sont :

opposées ou subopposées ;
coriaces ;
ovales-oblongues à lancéolées ;
luisantes sur la face supérieure ;
plus pâles ou glauques dessous ;
caractérisées par trois nervures principales très visibles.

feuilles d’environ 5 à 13 cm × 1,5 à 4,5 cm

Fruits

Les fruits sont ellipsoïdes, lisses, sombres à bleu-noir à maturité et reposent dans une petite coupe formée par le périanthe persistant.

Répartition

Cinnamomum mercadoi est une espèce strictement originaire des Philippines

Elle est donc particulièrement importante sur le plan :

botanique ;
ethnomédicinal ;
culturel ;
patrimonial.

Des populations sont signalées dans différentes régions de l’archipel, notamment à Luzon, aux Visayas et dans certaines régions de Mindanao selon les relevés ethnobotaniques et forestiers.

Dans la liste rouge des espèces menacées, classées comme vulnérables.

Habitat

forêts de basse altitude ;
forêts de collines ;
forêts humides tropicales ;

avec une présence pouvant monter jusqu’à environ 2 000 m d’altitude.

Il apprécie surtout :

humidité atmosphérique élevée ;
sols forestiers riches ;
climat tropical humide ;
zones relativement protégées.

Principes actifs

L'extrait brut au méthanol de plante a donné des saponines, des tanins condensés, un cycle lactone insaturé et des leucoanthocyanes.

Utilisations Culinaire:

C'est une épice et un aromatisant populaires. L'écorce est parfois substituée à la cannelle et utilisée comme condiment.

Médecine Rurale:

Une infusion d'écorce utilisée contre la perte d'appétit, les ballonnements, les vomissements, les flatulences, les maux de dents, les maux de tête, les rhumatismes, la dysenterie, pour aider à expulser les flatulences et faciliter les règles ; rhumes, fièvres, infections des sinus et bronchites.

Une décoction de feuilles utilisée contre la toux, les nausées, les vomissements et l'hypertension.

Utilisé pour les douleurs abdominales et les maux d'estomac.

L' écorce est mâchée pour les troubles gastriques ; également utilisé dans la tuberculose.

l'écorce prise par voie interne facilite la digestion ; aussi utilisée pour les flatulences et comme expectorant.

Une Décoction de feuilles également utilisée pour expulser les gaz.

Utilisé pour la diarrhée, la ménorragie, la dysménorrhée.

Une pâte préparée à partir de l'écorce est appliquée localement pour les douleurs névralgiques et les maux de tête sévères.

Utilisé pour le traitement de la gale et des poux. Candida et autres infections à levures.

Dans l'Ayurveda , le cinnamomum est utilisé pour le diabète, l'indigestion et le rhume.

Usages traditionnels

Le Marobo ou Kalingag possède une longue tradition médicinale aux Philippines.

Troubles digestifs

Son écorce est traditionnellement utilisée pour :

digestion difficile ;
flatulences ;
douleurs d’estomac ;
troubles digestifs ;
manque d’appétit.

PROSEA mentionne explicitement son utilisation interne pour améliorer la digestion et contre les troubles gastriques.

Une source agricole officielle philippine mentionne également l’écorce mâchée ou utilisée traditionnellement contre la flatulence et les douleurs gastriques.

Maux de tête et rhumatismes

L’écorce est traditionnellement appliquée ou utilisée contre :

céphalées ;
douleurs rhumatismales ;
douleurs musculaires.

Son action rubéfiante traditionnelle est également rapportée.

Affections respiratoires

Les usages populaires comprennent aussi :

toux ;
rhumes ;
expectoration difficile ;
bronchite ;
autrefois tuberculose.

L’emploi historique contre la tuberculose doit être compris comme un usage traditionnel ancien, et certainement pas comme une alternative aux traitements modernes.

Diarrhée

Des sources philippines rapportent également un emploi traditionnel contre la diarrhée.

Usages culinaires

L’écorce est employée comme épice et substitut local de la cannelle.

Elle peut servir à aromatiser :

boissons ;
desserts ;
pâtisseries ;
préparations à base de riz ;
soupes et plats mijotés ;
préparations aromatiques traditionnelles.

Posologie

Décoction — donnée ethnomédicinale quantitative

Une enquête ethnopharmacologique menée auprès des Manobo d’Agusan del Sur, aux Philippines, fournit une posologie particulièrement intéressante pour le Kaningag :

Écorce + tige + racine → décoction
3 à 5 verres
1 à 2 fois par jour, ou selon les besoins.

La même enquête mentionne également une préparation par macération/teinture dans un alcool local. Ces préparations sont traditionnellement employées pour les troubles gastriques, diarrhée, acidité gastrique, toux, faiblesse, crampes ainsi que certains troubles urinaires.

Écorce — troubles digestifs

L’utilisation digestive est ancienne aux Philippines. Dès le XVIIᵉ siècle, l’écorce était rapportée comme favorisant la digestion. Elle a ensuite été utilisée comme :

carminative – stimulante digestive – astringente, notamment contre les flatulences et troubles gastriques.

Une autre pratique consiste simplement à mâcher un morceau d’écorce lors de troubles de l’estomac. La source historique ne précise pas le poids du morceau.

Feuilles — flatulences et troubles menstruels

Les feuilles préparées en décoction possèdent elles aussi un usage traditionnel. Elles sont notamment rapportées contre :

flatulences – troubles digestifs – certains troubles menstruels.

Toux et bronchite

La littérature ethnomédicinale philippine rapporte également l’utilisation de l’écorce et des feuilles contre :

toux – rhume – bronchite – congestion des sinus.

L’écorce est historiquement décrite comme expectorante.

La décoction Manobo constitue ici la meilleure donnée quantitative disponible : 3–5 verres, 1–2 fois/jour ou selon les besoins

Rhumatismes et douleurs

L’écorce possède également une utilisation externe ancienne comme rubéfiant, notamment contre :

rhumatismes – douleurs – maux de tête.

Précautions

Aucun Connu

Contre-indications

Safrole

C’est le principal point de vigilance.

Le safrole est un constituant aromatique présent dans plusieurs Lauraceae et peut être majoritaire dans certaines huiles essentielles de C. mercadoi.

Par conséquent, il faut éviter :

ingestion régulière d’huile essentielle ;
fortes doses d’extraits concentrés ;
automédication prolongée avec l’écorce ;
préparations très concentrées.
Grossesse et allaitement

Par prudence :

éviter les préparations médicinales concentrées pendant la grossesse et l’allaitement.

L’usage culinaire occasionnel n’est pas équivalent à une cure médicinale concentrée.

Enfants

Éviter l’huile essentielle par voie interne chez l’enfant.

Foie

En raison de la présence possible de safrole, une prudence particulière est justifiée chez les personnes présentant :

maladie hépatique ;
élévation des enzymes hépatiques ;
traitement potentiellement hépatotoxique.
Peau

L’huile essentielle est concentrée et peut provoquer une irritation.

Une étude de 2025 portant sur une pommade contenant l’huile essentielle a montré une légère rougeur transitoire chez le lapin, disparue après 72 heures. Cela ne signifie pas que l’huile essentielle pure soit sans risque.

Interactions

Médicaments hépatotoxiques

Par précaution, éviter des cures concentrées concomitantes avec des médicaments connus pour solliciter fortement le foie.

Cette recommandation est principalement liée au safrole.

Antidiabétiques

Des usages populaires contre le diabète sont rapportés, mais les preuves cliniques sont insuffisantes. Une association avec :

insuline ;
metformine ;
autres hypoglycémiants

doit donc rester prudente si des extraits concentrés sont employés.

Antihypertenseurs

Même prudence théorique en raison d’usages populaires contre l’hypertension, sans preuve clinique suffisante.

Autres plantes riches en safrole

Il est raisonnable d’éviter les associations concentrées avec d’autres plantes ou huiles essentielles riches en safrole, afin de limiter l’exposition cumulative.

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