Photographie de Pâquerette
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Asteraceae

Pâquerette

Bellis perennis

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Aussi appelée : Pâquerette des prés, Petite marguerite, Fleur de Pâques

Description botanique

Bellis perennis est une petite vivace généralement haute de 5 à 20 cm, formant une rosette au ras du sol.

Racines

Le système racinaire est :

relativement court ;
fibreux ;
solidement implanté.
Feuilles

Les feuilles sont réunies en rosette basale.

Elles sont :

spatulées à obovales ;
légèrement dentées ;
vertes ;
plus ou moins pubescentes ;
progressivement rétrécies vers leur base.
Capitules

Ce que l'on appelle communément la « fleur » est en réalité un capitule composé de nombreuses petites fleurs.

Il comprend :

au centre, des fleurons tubulés jaunes ;
à la périphérie, des fleurons ligulés blancs, souvent teintés de rose ou de rouge à leur extrémité.

Les capitules s'ouvrent généralement à la lumière et peuvent se refermer lorsque la luminosité diminue.

Floraison

La floraison est particulièrement longue.

Dans les climats tempérés doux, des fleurs peuvent apparaître pendant une grande partie de l'année, avec une abondance particulière au printemps.

Répartition

La pâquerette est originaire principalement d'Europe, du bassin méditerranéen et d'une partie de l'Asie occidentale.

Elle s'est largement naturalisée dans d'autres régions tempérées du monde.

On la rencontre couramment en :

France ;
Suisse ;
Belgique ;
Allemagne ;
Italie ;
Royaume-Uni ;
Espagne ;
Balkans.

Elle est devenue une plante emblématique des pelouses européennes.

Habitat

La pâquerette affectionne particulièrement :

pelouses ;
prairies ;
pâturages ;
jardins ;
parcs ;
bords de chemins ;
talus ;
espaces herbeux régulièrement tondus.

Elle supporte remarquablement bien :

tonte ;
piétinement modéré ;
froid ;
sols relativement compacts.

Elle préfère généralement les endroits :

ensoleillés à mi-ombragés ;
frais ;
suffisamment humides ;
riches en éléments nutritifs.

Principes actifs

Saponines, Flavonoïdes (quercétine, apigénine), Polyphénols, Acides organiques
Huiles essentielles, Triterpénoïdes.

Usages traditionnels

La pâquerette possède une longue tradition dans l'herboristerie européenne.

Contusions et traumatismes légers

Elle est traditionnellement employée pour :

contusions ;
ecchymoses ;
bosses ;
petits traumatismes ;
douleurs musculaires après un choc.

Cette réputation explique qu'elle soit parfois surnommée « petit Arnica ».

Il ne faut toutefois pas considérer Bellis perennis et Arnica montana comme pharmacologiquement interchangeables.

Plaies superficielles

Traditionnellement utilisée comme plante :

vulnéraire ;
apaisante ;
cicatrisante.
Douleurs musculaires

Les préparations externes sont employées traditionnellement pour :

courbatures ;
tensions ;
douleurs musculaires ;
récupération après un effort.
Troubles respiratoires

Les fleurs et feuilles ont également été utilisées traditionnellement pour accompagner :

toux ;
refroidissements ;
encombrement bronchique léger.
Troubles digestifs

Des infusions populaires ont été utilisées pour certains inconforts digestifs.

Usages culinaires

La pâquerette possède un réel intérêt comme plante sauvage comestible.

Jeunes feuilles

Les jeunes feuilles peuvent être consommées :

crues ;
en salade ;
cuites ;
dans les soupes ;
avec d'autres légumes sauvages.

Leur saveur peut devenir plus amère avec l'âge.

Capitules

Les fleurs peuvent décorer :

salades ;
soupes ;
tartines ;
desserts ;
plats printaniers.
Boutons floraux

Les boutons peuvent être préparés au vinaigre à la manière de petits câpres végétales.

Précaution de récolte

Éviter les plantes récoltées :

au bord de routes très fréquentées ;
dans des pelouses traitées aux herbicides ;
dans des zones souillées par les animaux ;
sur des terrains contaminés

Posologie

Infusion — posologie traditionnelle

La préparation indiquée est :

fleurs et feuilles : 1 cuillerée à dessert = environ 1,4 g
par tasse d'eau
préparation : infusion froide
3 tasses par jour.

Cela correspond à environ 4,2 g de drogue végétale par jour.

Indications traditionnelles internes

Cette même référence retient l'utilisation interne de Bellis perennis notamment pour :

toux et asthme, diarrhée légère et certaines dermatoses.

Ces indications relèvent essentiellement de la phytothérapie traditionnelle

Usage externe — plaies, eczéma et furoncles

L'utilisation externe est probablement l'un des usages traditionnels les plus intéressants de la pâquerette. La littérature mentionne notamment les petites plaies, dermatoses, eczéma et furonculose.

Une préparation rapportée consiste à utiliser :

60 gouttes de teinture mère
diluées dans de l'eau préalablement bouillie
sous forme de compresse locale.

Une huile de macération de pâquerette peut également être appliquée localement, notamment dans la tradition herboriste pour les peaux irritées.

Macérat huileux de pâquerette

En pratique herboriste, les capitules sont couramment utilisés pour préparer un macérat huileux destiné uniquement à l'usage externe. Il est traditionnellement employé en massage sur les zones contusionnées ou les tissus sollicités.

La référence phytothérapeutique consultée confirme spécifiquement l'utilisation d'une huile de macération de la plante sur l'eczéma irritant.

Teinture mère : attention à ne pas confondre phytothérapie et homéopathie

La pharmacopée homéopathique indienne décrit une teinture mère de la plante entière, préparée à une force de drogue de 1/10.

Précautions

et contre-indications.

Certaines personnes peuvent être allergiques aux plantes de la famille des Asteraceae. Les symptômes peuvent inclure des éruptions cutanées et des irritations.

Les préparations à base de Bellis perennis doivent être utilisées avec modération. Une consommation excessive peut provoquer des troubles gastro-intestinaux.

Contre-indications

La pâquerette est généralement considérée comme une plante relativement douce lorsqu'elle est utilisée comme aliment ou traditionnellement en quantité modérée.

Allergie aux Asteraceae

Prudence chez les personnes allergiques à la famille des Asteraceae, qui comprend notamment :

arnica ;
camomille ;
souci ;
achillée ;
pissenlit ;
échinacée.

Des réactions cutanées ou allergiques sont possibles.

Grossesse

L'utilisation alimentaire occasionnelle est différente d'un extrait médicinal concentré.

Faute de données suffisantes, éviter les fortes doses médicinales et extraits concentrés pendant la grossesse.

Allaitement

Même prudence pour les préparations concentrées.

Plaies

Une préparation artisanale non stérile ne doit pas être appliquée sur :

plaies profondes ;
brûlures graves ;
plaies infectées ;
blessures nécessitant des soins médicaux.

Interactions

Association avec d'autres Asteraceae

Une personne présentant une hypersensibilité connue aux Asteraceae doit être prudente lorsqu'elle associe plusieurs plantes de cette famille.

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