Photographie de Millet Kodo
Toutes les plantes
Poaceae

Millet Kodo

Paspalum scrobiculatum

3 photos
Aussi appelée : Koda millet Kodra

Description botanique

Le Millet Kodo est une graminée herbacée annuelle ou vivace selon les formes, cultivée comme céréale mais également présente à l’état sauvage.

Les chaumes peuvent mesurer environ :

10 à 150 cm, parfois davantage selon les écotypes.

Tiges

Les tiges sont généralement :

dressées ou ascendantes ;
parfois couchées à la base ;
capables de s’enraciner aux nœuds inférieurs ;
fines à relativement robustes ;
portant plusieurs nœuds.
Feuilles

Les feuilles sont :

linéaires ;
étroites ;
longues d’environ 5 à 40 cm ;
larges d’environ 3 à 15 mm ;
terminées par une pointe progressivement effilée.
Inflorescence

L’inflorescence est caractéristique.

Elle comprend généralement 1 à 20 racèmes, soit :

disposés en éventail ;
soit insérés le long d’un axe central.

Chaque racème mesure approximativement 2 à 15 cm.

Les épillets sont disposés régulièrement sur le rachis, souvent en deux rangées.

Grains

Les grains sont petits, arrondis à légèrement ovoïdes.

À maturité, ils peuvent être :

brun clair ;
gris ;
brun foncé.

Ils sont entourés d’enveloppes qui doivent généralement être retirées avant consommation.

Répartition

L’espèce possède une très large aire naturelle tropicale.

Elle est indigène notamment en :

Inde ;
Bangladesh ;
Népal ;
Pakistan ;
Sri Lanka ;
Myanmar ;
Thaïlande ;
Laos ;
Cambodge ;
Vietnam ;
Philippines ;
Malaisie ;
Indonésie ;
Nouvelle-Guinée ;
Chine méridionale ;
Taïwan ;
Australie ;
Afrique tropicale et subtropicale ;
Madagascar ;
îles de l’océan Indien.

Elle est également introduite dans différentes régions d’Amérique et du Pacifique.

Culture

Le Millet Kodo est particulièrement important en Inde, où il fait partie des petits millets traditionnels.

Il est également cultivé ou utilisé dans :

Philippines ;
Indonésie ;
Vietnam ;
Thaïlande ;
Afrique de l’Ouest.

Habitat

Le Millet Kodo est particulièrement adaptable.

On peut le rencontrer dans :

champs cultivés ;
terrains pauvres ;
sols marginaux ;
prairies tropicales ;
fossés ;
bords de chemins ;
zones temporairement humides ;
marais ;
berges ;
lisières forestières.

Certaines populations fréquentent des milieux situés entre 50 et 2 000 m d’altitude.

Résistance agronomique

Le Millet Kodo est réputé :

rustique ;
tolérant à la sécheresse ;
capable de produire sur des terres pauvres ;
relativement peu exigeant.

Il constitue ainsi une céréale importante pour certaines populations vivant sur des terres marginales.

Principes actifs

Le criblage phytochimique a donné des tanins, des composés phénoliques, des saponines, des protéines et des glucides.

Usages traditionnels

Le Millet Kodo possède une double histoire :

alimentaire et médicinale traditionnelle.

Ayurveda

Sous le nom de Kodrava, le grain est connu depuis longtemps dans les textes ayurvédiques.

Une étude ethnopharmacologique récente rapporte des usages traditionnels dans :

diarrhée ;
troubles intestinaux ;
plaies ;
troubles associés à certaines intoxications ;
saignements ;
obésité ;
ascite ;
diabète ;
inflammation.

Ces indications relèvent avant tout de la médecine traditionnelle

Troubles cutanés

Les feuilles sont traditionnellement employées pour certaines affections cutanées.

Des sources floristiques indiennes signalent notamment l’utilisation externe des feuilles sur la peau.

Usage vétérinaire traditionnel

Certaines communautés du Chhattisgarh utilisent traditionnellement :

la paille et/ou le grain contre certains troubles digestifs des bovins ;
le millet dans certaines pratiques vétérinaires concernant les volailles.

Ces usages sont ethnovétérinaires et ne constituent pas des traitements vétérinaires validés.

Usages culinaires

Le grain représente la principale partie alimentaire.

Il peut être consommé :

cuit comme le riz ;
en bouillie ;
en farine ;
en galette ;
dans des pains plats ;
sous forme fermentée ;
sous forme germée ;
dans différentes préparations traditionnelles indiennes.
Grain décortiqué

Les enveloppes extérieures doivent être retirées.

Une fois correctement nettoyé et décortiqué, le grain peut être préparé comme une céréale ordinaire.

Farine

Le grain peut être moulu pour préparer :

chapatis ;
galettes ;
bouillies ;
biscuits ;
produits de boulangerie ;
mélanges céréaliers.
Germination

La germination améliore certains paramètres nutritionnels et peut réduire des facteurs antinutritionnels comme :

phytates ;
tanins.
Fermentation

La fermentation est également employée pour modifier :

digestibilité ;
saveur ;
texture ;
disponibilité de certains nutriments.

Posologie

Pour le Millet Kodo, il vaut mieux parler de portion alimentaire que de véritable posologie phytothérapeutique.

Grain alimentaire

Comme céréale, une portion peut se situer approximativement autour de :

40 à 80 g de grain sec par adulte, avant cuisson.

Il s’agit d’une portion alimentaire, et non d’une dose médicinale.

Bouillie

Le grain peut être cuit avec plusieurs volumes d’eau jusqu’à obtenir une texture très souple.

Cette préparation convient particulièrement comme :

repas léger ;
céréale de diversification ;
préparation traditionnelle.
Décoction

Certaines traditions médicinales peuvent employer le grain sous forme cuite ou décoctée,

Précautions

Aucun Connu

Contre-indications

Cette rubrique est particulièrement importante pour cette céréale.

« Kodo poisoning » — intoxication au Millet Kodo

Le Millet Kodo correctement récolté, conservé et préparé constitue un aliment.

Cependant, des cas d’intoxication appelés « kodo poisoning », « kodua poisoning » ou Malona sont documentés en Inde.

Le problème provient principalement de grains contaminés par des champignons toxinogènes, et non du grain sain lui-même.

Acide cyclopiazonique

La toxine principalement impliquée est :

l’acide cyclopiazonique — CPA.

Des champignons tels que :

Aspergillus flavus ;
Aspergillus tamarii

peuvent contaminer le grain et produire cette mycotoxine.

Symptômes possibles

L’intoxication par du grain contaminé peut entraîner notamment :

nausées ;
vertiges ;
somnolence ;
tremblements ;
faiblesse musculaire ;
troubles de la coordination ;
dépression du système nerveux ;
diminution importante de la mobilité.

Des intoxications sont également documentées chez les animaux.

Important

Il faut donc éviter tout grain :

moisi ;
fortement décoloré ;
humide ;
ayant subi un stockage défectueux ;
présentant une odeur inhabituelle ;
provenant d’un lot suspect.

La cuisson ne doit pas être considérée comme une garantie suffisante pour rendre sûr un grain fortement contaminé par des mycotoxines.

Grossesse et allaitement

En quantité alimentaire et avec du grain sain :

aucune contre-indication alimentaire particulière n’est établie.

Il faut néanmoins éviter les préparations médicinales concentrées non standardisées.

Allergies

Comme toutes les céréales, une allergie individuelle reste possible, bien qu’elle soit peu fréquente.

Maladie cœliaque

Le Millet Kodo est naturellement une céréale sans gluten de blé.

Mais les produits industriels peuvent être contaminés lors :

de la récolte ;
du transport ;
du broyage ;
du conditionnement.

Pour une personne cœliaque, choisir un produit certifié sans gluten.

Interactions

Médicaments antidiabétiques

Le Millet Kodo est parfois étudié ou utilisé dans des régimes destinés à améliorer le contrôle glycémique.

Chez une personne recevant :

insuline ;
sulfamides hypoglycémiants ;
autres traitements hypoglycémiants,

il faut simplement intégrer le millet dans le calcul global des glucides et de la glycémie.

Il ne doit pas remplacer un traitement du diabète.

Suppléments minéraux

Le grain contient des phytates, qui peuvent diminuer l’absorption de certains minéraux lorsqu’ils sont consommés en forte quantité.

Sont notamment concernés :

fer ;
zinc ;
calcium.

La germination permet de diminuer significativement les phytates et tanins.

Autres plantes

Aucune association végétale majeure clairement contre-indiquée n’est actuellement documentée pour le grain alimentaire.

Photographies

Galerie

3 images