Araceae
Patte d'Eléphant
Amorphophallus paeoniifolius
3 photos
Aussi appelée :
Igname pied-d’éléphant, Amorphophallus à feuilles de pivoine
Nom commun
Patte d'Eléphant
Nom scientifique
Amorphophallus paeoniifolius
Famille botanique
Araceae
Description botanique
C'est une géophyte tubéreuse vivace spectaculaire. Durant la saison défavorable, la plante survit grâce à son énorme corme souterrain. Kew décrit un corme brun foncé, aplati et globuleux, pouvant atteindre environ 30 cm de diamètre et 15 kg chez certains spécimens.
Une ou deux feuilles seulement peuvent apparaître. Le pétiole, fortement tacheté de vert clair et foncé, peut atteindre environ 2 m et porte un limbe extrêmement divisé pouvant approcher 3 m de diamètre. L'ensemble donne l'impression d'un petit arbre.
L'inflorescence est typique des Araceae : un spadice épais entouré d'une grande spathe charnue, verdâtre à pourpre/marron. Elle dégage une odeur évoquant la matière organique en décomposition, attirant notamment mouches et coléoptères pollinisateurs. Les fruits deviennent rouge vif à maturité.
Une ou deux feuilles seulement peuvent apparaître. Le pétiole, fortement tacheté de vert clair et foncé, peut atteindre environ 2 m et porte un limbe extrêmement divisé pouvant approcher 3 m de diamètre. L'ensemble donne l'impression d'un petit arbre.
L'inflorescence est typique des Araceae : un spadice épais entouré d'une grande spathe charnue, verdâtre à pourpre/marron. Elle dégage une odeur évoquant la matière organique en décomposition, attirant notamment mouches et coléoptères pollinisateurs. Les fruits deviennent rouge vif à maturité.
Répartition
L'espèce est native d'une très vaste zone allant de l'Asie tropicale et subtropicale jusqu'au nord de l'Australie. Kew la considère notamment native en Inde, Bangladesh, Sri Lanka, Myanmar, Thaïlande, Vietnam, Malaisie, Indonésie, Nouvelle-Guinée, nord de l'Australie et Philippines.
Elle est cultivée depuis des siècles dans l'Asie tropicale et a également été introduite dans plusieurs îles de l'océan Indien et du Pacifique.
Elle est cultivée depuis des siècles dans l'Asie tropicale et a également été introduite dans plusieurs îles de l'océan Indien et du Pacifique.
Habitat
Amorphophallus paeoniifolius pousse principalement dans les régions tropicales saisonnièrement sèches. On le rencontre dans les forêts secondaires, zones perturbées, clairières, jardins et terrains cultivés, jusqu'à environ 800 m d'altitude
La plante apprécie généralement :
chaleur tropicale ;
sol riche en matière organique ;
bon drainage ;
humidité pendant la croissance ;
période plus sèche pendant la dormance.
La plante apprécie généralement :
chaleur tropicale ;
sol riche en matière organique ;
bon drainage ;
humidité pendant la croissance ;
période plus sèche pendant la dormance.
Principes actifs
Donne de l'amblyone, un tritepénoïde aux activités antibactériennes et cytotoxiques.
Le criblage phytochimique de divers extraits de tubercules a donné des alcaloïdes, des glucides, des coumarines, des stéroïdes, des saponines.
Les tubercules ont donné une enzyme diastatique active - amylase, acide bétulinique, B-sitostérol, stigmastérol, palmitate de B-sitostérol, lupéol, triacontane, acides aminés, glucides, saponine, thiamine, riboflavine, niacine et carotène.
Le criblage phytochimique de divers extraits de tubercules a donné des alcaloïdes, des glucides, des coumarines, des stéroïdes, des saponines.
Les tubercules ont donné une enzyme diastatique active - amylase, acide bétulinique, B-sitostérol, stigmastérol, palmitate de B-sitostérol, lupéol, triacontane, acides aminés, glucides, saponine, thiamine, riboflavine, niacine et carotène.
Usages traditionnels
Le corme possède une longue histoire alimentaire et médicinale, particulièrement dans les traditions ayurvédique, Siddha et Unani.
usages traditionnels comme digestif, carminatif, tonique, analgésique et anti-inflammatoire, avec des emplois populaires contre constipation, flatulences, fatigue, toux, inflammations, vers intestinaux, anémie et hémorroïdes. Kew précise parallèlement que davantage de recherches sont nécessaires pour établir ses propriétés pharmacologiques.
Hémorroïdes
C'est probablement l'une des indications traditionnelles les plus caractéristiques du corme dans les médecines indiennes.
Troubles digestifs
Traditionnellement utilisée pour :
flatulences ;
digestion difficile ;
constipation ;
inconfort abdominal.
Douleurs et inflammations
Usage traditionnel soutenu par quelques recherches précliniques sur des extraits du corme.
usages traditionnels comme digestif, carminatif, tonique, analgésique et anti-inflammatoire, avec des emplois populaires contre constipation, flatulences, fatigue, toux, inflammations, vers intestinaux, anémie et hémorroïdes. Kew précise parallèlement que davantage de recherches sont nécessaires pour établir ses propriétés pharmacologiques.
Hémorroïdes
C'est probablement l'une des indications traditionnelles les plus caractéristiques du corme dans les médecines indiennes.
Troubles digestifs
Traditionnellement utilisée pour :
flatulences ;
digestion difficile ;
constipation ;
inconfort abdominal.
Douleurs et inflammations
Usage traditionnel soutenu par quelques recherches précliniques sur des extraits du corme.
Usages culinaires
Le corme est comestible après préparation et cuisson appropriées et constitue une culture féculente importante dans certaines régions d'Asie.
'il s'agit d'une importante source de glucides en Inde et en Indonésie et que des cormes pouvant atteindre plusieurs kilogrammes sont consommés après cuisson.
Il peut être préparé :
bouilli ;
cuit longuement ;
en curry ;
en purée ;
frit après préparation ;
dans différents plats traditionnels.
Attention : le corme sauvage cru ne doit pas être consommé.
'il s'agit d'une importante source de glucides en Inde et en Indonésie et que des cormes pouvant atteindre plusieurs kilogrammes sont consommés après cuisson.
Il peut être préparé :
bouilli ;
cuit longuement ;
en curry ;
en purée ;
frit après préparation ;
dans différents plats traditionnels.
Attention : le corme sauvage cru ne doit pas être consommé.
Posologie
Corme séché en poudre — dose ayurvédique
La littérature ayurvédique consacrée à A. paeoniifolius indique :
poudre du corme : 3 à 6 g par jour.
Le corme, appelé Suran en Ayurveda, est traditionnellement employé notamment pour les hémorroïdes, troubles digestifs, flatulences, constipation, toux et certaines affections hépatiques, selon les textes et usages recensés.
Hémorroïdes — usage traditionnel majeur
L'utilisation du corme contre les hémorroïdes est particulièrement bien établie dans l'ethnomédecine indienne. Une étude du Journal of Ethnopharmacology précise que différentes populations tribales indiennes utilisent traditionnellement le tubercule à cette fin.
Pour une préparation traditionnelle simple, la référence quantitative à conserver reste donc :
corme séché pulvérisé : 3–6 g/jour.
Constipation et digestion
Le corme est traditionnellement utilisé pour les troubles gastro-intestinaux, notamment constipation et hémorroïdes.
Corme cuit — aliment médicinal
Le corme est également un légume traditionnel dans plusieurs régions d'Asie. Une revue récente confirme son importance comme aliment ethnique et plante médicinale, avec notamment des usages du corme cuit et du corme pulvérisé.
Cela permet de bien nuancer la sécurité : A. paeoniifolius n'est pas simplement une plante « toxique ». Le problème concerne surtout le corme cru ou insuffisamment préparé.
Douleurs articulaires et rhumatismales
Une source ethnobotanique du Kerala décrit une préparation alimentaire-médicinale intéressante :
petits morceaux de pétiole frais et bulbilles
cuits comme légume avec du poisson séché
consommés avec du riz
1 fois par jour pendant 10–12 jours, traditionnellement contre les douleurs rhumatismales et articulaires.
La littérature ayurvédique consacrée à A. paeoniifolius indique :
poudre du corme : 3 à 6 g par jour.
Le corme, appelé Suran en Ayurveda, est traditionnellement employé notamment pour les hémorroïdes, troubles digestifs, flatulences, constipation, toux et certaines affections hépatiques, selon les textes et usages recensés.
Hémorroïdes — usage traditionnel majeur
L'utilisation du corme contre les hémorroïdes est particulièrement bien établie dans l'ethnomédecine indienne. Une étude du Journal of Ethnopharmacology précise que différentes populations tribales indiennes utilisent traditionnellement le tubercule à cette fin.
Pour une préparation traditionnelle simple, la référence quantitative à conserver reste donc :
corme séché pulvérisé : 3–6 g/jour.
Constipation et digestion
Le corme est traditionnellement utilisé pour les troubles gastro-intestinaux, notamment constipation et hémorroïdes.
Corme cuit — aliment médicinal
Le corme est également un légume traditionnel dans plusieurs régions d'Asie. Une revue récente confirme son importance comme aliment ethnique et plante médicinale, avec notamment des usages du corme cuit et du corme pulvérisé.
Cela permet de bien nuancer la sécurité : A. paeoniifolius n'est pas simplement une plante « toxique ». Le problème concerne surtout le corme cru ou insuffisamment préparé.
Douleurs articulaires et rhumatismales
Une source ethnobotanique du Kerala décrit une préparation alimentaire-médicinale intéressante :
petits morceaux de pétiole frais et bulbilles
cuits comme légume avec du poisson séché
consommés avec du riz
1 fois par jour pendant 10–12 jours, traditionnellement contre les douleurs rhumatismales et articulaires.
Précautions
Le tubercule de l'espèce sauvage est considéré comme totalement toxique et non comestible, la plante sauvage n'étant utilisée qu'à des fins médicinales.
Elle contiennent des cristaux d'oxalate de calcium. Cette substance fraîche est toxique Cependant, l'oxalate de calcium est facilement décomposé soit en faisant bien cuire la plante soit en la séchant complètement, dans l'un ou l'autre de ces états, il est sûr de manger la plante. Les personnes ayant une tendance aux rhumatismes, à l'arthrite, à la goutte, aux calculs rénaux et à l'hyperacidité doivent être particulièrement prudentes si elles incluent cette plante dans leur alimentation.
Elle contiennent des cristaux d'oxalate de calcium. Cette substance fraîche est toxique Cependant, l'oxalate de calcium est facilement décomposé soit en faisant bien cuire la plante soit en la séchant complètement, dans l'un ou l'autre de ces états, il est sûr de manger la plante. Les personnes ayant une tendance aux rhumatismes, à l'arthrite, à la goutte, aux calculs rénaux et à l'hyperacidité doivent être particulièrement prudentes si elles incluent cette plante dans leur alimentation.
Contre-indications
Cristaux d'oxalate de calcium
C'est la précaution essentielle.
les cormes des plantes sauvages sont très âcres et peuvent fortement irriter la bouche et la gorge lorsqu'ils sont ingérés, en raison de la présence de cristaux d'oxalate de calcium.
Le corme cru ou insuffisamment préparé peut provoquer :
brûlure buccale ;
picotements intenses ;
irritation de la langue ;
irritation de la gorge ;
douleur lors de la déglutition.
La consommation alimentaire traditionnelle implique donc une préparation et une cuisson soigneuses.
Calculs rénaux
Une prudence supplémentaire est raisonnable chez les personnes ayant des antécédents de calculs oxalo-calciques ou suivant un régime médical pauvre en oxalates.
Grossesse et allaitement
L'utilisation du corme correctement préparé comme aliment doit être distinguée des extraits médicinaux concentrés, pour lesquels les données de sécurité sont insuffisantes.
Éviter l'automédication par extraits concentrés pendant grossesse et allaitement.
Enfants
Ne pas utiliser le corme cru et ne pas improviser de posologie médicinale pédiatrique.
C'est la précaution essentielle.
les cormes des plantes sauvages sont très âcres et peuvent fortement irriter la bouche et la gorge lorsqu'ils sont ingérés, en raison de la présence de cristaux d'oxalate de calcium.
Le corme cru ou insuffisamment préparé peut provoquer :
brûlure buccale ;
picotements intenses ;
irritation de la langue ;
irritation de la gorge ;
douleur lors de la déglutition.
La consommation alimentaire traditionnelle implique donc une préparation et une cuisson soigneuses.
Calculs rénaux
Une prudence supplémentaire est raisonnable chez les personnes ayant des antécédents de calculs oxalo-calciques ou suivant un régime médical pauvre en oxalates.
Grossesse et allaitement
L'utilisation du corme correctement préparé comme aliment doit être distinguée des extraits médicinaux concentrés, pour lesquels les données de sécurité sont insuffisantes.
Éviter l'automédication par extraits concentrés pendant grossesse et allaitement.
Enfants
Ne pas utiliser le corme cru et ne pas improviser de posologie médicinale pédiatrique.
Interactions
Aucune interaction médicamenteuse spécifique n'est solidement établie chez l'humain pour A. paeoniifolius.
Les effets pharmacologiques rapportés pour différents extraits étant essentiellement précliniques, il serait prématuré d'affirmer des interactions avec :
anticoagulants ;
antihypertenseurs ;
antidiabétiques ;
anti-inflammatoires.
Avec des extraits concentrés, l'absence d'interaction documentée ne signifie toutefois pas que toute association est démontrée sûre.
Les effets pharmacologiques rapportés pour différents extraits étant essentiellement précliniques, il serait prématuré d'affirmer des interactions avec :
anticoagulants ;
antihypertenseurs ;
antidiabétiques ;
anti-inflammatoires.
Avec des extraits concentrés, l'absence d'interaction documentée ne signifie toutefois pas que toute association est démontrée sûre.
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