Photographie de Moutarde noire
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Brassicaceae

Moutarde noire

Brassica nigra

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Aussi appelée : Sénevé noir

Description botanique

Elle ne doit pas être confondue avec :

Brassica juncea — moutarde brune ;
Sinapis alba — moutarde blanche.

Description botanique

La Moutarde noire est une plante herbacée annuelle, dressée et ramifiée.

Elle peut atteindre environ :

50 cm à plus de 1,5 m, parfois davantage dans les sols riches.

Tiges

Les tiges sont :

dressées ;
ramifiées ;
vertes ;
généralement glabres dans leur partie supérieure ;
parfois légèrement velues vers la base.
Feuilles

Les feuilles inférieures sont généralement :

pétiolées ;
lyrées ou profondément lobées ;
à lobe terminal plus grand ;
dentées.

Les feuilles supérieures deviennent :

plus petites ;
lancéolées ;
moins divisées ;
généralement sessiles ou presque sessiles.
Fleurs

Les fleurs sont :

jaunes ;
petites ;
disposées en grappes terminales ;
munies de quatre pétales disposés en croix, caractère typique des Brassicaceae.
Fruits

Le fruit est une silique étroite, appliquée contre la tige ou légèrement divergente.

Elle contient plusieurs petites graines.

Graines

Les graines sont :

petites ;
presque sphériques ;
brun foncé à noirâtres ;
extrêmement piquantes après broyage et humidification.

Cette saveur apparaît lorsque la sinigrine est hydrolysée par la myrosinase, libérant notamment de l’isothiocyanate d’allyle.

Répartition

l’aire naturelle de Mutarda nigra s’étend notamment :

à travers une grande partie de l’Europe ;
le bassin méditerranéen ;
l’Afrique du Nord ;
l’Éthiopie ;
le Caucase ;
le Moyen-Orient ;
l’Afghanistan ;
le Pakistan ;
l’Inde ;
l’Himalaya ;
jusqu’à l’ouest et au nord de la Chine.

Elle a été introduite et naturalisée dans de nombreuses autres régions du monde.

Habitat

La Moutarde noire affectionne surtout :

champs ;
terrains cultivés ;
friches ;
bords de routes ;
digues ;
talus ;
terrains riches en nitrates ;
sols remués.

Elle se développe particulièrement bien sur :

sols fertiles ;
terrains frais mais drainés ;
expositions ensoleillées.

Principes actifs

Glycosides, Enzymes, Huiles essentielles, Flavonoïdes, Vitamine C.

Usages traditionnels

La Moutarde noire possède une très longue histoire médicinale.

Ses graines ont surtout été utilisées comme :

rubéfiantes ;
révulsives ;
stimulantes ;
digestives ;
chauffantes.
Douleurs musculaires et articulaires

Les graines broyées ont historiquement servi à préparer des sinapismes, appliqués sur :

articulations douloureuses ;
muscles contractés ;
lombalgies ;
rhumatismes.

L’action repose principalement sur l’isothiocyanate d’allyle, fortement irritant et vasodilatateur local.

Refroidissements et congestion

Les anciens cataplasmes de moutarde ont également été utilisés sur le thorax lors de :

toux ;
rhume ;
congestion ;
sensation d’encombrement respiratoire.

Cet usage est traditionnel et ne constitue pas un traitement moderne des infections respiratoires.

Digestion

Les graines sont traditionnellement considérées comme :

apéritives ;
stimulantes gastriques ;
carminatives.

Leur saveur piquante augmente la salivation et stimule les sécrétions digestives.

Usage révulsif

Le sinapisme avait pour but de produire :

chaleur ;
rougeur ;
irritation superficielle.

Cette pratique peut néanmoins causer des brûlures si l’application est trop longue.

Usages culinaires

La Moutarde noire est une plante condimentaire majeure.

Graines

Les graines sont utilisées :

entières ;
broyées ;
moulues ;
grillées ;
dans les sauces ;
currys ;
marinades ;
pickles ;
mélanges d’épices.

Elles produisent une moutarde particulièrement forte et piquante.

Feuilles jeunes

Les jeunes feuilles peuvent être consommées :

cuites ;
sautées ;
en légumes ;
parfois crues lorsqu’elles sont très jeunes.

Elles possèdent une saveur piquante caractéristique des Brassicaceae.

Huile

Les graines contiennent une huile grasse, mais la moutarde noire est moins importante aujourd’hui pour l’huile alimentaire que certaines variétés de B. juncea.

Posologie

La Moutarde noire se prête mieux à un usage alimentaire ou externe traditionnel qu’à une posologie médicinale orale concentrée.

Graines alimentaires

Comme condiment :

environ 1 à 3 g de graines par préparation ou repas peuvent constituer une quantité culinaire courante.

Ce n’est pas une dose thérapeutique.

Feuilles

Les feuilles se consomment en quantité alimentaire normale, après cuisson de préférence si elles sont très piquantes.

Poudre

De petites quantités peuvent être intégrées à la nourriture.

Cataplasme

Usage externe historique uniquement ; éviter les applications prolongées en raison du risque de brûlure cutanée.

Précautions

et contre-indications.

Les cataplasmes de moutarde peuvent provoquer des irritations cutanées, des rougeurs et des cloques chez les personnes ayant la peau sensible.

Certaines personnes peuvent être allergiques aux graines de moutarde.

Les femmes enceintes ou allaitantes devraient éviter l'utilisation interne de la moutarde noire en raison de son potentiel d'irritation

La consommation excessive peut provoquer des irritations gastro-intestinales, des vomissements, et des douleurs abdominales.

Contre-indications

Irritation cutanée

C’est le risque majeur.

L’isothiocyanate d’allyle peut provoquer :

rougeur ;
sensation de brûlure ;
dermatite ;
vésicules ;
véritables brûlures chimiques.

Éviter toute application sur :

visage ;
yeux ;
muqueuses ;
peau lésée ;
eczéma ;
brûlures préexistantes.
Allergie à la moutarde

La moutarde peut provoquer des réactions allergiques importantes, notamment :

urticaire ;
œdème ;
troubles digestifs ;
difficultés respiratoires ;
anaphylaxie.

Toute personne allergique à la moutarde doit éviter les graines et préparations dérivées.

Troubles digestifs

De grandes quantités de moutarde très piquante peuvent accentuer :

gastrite ;
reflux ;
brûlures gastriques ;
irritation intestinale.
Grossesse

L’usage culinaire normal n’appelle pas les mêmes précautions qu’un extrait concentré.

En revanche, éviter les fortes doses médicinales, huiles essentielles ou préparations très irritantes pendant la grossesse.

Enfants

Éviter les cataplasmes concentrés chez le jeune enfant.

La peau infantile est plus vulnérable aux irritants.

Interactions

Médicaments irritants pour l’estomac

La moutarde forte peut accentuer l’inconfort digestif provoqué par certains traitements.

Préparations rubéfiantes

Ne pas associer sur la même zone à :

capsaïcine ;
huiles essentielles chauffantes ;
camphre concentré ;
baumes rubéfiants ;
autres cataplasmes irritants.

Le risque de brûlure serait augmenté.

Traitements thyroïdiens

Comme les autres Brassicaceae, la plante contient des glucosinolates.

Une consommation alimentaire raisonnable n’est généralement pas problématique, mais la consommation excessive de crucifères crus concentrés mérite davantage de prudence en cas d’hypothyroïdie et surtout de carence iodée.

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