Photographie de Musque Basilique
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Musque Basilique

Basilicum polystachyon

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Aussi appelée : Basilic musqué

Description botanique

Aromatique; appartient à la famille de la menthe et est étroitement lié au coleus et au basilic.

Basilicum polystachyon est une plante herbacée aromatique annuelle, parfois légèrement ligneuse à la base.

Elle atteint généralement :

30 cm à 1 m, parfois jusqu’à environ 1,5 m selon les populations et les conditions écologiques.

Tiges

Les tiges sont :

dressées ;
très ramifiées ;
nettement quadrangulaires ;
souvent presque glabres ;
parfois légèrement pubescentes aux nœuds et sur les axes floraux.
Feuilles

Les feuilles sont :

opposées ;
pétiolées ;
ovales ;
généralement longues de 2 à 5 cm, mais parfois davantage ;
à marge crénelée ou dentée ;
à apex aigu ou acuminé ;
ponctuées de glandes aromatiques.

Elles dégagent une odeur caractéristique lorsqu’elles sont froissées.

Inflorescences

Les inflorescences sont :

terminales ou axillaires ;
fines ;
allongées ;
composées de petits verticilles floraux rapprochés.

Les fleurs peuvent être concentrées davantage sur un côté de l’axe.

Fleurs

Les fleurs sont petites, généralement :

blanches ;
lilas ;
bleuâtres ;
parfois rosées.

La corolle mesure seulement quelques millimètres.

Fruits

Le fruit se divise en petites nucules brunes, ovoïdes ou légèrement aplaties.

Particularité intéressante : les graines deviennent mucilagineuses au contact de l’eau.

Répartition

L’espèce possède une aire naturelle extrêmement vaste.

Afrique tropicale ;
Afrique australe ;
îles de l’océan Indien ;
péninsule Arabique ;
Inde ;
Himalaya ;
Chine ;
Asie du Sud-Est ;
Malaisie ;
Indonésie ;
Papouasie ;
nord de l’Australie.

Elle est également présente aux Philippines, où des usages ethnomédicinaux ont été documentés, notamment à Palawan

Habitat

Le Musque basilique affectionne particulièrement :

les zones humides ;
bords de cours d’eau ;
terrains saisonnièrement inondés ;
rizières ;
prairies humides ;
clairières humides ;
lisières forestières ;
terrains perturbés.

Principes actifs

Donne des alcaloïdes, des phénols, des flavonoïdes, des triterpènes, des coumarines, des saponines et des stérols.

Utilisations Culinaire:

Les feuilles sont utilisées pour aromatiser les aliments.

Les feuilles sont utilisées en tisane.

Attention Certaines personnes manquent de tolérance à l'usage interne de cette plante, et développent des ulcères buccaux.

Médecine Rurale:

A Java, les feuilles broyées sont utilisées comme sédatif ; aussi, appliqué aux entorses.

Par voie externe, la décoction est utilisée comme lotion.

Une Décoction est utilisée pour l'épilepsie, les palpitations cardiaques, les névralgies et les convulsions.

Une Infusion de fruits est pris pour l'accouchement en cas de retard de naissance.

Le Jus de feuilles est pressé dans les narines des enfants pour provoquer des éternuements et soigner les maux de tête.

Au Cameroun , les feuilles sont utilisées pour les maladies infectieuses et les gastro-entérites.

Les racines fraîches sont mâchées contre la toux ou cuites avec de la nourriture pour réduire les flatulences.

Les décoctions sont utilisées pour l'épilepsie, les palpitations cardiaques, les névralgies, les maux de tête nerveux, la nervosité après l'accouchement, les rhumatismes et les convulsions.

Autres:

La plante est brulée pour éloigner les moustiques et les serpents.

Usages traditionnels

Les usages médicinaux varient fortement selon les régions.

Philippines

La Philippine Traditional Knowledge Digital Library rapporte à Palawan l’usage des feuilles de Basilicum polystachyon, localement appelées Bawing ou Loktokong, contre les maux d’estomac.

Indonésie

Les feuilles écrasées sont traditionnellement appliquées sur :

entorses ;
membres douloureux ;
douleurs locales.

Elles sont également utilisées comme sédatif traditionnel.

Afrique de l’Est

Les racines fraîches sont traditionnellement :

mâchées contre la toux ;
parfois cuites avec les aliments pour réduire les flatulences.
Cameroun

Des usages ethnomédicinaux concernent notamment :

gastro-entérites ;
maladies infectieuses.
Ghana

Le jus des feuilles a été historiquement utilisé dans certaines pratiques populaires contre les céphalées.

Usages nerveux traditionnels

Certaines sources ethnobotaniques rapportent aussi l’utilisation de décoctions lors de :

nervosité ;
palpitations ;
céphalées nerveuses ;
neuralgies ;
convulsions ;
épilepsie ;
rhumatismes.

Ces usages doivent rester clairement qualifiés de traditionnels,

Usages culinaires

La plante possède également des usages alimentaires.

Les feuilles sont utilisées localement :

comme aromate ;
pour parfumer les aliments ;
dans des boissons ou tisanes ;
comme condiment dans certaines cuisines africaines et asiatiques.

Au Nigeria, les feuilles sont notamment rapportées comme aromatisantes alimentaires.

Posologie

Feuilles — infusion contre toux et états grippaux

Une enquête ethnobotanique fournit une posologie humaine traditionnelle quantitative :

feuilles
infusion / tisane ou sirop
1 verre par prise
3 fois par jour

Cette préparation était traditionnellement employée contre la toux et les états grippaux. La publication précise également que l'infusion ne devait pas être consommée trop chaude.

Décoction de feuilles — toux

Une enquête réalisée à Kampala, en Ouganda, documente également :

feuilles de B. polystachyon
préparées en décoction
décoction bue par voie orale
traditionnellement contre la toux.

Décoction — usages nerveux traditionnels

PROSEA documente un éventail particulièrement large d'usages traditionnels. Les décoctions ont été employées contre les palpitations, névralgies, céphalées d'origine nerveuse, nervosité après l'accouchement, rhumatismes, convulsions et épilepsie.

Ces indications sont ethnomédicinales

Racine fraîche — toux et flatulences

En Afrique orientale, PROSEA rapporte deux préparations intéressantes :

racine fraîche mâchée traditionnellement contre la toux ;
racine cuite avec les aliments pour réduire les flatulences.

Fruits — accouchement retardé

Au Kenya, une infusion des fruits a traditionnellement été administrée lorsque l'accouchement tardait.

Cet usage historique est particulièrement important pour les précautions : il justifie d'éviter l'usage médicinal interne pendant la grossesse, sauf encadrement médical approprié.

Entorses et membres douloureux

En Indonésie :

feuilles fraîches écrasées
application locale
traditionnellement sur les entorses et les membres douloureux.

Les feuilles écrasées sont également décrites comme possédant un usage traditionnel sédatif.

Précautions

La prudence est recommandée dans l'utilisation de cette plante car certaines personnes manquent de tolérance pour un usage interne et développent des ulcères buccaux.

Contre-indications

Le méthyl-eugénol fait l’objet de préoccupations toxicologiques ; l’Agence européenne des médicaments dispose d’une recommandation spécifique visant à limiter l’exposition aux produits médicinaux végétaux qui en contiennent.

Cela justifie d’éviter :

l’huile essentielle par voie orale ;
les extraits aromatiques concentrés pris longtemps ;
les fortes doses répétées.
Grossesse

Par précaution :

éviter les préparations médicinales concentrées et l’huile essentielle pendant la grossesse.

Les données de sécurité reproductive sont insuffisantes.

Allaitement

Même prudence pour les extraits concentrés.

Enfants

Éviter :

huile essentielle par voie orale ;
fortes doses de décoction ;
préparations concentrées sans encadrement professionnel.
Irritation

Les huiles essentielles riches en composés phénoliques ou phénylpropanoïdes peuvent irriter :

peau ;
muqueuses ;
bouche.

Une dermatite de contact est possible avec l’eugénol et des composés apparentés.

Ulcérations buccales

Certaines sources philippines rapportent des irritations ou ulcérations buccales après consommation de décoctions ou infusions de feuilles.

Interactions

Sédatifs

Certains usages traditionnels et données expérimentales décrivent un effet sédatif ou anticonvulsivant potentiel.

Une prudence théorique est donc justifiée avec :

benzodiazépines ;
somnifères ;
autres plantes sédatives.

Cette interaction n’est pas cliniquement établie.

Anticonvulsivants

En raison d’usages traditionnels contre les convulsions et de données précliniques, éviter de substituer la plante à un traitement antiépileptique.

Médicaments métabolisés par le foie

Compte tenu du méthyl-eugénol potentiellement présent dans les fractions aromatiques, la prudence est raisonnable avec des extraits concentrés chez les personnes utilisant de nombreux médicaments hépatométabolisés.

Aucune interaction clinique précise n’est toutefois établie.

Huiles essentielles irritantes

Éviter l’association cutanée concentrée avec :

clou de girofle ;
cannelle ;
thym riche en thymol ;
origan ;
autres huiles riches en phénols.

Le risque d’irritation cutanée pourrait s’additionner.

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